My Hero Academia Lightning Sound

Chapitre 27 : L'Onde de Choc Absolue

Par geoffreycoston06

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Mika Jiro (hurlant de terreur) : « KYOTOKU !!! Non ! Pas lui aussi ! »

Kyoka Jiro se fige. Le temps semble s'arrêter. Elle regarde son père au sol, puis lève les yeux vers la grille d'aération où l'agent s'apprête à achever son travail, son sourire cruel toujours visible à travers son équipement.

Ce n'est plus de la fureur. C'est quelque chose de bien plus sombre qui s'empare de la jeune fille. On a détruit l'école. On a plongé son ami dans le coma. On a tiré sur le père de Denki. Et maintenant, on s'en prend à son propre sang. Sa passion, sa musique, sa famille... la Commission veut tout lui arracher.

Ses jacks auriculaires ne vibrent plus : ils deviennent rigides comme des lames d'acier, saturés d'une énergie destructrice alimentée par l'adrénaline et le désespoir.

Ignorant les bandages sur ses oreilles et la douleur lancinante de sa propre blessure, Kyoka se lève. Ses yeux sont injectés de sang. Elle plante ses deux jacks directement dans les amplificateurs de ses poignets, mais cette fois, elle pousse les potards au-delà des limites de sécurité de son costume.

Kyoka (un cri de rage pure déchirant sa gorge) : « CREVEZ !!! »

Elle pointe ses deux mains vers la grille d'aération.

Kyoka : « HEARTBEAT WALL : MAX OUTPUT !!! »

Ce n'est pas une simple onde sonore. C'est un véritable canon de vibrations massives qui jaillit de ses mains. La puissance est telle que le souffle détruit instantanément les lits médicaux vides sur son passage, pulvérisant les armoires de médicaments.

L'onde de choc percute la conduite d'aération de plein fouet. Le métal se tord, implose, et l'agent sadique est littéralement broyé à l'intérieur du conduit par la pression acoustique avant d'être éjecté en arrière comme un fétu de paille, sa radio et son arme réduites en miettes.

Kirishima et Shoji se précipitent immédiatement autour de la famille Jiro pour faire écran contre d'autres tireurs. Recovery Girl, le visage blême mais gardant son sang-froid légendaire, rampe vers le père de Kyoka pour appliquer les premiers soins d'urgence.

Recovery Girl : « La balle a traversé la clavicule, il est vivant ! Jiro, calme-toi, ou tes propres tympans vont lâcher ! »

Kyoka retombe à genoux, haletante, du sang frais coulant de ses oreilles à cause de la puissance de son propre assaut. Mais son regard reste fixé sur la brèche.

À l'étage, les cris de la classe B et les explosions de Bakugo redoublent d'intensité. En tirant sur les familles des élèves, la Commission vient de commettre l'erreur fatale de transformer une simple opération de défense en une vendetta impitoyable.

Au poste de commandement extérieur, le Directeur de la Commission a sombré dans une paranoïa criminelle totale. Ses escouades d'élite sont décimées par l'alliance des classes A et B, ses snipers sont neutralisés, et les images de l'artillerie pilonnant le lycée commencent à fuiter sur les réseaux sécurisés malgré le brouillage.

Perdu pour perdu, il décide d'employer une arme qui ne laissera aucun survivant, aucun témoin, et effacera Yuei dans une agonie silencieuse. Il saisit son émetteur, les yeux révulsés par la folie.

Le Directeur (d'une voix blanche, glaciale) : « Ils veulent jouer les héros jusqu'au bout ? Qu'il en soit ainsi. Sortez les conteneurs de classe 4. Chargez les obus chimiques. Lancez le gaz moutarde dans tout l'établissement. Purgez-moi cette école. »

Les derniers mortiers de la Commission encore intacts changent de munitions. Quelques secondes plus tard, des projectiles d'un genre nouveau percutent les verrières brisées et les toits de Yuei. Contrairement aux grenades précédentes, il n'y a pas de détonation assourdissante. Juste un sifflement sinistre, suivi d'un épais brouillard jaunâtre qui commence à se répandre lourdement sur le sol.

Le gaz ypérite (le gaz moutarde) s'infiltre partout. C'est une arme de destruction massive, un agent vésicant persistant qui brûle les yeux, ronge la peau au moindre contact et détruit les poumons en quelques secondes.

Dans les couloirs, l'odeur d'ail et de moutarde caractéristique du gaz alerte immédiatement les sens aiguisés de la 1-A.

Aizawa (hurlant à s'en déchirer les cordes vocales) : « NE LE RESPIREZ PAS ! C'EST DU GAZ CHIMIQUE ! NE TOUCHEZ PAS LES MURS ! »

Momo Yaoyorozu comprend instantanément la gravité de la situation. Le visage pâle mais d'une lucidité héroïque, elle utilise son Alter à un niveau de création industriel. Sa peau brille alors qu'elle conçoit en urgence des dizaines de masques à gaz militaires filtrants et des combinaisons de protection étanches en polymère pour tous ses camarades et les parents blessés.

Yaoyorozu (distribuant les masques à la volée) : « Mettez-les immédiatement ! Shoji, Kirishima, couvrez les parents avec les toiles étanches ! »

Sur le front principal, Izuku Midoriya et Shoto Todoroki font bloc pour empêcher le nuage jaune d'atteindre l'infirmerie souterraine où les pères de Denki et de Kyoka perdent leur sang.

Todoroki : « Midoriya, maintenant ! »

Shoto déchaîne son côté droit, créant un mur de glace absolu pour boucher les conduits d'aération, tandis que son côté gauche surchauffe l'atmosphère pour forcer le gaz à se dilater et à remonter vers les étages supérieurs.

Izuku, propulsé par le One For All à 45%, se positionne au centre du hall. Concentrant toute sa force dans ses jambes et ses bras, il déclenche un enchaînement de vagues de pression monumentales.

Izuku : « DELAWARE SMASH : TORNADO EFFECT !!! »

Le déplacement d'air est si titanesque qu'il crée une véritable tornade inversée à l'intérieur du bâtiment. Le courant d'air cyclonique aspire le gaz moutarde jaune et le propulse violemment par les brèches du toit, renvoyant le poison mortel directement vers l'extérieur, là où les troupes de la Commission sont postées.

À l'extérieur, les agents de la Commission voient leur propre nuage toxique leur retomber dessus, portés par les bourrasques de Midoriya. C'est la panique générale dans leurs rangs.

Dans l'infirmerie, Kyoka Jiro, équipée d'un masque de protection, se tient debout, protégeant le lit de Denki et ses parents affaiblis. Le sang coule toujours de ses oreilles, mais son regard traverse la vitre du masque avec une intensité terrifiante.

La Commission a utilisé des armes chimiques interdites par les traités internationaux sur des enfants. En voulant transformer Yuei en cimetière, les dirigeants corrompus ont signé leur propre arrêt de mort.

Le chaos atteint son paroxysme. Alors que la tornade d'Izuku repousse le gaz moutarde à l'étage et que les lignes de front se croisent dans une confusion totale, la Commission abat sa toute dernière carte maîtresse.

Ce n'est plus une escouade, c'est une véritable horde d'agents de choc. Près d'une vingtaine d'hommes lourdement armés et équipés de boucliers anti-émeute renforcés se jette littéralement dans la brèche de l'infirmerie. Ils appliquent la tactique du nombre : saturer l'espace pour submerger les défenseurs.

Les agents entrent en tirant des rafales de balles en caoutchouc dur et des décharges de harpons électriques pour forcer Kirishima et Shoji à reculer.

Kirishima (hurlant, protégeant les parents sous son corps de pierre) : « Ils sont trop nombreux ! Shoji, attention à droite ! »

Shoji déploie ses bras, mais trois agents se sacrifient en se jetant sur lui pour le plaquer au sol, tandis que d'autres s'enchaînent autour de Kirishima pour entraver ses mouvements.

Au milieu de cette mêlée brutale, Kyoka Jiro, déjà épuisée par l'utilisation massive de son Alter et souffrant de ses blessures aux oreilles, tente de se défendre. Elle projette un de ses jacks, mais un agent équipé d'un gantelet isolant en titane attrape l'appendice au vol et y envoie une décharge électrique à haute fréquence.

Kyoka : « AAAGHH ! »

La secousse la paralyse instantanément. Avant qu'Aizawa, bloqué à l'autre bout de la pièce par une pluie de grenades assourdissantes, ne puisse intervenir, quatre agents fondent sur la jeune fille.

Ils lui passent des menottes inhibitrices d'Alter aux poignets et lui enfilent un casque isolant sur la tête pour neutraliser complètement ses capacités sensorielles et acoustiques.

L'Agent en chef : « On a le témoin principal ! Repli immédiat ! Oubliez le blondinet, elle seule suffit à faire chanter Nezu ! »

Se protégeant derrière un mur de boucliers tactiques imbriqués, la horde recule en parfaite formation militaire, traînant Kyoka, à moitié inconsciente et incapable de lutter, à travers le conduit d'évacuation par lequel ils sont venus.

Le silence retombe une fraction de seconde sur l'infirmerie dévastée, brisé par le cri de détresse de la mère de Kyoka.

Mika Jiro (en larmes, tendant les mains vers le conduit) : « KYOKA !!! Ils ont pris ma fille ! À l'aide ! »

Izuku Midoriya et Katsuki Bakugo déboulent dans la pièce, les vêtements déchirés, le visage noirci par les combats extérieurs. En voyant le lit de Kyoka vide, les menottes brisées au sol et le sang de ses parents, l'air autour des deux garçons semble se figer.

Les éclairs verts du One For All autour d'Izuku deviennent presque aveuglants, crépitant avec une violence inédite, tandis que les paumes de Bakugo ne font plus d'étincelles, mais dégagent une fumée noire et lourde, signe d'une explosion imminente de niveau critique.

Bakugo (la voix basse, tremblant de rage pure) : « Ils ont osé, au milieu de notre propre école. »

Izuku (le regard noir, habité par une détermination terrifiante) : « On a fini de défendre. Bakugo... on va la chercher. Et on détruit tout ce qui se mettra entre eux et nous. »

Le bip... bip... bip... monotone des machines de l'infirmerie s'affole soudainement. Un pic d'énergie d'une violence inouïe fait grésiller les néons du plafond et sauter les plombs des moniteurs cardiaques, plongeant momentanément la pièce dans la pénombre.

Sur son lit, le corps de Denki Kaminari se cambre. Ses yeux s'ouvrent grands, vides de toute conscience, brillant d'une lueur électrique d'un blanc aveuglant.

Il n'a pas entendu l'alarme, il n'a pas vu le gaz, il n'a pas vu le sang de son père. Mais l'onde de choc désespérée que Kyoka a libérée quelques instants plus tôt a agi comme un défibrillateur sur son système nerveux saturé. Son Alter s'est connecté à la détresse de la fille qu'il aime.

Sans un mot, sans un regard pour son corps engourdi par des jours de coma, Denki s'arrache de ses draps. C'est un pur réflexe animal. Un instinct de survie et de protection.




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