LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC x OC)

Chapitre 161 : Des câlins et des chocolats

2940 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 09/01/2026 12:20

Chapitre 161 : Des câlins et des chocolats


Lorsque je me redresse, il est étonné de me voir émerger avant lui. J’enroule le drap autour de moi comme une déesse grecque et il hausse un sourcil :

-         Tu as un rendez-vous ? plaisante-t-il.

Je ris un peu plus en me glissant au bout du lit et il se redresse sur les coudes :

-         Vraiment ? Je n’ai pas l’habitude de te voir réussir à te remuer si rapidement, souligne-t-il.

-         Ne sous-estime pas le pouvoir du chocolat sur les femmes Kakashi ! réplique-je.

Il éclate de rire tandis que je file chercher la boite à la salle de bain. La traversée des quelques mètres que ça représente me semble longue et glaciale après mon cocon contre lui alors je retourne en quatrième vitesse dans la chambre pour me jeter dans le lit.

Il est appuyé dans les oreillers, les bras derrière la tête, et il rit toujours plus lorsque je m’installe sur son corps comme s’il était un matelas confortable. Je pose mes avant-bras en haut de son torse, et je grignote un chocolat sous son nez en agitant joyeusement mes jambes en l’air.

-         Ça va, je ne te dérange pas trop ? plaisante-t-il.

-         Non, ça va, pouffe-je.

Je lui tends un chocolat, qu’il englouti rapidement.

-         Merci pour cette magnifique surprise, ronronne-je.

-         Ça t’a vraiment fait plaisir ?

Je glousse un peu du sous-entendu involontaire qu’il vient de faire, mon euphorie post-câlin étant toujours incontrôlable. Il affiche un regard blasé et je glisse mes mains sur ses joues pour déposer un petit baiser sur son nez :

-         Bien sûr que ça m’a fait plaisir, même si j’ai du mal à croire que tu imaginais me préparer une jolie soirée pareille et t’en aller… J’aurais été déçue, je l’étais d’ailleurs avant que tu n’apparaisses, j’en pleurais ! dis-je en hochant la tête avec un air grave.

Il soupire en glissant ses mains sur mon dos pour le caresser en affichant une tête embêtée :

-         Oui mais… tu sais, toute cette situation est tellement compliquée… je ne sais jamais ce que je peux faire ou non vis-à-vis de ta relation avec Shisui. Je ne comprends pas si tu attends de moi que je la respecte ou si tu cherches à ce que je te prouve que je n’en ai rien à faire parce que je veux juste te récupérer. J’aimerais juste… que tu sois un peu plus claire, que tu m’expliques un minimum ce que tu attends de moi. Aux dernières nouvelles, tu voulais qu’on devienne amis mais tu n’es pourtant jamais aussi heureuse que lorsque je t’embrasse, je suis perdu et je dois admettre que ça me fait du mal de passer des moments comme ceux-là avec toi alors que… qu’il y a … lui. 

Je mordille un chocolat pour réfléchir quelques secondes de plus et il m’observe en attendant patiemment ma réponse. Je me suis complétement perdue dans toutes ces histoires, j’étais à deux doigts d’expliquer les choses à Shisui hier soir et je n’ai sincèrement pas envie de perdre une seule seconde de notre temps à deux à parler de lui. En revanche, il y a quelque chose que je dois faire, et rapidement :

-         Déjà Kakashi, je suis profondément, sincèrement désolée pour mon comportement absolument odieux d’avant-hier soir, commence-je.

Son visage s’illumine, c’est très discret mais je le connais par cœur et je peux donc voir à quel point il est heureux que je m’excuse, ce qui me rend encore plus heureuse, l’un de nos doux cercles vertueux, comme d’habitude. Je reprends donc :

-         Si tu savais comme je m’en suis voulu, tu avais raison sur toute la ligne Kakashi, je te comprends à deux cents pour cent et je suis désolée d’avoir fait passer mes sentiments avant les tiens alors que tu me les communiquais, ce qui n’est pas si évident pour toi. Je comprends que ça t’ait blessé, que je te laisse partir comme ça alors que nous venions de vivre quelque chose de fort… Simplement j’étais sous le choc, je ne m’attendais pas à ce qu’il interrompe notre soirée, je n’ai pas osé lui dire de partir, ni te dire de rester, j’étais dépassée par les évènements.

-         Ça me touche beaucoup, murmure-t-il sobrement malgré la sincérité criante dans ses yeux.

Je lui souris donc en caressant ses joues du bout des doigts, mettant de l’ordre dans mes pensées et il tourne la tête pour embrasser rapidement ma paume.

-         Alors qu’en est-il de nous ? De vous ? De lui ? demande-t-il d’une voix douce. Je ne te mets pas la pression, je cherche à trouver ma place.

J’hausse les sourcils en regardant dans le vague, absorbée par mes pensées. Sa place ? Et celle de Shisui ? Et la mienne ? Qu’est-ce que je veux ? Où en suis-je ?

Je secoue la tête doucement, dépassée par mes propres conneries alors je choisis simplement d’être honnête, de lui dire ce que je veux et ce que je ressens au temps t :

-         Ta place me parait être celle-là, murmure-je en le désignant. J’ai compris ce que tu m’as dit l’autre soir Kakashi et tu as très bien fait de me le dire pour me faire réagir. Alors je vais te dire ce que je ressens et tu choisiras de ce que tu veux faire pour la suite…

Il hoche la tête avec une mine intriguée et je me lance :

-         Je me fiche de Shisui, je ne veux même pas qu’on aborde son cas, j’ai l’impression de gâcher du temps avec toi mais encore une fois, je peux comprendre si tu as besoin de clarifier les choses. Ce que j’aimerais moi, c’est qu’on l’oublie, qu’on passe la nuit comme nous l’avons déjà tant fait, simplement tous les deux à rires et à nous câliner, à discuter et à nous embrasser. Ce sont ces moments qui me redonnent une confiance aveugle en toi, qui me prouvent que je n’ai pas rêvé et qu’avant de toucher le fond, j’étais la femme la plus heureuse du monde. Ce sont ces moments qui me donnent envie de retenter l’expérience, qui me montrent qu’ils valent le coup même si tu me requittais un jour…

-         Hanako, je ne partirai plus jamais, glisse-t-il avec tension.

-         Oui, c’est ce que tu me dis. Je ne t’accuse de rien mais je ne peux pas faire non plus comme si ça ne pouvait pas arriver… Mais finalement, plus nous repassons du temps tous les deux et plus je me dis que ça vaut le coup, que quelques soirées de pur rêve valent bien de me faire briser le cœur un jour…

Je suis obligée de poser mes doigts sur ses lèvres pour l’empêcher d’intervenir une seconde fois.

-         Je ne t’accuse de rien Kakashi, j’essaie de te communiquer ce que je ressens alors tais-toi, vilain garnement ! le rouspète-je.

Ses yeux deviennent rieurs mais il n’essaie plus de parler, alors je continue :

-         Je veux juste qu’on se laisse vivre Kakashi, qu’on arrête de se demander si nous pouvons passer du temps ensemble, si nous pouvons nous voir, si Shisui sera chez moi ou si tu seras avec une femme qui pourrait te faire passer à autre chose un jour par miracle… 

Je glisse cette dernière phrase pour prendre la température mais il ne réagit pas, ce qui ne m’étonne finalement pas après la soirée qu’il vient de me préparer. Nakama ne doit pas être une fille qui l’intéresse, il n’a même pas eu une expression inquiète donc elle n’évoque à priori rien de particulier chez lui et je commence à me dire qu’il était peut-être simplement passé pour la remercier d’avoir témoigné en sa faveur. Peu importe de toute façon, c’est à moi qu’il a préparé cette soirée et pas à cette greluche.

-         Ce que j’aimerais, c’est que tu fasses ce dont tu as envie Kakashi, en tout temps. Je ne me sens pas prête à replonger les deux pieds dedans parce que… parce que j’attends quelque chose de toi, avoue-je en rougissant.

-         Tu attends quelque chose de moi ? s’étonne-t-il.

-         Oui, mais je n’ai pas envie de te dire quoi, il faut que ça vienne de toi sinon ça ne pourra pas être sincère…, bafouille-je. C’est quelque chose qui me rassurerait, qui me rassurerait vraiment sur tes sentiments.

Il fronce les sourcils, l’air de réfléchir et je ne peux pas croire qu’il ne comprenne pas ce que je sous-entends… et en même temps c’est Kakashi, il n’a a priori jamais dit une chose pareille à une femme, ça ne doit pas être évident pour lui. Et il ne le ressent peut-être tout simplement pas encore, ce n’est pas parce que je suis folle de lui que ça signifie que lui aussi, chacun son rythme après tout mais j’aimerais lui donner de quoi faire :

-         J’attends d’être sûre et certaine de tes sentiments pour moi… comme ça, si un jour tu paniquais, je pourrais m’y raccrocher, me dire que tu finiras par revenir…, tente-je en rougissant de plus belle.

-         Mais mon ange, il est absolument évident que je reviendrai toujours, je ne comprends pas comment tu peux encore en douter, ça me crève le cœur… je suis si navré d’avoir mis autant de temps à revenir, s’excuse-t-il d’une voix torturée.

Bon, laissons-tomber. Je préfère revenir au sujet principal :

-         Donc, un jour tu comprendras ce que j’attends de toi et tu pourras décider de ce que tu veux faire selon ce que tu en penses. Mais en attendant, j’attends simplement de toi que tu fasses ce dont tu as envie au temps t, sans te poser la question de Shisui… Je ne sais même pas si je vais le revoir, ça me parait lunaire, je me fiche de lui mais je n’arrive pas à le lâcher il est comme un canot de sauvetage, c’est parfaitement ridicule et malsain…, couine-je.

Il attrape ma nuque pour écraser mes lèvres contre les siennes, je ne m’y attendais pas mais je me laisse joyeusement faire. Il m’embrasse langoureusement, avec une émotion vibrante que je n’estime pas être méritée vu ce que je viens de lui dire, mais qui suis-je pour juger de ce qui le rend heureux ? Surtout quand ça arrange mes affaires.

Il me relâche simplement pour planter ses yeux dans les miens :

-         Nous nous en sortirons mon ange, d’une façon ou d’une autre, je trouverai ce que tu attends de moi, dit-il simplement.

-         Tu le penses ?

-         Evidemment, c’est toi pour moi et moi pour toi. C’est écrit depuis le début alors nous nous en sortirons, affirme-t-il.

Je glousse de bonheur et il m’embrasse encore avant de remettre ses bras derrière sa tête :

-         Alors je fais ce que je veux ? Je ne prends plus en compte cet imbécile de Shisui ? répète-t-il.

-         Oui. Je ne veux plus que tu t’empêches de faire quoi que ce soit, je me débrouillerai, il faut juste que je trouve le courage d’être honnête avec lui… J’ai failli l’être mais c’était la Saint-Valentin, pas sûre que ce soit idéal pour lui avouer les choses … enfin, heureusement, Rinko a débarqué.

Il ricane :

-         J’aurais bien aimé que tu l’évinces le jour de la Saint-Valentin, pur sadisme ! fanfaronne-t-il.

-         Kakashi ! pouffe-je.

-         Pardonne-moi, je ne peux pas l’encadrer. Enfin, peu importe, je ne m’en occupe plus, tu m’as dit tout ce que je voulais entendre. Et Rinko alors ? Il a été convaincant ? demande-t-il avec curiosité.

-         A priori oui, Shisui a marché à cent pour cent et j’ai moi-même douté, mais ça me paraissait un peu gros tout de même…

-         Tu m’étonnes, je lui avais dit que c’était risqué de jouer la carte de la copine mais il m’a dit que son jeu d’acteur vous convaincrait… Il était tout excité de jouer les comédiens.

Je ris et nous finissons la boite de chocolat en discutant de tout un tas de choses.

*

Lorsqu’il termine de me parler des progrès de Kiyowa depuis qu’il la conseille, il tourne la tête vers l’heure et me lance un petit regard.

-         Il se fait très tard, je vais te laisser dormir, dit-il.

-         Tu ne dors pas ici ?! m’inquiète-je en me redressant.

Il ne me laisse pas le temps de me rassoir qu’il me plaque déjà malicieusement contre le matelas en enlaçant ses mains aux miennes :

-         Je ne savais pas que j’étais invité, minaude-t-il en glissant son nez contre le mien.

-         Tu l’es toujours ! glousse-je.

-         C’est bon à savoir, réplique-t-il en embrassant le creux de mon cou.

Je pouffe un peu plus, déjà conquise :

-         Comment peux-tu avoir pensé à préparer tout ça sans imaginer dormir ici ? C’est même pire que ça ! Tu imaginais préparer tout ça et t’en aller ! Ça n’a pas de sens ! m’amuse-je.

-         Ça s’appelle le respect, rit-il en croquant ma peau.

-         Tu parles ! Ça s’appelle la connerie ! m’esclaffe-je.

Nous nous battons une petite minute, il gagne, et je me retrouve allongée sous lui, les mains plaquées contre le matelas au-dessus de ma tête en riant comme une idiote.

-         Comment t’es venue cette douce idée de surprise ? demande-je plus sérieusement en souriant.

-         Un ange gardien me l’a soufflé, répond-il.

-         Quelle brillante idée cet ange a eu, murmure-je en riant doucement.

Il fond sur mes lèvres et nous nous embrassons passionnément.

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