My Hero Academia Lightning Sound

Chapitre 16 : La Course Contre la Montre

3359 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 01/07/2026 13:32

Grip lâche un soupir qui ressemble à un grognement de bête traquée. Le piège est désormais parfait, cruel et absolu. Il est pris en étau entre deux forces titanesques :

D'un côté, Shigaraki et la Ligue qui le menacent de détruire les dortoirs de Yuei s'il ne devient pas leur général de guerre.

De l'autre, les Ombres de la Commission qui lui offrent la liberté totale, la fin de sa paranoïa et une vie normale... à condition de tuer le gamin qui a risqué sa peau pour le ramener sur le droit chemin.

Ren regarde la fiche de Denki Kaminari à l'écran. Il revoit le visage de ce gamin un peu idiot mais infiniment courageux, qui l'a regardé dans les yeux en lui disant qu'il ne le laisserait pas mourir. Il repense à Hawks, qui lui disait quelques heures plus tôt : « Ne laisse pas leur lumière s'éteindre à cause de ta solitude. »

Grip (serrant la clé USB de Hawks dans son poing) : « Ils pensent tous que je suis une proie qu'on peut manipuler avec des morceaux de viande ou des menaces... Ils oublient une chose. »

Un sourire froid, presque terrifiant, étire les lèvres du vigilant. Sa paranoïa s'efface pour laisser place à sa véritable nature : celle d'un chasseur tactique. Il sait ce qu'il lui reste à faire. Il ne va pas rejoindre Shigaraki. Et il ne va certainement pas tuer Denki.

Puisque les Héros et les Vilains veulent jouer avec sa vie, Grip décide de saboter l'échiquier. Il rallume son transmetteur et tape un message à destination d'Izuku Midoriya. L'Ancre Noire s'apprête à lancer son coup le plus risqué.

Dans le calme précaire de la fin de nuit, le téléphone crypté d'Izuku Midoriya vibre sur la table basse des dortoirs de la 1-A. Le signal force les protocoles de sécurité que le garçon avait installés. Un seul bloc de texte s'affiche, rédigé avec la précision chirurgicale et la froideur d'acier caractéristiques de l'Ancre Noire.

Izuku écarquille les yeux en lisant les premières lignes, son souffle se coupant net.

[CANAL SÉCURISÉ - ORIGINE : GRIP]

Midoriya. Lis attentivement. Je n'écrirai pas ce message deux fois.

La situation a dépassé le stade de la simple traque. Shigaraki s'est introduit dans ma planque cette nuit. Il a posé un ultimatum : soit je rejoins la Ligue des Vilains pour devenir leur arme, soit ils rasent les dortoirs de Yuei et éliminent la 1-A pour me briser. Il sait que vous essayez de me couvrir.

Ce n'est pas tout. Une faction dissidente au sein des ombres du gouvernement vient de me contacter sur un canal d'exécution. Ils m'offrent l'annulation complète de mon casier judiciaire et l'arrêt des chasseurs de primes. Le prix ? Je dois éliminer Denki Kaminari. Ils veulent le faire taire parce qu'il intercepte leurs communications et qu'ils le considèrent comme un risque de sécurité majeur face à la Ligue.

Ils pensent tous m'avoir acculé. Ils pensent que je vais plier.

Je refuse de devenir le monstre de Shigaraki, et je ne toucherai pas à un seul cheveu de Kaminari. Le sang ne rachetera pas mon passé. Hawks m'a fourni de quoi geler les finances du cartel à l'aube, la prime va sauter, mais cela ne réglera pas le problème de la Ligue ni des corrompus de la Commission.

Vous vouliez être mon bouclier ? Alors préparez-vous. Je vais faire croire aux ombres du gouvernement que j'accepte le contrat pour attirer leur unité d'élite et la Ligue au même endroit, dans la zone industrielle désaffectée, à 4h00 du matin. On va faire sauter tout l'échiquier.

Ne laissez pas Kaminari sortir seul. Surveillez vos arrières. La tempête est là.

Izuku reste figé, le visage blême, les doigts tremblant légèrement sur l'écran de son téléphone. Son cerveau, d'ordinaire si rapide à conceptualiser des plans, tourne à plein régime pour encaisser le choc de ces révélations.

« La Ligue des Vilains d'un côté... et une faction corrompue du gouvernement de l'autre... » pense-t-il, les dents serrées. « Ils sont prêts à tuer un élève de Yuei pour étouffer l'affaire. »

Le successeur du One For All se lève d'un bond, une lueur de détermination féroce remplaçant la panique dans ses yeux verts. Il n'est plus question de patrouilles de routine ou de simple surveillance à distance. Grip vient de leur jeter la vérité au visage : ils sont en guerre, et l'Ancre Noire a décidé de servir d'appât pour protéger la 1-A.

Dans la pénombre des dortoirs de la 1-A, la sonnerie d'alarme d'urgence codée par Izuku résonne sur les téléphones de toute la classe. En moins de cinq minutes, le salon se remplit à nouveau. Les visages sont fatigués, mais dès qu'Izuku projette le message de Grip sur le grand écran, un silence de mort s'installe.

Denki Kaminari fixe les lignes qui le concernent, le visage blême, les yeux écarquillés.

Denki (la voix tremblante) : « Ils... des gens du gouvernement veulent m'éliminer ? Juste parce que j'ai intercepté leurs radios pour aider un gamin en danger ? C'est ça, la Commission ?! »

Kyoka lui serre le bras, ses jacks vibrant d'une colère noire, tandis que Kirishima frappe du poing contre le mur, faisant trembler les fixations.

Kirishima : « C'est une honte ! Viser un élève de Yuei dans l'ombre comme des lâches ! Et Grip... Grip prend tout sur lui pour nous épargner. Il va servir d'appât face à la Ligue et à ces assassins en même temps ! »

Iida, d'ordinaire si pointilleux sur le règlement, retire ses lunettes et les essuie d'un geste sec, le regard habité par une fureur froide.

Iida : « Cette fois, il ne s'agit plus d'une infraction aux règles sur le vigilantisme. C'est une tentative de meurtre orchestrée contre l'un des nôtres et un chantage terroriste sur notre classe. Le devoir d'un héros est de protéger. Nous y allons. Tous ensemble. »

Izuku Midoriya reprend le contrôle de la situation. Le One For All crépite discrètement autour de ses bras sous forme d'éclairs verts. Il n'y a plus de place pour l'hésitation.

Izuku : « Il est 3h15. Le rendez-vous de Grip est à 4h00 dans la zone industrielle. On a quarante-cinq minutes pour se déployer et saboter leur piège. Voici le plan. »

Il fait apparaître le plan de la zone industrielle sur l'écran et commence à diviser la classe en trois unités distinctes :

1. L'Unité de Protection (Garde du Corps)

Membres : Todoroki, Iida, Yaoyorozu, et Tokoyami.

Mission : Encercler et sécuriser Denki Kaminari. Il est la cible prioritaire. Yaoyorozu doit créer des isolants électriques et des boucliers lourds. Si l'unité d'élite de la Commission ou la Ligue tente de l'isoler, ils devront passer sur un mur de glace et d'acier.

2. L'Unité de Contre-Embuscade (Le Piège de la Ligue)

Membres : Bakugo, Kirishima, Mina, Tsuyu, et Uraraka.

Mission : Se positionner sur les toits entourant le point de rendez-vous de Grip. Dès que la Ligue des Vilains (Shigaraki ou ses clones) se montrera pour cueillir le vigilant, cette unité fondra sur eux pour briser leurs lignes d'assaut. Bakugo et Kirishima mèneront la charge pour saturer l'espace d'explosions.

3. L'Unité d'Assaut Central (Le Bouclier de l'Ancre)

Membres : Izuku, Kyoka Jiro, et Shoji.

Mission : Entrer directement dans le hangar aux côtés de Grip. Jiro et Shoji utiliseront leurs Alters pour repérer les assassins de la Commission dissimulés dans l'ombre (snipers, infiltreurs), tandis qu'Izuku interviendra en soutien direct pour intercepter les attaques physiques contre Grip.

Bakugo s'avance vers la porte d'entrée, enfilant ses gantelets avec un claquement sec. Ses yeux fixent Izuku, puis Denki.

Bakugo : « Hé, l'Ahuri à l'électricité... Reste bien sagement derrière le double-face et la déléguée. Si une seule de ces ombres de la Commission s'approche de toi, je leur ferai regretter d'être nés. Et ce Grip... s'il croit qu'il va crever en martyr pour nous faire culpabiliser, il se fourre le doigt dans l'œil. On va aller lui casser la figure après avoir nettoyé le reste. »

La classe 1-A quitte les dortoirs en silence, se faufilant à travers les systèmes de sécurité de Yuei que Hawks a temporairement neutralisés à distance pour leur laisser le passage.

À 3h45, vingt apprentis héros se déploient dans l'ombre de la zone industrielle désaffectée. Le brouillard est épais, l'air est glacial. Au centre du hangar principal, la silhouette noire de Grip attend déjà, ses blasters à la main. 

À l'insu de tous, les engrenages d'une machination bien plus sombre sont déjà en mouvement.

Dans une berline noire stationnée à quelques kilomètres de la zone industrielle, les écrans de contrôle affichent en temps réel les déplacements de la classe 1-A. À l'intérieur, le haut responsable de la faction corrompue de la Commission esquisse un sourire glacial en ajustant son oreillette.

Le Responsable : « Tout se passe exactement comme prévu. L'Ancre Noire a mordu à l'hameçon. Il a immédiatement partagé l'information avec les gamins de Yuei. »

En réalité, les hautes sphères de cette cellule gouvernementale n'ont jamais été assez naïves pour croire que Ren Kurogami exécuterait Denki Kaminari. Après son refus de tuer le Disséquateur et sa retenue face à la Ligue des Vilains, ils savaient pertinemment que le vigilant n'oserait jamais lever la main sur un apprenti héros.

L'appel n'était qu'un leurre cynique. En menaçant Kaminari, la Commission savait que Grip orchestrerait une contre-attaque désespérée et y attirerait la Ligue et ses protecteurs de Yuei. Pendant que Grip, Izuku, Bakugo et la majorité de la 1-A se déploient en masse dans le hangar principal pour intercepter une « unité d'élite » qui ne viendra jamais, le véritable commando de l'ombre de la Commission fait route vers une tout autre cible.

Ni Grip, ni Izuku, ni même Hawks n'ont anticipé ce coup d'avance. L'Unité de Protection menée par Todoroki, Iida et Yaoyorozu s'est isolée avec Denki dans un vieux bâtiment administratif en périphérie de la zone, pensant le mettre à l'abri des regards.

Ils pensent être en sécurité, protégés par les murs de glace de Shoto et les remparts de Momo. Ils ignorent que le commando de la Commission qui fond sur eux possède des Alters spécifiquement choisis pour contrer les lignes de défense des élèves et neutraliser les capacités électriques de Kaminari avant qu'il ne puisse donner l'alerte.

Au centre du hangar principal, Ren Kurogami vérifie ses gantelets, les yeux fixés sur l'entrée, s'attendant à voir débouler les assassins du gouvernement. À ses côtés, Izuku Midoriya, le One For All crépitant, scrute le brouillard avec Shoji et Jiro.

Kyoka (fronçant les sourcils, ses jacks plantés dans le sol) : « C'est bizarre... Je n'entends aucun bruit de pas lourds ou de véhicules approcher du hangar. Le silence est trop... parfait. »

Un frisson d'angoisse traverse l'échine d'Izuku. Quelque chose cloche dans la physique de cette embuscade. L'échiquier que Grip pensait avoir saboté vient de se retourner contre eux : ils ont dégarni la défense de Denki pour saturer un point de rendez-vous vide.

À quelques centaines de mètres de là, les premières silhouettes du commando gouvernemental franchissent silencieusement le périmètre du bâtiment où se trouve Denki.

Le visage de Kyoka Jiro devient instantanément livide. Ses jacks audio, toujours plantés dans les fondations de béton, vibrent d'une fréquence anormale. Ce n'est pas le bruit de troupes qui approchent du hangar... c'est l'absence totale de vibrations là où elles devraient être, combinée à un écho étouffé, très loin vers le sud. Vers le bâtiment administratif.

Kyoka (la voix brisée par la panique) : « Midoriya... Les bruits de pas... Les fréquences de brouillage... Ils ne viennent pas vers nous. Ils ont contourné le secteur. Ils foncent sur Kaminari ! »

Izuku écarquille les yeux, réalisant l'horrible vérité en une fraction de seconde. La Commission n'a jamais voulu de Grip. Ils voulaient que Grip serve d'aimant pour déplacer la force de frappe principale de la 1-A loin de la vraie cible.

Avant même que Grip ou Izuku ne puissent formuler un plan de repli, Kyoka n'attend pas. La peur viscérale de perdre Denki efface toute logique militaire ou consigne de sécurité dans son esprit.

Kyoka (hurlant) : « KAMINARI ! »

Elle se rue hors du hangar, ses écouteurs oscillant violemment autour d'elle. Elle sprinte à travers le brouillard de la zone industrielle, ses bottes claquant sur le bitume humide. Derrière elle, Izuku active le One For All à son maximum pour la rattraper, tandis que Grip lance son grappin vers les structures métalliques pour survoler la zone.

Grip (dans son casque, la voix serrée) : « Jiro, attends ! C'est une unité d'élite, tu cours à découvert ! »

Mais Kyoka n'entend plus rien. Dans sa tête, les images de ses parents attachés la veille se mélangent à la menace de mort qui pèse maintenant sur le garçon qui l'a fait rire, qui l'a rassurée, et qui a risqué sa place à Yuei pour un inconnu. Elle sait à quel point Denki peut être vulnérable si son Alter est neutralisé. Si la Commission utilise des technologies de pointe ou des Alters de suppression, il est mort.

Pendant ce temps, à 500 mètres de là, le piège de la Commission se referme.

Trois silhouettes en combinaisons tactiques noires mat, sans aucun insigne, franchissent les verrières du bâtiment administratif. L'un d'eux possède un Alter capable d'absorber l'énergie ambiante, rendant l'air lourd et étouffant.

Un mur de glace massive se dresse instantanément devant eux, généré par Shoto Todoroki qui a repéré l'intrusion au dernier moment.

Todoroki : « Iida ! Prends Kaminari et reculez ! C'est une embuscade ! »

L'un des Assassins (la voix froide, branchant un appareil de neutralisation de fréquences) : « Cible verrouillée. Éliminez les obstacles de Yuei. Ordre prioritaire. »

Denki, pris de court au centre de la pièce, sent déjà l'électricité dans ses veines devenir instable à cause du dispositif de brouillage que le commando vient d'activer.

Kyoka arrive à proximité du bâtiment, le souffle court, les larmes aux yeux à cause de l'effort et de l'angoisse. Elle voit les éclats de lumière de la glace de Todoroki à travers les fenêtres du premier étage, suivis par le bruit sourd d'une explosion de pression.

Elle plante ses deux jacks directement dans la paroi extérieure du bâtiment pour localiser précisément la position de Denki. Ses tympans saignent presque sous la violence du bruit des combats qui font rage à l'intérieur.

Kyoka (les dents serrées, branchant ses amplificateurs de gantelets) : « Ne touchez pas... À MON AMI ! »

Dans un cri de rage pure, elle libère une onde de choc sonore à puissance maximale à travers les fondations, pulvérisant les vitres du rez-de-chaussée et ébranlant la structure pour forcer les assassins à reculer. Elle s'élance à l'intérieur du bâtiment en ruine, prête à tout détruire pour atteindre Denki avant qu'il ne soit trop tard.

L'onde de choc sonore de Kyoka fait trembler les murs du bâtiment, forçant les assassins au corps-à-corps à reculer d'un pas. Profitant de cette brèche, elle se rue dans la pièce principale, ses yeux balayant frénétiquement le chaos jusqu'à ce qu'elle croise le regard terrifié de Denki.

Kyoka (le souffle court) : « Kaminari ! »

Mais dans l'ombre d'un bâtiment industriel adjacent, à plus de trois cents mètres de là, le véritable danger s'était déjà installé. Un sniper de la faction corrompue de la commission, équipé d'un fusil à haute vélocité et de munitions anti-personnels, ajuste sa lunette thermique à travers une vitre brisée. Son réticule se verrouille sans pitié sur la poitrine du blond.

Le Sniper (froidement) : « Cible en visuel. Élimination en cours. »

Clac.

Un sifflement aigu déchire l'air, presque imperceptible au milieu du vacarme. Izuku, qui arrive tout juste sur les lieux à pleine vitesse, active son sens du danger, mais il est trop loin. Grip, suspendu à son câble, voit la trajectoire de la balle mais la physique de son propre élan le condamne à l'impuissance.

Kyoka, dont les jacks sont toujours connectés aux vibrations de l'air, perçoit le changement de pression une fraction de seconde avant l'impact. Elle n'a pas le temps de réfléchir. Elle ne pense ni aux règles, ni à sa propre vie. Elle se jette en avant.

Le projectile traverse la vitre dans un éclat cristallin et percute Kyoka de plein fouet au niveau de l'épaule droite, l'impact la projetant violemment en arrière.

Denki : « JIRO !!! »

Elle s'effondre sur le sol en béton, une tache de sang écarlate se propageant instantanément sur son costume de héros. Sa respiration devient immédiatement saccadée, ses yeux luttant pour rester ouverts alors que la douleur irradie dans tout son corps. Le projectile a manqué ses organes vitaux de quelques centimètres, mais la blessure est effroyable.

Todoroki dresse instantanément un dôme de glace absolue autour d'elle pour la protéger d'un second tir, tandis que Yaoyorozu se précipite à ses côtés pour appliquer des premiers soins d'urgence.

Denki Kaminari reste figé. Ses yeux dorés se vident de toute expression alors qu'il fixe le sang de Kyoka sur le sol. Pendant des jours, il a accumulé la peur, la culpabilité d'avoir impliqué ses amis, et la pression de cette traque. Voir la fille qui a remué ciel et terre pour le sauver s'effondrer à sa place brise la dernière barrière de sa santé mentale.

Un rire nerveux, presque inaudible, s'échappe de ses lèvres. Puis, ses cheveux se dressent sur sa tête.

Ce n'est plus l'électricité jaune et crépitante habituelle qui jaillit de son corps. C'est une tempête d'éclairs d'un blanc bleuté, d'une intensité si violente que les dispositifs de brouillage technologique de la Commission explosent instantanément dans un grésillement de plastique fondu.

Denki (la voix distordue par l'énergie, hurlant de rage pure) : « VOUS AVEZ OSÉ LA TOUCHER !!! »

L'air autour de Denki commence à s'ioniser, créant un sifflement assourdissant. L'Alter d'absorption de l'un des assassins s'active, mais il est immédiatement saturé et le soldat est projeté contre le mur, ses vêtements carbonisés par la simple tension résiduelle.

Todoroki (criant à travers le dôme) : « Kaminari, arrête ! Tu vas griller tes propres circuits ou faire s'effondrer le bâtiment ! »

Mais Denki n'entend plus rien. Il s'élance hors du dôme de glace, le corps entièrement enveloppé d'une aura électrique digne d'un dieu de la foudre. Il lève les mains vers le ciel, ses yeux brillant d'une lueur aveuglante.

Grip atterrit enfin sur le toit du bâtiment, ses visières polarisées teintées de bleu par la lueur de la décharge qui se prépare. Il regarde Izuku qui arrive au même moment.

Grip (la voix serrée) : « Il est en train de libérer des millions de volts sans aucun canal de sortie contrôlé... S'il lâche tout, il carbonise la zone industrielle ! »

Denki libère une première onde. Un arc électrique titanesque jaillit de son corps, traversant le mur de béton et fondant instantanément la structure métallique du bâtiment où se cachait le sniper à trois cents mètres de là. Les assassins restants reculent, terrorisés par la puissance brute de ce gamin qu'ils pensaient pouvoir éliminer en douce.

La 1-A et Grip sont désormais face à un double chaos : sauver Kyoka qui perd son sang, et stopper la fureur destructrice d'un Denki devenu totalement incontrôlable.

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