My Hero Academia Lightning Sound
Profitant de la confusion totale provoquée par l’apparition des Nomus et l'ouverture des portails de la Ligue, le Directeur de la Commission s'extirpe des décombres de son poste de commandement. Ses propres agents rebelles sont trop occupés à retenir les monstres biologiques pour remarquer sa fuite.
Son costume est déchiré, son visage maculé de suie, mais ses yeux brillent d’une lueur d’aliénation pure. Il sait que sa carrière est finie, que son empire s’est effondré en direct à la télévision. Il ne lui reste plus qu’une seule obsession fixe, une vengeance viscérale : effacer Denki Kaminari et Kyoka Jiro. Ce sont eux qui ont brisé son plan. Ce sont eux qui doivent mourir.
En s'engouffrant seul dans les couloirs déserts menant à l'infirmerie, il arrache sa cravate. Jusqu'ici, l'homme s'était toujours fait passer pour un simple bureaucrate sans Alter offensif, un politicien gérant les héros depuis son bureau. C’était son plus grand mensonge.
Alors qu'il approche des portes de l'infirmerie, une transformation terrifiante s'opère. Les veines de son cou et de ses tempes se gonflent, virant au noir violacé. L'air autour de lui commence à se tordre, lourd, saturé d'une pression gravitationnelle invisible mais étouffante.
Le Directeur possède en réalité un Alter classé secret défense : "Singularité Soporifique" (ou Collapse Temporel). Il est capable de générer des micro-champs de vide absolu qui aspirent l'énergie vitale et la matière environnante, flétrissant tout ce qu'il touche. Un Alter de pur méchant, qu'il a dissimulé toute sa vie pour grimper les échelons de la justice.
Le Directeur (balançant une main vers un mur, qui s'effondre instantanément en poussière sous l'effet du vide) : « Petits insolents... Vous pensiez que la Commission n'était faite que de papier et de décrets ? Je vais vous montrer comment on étouffe une rébellion à la racine. »
Il enfonce la porte de l'infirmerie. À l'intérieur, la situation est critique. Mezo Shoji et Eijiro Kirishima sont postés à la brèche extérieure, luttant de toutes leurs forces contre un Nomu à quatre bras qui tente de pénétrer dans la pièce. Ils ne l'entendent pas arriver.
Au fond de la pièce, sur les lits de fortune, Kyoka Jiro est assise, épuisée, ses oreilles bandées et douloureuses après sa diffusion mondiale. À ses côtés, Denki Kaminari est toujours semi-conscient, son corps tremblant des derniers reliquats de sa décharge à 1 300 000 Volts. Les parents de Kyoka, blessés, tentent de faire rempart de leurs corps.
Le Directeur (apparaissant dans l'encadrement, une sphère de distorsion noire crépitant dans sa paume droite) : « C'est ici que votre petite chanson s'arrête, Jiro. »
Kyoka lève les yeux, le visage blême en ressentant la pression de l'Alter du Directeur. Elle essaie de lever ses jacks, mais ses muscles ne répondent plus. La fatigue l'alourdit.
Kyotoku Jiro (se traînant malgré sa blessure par balle) : « Ne t'approche pas de ma fille, ordure ! »
D'un geste dédaigneux, le Directeur propulse une onde de vide. Le souffle balaye le père de Kyoka, le projetant contre le mur opposé. Le Directeur avance, sa main noire de vide braquée directement sur le visage de Kyoka et le torse de Denki.
Le Directeur : « Vous allez mourir en traîtres. Personne ne se souviendra de vos noms. »
Mais alors que la sphère de néant approche à quelques centimètres de Kyoka, une main faible mais brûlante d'électricité statique attrape le poignet du Directeur.
Denki Kaminari a rouvert les yeux. Son regard est flou, son corps est au bout de ses limites, mais ses doigts se serrent sur la manche du Directeur comme un étau. Les éclairs jaunes recommencent à danser sur sa peau. Il ne peut peut-être plus utiliser son Alter à pleine puissance sans griller son cerveau, mais pour protéger Kyoka, il est prêt à tout.
Denki (la voix rauque, un filet de sang au coin des lèvres) : « Je t'ai dit... de ne pas... la toucher. »
Le Directeur hurle de rage alors que l'électricité de Denki entre en collision frontale avec son champ de vide, créant une mini-implosion au centre de l'infirmerie.
L'infirmerie est devenue le théâtre d'un affrontement d'une intensité étouffante. La collision entre l'électricité désespérée de Denki et le champ de vide du Directeur s'intensifie, faisant éclater les dernières vitres intactes et grésiller l'air ambiant.
Le sol en linoleum s'effrite et se désintègre sous l'effet de l'Alter du Directeur, tandis que des arcs électriques jaunes strient les murs, luttant pour repousser la distorsion gravitationnelle.
Le Directeur, malgré la décharge qui remonte le long de son bras, ricane, le visage déformé par la folie. Son Alter de Singularité Soporifique commence à prendre le dessus sur un Kaminari totalement à bout de forces.
Le Directeur : « Tu es vide, gamin ! Ton électricité n'est rien face au néant ! Ton cerveau est déjà grillé, tu ne tiendras pas dix secondes de plus ! »
La sphère noire se dilate. Denki grogne de douleur, ses genoux fléchissant sous la pression invisible qui écrase ses poumons. L'air devient rare dans la pièce, aspiré par l'anomalie du Directeur. Kyoka, juste derrière lui, ressent les effets du manque d'oxygène. Elle voit Denki se sacrifier, seconde après seconde, pour lui servir de bouclier humain.
C'est alors que Kyoka refuse de rester spectatrice de sa propre mort. Le sacrifice de Grip, les larmes de sa mère, le courage de Denki... Tout se mélange en elle pour allumer une étincelle de rage pure.
Elle n'a plus besoin d'amplificateurs électroniques. Elle n'a plus besoin des structures de la tour. Elle utilise son propre corps comme caisse de résonance.
Kyoka Jiro (hurlant, trouvant une force surhumaine) : « KAMINARI ! RESTE AVEC MOI ! »
D'un mouvement brusque, elle projette ses deux jacks auriculaires. Au lieu de viser le Directeur, elle les plante directement dans les fiches de décharge des poignets de Denki.
L'effet est immédiat. Au lieu de dissiper l'électricité de Denki dans le vide, les jacks de Kyoka agissent comme des canaux de stabilisation et d'amplification. C'est l'accord parfait. L'onde sonore de ses battements de cœur, poussée à son paroxysme, se synchronise avec la fréquence de la foudre de Kaminari.
Kyoka et Denki (hurlant à l'unisson) : « RAMASSE ÇA, ORDURE !!! »
Une onde de choc électro-acoustique monumentale est libérée. Ce n'est plus juste de la foudre, c'est une décharge électrique rythmée par un bang supersonique dévastateur. L'onde sonore solidifiée par l'électricité percute de plein fouet la sphère de vide du Directeur.
CRACK-BOOOOOOM !
La singularité noire est littéralement saturée par la fréquence sonore et finit par imploser. Le contrecoup est terrible pour le Directeur. Son Alter se retourne contre lui : la distorsion se referme sur ses propres mains, brisant ses gantelets et fracturant ses avant-bras.
Propulsé par le souffle de l'explosion, le dirigeant corrompu traverse la cloison de l'infirmerie et va s'écraser lourdement dans le couloir central, son Alter totalement neutralisé par la douleur et le choc.
Le silence revient dans l'infirmerie, uniquement troublé par la fumée qui s'échappe des prises de Kyoka.
Le Directeur est étalé dans le couloir, inconscient, ses rêves de purge et de pouvoir brisés net. À l'intérieur, Denki s'écroule en arrière, mais Kyoka le rattrape à temps, le serrant contre elle. Le garçon a les yeux un peu vagues, un filet de bave aux lèvres, arborant son visage "idiot" post-décharge, mais il sourit faiblement en levant un pouce chancelant.
À la brèche de la pièce, Kirishima et Shoji, qui viennent enfin de terrasser leur Nomu grâce à l'aide des agents de la Commission réformée, se retournent, soufflés par ce qu'ils viennent de voir.
Kirishima (les yeux écarquillés) : « Les mecs... vous avez géré de ouf. Le grand patron est KO. »
La tête du serpent est coupée. Le Directeur est vaincu par les deux élèves qu'il voulait éliminer de ses propres mains. Dehors, la bataille contre les Nomus fait rage, mais à l'intérieur, la victoire de la justice vient d'être scellée.
Alors que Kyoka et Denki reprennent leur souffle dans l'infirmerie dévastée, un rugissement de turbines et un vacarme assourdissant ébranlent les fondations de Yuei. Dehors, la situation contre les Nomus de la Ligue des Vilains était devenue critique, mais la cavalerie vient enfin de franchir les portes de l'enfer.
Le ciel, jusqu'ici obscurci par les portails noirs de Kurogiri, est littéralement balayé par une tempête de feu et de plumes. Les Héros Professionnels débarquent en force.
Le dôme de glace de Todoroki est soudainement survolé par une comète incandescente. Endeavor plonge du ciel comme un météore, ses flammes jaillissant à une température si extrême que la nuit semble se transformer en plein jour.
D'un coup de poing chargé de son Hell Spider, il découpe en deux le Nomu ailé qui menaçait le toit, libérant les élèves de la 1-A d'une pression immense.
Endeavor (sa voix de stentor résonnant sur tout le campus) : « ÉLÈVES DE YUEI ! Vous avez tenu la ligne avec honneur ! Reposez-vous, les pros prennent le relais ! »
À ses côtés, Best Jeanist utilise instantanément les fibres des uniformes des agents extrémistes déchus et les structures en acier du lycée pour tisser des câbles gigantesques, emprisonnant trois Nomus de haut rang d'un seul coup. Kamui Woods déploie ses branches pour sceller les brèches et empêcher d'autres monstres de s'infiltrer.
Au même moment, une pluie de plumes rigides et tranchantes comme des rasoirs s'abat dans la cour. Hawks fend les airs à une vitesse supersonique, extrayant avec une précision chirurgicale les élèves en difficulté (comme Mineta et Kaminari qui tentait de sortir) juste avant qu'un Nomu massif ne les écrase.
Hawks (un sourire féroce aux lèvres, volant aux côtés de Tokoyami) : « Désolé pour le retard, les jeunes ! Tsukauchi et moi on a dû nettoyer les derniers bureaux de la Commission. Beau boulot pour la diffusion, le pays est avec vous ! »
L'arrivée des Pros redynamise complètement les classes 1-A et 1-B. Ce n'est plus une lutte désespérée pour survivre, c'est une contre-attaque méthodique.
Le Duo des Flammes : Shoto Todoroki et son père Endeavor combinent leurs pouvoirs pour créer un vortex de feu absolu, calcinant les cellules de régénération des Nomus les plus résistants.
La Force Brute : Izuku Midoriya (à 100% du Full Cowling) et Bakugo s'allient à Mirko, qui vient de bondir dans la mêlée. Ensemble, ils pulvérisent la ligne de front de la Ligue des Vilains.
Voyant l'armée de la Commission réformée fraterniser avec les plus grands Héros du pays et les élèves, les Nomus restants se retrouvent totalement submergés. Les portails noirs de Kurogiri commencent à se rouvrir à la hâte : la Ligue comprend qu'elle a perdu la partie et rappelle ses monstres.
Yuei est debout. La Commission corrompue est à genoux dans ses propres couloirs, le Directeur est capturé, et les Vilains reculent. La promesse faite à Ren Kurogami (Grip) est honorée : les élèves ont été protégés, et la lumière de la vérité a enfin triomphé des ténèbres de l'État.