LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC x OC)

Chapitre 153 : L'incarcération de Kakashi

2154 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 25/12/2025 12:00

Chapitre 153 : L’incarcération de Kakashi


J’ai été incarcéré hier soir. Inutile de partir en cavale, dès que Nakama m’a arrêté et sorti de ma transe, je me suis rendu auprès de Minato en la laissant plantée dans la rue.

Tao est entre la vie et la mort à l’hôpital et j’ai bien évidemment été jeté en prison dans la minute suivant mes aveux, normal. Je n’ai même pas pris la peine de justifier mon acte devant Minato, il était de toute façon en présence d’une patrouille qui m’a immobilisé dans la seconde mais j’ai bien vu sur leurs têtes que ça leur coûtait de m’arrêter pour l’agression de ce salop de Tao dont la réputation est publique. Minato ne m’a rien dit, il m’a simplement fixé de son regard le plus froid et le plus déçu avant de détourner la tête lorsque j’ai été emmené. Il ne m’a pas rendu visite et il ne le fera pas, je le sais bien… Je suis en détention en attendant l’évolution de Tao. S’il meurt de ses blessures alors j’y resterai sans le moindre doute et s’il se réveille alors je ne sais pas exactement ce qu’il se passera pour moi.

Le temps est long en détention. J’appréhende le retour d’Hanako, de ne pas pouvoir l’accueillir, d’être le cinglé en taule alors que son parfait Shisui doit être en train d’arroser ses choux sans faire d’histoires…

Rinko est passé me voir ce matin, Minato a tout de même eu la gentillesse de le prévenir et il n’a pu que me donner raison lorsque je lui ai reporté les propos de Tao. Il me soutient à cent pour cent et m’a déjà promis avec humour qu’il m’écrirait des lettres d’amour tous les jours avant de devoir partir pour deux patrouilles cette nuit.

Je panique un peu de me dire qu’il y a des chances qu’il voie Hanako débarquer chez lui dès son retour au village. Il lui dira forcément où je suis, c’est évident, il ne lui cachera pas une information pareille et je préfère qu’elle sache que je suis en prison plutôt qu’elle imagine que je l’abandonne encore mais j’angoisse bien trop de ses foudres.

Alors que je soupire bruyamment, une tête que je commence à bien connaitre apparait derrière mes barreaux :

-         Je rêve. Je me fais enfin un pote et il finit en prison le soir même, tu fais chier Kakashi !! m’accuse Nakama.

Je ris doucement avant de me lever pour m’appuyer contre mes barreaux :

-         Qu’est-ce que tu fiches là ? Je voulais simplement me débarrasser de toi et tu débarques encore, réplique-je.

-         Je débarque parce que tu es ma seule connaissance ici, crois-moi, je me passerais bien de venir voir un cinglé comme toi. Quand je pense qu’on discutait tranquillement sur un banc et que tu avais tout un programme de tueur en série en tête pour ta soirée ! Nom de dieu ! Je l’ai échappé belle !

J’éclate encore de rire, je ne comprends pas ce qu’elle fiche là, cette fille n’a donc peur de rien ?

-         J’admire ton courage Nakama. Tu me connaissais depuis moins de vingt-quatre heures, tu me retrouves en train de tuer à mains nues un homme et pourtant, tu me sautes dessus pour m’écarter de lui... Tu n’as donc aucun instinct de survie ?

-         Il faut croire que non…, soupire-t-elle.

-         Plus sérieusement, qu’est-ce que tu fichais là ? demande-je.

-         Je t’ai suivi…, répond-elle en haussant les épaules. Tu étais tout cool et dès que ces types sont apparus, tu t’es métamorphosé, tu t’es barré pratiquement sans un mot… J’ai bien vu que ta conversation était très tendue…

-         Et tu t’es dit que c’était une bonne idée de me suivre ? m’étonne-je.

-         Je n’avais rien de mieux à faire et quand j’ai vu la vitesse à laquelle tu es parti… Et ton visage, franchement Kakashi tu as changé de tête. Je te reconnaissais à peine. J’ai mis du temps à te retrouver, j’ai erré dans le centre à ta recherche et je t’ai finalement entendu hurler à quelques rues de moi alors j’ai couru dans ta direction. Quand je suis arrivée, j’ai… entendu les menaces de ce type… Puis je l’ai vu sortir ses armes quand tu lui as foncé dessus… Je suis restée un peu figée, j’étais carrément choquée pour être honnête, parce que je ne m’attendais clairement pas à ça. Mais quand j’ai senti que tu allais le tuer, j’ai réussi à réagir et je t’ai écarté de lui. C’est là que tu t’es volatilisé et même si j’avais entendu les propos absolument infâmes de ce type, je me suis dit que tu ne méritais pas de passer ta vie en prison pour une ordure pareille alors je l’ai soigné en urgence pour t’éviter d’avoir un meurtre sur le dos.

J’en fronce les sourcils, touché par ce qu’elle me raconte. Cette fille me connait à peine, je n’en reviens pas d’avoir une chance de m’en sortir grâce à elle...

-         Nakama je ne sais pas quoi te dire… c’est… merci, murmure-je.

-         J’étais contente de me faire un ami mais je t’avoue que je n’étais pas prête à devoir enterrer un cadavre dans les bois le soir même ! plaisante-t-elle. J’ai évidemment été interrogée hier soir et j’ai donné une description approximative de ta personne, j’ai fait comme si je ne te connaissais pas mais j’étais tout de même inquiète… alors je suis allée voir l’Hokage aujourd’hui pour lui dire la vérité. Il m’a appris que tu étais ici alors me voilà, j’espère que tu ne m’en veux pas trop de t’avoir balancé mais c’était une situation compliquée.

-         Pas le moins du monde Nakama, c’est tout à fait normal, assure-je.

-         Ouai… et puis lorsque j’ai été interrogée, j’ai pu préciser les menaces ouvertes que j’avais entendu et mentionner qu’il avait sorti les armes le premier, c’est ce qui pourra te sortir de ta panade s’il survit et porte plainte alors dans le fond, tu m’en dois une belle.

-         Je t’en devrais une belle même si tu n’avais pas été témoin de sa violence, le simple fait que tu m’aies empêché de le finir me rend redevable.

Elle me sourit et observe ma cellule quelques secondes :

-         T’as plus le look de te retrouver derrière des barreaux que libre dans les rues, se moque-t-elle.

Je lève les yeux au ciel et elle ricane en reprenant :

-         Quand je pense que tu dragues la meilleure médecin du village, ça me plie en deux. Qu’est-ce qu’elle fricote avec un malade comme toi !

-         Je me pose régulièrement la question, pouffe-je.

-         Toutes les gentilles filles aiment les bad boys, c’est bien connu, se marre-t-elle.

-         Tu ne peux pas imaginer la rouste que je vais me prendre…, dis-je pensivement.

-         Il est tout aussi bien connu que la seule chose que craignent les bad boys sont les gentilles filles avec qui ils sortent ! réplique-t-elle.

Nous rions comme deux idiots et elle me tient compagnie une petite heure avant de repartir.

*

La première claque me percute le dimanche matin, lorsque ce sont les yeux soucieux de Kiyowa qui apparaissent derrière les barreaux. Un élan de culpabilité démentiel me scie en deux et je lui lance mon regard le plus désolé tandis qu’elle croise les bras en crispant des sourcils inquiets :

-         Vous avez tenté de tuer un homme de Konoha senseï ?! s’inquiète-t-elle.

Je ne peux pas supporter d’entendre sa petite voix tremblante, ça me déchire le cœur et je me flagellerais bien jusqu’à ce que mort s’en suive mais je préfère lui expliquer ce qu’il s’est passé pour lui faire comprendre que je ne suis pas un vrai fou furieux. Elle a apparemment été mise au courant de mon incarcération par Minato, elle m’explique que cette histoire est passée sous silence et qu’il a envoyé l’équipe sept en mission pour les éloigner de tout ce cirque afin qu’ils ne l’apprennent pas tant que les choses ne sont pas plus claires.

Je ne suis pas étonné que Minato l’ait dit à Kiyowa, c’est sa façon de me punir, il savait bien que je ne supporterais pas de voir son regard déçu et que ça déclencherait ma culpabilité profonde. Il s’assure à sa façon que je ne recommencerai pas je suppose.

Heureusement pour moi, Kiyowa s’apaise une fois qu’elle a toute l’histoire, elle est rassurée d’apprendre que je n’ai pas juste pété les plombs pour aucune raison et elle se détend considérablement en retrouvant le sourire :

-         Honnêtement, j’espérais bien qu’il y aurait une explication rationnelle, alors je vous ai apporté un petit cadeau, me dit-elle avec une tête fière.

-         Un cadeau ? m’étonne-je.

Elle sort alors un livre de sa veste et j’ouvre des yeux ronds.

-         Je me suis dit qu’un peu de lecture ne serait pas de refus, vous devez vous ennuyer à mourir ! s’exclame-t-elle.

-         Mais comment as-tu pu m’emmener un livre ?! C’est interdit ! m’écrie-je.

-         Il faut croire que les gardes ne prennent pas la peine de fouiller les poches d’une gamine de douze ans ! pouffe-t-elle.

-         Bon sang… tu es brillante, souffle-je en louchant sur le livre qu’elle tient.

-         Je sais, fanfaronne-t-elle.

Elle me tend son livre, que j’avais commencé au pays des sources chaudes, et je la remercie chaleureusement. Elle me tient compagnie à son tour une bonne heure et demie, me racontant tous ses entrainements avec Gaï depuis son retour au village et je prends le temps de commenter chacun d’entre eux, soulignant ses qualités avec zèle et lui donnant des conseils. Je suis sincèrement heureux lorsqu’elle repart avec le sourire sans que mon image de senseï n’ait été démolie.



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Joyeux Noël à ceux qui le fête ! ♡

Si vous n'avez rien à lire en cette période de fête, alors n'hésitez pas à vous plonger dans ma fiction originale : "Les sentiments au fond de tes beaux yeux - La magie de Noël".


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