My Hero Academia Lightning Sound

Chapitre 5 : La transformation de Grip

Par geoffreycoston06

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Ren abandonne définitivement son accréditation et ses menottes de capture. Il s'enferme une dernière fois dans son repaire souterrain pour modifier radicalement son apparence et sa panoplie. Inspiré par les méthodes d'extermination totale, il troque son style tactique pour un équipement lourd, létal et terrifiant.



Il remplace son pistolet taser par deux blasters à balles réelles perforantes et à fragmentation.

Il tapisse sa ceinture et ses cuisses de grenades à fragmentation, thermiques et fumigènes.

À son dos, il fixe un fusil à pompe tactique lourd chargé de munitions à impulsion cinétique et un sabre de combat en acier trempé noir.

Les fils de soie lumineuse de sa mère sont modifiés. Les pointes des grappins sont désormais équipées de crans d'arrêt barbelés conçus pour s'ancrer directement dans la chair ou les os des cibles, rendant toute fuite physiquement impossible sous peine de déchirement.

Grip ne cherche plus à livrer des criminels pour toucher de l'argent. Il utilise les contrats de la pègre uniquement comme une liste de cibles à éliminer pour remonter jusqu'au tueur de sa famille. Ses interventions deviennent des bains de sang redoutés par tout le milieu criminel de Musutafu.

Ses missions suivent désormais un protocole méthodique et terrifiant :

1. L'Ancrage de Chair

Lorsqu'il fond sur une planque, Grip n'utilise plus les éléments du décor. Il tire son grappin barbelé directement dans l'épaule ou la cuisse du chef de gang visé. Une fois le crochet planté, Ren active son Ancre Cinétique sur le câble. Le criminel se retrouve instantanément cloué au sol ou au mur, incapable de bouger d'un millimètre, prisonnier d'une force immuable.

2. L'Interrogatoire sans limites

Grip s'approche lentement, le visage dissimulé derrière sa visière sombre, ses bottes lourdes claquant sur le sol. Il ne pose qu'une seule question, d'une voix distordue et glaciale :

Grip : « Qui a passé le contrat sur les Kurogami ? Qui est le chirurgien qui découpe ma vie ? »

Si la cible ment ou refuse de parler, Grip n'hésite pas à utiliser son Alter de manière sadique. Il saisit un membre de la cible, l'ancre dans l'espace, et pousse le corps dans la direction opposée. La douleur d'avoir une partie de son corps absolument immobile pendant que le reste bouge arrache les aveux les plus enfouis aux criminels les plus endurcis.

3. Pas de prisonniers

Une fois les informations obtenues, Grip ne laisse pas de survivants derrière lui pour appeler des renforts. Le pistolet à impulsions a été remplacé par le canon froid de ses armes à feu. Les planques des vilains sont retrouvées nettoyées de fond en comble, jonchées de douilles et de corps.

En l'espace de quelques semaines, le taux de criminalité dans les quartiers bas de Musutafu chute de manière drastique, non pas grâce aux héros professionnels, mais à cause de la terreur que propage Grip. Les vilains ont désormais plus peur de l'Ancre Noire que d'Endeavor ou de la police.

Ren Kurogami est devenu un fantôme d'acier et de plomb. Il sait que la police et les héros finiraient par le traquer pour ses crimes, mais il s'en moque. Il a calculé chaque trajectoire, stocké assez de munitions, et affûté ses lames. La piste du meurtrier de sa famille commence enfin à se dessiner à travers le sang de ses interrogatoires, et Grip est prêt à descendre jusqu'au plus profond des enfers pour aller lui planter son ancre directement dans le cœur.

L'obscurité est totale autour du vieil entrepôt désaffecté qui sert de planque à Ren Kurogami. Dans sa tête, les images tournent en boucle, comme un film d'horreur usé : les corps de ses parents, les restes d'Hotaru, les traînées de sang sur les murs. Ce traumatisme n'est plus une faiblesse, c'est le carburant qui alimente sa machine de guerre.

À l'extérieur, le silence de la nuit est brisé par le frottement discret de centaines de bottes sur l'asphalte et le cliquetis des armes. Les survivants des cartels, les lieutenants déchus et les mercenaires de Musutafu ont fini par localiser son repaire. Une coalition improvisée d'une centaine de criminels, unie par une terreur commune : éliminer Grip avant qu'il ne les traque un par un.

Ils pensaient le surprendre. Ils ignoraient que sa visière tactique avait détecté leurs signatures thermiques à deux kilomètres à la ronde. Ren les attendait, assis sur une caisse de munitions au centre de la pièce, ses armes parées, sa silhouette noire fusionnant avec les ombres.

Grip n'est plus un homme, c'est un bunker ambulant inspiré par la vengeance la plus pure :

Les Claymores Cinétiques : Disposées tout autour de l'entrepôt. Au lieu d'exploser de manière classique, elles projettent des milliers de billes d'acier que Ren active avec son Alter au moment de la déflagration, les figeant instantanément en plein vol pour créer des murs de pointes mortelles.

Le Fusil à Pompe Lourd à Tambour : Chargé de cartouches de calibre 12 à fragmentation cinétique.

Les Blasters Jumeaux : Fixés à ses cuisses, modifiés pour perforer les Alters de protection corporelle.

La Réserve d'Ancrage Surchargée : Un appareil expérimental greffé à sa colonne vertébrale, lui permettant d'ancrer simultanément des dizaines d'objets ou d'ennemis à la fois, au prix d'une immense douleur physique.

Les portes en fer de l'entrepôt volent en éclats sous l'impact de l'Alter d'un colosse. Une centaine de vilains hurlants s'engouffrent dans la brèche, armés jusqu'aux dents.

Ren ne bouge pas. Il attend qu'ils soient tous agglutinés dans la zone centrale.

Grip (la voix amplifiée et déshumanisée par son haut-parleur) : « Vous avez fait l'erreur de venir chez moi. Maintenant, vous êtes ancrés ici avec moi. »

Ren presse un détonateur. Les Claymores Cinétiques disposées aux entrées explosent. Au milieu des cris, Grip active son Ancre Multiple sur les débris des portes et les billes d'acier en mouvement. En une fraction de seconde, les issues de l'entrepôt sont scellées par un enchevêtrement de métal et de pointes d'acier absolument immobiles et indestructibles. Personne ne peut plus sortir. Le piège est hermétique.

Ren se lève, dégaine son fusil à pompe lourd et marche vers la foule. Un groupe de vilains dotés d'Alters de vitesse lui fonce dessus. Ren tire. Les cartouches à fragmentation déchirent les premiers rangs. Un criminel tente de le brûler vif avec un Alter de lance-flammes ; Ren s'ancre face au torrent de feu. Les flammes lèchent son armure noire en plastique mat sans le faire reculer d'un pouce.

À travers le rideau de feu, Grip surgit, saisit le pyromane par la gorge, plantant un de ses grappins barbelés directement dans son épaule, et l'ancre dans le vide. Le vilain reste suspendu en l'air, hurlant de douleur, servant de bouclier humain immuable contre les tirs des autres gangs.

La panique s'empare des assaillants. Ce n'est pas un combat contre un héros, c'est un hachoir à viande. Ren bascule sur ses blasters jumeaux, tirant avec une précision chirurgicale dans les genoux et les bras. Il avance au milieu des corps qui s'effondrent, sourd aux supplications.

Il repère le cerveau de l'opération, un ancien lieutenant du Cartel de la sève rouge qui tente de ramper vers une sortie. En deux enjambées, Grip est sur lui. Il lui écrase le thorax avec sa botte lourde renforcée.

Grip (pointant le canon fumant de son fusil sur ses yeux) : « Une dernière chance avant que je ne nettoie le reste de cette pièce. Qui a découpé ma famille ? DONNE-MOI UN NOM ! »

Le lieutenant, terrifié par l'odeur de mort et le regard rougeoyant de la visière de Grip, hurle de terreur :

Le Lieutenant : « C'est... c'est un tueur à gages indépendant ! Un ex-héros radié qui travaille pour les plus offrants ! On l'appelle "Le Disséquateur" ! Il l'a fait pour toucher la prime que le cartel avait mise sur toi ! Je te jure, je sais rien d'autre ! »

Ren enregistre le nom : Le Disséquateur. L'information est enfin là. Le fantôme a un nom.

Grip regarde le lieutenant, puis tourne la tête vers la dizaine de survivants restants du gang, qui ont jeté leurs armes et tremblent à genoux au milieu des décombres et des corps. La pièce est un cimetière d'acier, de sang et de douilles vides. Un seul homme a annihilé une armée miniature en moins de vingt minutes.

Il baisse son arme. Il ne tire pas sur le lieutenant. Non pas par pitié, mais parce qu'il a besoin qu'il transmette un message au reste du monde souterrain.

Grip : « Partez. Dites à tous ceux qui restent dehors que Grip a trouvé son ancre. Et dites au Disséquateur que je viens pour lui. »

Ren désactive l'ancrage des portes. Les rares survivants s'enfuient en trébuchant dans la nuit, laissant Ren Kurogami seul au milieu du carnage. Il regarde ses gantelets d'acier, marqués par le sang de ses ennemis. Le traumatisme est toujours là, la douleur de la perte de sa sœur brûle son âme, mais pour la première fois, l'Ancre a une direction précise.

Le silence retombe enfin sur l’entrepôt, lourd de l’odeur de soufre, de sang et de fer brûlé. Les derniers survivants se sont enfuis, laissant Ren seul au milieu de ce cimetière improvisé. C'est à ce moment précis, alors que la tension commence à peine à redescendre, qu'un bruit infime résonne près de la verrière brisée du toit.

Un cliquetis métallique. Le frémissement d'un câble.

Ren lève instantanément son fusil à pompe vers la source du bruit, sa visière thermique accrochant deux silhouettes tapies dans l'ombre des poutres. Les deux figures descendent lentement, sautant au sol au milieu des douilles vides.

Ce sont Denki Kaminari et Kyoka Jiro.

Ils n'étaient pas venus pour l'arrêter. Inquiets du silence de Ren et hantés par ce qu'ils avaient appris sur le massacre de sa famille, ils avaient utilisé les capacités d'écoute de Kyoka pour remonter sa piste jusqu'à cet entrepôt. Mais ils ne s'attendaient pas à ça. Ils sont arrivés juste à temps pour assister aux dernières minutes du carnage. Pour voir l'Ancre se transformer en Faucheuse.

Denki est livide, ses mains tremblent, et pour la première fois, il n'y a pas la moindre étincelle de joie ou de malice dans ses yeux. Il regarde les corps, puis le plastron noir de Ren, marqué de cette immense ancre blanche sinistre.

Denki (la voix brisée, presque un murmure) : « Kurogami... Qu'est-ce que tu as fait ? C'est... c'est un massacre. »

Kyoka, les jacks plantés dans ses modules de poing pour tenter de stabiliser son propre rythme cardiaque, regarde Ren avec un mélange de terreur et d'infinie tristesse. Elle a vu le sang sur ses mains. Elle a vu la haine brute qui émane de sa silhouette.

Kyoka : « Ta sœur... Hotaru. On a appris pour elle, Ren. On est tellement désolés... Mais ça ? Ça, ce n'est pas de la justice. Tu es devenu exactement ce que les vilains craignent, mais aussi ce que les Héros doivent arrêter. »

Ren ne baisse pas son arme. Le canon lourd du fusil reste braqué dans leur direction. La voix qui sort de son modulateur n'a plus rien de l'homme pragmatique mais humain qu'ils avaient aidé dans le métro. Elle est glaciale, morte.

Grip : « Vous n'auriez pas dû venir. Ce monde-là n'est pas le vôtre. Retournez dans la lumière de Yuei. »

Denki (faisant un pas en avant, ignorant le flingue) : « Non ! On a juré de garder ton secret parce qu'on croyait en toi ! On croyait que tu protégeais les gens ! Regarde autour de toi, Ren ! Tu as tué des dizaines de mecs ce soir ! Si tu continues, tu vas finir à Tartaros, ou mort au fond d'une ruelle ! »

Grip : « Ils ont démembré ma sœur, Kaminari. »

Le mot tombe comme une guillotine dans le silence de l'entrepôt. Denki se fige. Ren baisse lentement son arme, non pas par soumission, mais par pur épuisement psychologique.

Grip : « Ils ont tué mon père, ma mère, et ils sont allés chercher ma petite sœur dans sa planque pour lui faire subir la même chose. Le système dans lequel vous croyez n'a rien pu faire. Vos héros professionnels étaient occupés à faire des interviews pendant qu'on découpait ma famille. Alors oui, j'ai nettoyé cette pièce. Et je vais nettoyer le reste de la ville jusqu'à ce que j'aie la tête du Disséquateur. »

Un dilemme atroce se pose alors pour les deux apprentis héros. En tant qu'étudiants de Yuei, leur devoir absolu est d'intervenir, de neutraliser Ren et d'appeler la police. Mais en regardant cet homme brisé, ce grand frère qui a tout perdu, ils savent que l'arrêter signifierait détruire ce qu'il lui reste de vie.

Kyoka pose une main sur l'épaule de Denki, lui faisant signe de reculer. Elle débranche ses jacks et fixe la visière sombre de Grip.

Kyoka : « On ne t'arrêtera pas ce soir, Kurogami. Pas parce qu'on approuve ce que tu fais... mais parce qu'on te doit bien ça pour Hotaru. Mais sache une chose : le "Disséquateur", ce n'est pas juste un vilain de seconde zone. S'il a pu faire ça à ta famille, c'est un monstre. Ne deviens pas comme lui pour le vaincre. »

Ren reste immobile. Un long moment passe. Puis, sans un mot, il tourne le dos aux deux adolescents. Il active son grappin, s'ancre au plafond et disparaît à travers la verrière brisée, s'enfonçant dans la nuit pluvieuse de Musutafu.


Denki et Kyoka restent seuls au milieu des décombres. Ils savent que cette fois, le secret est trop lourd. Ils ont vu la naissance d'un monstre de vengeance, et ils savent que la prochaine fois que le nom de Grip résonnera à Yuei, ce ne sera plus comme un allié de l'ombre, mais comme l'homme le plus recherché du pays.




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