LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC x OC)
Chapitre 157 : Les conseils de Nakama
Ma matinée du lendemain est terrible. J’ai beau essayer de me convaincre que j’étais dans mon droit hier soir, je n’arrive pas à savoir si j’ai raison ou non. Je suis tellement paumé que je n’ai pas la moindre idée d’à quel point j’ai dépassé les bornes ou pas.
C’est une torture, je tourne en rond, je me questionne… Je me convaincs sans cesse que c’est une bonne chose qu’Hanako ait désormais conscience de ce que je ressens mais je panique carrément à l’idée d’avoir grillé mes chances avec elle. Ça ajouterait une ligne à mon casier judiciaire déjà bien trop rempli et je ne sais pas si cette fois, je pourrais m’en sortir un jour. J’ai besoin de conseils bon sang, de savoir où j’en suis et si j’ai merdé.
Rinko me dira que j’ai déconné, il donnera raison à Hanako en disant que les hommes ne sont bons qu’à obéir aux femmes s’ils ne veulent pas de problèmes. Minato donnera raison à Hanako parce qu’il aura bien trop peur que je braque la seule femme qui pourrait me rendre heureux… Kiyowa me donnera raison parce qu’elle est toujours de mon côté et Gaï se moquera de moi en me disant que je ferais mieux de rester loin des femmes comme nous l’avons toujours fait. Sakura soutiendra sa meilleure amie, Naruto son senseï et Sasuke n’en aura rien à faire.
J’ai pourtant besoin de conseils, de bons conseils sur ma situation. J’ai besoin de l’avis de quelqu’un qui ne sera pas influencé par l’un ou l’autre parti, qui n’aura pas peur de me vexer ou de descendre Hanako, j’ai besoin de quelqu’un de franc.
J’ai besoin de Nakama.
Je reste stupéfait de me rendre compte que je connais désormais la personne idéale pour m’aider. Nakama se fichera de me dire que je suis un con ou qu’Hanako est une idiote, que nous sommes deux abrutis qui s’aiment trop fort ou deux opposés qui devraient se laisser tomber. Elle me dira ce qu’elle en pense sans prendre de gants, sans me juger et sans tourner autour du pot.
J’attrape ma veste et je file de chez moi en quatrième vitesse.
*
Il est étrange d’arpenter l’hôpital sans chercher du rose. Que ce soient les cheveux de Sakura ou les yeux d’Hanako, j’ai pratiquement associé cette couleur à ces longs couloirs blancs. J’ai même bien peur de tomber sur l’une ou l’autre, la première me mitraillerait de questions sur mes déboires amoureux et la deuxième pourrait bien relancer les hostilités. Je me fais donc tout petit, survolant les couloirs comme une ombre à la recherche de ma récente amie mais je ne la trouve pas. Alors que je suis à deux doigts d’abandonner, je réalise qu’elle est peut-être tout simplement en train de manger vu l’heure et c’est effectivement à la cafétéria que je la trouve.
Je suis soulagé et en même temps peiné, parce qu’elle est toute seule à une table et bien qu’elle n’ait pas l’air attristée, ça me fait mal au cœur d’imaginer qu’elle n’a toujours pas d’amie avec qui passer ses repas. Je ne comprends pas bien ce qui ne tourne pas rond chez les gens, je la trouve vraiment sympa, bien plus qu’eux tous réunis.
Lorsque je tire la chaise en face d’elle et que je m’installe, elle relève des yeux étonnés :
- Ça alors, le taulard ! Ils t’ont laissé sortir ces fous ?! me taquine-t-elle immédiatement.
Je retiens déjà un petit rire, retrouver ses yeux sombres et rieurs est presque réconfortant.
- Oui, je leur ai dit que j’avais encore une victime à faire, ils n’étaient pas franchement pour, mais dès qu’ils ont appris que c’était toi, ils m’ont tout de suite laissé sortir ! réplique-je.
- Abruti ! s’exclame-t-elle en éclatant de rire.
Elle me tend sa pomme en continuant de manger son plat et je la prends volontiers puisque je ne prendrai pas le temps de déjeuner.
- Alors ? Qu’est-ce que tu fais ici ? Tu viens voir ta petite chérie ? demande-t-elle gentiment.
- Non, je venais te voir en fait…, avoue-je.
- Me voir ? Je te fais tant de peine que ça ? rit-elle.
- Mais non, j’ai besoin de tes conseils… J’ai besoin de l’avis de quelqu’un de franc et rentre dedans alors…, explique-je en agitant les mains.
- Alors tu as toqué au bon endroit ! C’est génial en plus, tu me tiens compagnie pour manger ! répond-elle, toute heureuse.
- Tes relations avec tes collègues ne se sont pas améliorées ? demande-je tristement.
- Ce n’est rien Kakashi, ne fais pas cette tête ! C’est juste compliqué de se faire des amies dans les hôpitaux, il y a un boulot monstre, tout le monde est constamment occupé à droite et à gauche, ça n’a rien d’anormal je t’assure. Et puis ma formation exige que je tourne souvent d’instructeur alors je ne reste jamais bien longtemps dans les services… Pas le temps de faire du lien, explique-t-elle en haussant les épaules.
- Mh…, marmonne-je.
- Allez, arrête ! Et puis regarde, mon ami le taulard vient me rendre visite, c’est déjà bien ! insiste-t-elle en essayant de me dérider. Raconte-moi tes problèmes plutôt, que j’essaie de t’aider.
J’hoche la tête en finissant ma pomme, mettant mes idées au clair :
- Je te préviens, je vais te raconter une longue histoire… Enfin si tu acceptes d’avoir la version longue, sans elle tu ne pourras pas me conseiller comme il faut… Bon sang je suis désolé Nakama, je ne sais même pas pourquoi je suis venu en imaginant que ça t’intéresserait d’entendre l’histoire pathétique de ma vie amoureuse, m’excuse-je en réalisant à quel point c’est du délire. Je ferais mieux de te laisser tranquille, je ne sais pas ce qu’il m’a pris de venir te prendre la tête avec ça !
Elle ouvre des yeux ronds :
- Olala… mais détends-toi Kakashi ! Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Bien sûr que ça m’intéresse, je serais ravie de t’aider…, me rassure-t-elle.
- Vraiment ? Parce que je te jure que tu n’as pas à me dire ça pour être polie, on se connait à peine, je comprendrais largement que tu …
- Kakashi, me coupe-t-elle. Respire, et crache le morceau. Tu viens chercher ma franchise, tu imagines bien que je t’aurais déjà envoyé bouler si je me fichais de tes histoires, comment peux-tu m’accuser de t’écouter par politesse ?
Elle en ricane et je lève les yeux au ciel. Elle n’a pas tort, elle m’a bien sorti dans les dents qu’elle ne voulait pas de moi lorsqu’elle pensait que j’étais au restaurant pour tenter ma chance avec elle alors effectivement, simplement me dire que je la bassine avec mes histoires, je crois qu’elle saurait faire. Je me lance donc dans le récit de mon histoire avec Hanako, j’essaie de faire au plus court puisque nous n’avons pas toute la journée, mais je lui sors les grandes lignes et les points importants. Elle m’écoute attentivement, me posant quelques questions ici et là, sans doute des choses importantes que je ne précise pas parce que je ne suis pas dégourdi.
Elle croise les bras et me juge fort du regard lorsque je lui explique avoir quitté Hanako sans une explication mais elle ne me réprimande pas plus que ça, ce que j’apprécie. Je lui explique donc qu’Hanako a commencé à sortir avec un homme depuis que je lui ai brisé le cœur, et que nous nous sommes réconciliés au pays des sources chaudes, mais qu’elle reste avec lui parce qu’elle ne me fait plus confiance.
- Donc elle est toujours avec le petit-ami à l’heure actuelle ? demande-t-elle.
- Oui, ronchonne-je.
- Ça m’a l’air drôlement mal barré votre histoire, je ne vois pas où tu as besoin de mes conseils, c’est tout de même clair…, dit-elle.
- C’est plus compliqué que ça. Depuis nos explications au pays des sources chaudes, nous… passons des moments ensemble si tu vois ce que je veux dire, explique-je en rougissant un peu.
- Vous couchez ensemble ? demande-t-elle en mettant les pieds dans le plat.
Je rougis un peu plus en jetant un coup d’œil autour de nous, vérifiant que nous sommes hors d’écoute :
- C’est arrivé oui. Et on s’embrasse parfois, c’est compliqué... Elle ne sait pas trop où elle en est, elle dit qu’elle ne veut pas retomber dans mes bras en un claquement de doigts, elle veut que je lui prouve que je ne recommencerai pas…, explique-je.
- Et lui dans tout ça ? demande-t-elle.
- Je ne sais pas trop, ils ne sont pas vraiment ensemble, elle le « fréquente » selon ses dires, c’est bizarre entre eux depuis le début, réponds-je.
- Ils couchent ensemble ?
- Tu ne penses qu’à ça ou quoi ?! m’énerve-je.
- Ouuuh… Sujet sensible visiblement, commente-t-elle en retenant un rire.
- Oui, très clairement. Je ne veux absolument pas savoir ce qu’ils font mais de ce que j’en comprends, je ne crois pas, réponds-je.
Elle hoche la tête avec un air entendu :
- Ouai donc il ne sert à rien quoi. Juste à se donner une bonne raison de ne pas se glisser dans tes bras à la moindre occasion ! déclare-t-elle en haussant les épaules.
- Je suppose, ou plutôt je l’espère, murmure-je.
- D’accord, donc là l’objectif, c’est qu’elle retombe dans tes bras ? demande-t-elle.
- Oui.
- Alors dis-moi, où dois-je donner mes conseils là-dedans ? Tu veux savoir comment faire pour la récupérer ?
Je soupire et je me lance dans ma deuxième tirade, lui expliquant la crise de hier soir en détail cette fois : ma déclaration, nos baisers quasi-amoureux, ce que j’ai imaginé sur le moment… Les réactions d’Hanako qui m’ont déçu puis enfin, notre prise de tête sur le seuil de ma porte lorsque j’étais à bout et les doutes qui se sont emparés de moi ce matin.
- Et donc, j’aimerais ton avis, conclus-je.
- Et bien honnêtement, pour moi, vous avez tous les deux tort et raison à la fois, répond-elle.
- Ah bon ? m’étonne-je.
Je m’attendais forcément à un fautif et une victime, je suis surpris et encore bien plus ravi de lui avoir demandé son avis. Elle s’explique :
- Oui, je peux te comprendre sincèrement, je suis complétement d’accord avec ce que tu lui as dit. Ok, tu as merdé, mais clairement, tu as largement fait amende honorable et quand on entend toute l’histoire de ton point de vue, il est absolument évident que tu l’aimes comme un fou et que tu ne recommenceras pas tes conneries…
- Mais ? demande-je.
- Mais il faut la comprendre aussi, cette fille a l’air vraiment traumatisée par ce que tu lui as fait, et si on imagine deux minutes qu’elle t’aime autant que tu l’aimes alors imagine comme elle a dû souffrir ! Elle est complétement paumée, elle ne sait plus où elle en est, elle crève sans doute d’envie de te refaire confiance mais ce n’est pas si simple pour elle. Surtout que tu m’as dit qu’elle était déjà méfiante des hommes de base, alors bonjour le cocktail explosif…
- Sans doute…, me lamente-je. Alors je cours m’excuser auprès d’elle ?
- Sûrement pas, tu as le droit d’avoir tes limites Kakashi, c’est ton droit le plus sacré et les poser est sans aucun doute ce qui t’aidera à ne plus « péter une durite » comme tu dis. Vous vous exprimez… vos doutes, vos peurs et il faut que vous vous respectiez l’un l’autre. Tu lui as clairement signifié que ça t’avait fait du mal, elle le sait désormais alors il n’y a plus qu’une question à se poser : Où en es-tu ?
- Où j’en suis… ? demande-je bêtement.
Je n’ai pas l’habitude de me demander où j’en suis, je me calque à Hanako depuis des semaines.
- Oui, qu’est-ce que tu veux faire Kakashi ? Tu ne veux plus l’embrasser tant qu’elle est avec lui ? Ou maintenant que tu as accusé le coup ça va mieux ? demande-t-elle gentiment.
- Honnêtement, depuis que j’en ai parlé avec toi, ça va beaucoup mieux. Surtout que tu soutiens qu’elle a l’air de tenir à moi aussi fort que je tiens à elle. Et c’est très bien aussi que tu m’aies rappelé qu’elle souffre beaucoup de ce que je lui ai fait, ça me calme carrément et m’aide à reprendre conscience du vrai rôle de Shisui dans cette histoire.
- Bien sûr, elle est folle de toi, n’en doute pas. Il faut juste lui donner des coups de pouce, des petites choses pour lui donner envie de lâcher sa bouée de sauvetage pour nager dans l’océan de l’amour avec le dauphin que tu es ! s’exclame-t-elle en riant.
- Et comment tu ferais ça ? m’amuse-je.
- Je ne sais pas, je viens de prendre le train en route, il faudrait que j’étudie un peu plus la situation en temps réel et qu’on s’adapte en fonction.
- Ecoute, te voilà officiellement dans le train, je ne suis pas contre, réponds-je.
- Bien, alors je deviens officiellement ta femme marieuse Kakashi. Je vais tâcher de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour t’aider à la reconquérir. Je jure officiellement que tu seras enfin avec elle avant mon retour pour Suna ! s’enthousiasme-t-elle.
Je marque un temps d’arrêt face à son sourire éclatant et sa sincérité, je suis touché.
- Merci du fond du cœur Nakama, tu es une personne formidable, vraiment, dis-je doucement.
- Arrête de me cirer les pompes emmerdeur ! rétorque-t-elle.
Je ris avec elle :
- Tu es cinglée mais sache que je te considère sincèrement comme mon amie, avoue-je.
- Tu annonces ça comme si c’était à peine croyable…, se moque-t-elle.
- Parce que ça l’est, je t’assure. Si tu avais envie de faire quelque chose à Konoha mais que tu n’avais pas envie de le faire seule alors n’hésite pas, tu as un ami dans la place, insiste-je.
- C’est sympa Kakashi, on ira se soûler au bar un de ces quatre pour marquer le coup, plaisante-t-elle.
- Quand tu veux, et je pourrais vraiment te présenter mon meilleur ami, je te jure qu’avec lui, tu débloqueras l’accès à toute une bande plus sympa que moi, assure-je.
- Bah… tu resteras mon préféré si tu veux mon avis, répond-elle en souriant.
Je ris un peu avant de me rendre compte que je ne lui ai pas présenté Hanako comme je lui avais promis et mon sang se fige dans mes veines :
- Oh bon sang ! Je suis désolé ! J’avais complétement oublié que je devais te la présenter ! Mais pourquoi ne me l’as-tu pas rappelé ?! demande-je en me décomposant.
- Je me suis dit que tu avais sans doute un peu la tête ailleurs après avoir tiré deux semaines de taule, pouffe-t-elle.
- Effectivement, mais ça ne m’excuse pas… Nous pourrions la chercher…, propose-je tout de suite.
- Mais non, ne t’embête pas.
Mais je suis déjà reconcentré sur mes sens, j’étudie mentalement les lieux autour de nous et je sens effectivement le chakra d’Hanako. Je tourne vivement la tête derrière moi, entre les grandes portes de la cafétéria et je la vois qui discute avec une collègue dans le hall.
- Elle est là ! m’exclame-je.
- Sérieusement ?! C’est laquelle ?! s’excite immédiatement Nakama.
- C’est la petite brune, réponds-je en lui indiquant de la tête.
A force d’avoir mes yeux rivés sur elle, elle doit sentir ma présence, parce qu’elle tourne subitement la tête vers moi. Alors que son visage est dans un premier temps interrogateur, elle passe à de la rage violente la seconde d’après et je reste abasourdi face à ses yeux les plus meurtriers.
- Euh… je t’assure qu’elle a l’air bien plus gentille que ça d’habitude…, bafouille-je.
- En effet, elle a l’air charmante, glousse Nakama.
Je lui lance un regard ahuri mais elle pouffe toujours.
- Tu penses qu’elle m’en veut pour hier soir ? m’inquiète-je.
- Non, je te garantis que ça n’a rien à voir avec hier soir, fais-moi confiance Kakashi ! se marre-t-elle.
- Vraiment ? Tu veux que je te la présente quand même… ? Je ne sais pas ce qu’elle a…, murmure-je en reposant mes yeux sur Hanako.
Elle nous fusille toujours du regard, elle a l’air si méchante, je la reconnais à peine. Nakama rit encore plus :
- Non, il ne vaut mieux pas que tu me la présentes maintenant, fais-moi confiance encore une fois !
- C’est forcément à cause de hier soir, je ne comprends pas…, marmonne-je.
- Kakashi stop, je te jure que non. Je suis une femme, ne sous-estime pas ce genre de détails et je suis à peu près sûre que nous allons pouvoir marquer des points très rapidement quant à votre remise ensemble… j’ai déjà ma petite idée en fait…
Je l’interroge du regard et elle affiche son air le plus malicieux :
- Tu me fais confiance Kakashi ?
- Curieusement oui, à cent pour cent, affirme-je.
- D’accord, alors laisse-moi gérer et ne pose pas de question.
Je penche un peu la tête et elle me fait un petit clin d’œil avant d’éclater de rire comme si je lui avais dit la chose la plus drôle du monde. Elle rit à gorge déployée en posant sa main sur la mienne pour la caresser et j’ouvre des yeux ronds :
- Mais qu’est-ce que tu fiches ? m’étonne-je.
- Je suis en train de lui montrer à quel point tu es tout ce qu’elle veut, répond-elle en se penchant par-dessus la table pour se rapprocher de moi, le menton dans une main, m’observant avec un drôle de regard.
- Quoi ?! demande-je en riant avec elle.
Elle se redresse :
- Ne cherche pas à comprendre, je fais mes petits tests, on verra si ça mord ! s’amuse-t-elle.
- Je ne comprends absolument rien.
- Je m’en doute, tu es un imbécile. Mais tu as décidé de mettre ta vie amoureuse entre mes mains, alors accroche ta ceinture parce que tu vas récupérer ta princesse aux yeux roses dans moins de temps qu’il n’en faut pour le dire si tu me fais confiance.
- Vraiment ? demande-je joyeusement.
- Oh oui…
Je tourne encore la tête vers Hanako mais elle n’est plus là, ce qui est plutôt bon signe. Si elle était folle de rage pour hier soir, elle serait venue m’arracher la tête, elle ne serait jamais partie comme ça, je le sais. Ça me pousse à faire confiance à Nakama :
- Alors ? Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? C’est quoi le plan ?
- Qu’est-ce que tu fais pour la Saint-Valentin mon chou ? demande-t-elle en haussant les sourcils.