Note : Nous y voilà enfin ! Vu le nom de ce chapitre, je pense que vous pouvez aisément deviner de quoi je parle... alala, ils auront pris leur temps ! Je suis toute enthousiaste de vous partager enfin ce moment important (qui aura lieu en deux chapitres) entre Tōya et Keigo 🩷🩷 Je chéris particulièrement ce passage de l'histoire, donc j'espère que les prochains chapitres vous plairont autant qu'à moi ! Profitez bien de cet énorme quiproquo et de toute cette vibe de positivité ✨ Bonne lecture !
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[Neuf jours avant le raid du Manoir]
« Leur réponse est positive. »
Hawks relève le nez de la lettre que UA lui a fait parvenir, subtilement codée et glissée dans un livre de recettes de cuisine qu'il a reçu un peu plus tôt dans la journée. Il observe une Yumei abasourdie mais rayonnante, et son cœur s'emballe quand elle pousse un petit cri de joie incontrôlé. Il lâche le livre et ils se sautent dans les bras, profondément soulagés de pouvoir enfin laisser retomber tout le stress qui n'a pas quitté leurs corps et leurs esprits depuis hier soir.
« C'est pas croyable ! On a réussi, Hawks ! On va donner un vrai avenir à Tōya !
— Oui... »
Le visage du héros est serein, souriant. Il caresse doucement le dos de son amie alors qu'une sensation de chaleur le fait frissonner de la tête aux pieds. C'est désormais officiel : le jeune homme pour lequel il a développé des sentiments est en voie de rédemption et ne sera plus considéré comme un vilain dans quelques années. Alors, est-ce qu'un avenir à ses côtés pourrait être possible ? Trop d'inconnues persistent encore... et de toute façon, il ne connaît pas encore suffisamment le jeune Todoroki pour rêver déjà de choses pareilles. Mais la simple idée qu'un tel futur soit envisageable le soulage grandement.
Reprenant son sérieux, il se détache de l'étreinte de Yumei pour continuer ses explications.
« Ils ont quand même émis quelques conditions. Premièrement, l'inhibiteur d'alter est une drogue qui devient incapacitante si elle est injectée en trop grande dose. Ils ont donc demandé à ce que l'entrevue avec Tōya ne dure qu'une demi-heure. Ça ne sert à rien de discuter avec lui si son esprit est embrouillé par le médicament, et ils ne peuvent pas risquer non plus de laisser le temps à son alter de revenir quand il est encore à UA. »
Yumei acquiesce d'un signe de tête entendu. Trente minutes, c'est très peu pour les convaincre de la bonne foi du vilain et de mettre en place des plans d'avenir avec lui, mais ils vont devoir faire avec.
« Deuxièmement, ils refusent que la rencontre se passe sans la présence d'au moins un inspecteur de police. Aussi, ils demandent à ce que Tōya soit menotté. »
La jeune femme soupire. Tous deux savent que toutes ces conditions risquent de ne pas plaire à leur ami, qui se doutera très vite que quelque chose se trame dans son dos. Ils comprennent les raisons des enseignants de UA, mais ils savent aussi qu'un autre obstacle se dresse désormais sur leur route : Tōya lui-même. À l'origine, cette partie du plan n'était pas censée être celle qu'ils craignaient le plus, mais ils commencent maintenant à douter de leur capacité à obtenir l'approbation du vilain.
« Qu'est-ce qu'on fait ?, demande prudemment Yumei. On essaie de lui en parler ce soir ? »
Hawks secoue négativement la tête.
« Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Si on y va tous les deux, il risque de se sentir en position d'infériorité et d'être beaucoup plus sur la défensive quand on abordera le sujet. Je pense qu'un seul de nous deux doit tenter de le convaincre, et je te propose que ce soit moi. »
Yumei baisse les yeux. Elle aurait aimé être là pour un moment aussi important, mais Hawks est certain de sa décision. Il rajoute :
« Je préfère qu'il ne sache pas que je t'ai emmenée avec moi à UA. S'il prend mal notre initiative, il vaut mieux que je sois le seul sur qui il s'énerve. Toi, tu pourras être sa confidente s'il a besoin d'aide pour prendre sa décision, et il n'aura pas l'impression que tous ses amis le trahissent en même temps. »
Elle acquiesce. L'oiseau lui renvoie un sourire confiant, posant ses deux mains sur ses épaules.
« Je vais demander à le voir ce soir, dans un cadre agréable, et j'amènerai les choses le plus délicatement possible. Tu peux me faire confiance, Yumei ! Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour le convaincre. »
La jeune femme lui répond par un sourire chaleureux. Il la salue peu après, puis regagne sa propre chambre pour mettre son plan à exécution. Une fois à l'abri des regards, il attrape son téléphone et envoie un message au vilain sans plus attendre.
« Hey. J'aimerais te voir sur la falaise, ce soir. Je dois t'avouer quelque chose. »
* * *
Le téléphone de Tōya vibre dans la poche de son pantalon. Qui peut bien le contacter à une heure pareille, en plein repas du soir ? Tous les membres de l'ex-Alliance sont à ses côtés actuellement, mais Hawks et Yumei tardent à les rejoindre. Se pourrait-il que... ?
Il engouffre une bouchée de riz tout en attrapant son portable pour lire la notification. Mais à peine ses yeux se posent-ils dessus qu'il avale sa nourriture de travers. Il se met à tousser violemment, lâchant ses baguettes, saisissant tous ses camarades autour de lui. Twice n'attend pas pour lui donner de vigoureuses tapes dans le dos alors que Toga se penche vers lui pour prendre ses joues entre ses deux mains.
« Bah alors, Dabi ! Tu t'es brûlé en mangeant trop vite ? Tu es tout rouge ! »
Le jeune vilain a du mal à se remettre de ses émotions, si bien qu'il perd subitement tous ses moyens.
« Je... uh. Ça... ça va. »
Spinner lui tend un verre d'eau, qu'il boit d'une traite avec soulagement. Mais il ne peut pas supporter de rester un instant de plus en présence de ses camarades, vu le feu d'artifice occupé à faire péter tout ce qui lui reste encore de fonctionnel à l'intérieur de son corps. Il sent effectivement ses joues prendre feu et il est hors de question qu'ils devinent ce qui est en train de se passer. Il se lève donc brusquement, manquant de renverser sa chaise, et galère un peu à parler intelligemment.
« Je me sens pas bien. Je vais retourner à ma chambre pour vous épargner ça. »
Il leur adresse un signe de main et se détourne aussitôt. Il a conscience de leurs regards brûlants dans son dos, mais ce n'est pas ce qui le préoccupe le plus actuellement. Il rallume son écran de téléphone pour relire le dernier message de Hawks. Qu'est-ce que ce type veut lui avouer ? Est-ce que c'est ce à quoi il pense ? Vu la formulation... c'est une possibilité. S'il voulait lui parler d'une futilité, il n'aurait pas demandé à le voir en tête-à-tête aussi rapidement et il n'aurait pas utilisé le mot "avouer".
Le cœur de Tōya bat la chamade, il tambourine si fort qu'on pourrait presque l'entendre cogner contre sa poitrine. Il a si chaud aux joues et aux oreilles qu'il marche la tête basse, caché derrière ses cheveux blancs pour éviter que quiconque dans les couloirs ne remarque sa face de tomate.
Mais qu'est-ce qui lui prend, à cet idiot ?
Tōya rassemble son courage et se décide enfin à répondre à l'emplumé qu'il affectionne particulièrement. Il tape rapidement un message sur son téléphone et le lui envoie sans attendre.
« Quand tu dis ce soir, tu veux dire, genre... ce soir maintenant ? »
La réponse lui vient presque immédiatement. Visiblement, le héros attendait qu'il réagisse avec une certaine impatience, ce qui confuse encore un peu plus le jeune homme aux cheveux blancs.
« Ouais ? On peut dire dans une heure ?
— Ok. »
Puis le vilain rajoute un second message :
« Ça a intérêt à être assez important pour chambouler tous mes plans de la soirée. »
Ce qui est un énorme mensonge : Tōya n'avait rien de prévu ce soir. Il déteste simplement donner l'impression au héros d'accepter n'importe quelle invitation de sa part avec plaisir.
« Ça l'est. »
Cette réponse fait encore plus perdre ses moyens au manieur de flammes, qui arrive heureusement en vue de sa chambre. Il se jette à l'intérieur, ferme précipitamment la porte et se laisse tomber sur son lit, les yeux rivés sur le plafond. Il lui faut de longues minutes pour se ressaisir, calmer son cœur et faire redescendre la température de ses joues. Si c'est bien ce à quoi il pense (et il ne voit pas trop ce que le héros pourrait lui avouer d'autre), alors... ils y sont enfin ? Il n'aurait jamais cru que quoi que ce soit puisse se passer entre Hawks et lui. Un héros et un vilain qui s'avouent leurs sentiments ? Tout ça ressemble à une énorme blague et n'importe qui lui rirait au nez s'il devait parler de ce qu'il ressent pour l'oiseau.
Ces sentiments sont nouveaux pour lui, il ne les a jamais expérimentés avant. Et il n'aurait probablement jamais mis de mot dessus si Yumei ne lui avait pas montré son futur potentiel. Se voir passer du temps avec Hawks dans ce qui pourrait être leur futur appartement, travailler avec lui et même l'embrasser : aucune de ces visions ne laisse place au doute. Il existe un monde, un avenir où Tōya est amoureux de Keigo et où l'inverse est vrai également. Face à des visions pareilles, il n'est plus possible pour le jeune Todoroki de nier encore ses sentiments. Ni de douter de ceux de son potentiel futur partenaire. Donc, forcément, ça doit être de ça que Hawks veut lui parler ce soir.
Tōya se redresse enfin, ayant réussi à calmer ses émotions. Bien, si le moment est venu... alors il a intérêt à l'honorer comme il le faut.
Une heure plus tard, légèrement essoufflé d'avoir grimpé le sentier de randonnée, Tōya arrive enfin en vue du promontoire qui est maintenant devenu leur base secrète. Hawks lui fait face, un petit sourire aux lèvres. La première chose que le jeune Todoroki remarque, c'est qu'il n'a pas autant soigné son apparence que lui... même pas du tout. Le héros est vêtu de fringues confortables d'intérieur, pull et pantalon large avec des chaussures de ville, sans effort vestimentaire manifeste. Cela ne le rend pas moins beau, mais le vilain se sent un peu bête d'avoir fait autant d'efforts en comparaison.
De son côté, Tōya a enfilé un t-shirt noir ample avec une courte inscription mauve dessus, qu'il a rentré dans un pantalon droit très classe, l'un des plus habillés qu'il possède même s'il n'a pas coûté très cher. Il a ressorti ses bijoux, pris soin de refaire son vernis qui commençait à s'écailler et a également souligné ses yeux de deux fins traits au crayon noir pour approfondir son regard. Malgré la petite gêne qui s'empare de lui, il est cependant rassuré quand il se rend compte à quel point son look semble faire mouche : le héros face à lui a l'air vraiment captivé par son apparence.
« Tu... wow... tu t'es fait si classe... ?
— Bah oui, tu m'avais dit que cette soirée était importante, nan... ? »
Toujours un peu honteux, Tōya dépasse Hawks pour prendre enfin le temps de regarder autour de lui, et ce qu'il découvre lui fait immédiatement oublier toute la gêne qu'il ressent actuellement.
Hawks ne s'est peut-être pas physiquement apprêté, mais il a mis du sien sur la décoration. Puisqu'il s'agit d'un lieu perdu au milieu de la nature, ils avaient pris l'habitude de faire de la lumière avec les lampes de leurs téléphones. Mais cette fois, l'endroit est lumineux. Le héros a amené des dizaines de bougies et de petits lampions qu'il a disposés un peu partout sur la superficie du promontoire, conférant à l'endroit une atmosphère un peu irréelle.
Depuis qu'ils se rendent au bord de cette falaise, cet endroit n'a cessé d'évoluer. D'abord envahi de végétation, de cailloux et de poussière, chacun de leurs passages leur a permis de l'aménager un peu plus. Aujourd'hui, leur petite base a l'air presque cosy : tout a été balayé, les mauvaises herbes enlevées, les couettes et les coussins sont devenus un mobilier permanent et les lumières amenées par Hawks sont désormais la touche finale pour rendre le lieu enchanteur.
Tōya constate que Hawks s'est aussi appliqué avec les coussins. Il les a disposés en cercle, de sorte à pouvoir s'installer au milieu pour regarder les étoiles comme dans un petit nid douillet. Son instinct d'oiseau a définitivement repris le dessus, ce qui amuse grandement le vilain. Enfin, son regard se pose sur les boissons qui les attendent sur leur rocher habituel. Alors que Hawks hésite à prendre la parole, il l'ignore pour pouvoir aller examiner les bouteilles.
« De la bière sans alcool ?
— Oui, alors. Pour cette soirée, je voulais éviter qu'on ait l'esprit embrouillé.
— Oh. Je vois.
— Ça ne te plaît pas ? »
Tōya a très envie de répondre "non" pour l'embêter, mais le mot ne franchit pas ses lèvres. Au plus le temps passe, au plus il réalise qu'il se rapproche d'un moment important, et cette pensée fait chavirer son cœur. Il se contente donc de hausser les épaules.
« Je suis juste surpris que tu aies autant le souci du détail. J'espère que tu ne t'apprêtes pas à me demander en mariage... »
La réaction de Hawks est instantanée. Ses joues s'empourprent alors que Tōya se prend un coup, à distance, à l'arrière du crâne. Il ricane quand il aperçoit la coupable : une petite plume rouge qui virevolte autour de sa tête.
« Arrête de dire des bêtises. Oh, j'ai amené ça aussi ! »
Hawks attrape une petite enceinte Bluetooth qu'il avait posée non loin des boissons.
« J'ai emprunté celle de la fête de l'autre fois. Je me suis dit que tout serait plus détendu avec un peu de musique.
— Détendu ? Parce que tu es stressé ?
— Mmh. Pour être honnête... oui. »
Les deux garçons sont soudain envahis d'une grande gêne. Ils restent quelques secondes sans parler, mal à l'aise tous les deux, puis Hawks décide de faire comme si de rien n'était.
« Heu, ça te va si je choisis une playlist ?
— Ouais... pas de problème. »
L'oiseau se détourne de lui pour poser l'enceinte et chipote quelques instants sur son téléphone. Il choisit une playlist de musiques chill et à la mode, pose son appareil à côté et attrape deux bouteilles.
« On s'installe ? »
Ils s'asseyent tous les deux à leur endroit habituel, les yeux rivés sur le décor face à eux. Avec les bougies et les lumières autour d'eux, Tōya a l'impression de redécouvrir le lieu, ce qui l'aide à se sentir particulièrement bien. Hawks ouvre une bière pour lui et la lui tend, puis s'occupe de la sienne. Ils entrechoquent leurs boissons avant qu'un léger silence ne s'installe entre eux, que le jeune homme aux cheveux blancs brise assez vite.
« Alors, qu'est-ce que tu voulais m'avouer ? »
En prononçant ces mots, il sent son cœur s'accélérer davantage et ses oreilles recommencer à chauffer. Il essaie de calmer comme il peut ses émotions en collant sa joue à sa bouteille fraîche, incapable de soutenir le regard du héros pour le moment. Ce dernier a l'air tout aussi nerveux que lui.
« Hum... Est-ce que ça te dérange si on en parle un peu plus tard ? J'aimerais juste me détendre un peu avant.
— Ouais, pas de problème. Tu veux parler de quoi d'autre ?
— Je... »
Tōya ne peut pas s'empêcher d'observer son camarade, et il remarque que ce dernier a l'air vraiment très embarrassé. Comprenant qu'il est en mauvaise posture, il décide de prendre l'initiative de faire dévier la conversation. De toute façon, il avait aussi une question à lui poser et le moment semble maintenant opportun.
« L'autre soir, quand on était ici avec Yumei... Tu m'as dit que tu voulais me faire découvrir "Keigo". On n'a jamais trop eu l'occasion d'en reparler, mais ça me semble le bon moment. »
Hawks, ou plutôt Keigo, se tourne vers lui d'un air intrigué, comme s'il était surpris que Tōya se souvienne de ce qu'ils s'étaient dit ce soir-là. Il lui sourit, un peu moins maladroitement déjà, visiblement ravi que le vilain y pense encore.
« Très honnêtement, je ne porte plus ce prénom depuis mes dix ans, comme tu le sais.
— Alors qu'est-ce que tu voulais dire par là ?
— Eh bien... Je me suis dit, hum... Enfin, c'est peut-être un peu bête. »
Il donne des petits coups réguliers avec le fond de la bouteille sur le sol, incapable de cacher sa nervosité.
« Mais j'ai l'impression qu'avec toi, je peux être quelqu'un d'autre que "Hawks". Quelqu'un qui n'est pas résumé au Numéro 2 des héros qui se trouve secrètement dans le camp des vilains. Même avec Yumei, j'ai encore du mal à penser comme ça. Alors je me suis dit que, pourquoi pas te demander de ne plus m'appeler "Hawks" ?
— Et en quoi c'est bête ?
— Je ne sais pas... Ce nom ne signifie plus grand-chose, je crois... »
Tōya soupire malgré lui, mais à la surprise de Keigo, il lui sourit en se tournant vers lui.
« J'espère que tu réalises que c'est pareil pour moi ? J'avais carrément enterré Tōya il y a sept ans. Et pourtant, il est de retour.
— Oui, c'est vrai.
— En tout cas, t'as beau avoir un crâne de piaf, tu réfléchis trop. »
Pour souligner ces mots, Tōya envoie une pichenette sur le front du héros. Ce dernier ne s'y attendait pas du tout et ronchonne en se massant la zone douloureuse.
« Eh ! T'es pas obligé de m'agresser pour ça !
— T'agresser ? Tout de suite les grands mots, t'es vraiment une drama queen !
— C'est moi que tu traites de drama queen ?! Tu t'es déjà regardé ? »
N'appréciant pas le sous-entendu, Tōya lance une nouvelle attaque contre son camarade d'un coup d'index bien placé dans les côtes. Malgré le pull ample que ce dernier porte, il s'agit visiblement d'un point faible, vu le mouvement ridicule avec lequel il réagit à ce contact. Alors que le héros est prêt à s'énerver, le vilain ne lui en laisse pas le temps et commence à essayer de le chatouiller, très vite freiné par un tas de plumes qui le tirent en arrière, le faisant chanceler au bord du ravin.
« Mais arrête enfin ! Tu es fou de faire ça au bord du vide !, s'emporte Keigo alors que Tōya ne peut s'empêcher d'éclater de rire.
— M'en fous. Je sais que tu vas me rattraper. Ose me dire le contraire. »
Il adresse un sourire espiègle à l'oiseau, qui se détourne d'un air boudeur, les joues à nouveau empourprées.
« Bien sûr que je vais te rattraper, idiot. Tu n'imagines même pas tout ce que je suis prêt à faire pour toi... »