My Hero Academia Lightning Sound

Chapitre 23 : Le Choix de la Terre Brûlée

Par geoffreycoston06

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Les dossiers sont jetés au sol, les écrans affichent en boucle les messages d'erreur des téléphones cryptés qui viennent d'être désactivés à distance, et les téléphones fixes ne cessent de sonner. La faction extrémiste réalise que son plan parfait vient de s'effondrer comme un château de cartes.

Le leader de la faction dissidente, un haut fonctionnaire au visage d'ordinaire impassible, frappe ses deux mains sur sa table en acajou, les yeux injectés de sang. Devant lui, ses subordonnés tremblent, n'osant pas croiser son regard.

Le Directeur de la Faction (hurlant) : « Comment avez-vous pu foirer ça ?! On parlait d'une gamine blessée et isolée ! Une cible facile au milieu de la rue ! Et vous vous êtes fait balayer par Eraser Head et un maudit vigilant en moins de trente secondes ?! »

Un Assistant (bafouillant, terrifié) : « M-Monsieur... Nos hommes sur place n'ont rien pu faire. L'Ancre Noire surveillait les abords du commissariat. Et Aizawa... Aizawa était déjà sur ses gardes. Ils ont récupéré les liaisons satellites de nos agents. S'ils parviennent à décoder les puces... »

Le Directeur : « Je sais ce qui se passera si on remonte jusqu'à nous ! C'est de la haute trahison ! La présidente officielle va nous livrer sur un plateau d'argent à Tsukauchi pour sauver la réputation de la Commission ! »

La stratégie de la Commission a complètement backfired. En voulant accuser Grip publiquement à la télévision, ils ont poussé le vigilant et Yuei à s'allier de fait. Pire encore, en envoyant des policiers sous leurs ordres pour abattre Kyoka Jiro, ils ont fourni à l'école et à la police spéciale la preuve absolue que la corruption venait de l'intérieur de l'État.

Le directeur de la faction arpente la pièce comme un lion en cage, s'arrachant presque la cravate.

Le Directeur (les dents serrées, une lèvre tremblante de rage) : « Yuei se croit intouchable derrière ses barrières de sécurité et ses profs d'élite... Nezu pense avoir gagné parce qu'il cache le blondinet et la fille dans ses sous-sols. Mais ils oublient à qui ils ont affaire. On ne va pas attendre sagement que Hawks ou Tsukauchi viennent nous passer les menottes. »

Un adjoint s'avance doucement, une tablette à la main, le visage sombre.

L'Adjoint : « Monsieur... Hawks ne répond plus à nos appels cryptés. Il a coupé ses canaux officiels. Il est en train de nous trahir, c'est une certitude. Quelles sont les consignes pour les cellules restantes ? »

Le directeur s'arrête net devant la grande baie vitrée qui donne sur la ville. Sa rage se transforme en une détermination froide et désespérée. C'est l'option de la terre brûlée.

Le Directeur : « On active la phase finale. Puisque Yuei refuse de coopérer et utilise des criminels comme Grip pour nous attaquer, on va utiliser la force légale maximale. Déclarez Yuei en "Zone de Sécurité Compromise". Envoyez l'ordre aux unités d'élite de l'armée qui nous sont fidèles de bloquer les accès de l'école. Officiellement, c'est pour contenir la "menace terroriste de Grip". Officieusement... s'il faut faire sauter l'infirmerie de Yuei pour effacer Kaminari, Jiro et ces téléphones, on le fera. »

La Commission est devenue folle de rage, acculée par ses propres mensonges. En choisissant l'affrontement direct avec Yuei, ils s'apprêtent à déclencher un scandale sans précédent. Ils ne cherchent plus à se cacher : ils cherchent à survivre, quitte à plonger le monde des héros dans le chaos le plus total.

L'écran géant de la place de Shibuya s'allume brusquement, coupant les programmes habituels. Partout dans le pays, sur les téléphones portables et les téléviseurs, une alerte d'urgence nationale retentit. Le logo officiel de la Commission de Sécurité Publique s'affiche, immédiatement remplacé par le visage solennel et autoritaire du Directeur de la faction extrémiste.

Il porte son costume officiel, mais son regard trahit la froide détermination d'un homme qui joue sa dernière carte.

Le Directeur de la Commission (la voix grave, résonnant dans les hauts-parleurs de la ville) :

« Citoyens du Japon, nous traversons une heure sombre pour notre démocratie et notre sécurité. Suite aux attaques terroristes répétées du vigilant "Grip", nos services de renseignement ont découvert une vérité alarmante : l'enceinte du lycée Yuei (UA) a été gravement compromise. »

Un murmure de choc parcourt la foule des passants qui s'arrêtent dans la rue pour regarder l'écran.

Le Directeur : « Des éléments radicaux au sein de l'école refusent de coopérer avec la justice et retiennent des témoins clés, les jeunes Denki Kaminari et Kyoka Jiro, dans des installations souterraines non autorisées. Nous avons de bonnes raisons de penser que Yuei protège activement le terroriste Grip, mettant en danger la vie des élèves et la sécurité de l'État. »

L'image change pour montrer une carte de Yuei, entourée de zones rouges clignotantes.

Le Directeur : « En vertu du décret d'Urgence Nationale, la Commission déclare le lycée Yuei "Zone de Sécurité Compromise". À compter de cet instant, un blocus total est mis en place par les forces d'élite de l'armée et les héros affiliés au gouvernement. Aucun élève ne pourra sortir, aucun civil ne pourra entrer. Nous demandons au corps enseignant de Yuei de capituler immédiatement et de livrer les suspects ainsi que les preuves matérielles à nos forces. »

Dans la salle de réunion du personnel de Yuei, les professeurs regardent l'annonce en direct. L'indignation est à son comble.

Vlad King (frappant la table) : « Ils osent nous faire passer pour des traîtres à la télévision nationale ?! C'est un coup d'État contre Yuei ! »

Present Mic (le regard noir) : « Ils retournent l'opinion publique contre nous pour justifier une invasion armée... Ils sont complètement devenus fous. »

Nezu, installé sur sa chaise, ne montre aucune panique. Ses yeux noirs brillent d'une intelligence redoutable alors qu'il observe les premières unités de transport de troupes blindées apparaître sur les caméras de surveillance, aux limites des barrières de sécurité du lycée.

Nezu (d'une voix calme mais tranchante) : « La Commission a choisi la force brute et le mensonge public. Ils pensent que nous allons plier pour éviter le scandale. C'est une grave erreur d'estimation. Shota, comment vont les élèves ? »

Dans l'infirmerie souterraine, Kyoka serre la main toujours inerte de Denki. Autour d'elle, la classe 1-A écoute les bruits sourds des hélicoptères de l'armée qui commencent à survoler l'école. Les barrières géantes de Yuei s'élèvent, verrouillant complètement l'établissement de l'intérieur.

Izuku Midoriya s'avance vers la porte, ses gants ajustés, des éclairs verts commençant à crépiter autour de son corps. À ses côtés, Bakugo fait craquer ses articulations avec un sourire féroce, et Todoroki gèle inconsciemment le sol sous ses pieds.

Bakugo : « Qu'ils viennent, ces bureaucrates de pacotille. On va leur montrer ce que ça fait d'attaquer la 1-A chez elle. »

Kyoka (regardant Denki, la voix habitée par une force nouvelle) : « Ils ont bloqué l'école pour nous couper du monde... Mais ils ont juste enfermé les loups dans la bergerie. On ne bougera pas d'ici. »

L'annonce publique de la Commission a tracé la ligne de front définitive. Ce n'est plus une guerre contre les vilains dans l'ombre, c'est un affrontement ouvert entre la jeunesse héroïque de Yuei et un État corrompu prêt à tout pour survivre. Le siège de Yuei vient de commencer.




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