LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC x OC)

Chapitre 163 : Le râteau de Rinko

5872 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 12/01/2026 11:15

Chapitre 163 : Le râteau de Rinko


Point de vue de Kakashi


Lorsque je sors de chez elle, je suis d’une humeur radieuse. Quelle belle soirée, quelle douce nuit et quel délicieux réveil. Bon sang, ça fait bien trop longtemps que je ne me suis pas senti aussi heureux et serein.

J’ai rendez-vous avec Rinko dans le centre pour déjeuner à midi et je m’y rends en sautillant presque. Hanako est de garde pour les trois jours qui arrivent et je suis déjà déprimé de me dire que maintenant que j’ai regagné le droit de venir toquer chez elle toute la sainte journée, je ne pourrai pas le faire. Trois jours sans elle, ça me parait être le bout du monde et je ne peux déjà plus attendre que nous soyons vendredi…

Elle finit sa garde tôt le matin, elle risque de rentrer immédiatement chez elle pour dormir mais sera réveillée en fin de journée… j’aurais dû l’inviter à venir au restaurant vendredi soir bon sang, nous aurions pu diner et rentrer ensuite chez elle tous les deux comme nous avions l’habitude de le faire…

Je m’en arrête au milieu de la route, hésitant à faire demi-tour pour lui proposer mais je réalise que connaissant Sakura, il y a de très grandes chances qu’elle l’invite de toute façon sans même me concerter. Et puis si elle ne l’avait pas fait, alors j’irai chez elle pour l’inviter moi-même… s’il s’avère qu’elle se trouve avec Shisui alors tant mieux pour moi, ça fera avancer les choses. Je me remets donc sereinement en route.

*

Lorsque je rejoins Rinko, il est déjà installé sur la terrasse extérieure du restaurant, isolé à une petite table puisqu’il fait tout de même froid à cette période de l’année et que les gens préfèrent être à l’intérieur. Je suppose qu’il ne voulait pas d’oreilles indiscrètes pour que je lui raconte ma soirée.

Nous discutons de tout et rien le temps que le serveur prenne nos commandes et dès qu’il quitte notre périmètre, Rinko s’agite.

-         Alors ?! s’impatiente-t-il.

-         Alors génial, merci Rinko, elle était … tellement heureuse…, dis-je en me replongeant dans le moment.

-         Alors tu es resté ?! s’enthousiasme-t-il.

-         Oui… et heureusement. Finalement, c’est ma présence qui l’a comblée, elle se fichait pratiquement du reste, elle m’a juste sauté dans les bras pour m’embrasser, rêvasse-je.

-         Bah ouai, évidemment, pouffe-t-il. Mais je pense que le reste lui a tout aussi plu malgré tout, c’est toute la surprise qui est dingue. Les bougies, les fleurs, le champagne, l’amant…

Il me lance un regard appuyé et je détourne la tête, gêné.

-         Tu vas me faire ton timide ? se moque-t-il.

-         Je ne vois pas bien pourquoi je te parlerais de ça, tu n’es pas idiot, tu t’en doutes, rétorque-je avec mauvaise humeur.

-         Olala mais quel coincé ! se marre-t-il. C’est juste que ça me fait toujours aussi drôle, je n’arrive pas à imaginer le truc…

-         Et bien ne l’imagine pas trop si tu ne veux pas te prendre mon poing, râle-je.

-         Mais pas ça crétin, pas votre intimité pure et dure. Juste vous deux, je n’arrive pas à vous imaginer, vous devez être adorables sérieux…, soupire-t-il avec tristesse. Quand est-ce qu’on se débarrasse de ce crétin de Shisui ? Parce que pour l’instant, je vous donne ma bénédiction, je vous aide à passer du temps ensemble et je n’ai rien à me mettre sous la dent… Pas un petit bisou d’amour, pas un petit câlin, pas même une petite main enlacée…

Je ris franchement et il continue :

-         Non mais c’est vrai Kakashi ! Ça fait des années que tu es mon ami, des années que j’attends ce moment sérieusement ! Je n’arrive même pas à le visualiser, tu te rends compte comme c’est grave ? J’aimerais juste te voir être gaga bon sang, ce n’est pas trop demandé.

-         Je ne suis pas gaga ! me récrie-je.

-         Menteur ! Ce n’est pas ce qu’en dit Hanako ! fanfaronne-t-il.

-         Quoi ?! beugle-je.

Il éclate de rire bruyamment en me jetant sa serviette froissée en boule dessus :

-         Je rigolais mais tu n’as pas nié ! Je suis sûr que tu es gaga bordel, c’est écrit Kakashi. Un mec aussi dur, aussi froid, aussi dangereux ne peut qu’être un adorable petit lapin blanc duveteux avec sa copine ! C’est sûr !

-         Même pas en rêve ! me récrie-je en rougissant.

Deux mains se posent alors sur mes yeux par derrière, mais je l’avais senti venir et je prépare déjà ma réponse depuis quelques secondes.

-         Qui est-ce ? demande-t-elle.

-         Alors, je sens une aura d’emmerdeuse… terriblement chiante et carrément agaçante ! réponds-je.

-         Tout juste !

Elle rit en me relâchant et en se plantant à côté de moi, mais Rinko se râcle la gorge :

-         Bonjour… ? demande-t-il en me lançant un regard ahuri.

-         Ah ouai, pardon, je m’appelle Nakama, répond-elle en lui tendant une main.

-         Rinko, ravi de te connaitre.

Il m’interroge toujours du regard en la serrant alors je m’explique :

-          C’est… une longue histoire. Elle s’appelle donc Nakama, c’est une médecin qui vient de Suna et elle est devenue mon amie récemment.

-         Je vois…, répond-il en la dévisageant avec intérêt.

Elle l’ignore totalement puis me lance son regard le plus rieur :

-         J’entends parler de petit lapin blanc duveteux avec sa copine ?! pouffe-t-elle.

-         Il dit des conneries…, ronchonne-je.

-         Tu parles, je suis convaincue que c’est la vérité. Ça rejoint ma théorie des bad boys finalement ! pouffe-t-elle.

-         Ta théorie des bad boys ? demande Rinko d’une voix amusée.

Elle se tourne vers lui pour lui expliquer :

-         Les bad boys tombent amoureux des gentilles filles et les gentilles filles de qui ils sont amoureux sont les seuls personnes que les bad boys craignent, résume-t-elle. Je ne l’avais pas précisé Kakashi, mais il est évident que les bad boys se comportent comme des « petits lapins blancs duveteux » lorsqu’ils sont en présence de leur gentille fille.

Rinko éclate de rire et je lève les yeux au ciel :

-         Tu ne peux pas ajouter des pans à ta théorie comme bon te semble ! râle-je.

-         Bien sûr que si puisque c’est la mienne ! se récrie-t-elle en me fichant un coup de son sac en papier.

Rinko se redresse en tapant du poing sur la table avec humour :

-         Qu’est-ce que c’est que ces conneries ? C’est moi qui ai parlé de lapin blanc duveteux en premier !

Nakama éclate de rire :

-         Et bien je te vole l’idée pour ma théorie ! Il fallait être plus rapide que ça Renko ! s’exclame-t-elle.

-         Rinko, corrige-t-il.

-         Ouai je me souvenais, je voulais juste t’emmerder, réplique-t-elle. 

Rinko ouvre des yeux ronds et j’éclate de rire comme rarement :

-         Tu te fous de moi Nakama ?! J’ai de la peine pour toi depuis des jours parce que je ne comprends pas pourquoi tu ne te fais pas plus d’amis que ça à l’hôpital… Mais bon sang, si tu leur sors des trucs pareils…Tu es encore pire que moi ! Moi au moins je ne parle juste pas ! Je « n’emmerde » pas les autres volontairement !

Elle râle en soupirant :

-         Ce n’est pas de ma faute si les gens se vexent si facilement, je voulais juste rire un coup Rinko, tu ne l’as pas mal pris quand même ? lui demande-t-elle.

-         C’est pas mon genre de mal prendre quelque chose, mais ça m’a surpris, je ne m’attendais pas à ça en te voyant comme ça, répond-il.

-         Tu t’attendais à quoi alors ? demande-t-elle.

-         Je ne sais pas, les aussi jolies filles que toi sont rarement aussi drôles, réplique-t-il en lui sortant son sourire éclatant et ses yeux séducteurs.

Elle le regarde une seconde avant de tourner la tête vers moi :

-         Rassure-moi Kakashi, ce n’est quand même pas lui le type que tu voulais me présenter pour les bons plans ? demande-t-elle en grimaçant.

-         C’est lui-même, réponds-je en retenant un rire.

-         La vache, je l’ai échappé belle, salop va ! s’écrie-t-elle en me remettant un coup de son sac.

Rinko est choqué, il n’a pas l’habitude qu’on ne lui témoigne pas un minimum d’attention et bien qu’il arrive que certaines femmes ne tombent pas dans ses filets, ça reste rare. Nakama l’ignore pratiquement, elle est tournée aux trois quarts vers moi et continue de m’assommer avec son sac en riant.

-         Mais arrête de m’agresser, et puis qu’est-ce que tu as là-dedans ?! m’exclame-je.

-         Mon repas, je venais chercher à manger à emporter ici à l’origine, je ne m’amuse pas à t’espionner et te suivre dans Konoha constamment Kakashi, je ne fais ça que les soirs de week-end lorsque tu tentes d’assassiner des gens ! plaisante-t-elle.

Nous rions tous les trois et ils échangent un coup d’œil amusé qui me pousse à l’inviter à notre table. Elle n’est pas méchante, juste particulière et je ne pense pas que ça dérangera Rinko.

-         Tu veux manger avec nous ? propose-je donc.  

-         Je ne voudrais pas déranger Renko, pouffe-t-elle.

Ce dernier plisse les yeux, mais vu son grand sourire, il est charmé par l’humour de Nakama et il en joue :

-         Tu ne me déranges pas Nakoma, rétorque-t-il.

Elle éclate de rire en s’installant avec nous et le serveur amène nos plats à ce moment-là. Nous nous jetons avec appétit dessus et dès qu’il s’éloigne, Nakama se tourne vers moi :

-         Bon alors Kakashi, ta Saint-Valentin ? me demande-t-elle avec intérêt.

Rinko ouvre encore des yeux ronds :

-         Elle est au courant pour Hanako ? s’étonne-t-il.

-         Oui, confirme-je. C’est Nakama qui m’a soufflé l’idée de lui faire une surprise en fait, j’allais simplement la laisser avec Shisui à l’origine…

-         C’est pas vrai ! s’exclame-t-il. Alors je rencontre le cerveau de l’opération, tu es drôlement intelligente, j’aurai pu m’en douter puisque tu es médecin.

Il lui sort encore ses yeux séducteurs mais elle lui lance un regard hautain :

-         Et je rencontre le clown qui devait faire diversion, répond-elle en agitant une main dédaigneuse dans sa direction, ce qui déclenche mon rire.

-         Ouille, touché ma belle, susurre-t-il.

Elle hausse un sourcil en me lançant encore un petit regard interrogateur.

-         Il est toujours comme ça, confirme-je en haussant les épaules.

-         Je vois…, dit-elle.

Elle l’observe une seconde, comme si elle jugeait la pauvre créature qu’est Rinko et il m’a l’air de plus en plus surpris par le rejet de Nakama. Pas sûr qu’il lâche le morceau si facilement ceci dit. 

-         Bon alors, ta soirée ? reprend-elle.

-         Parfaite, c’était comme dans un rêve, j’ai dormi chez elle…, précise-je.

-         Génial, mais vous avez pu parler un peu ? Je ne remets pas en question ton déhanché mais une bonne discussion me parait être plus efficace pour faire évoluer votre situation qu’un ticket pour le septième ciel, souligne-t-elle en croisant les bras.

Rinko hallucine de seconde en seconde, je ne saurais dire s’il est plus choqué par Nakama et son franc parler ou par le fait qu’elle soit mon amie mais il reprend vite du poil de la bête :

-         Le septième ciel ? Je te trouve bien présomptueuse Nakama, il ne me semble pas que tu connaisses Kakashi si intimement ? Mais si tu voulais un ticket pour cette destination, je serais ravi de t’en fournir un, intervient-il.

Je lève les yeux au ciel. Ce mec est incorrigible, il ne rate jamais une occasion de placer ses pions quand une fille lui plait, quitte à m’envoyer une pique à la tête. Mais c’est très mal connaitre Nakama que d’imaginer que sa remarque de mufle passerait sans se prendre le revers dans les dents.

Elle se tourne vers lui en haussant les sourcils :

-         Un ticket pour le septième ciel ? C’est toi que je trouve drôlement présomptueux Rinko, je miserais plutôt sur Kakashi. Ce n’est sans doute pas un hasard qu’Hanako t’ait finalement gardé en ami pour se jeter dans les bras de Kakashi… Alors je ne sais pas, c’est peut-être sa gentillesse démesurée avec les autres, son sens de l’humour incroyable ou son énergie positive débordante mais je vais quand même parier sur ses talents au lit, va savoir pourquoi ! conclut-elle avec une voix insolente.

Je manque de m’étrangler et Rinko se décompose totalement alors que Nakama mange avec appétit comme si elle venait de commenter la météo. Je ne sais plus où me mettre, je ne sais pas si je dois intervenir et préciser qu’Hanako et moi avons été irrésistiblement attirés l’un vers l’autre bien avant qu’il ne se passe quoi que ce soit, parce que je sais que Rinko comme Nakama sont tout à fait au courant. Ce serait peut-être même pire de donner l’impression que j’envisage que Nakama ait raison, je ne sais pas quoi faire alors qu’il affiche toujours une tête profondément choquée. J’opte pour la sobriété :

-         Et bien, je ne me demanderai plus pourquoi tu n’as pas d’amis…, commente-je d’une voix aiguë.

Mais elle nous prend encore au dépourvu en éclatant de rire :

-         Je suis désolé Kakashi mais je ne supporte pas ce qu’il vient de faire. Les dragueurs invétérés qui se pensent tout permis, qui te sortent des réflexions lourdes sans même se demander si la remarque passe. Sérieux, je l’ai rencontré il y a quatre minute et il me propose un « ticket pour le septième ciel » ? Tu imagines le nombre de nanas qui auraient été sans voix, à ne pas savoir quoi répondre face à ces paroles déplacées ?

Elle tourne alors la tête vers Rinko, se penchant vers lui avec son regard le plus sauvage pour lui asséner le coup de grâce :

-         Et bien moi, je suis la vengeresse de toutes ces femmes Rinko, c’est moi qui cloue le bec aux mecs comme toi et j’y prends beaucoup de plaisir, sans doute bien plus qu’avec un ticket dans ton avion qui s’écraserait bien avant la destination.

Rinko plisse les yeux automatiquement et ils se dévisagent de leurs yeux noirs intenses pendant quelques longues secondes. Aucun d’eux ne cille, aucun d’eux ne détourne la tête, leurs fiertés et leurs assurances ne connaissent aucunes limites et j’ai pratiquement l’impression d’assister à un bras de fer.

C’est Rinko qui rompt le silence en premier, la dévisageant toujours de ses yeux sombres :

-         C’est donc toi que les dieux ont finalement envoyé pour me punir ? demande-t-il.

-         C’est moi que les déesses ont envoyé pour te punir, rétorque-t-elle.

Il se mord la lèvre et je ne crois pas avoir déjà vu Rinko aussi peu dans le contrôle de son échange avec une femme. Mais bon, elle est mon amie et Rinko n’a de toute façon rien à répondre à ça alors je me comporte comme un gamin et je tapote le bras de Nakama pour récupérer son attention. Elle tourne la tête vers moi tout de suite, ses yeux redevenant tout gentils :

-         Alors vous avez pu discuter ? redemande-t-elle en me couvant de son regard enthousiaste.

-         Oui, elle m’a dit d’agir comme s’il n’existait pas, qu’elle le gérerait en attendant de trouver le courage de le quitter ! Elle est juste encore peureuse, elle dit qu’elle attend quelque chose de moi… Je ne sais pas ce que c’est mais je sens que ça reprend entre nous, pour de vrai. Je sens au fond de mon cœur qu’on avance enfin, affirme-je.

-         C’est génial ça Kakashi, c’est normal qu’elle soit encore peureuse, mais ça sent très bon pour vous. Ne te fais quand même pas trop de films, il n’est pas dit qu’elle le quitte dans la semaine non plus, ce n’est pas parce qu’elle n’en a rien à faire de lui que ça veut dire qu’elle le quittera facilement. En fait, elle touche du doigt ce qu’elle attend depuis des semaines, à savoir passer du temps de qualité avec toi… alors j’aime autant te dire que ce neuneu ne sera pas sa priorité.

-         Ça n’a pas de sens, intervient Rinko. Elle ferait mieux de le quitter pour passer tranquillement du temps avec Kakashi.

Elle lui lance un regard agacé avant de lever les yeux au ciel :

-         Quel esprit étriqué d’homme tiens ! Cette fille est presque morte de chagrin en imaginant que Kakashi la quittait pour de bon, son monde tournait visiblement autour de lui pour qu’elle s’effondre comme ça. Elle s’explique avec lui, ils règlent leurs désaccords, font éclater la vérité et s’apaisent enfin. Vous imaginez vraiment qu’elle va perdre une seule seconde de son temps libre avec ce mec alors qu’elle peut tout simplement courir se jeter dans les bras de celui qui était le centre de son monde ? soupire-t-elle d’une voix impérieuse.

-         Ça fait sens finalement, acquiesce Rinko.

Mon cœur galope dans ma poitrine, la joie se déverse dans mes veines alors que je me redresse :

-         J’avais peur qu’elle soit avec lui après sa garde… Tu penses qu’elle voudra bien me voir moi ? demande-je avec espoir.

Elle éclate de rire en me tapant l’épaule :

-         Kakashi mon chou, je parierais ma vie que tu la trouveras devant ta porte avant même l’heure du goûter ! s’amuse-t-elle.

Je souris comme un idiot et Rinko plisse les yeux. Visiblement, il n’est pas satisfait qu’elle me donne autant d’attention et aussi peu à lui. Il faut dire qu’il n’a pas l’habitude.

-         « Mon chou » ? me demande-t-il en haussant un sourcil.

J’hausse les épaules et Nakama le toise :

-         Quoi ? Tu es jaloux ? demande-t-elle d’une voix moqueuse.

-         Pas jaloux, surpris. Kakashi n’est pas du genre à se laisser appeler comme ça et je ne suis pas sûr que ça plairait à Hanako, rétorque-t-il.

-         Hanako n’a aucun soucis à se faire, déjà parce qu’il est clair et net que Kakashi est raide dingue d’elle mais aussi parce que je ne m’intéresse pas à lui, tranche-t-elle avec un regard clair qui n’accepte pas d’opposition.

-         Pourquoi donc Nakama ? Tu n’es pas séduite par « sa gentillesse, son humour et son énergie » ? continue-t-il quand même.

-         Je ne donne pas dans les jeunots, rétorque-t-elle.

-         Les jeunots ? s’étonne-t-il.

-         Elle est plus âgée que nous, précise-je.

-         Ça ne se voit pas, tu es plus fraiche et sexy que la plupart des plus jeunes que nous, lâche-t-il.

Je fixe la table en haussant les sourcils, me demandant ce que Rinko n’a pas encore compris dans le caractère de Nakama, me demandant pratiquement s’il fait exprès, et cette dernière tourne son regard brûlant de colère vers lui :

-         L’entièreté des femmes de Konoha t’emmerde Rinko. Elles te disent joyeusement d’aller te faire voir pour avoir sorti une remarque si vulgaire et offensante qu’elle vexe les plus jeunes comme les plus âgées !

-         L’entièreté des femmes de Konoha m’emmerde ? C’est drôle, elles sautent pourtant toutes dans mon lit, rétorque-t-il avec un sourire en coin.

Sérieusement, il fait exprès ?

-         Tu ne me vois pourtant pas sauter dans ton lit il me semble, réplique-t-elle.

-         Sans doute parce que tu viens de Suna, ça prend visiblement juste un peu plus de temps, continue-t-il.

Nakama hoche la tête lentement, les yeux interloqués :

-         Kakashi, ton ami est difficilement supportable. Je vais me contenter de toi pour les bons plans et je vais surtout espérer que je ne le croiserai plus, affirme-t-elle.

-         Il est sympa dans le fond, je te jure, il est même très marrant, le défends-je malgré tout.

-         Ah bon…, marmonne-t-elle, peu convaincue.

-         Ouai, je te jure que je peux ne pas être lourd, confirme Rinko. Mais c’est assez drôle de me faire rembarrer, tu as répondant et je n’ai pas l’habitude… Ça me plait bien.

-         Ça te plait bien ? Oh… attends… ah oui, on me dit dans l’oreillette que tout le monde s’en fiche ! réplique-t-elle.

Nous éclatons de rire tous les trois, Rinko a du mal à s’en remettre et Nakama continue :

-         Bon Kakashi, maintenant il faut qu’on trouve ce qu’elle attend de toi, c’est le plus important.

-         Oui, acquiesce-je.

-         A nous trois on devrait bien y arriver, enfin, si Rinko accepte de parler d’autre chose que de sa personne une petite minute ? demande-t-elle.

Elle lui lance un regard malicieux et il sourit :

-         Ouai, je devrais pouvoir faire ça pour tes beaux yeux Nakama, répond-il.

Elle lève les yeux au ciel mais nous discutons ensuite vraiment tous les trois, nous creusant la tête pour comprendre ce qu’Hanako cherche. Nous envisageons plusieurs possibilités, mais chaque fois que l’une d’elles nous parait prometteuse, nous tombons tous les trois d’accord pour dire qu’il serait aberrant qu’elle attende ça de moi tant qu’elle sort encore avec Shisui alors nous finissons le repas sur un échec. Nous ne comprenons pas ce que je peux faire de plus en l’état actuel de la situation, ce que j’avais déjà dit à Hanako de toute façon, et Nakama conclut :

-         Bon les garçons, si nous n’arrivons pas à trouver ce qu’elle veut dans les prochains jours, on passe au plan B, déclare-t-elle.

-         C’est quoi le plan B tigresse ? demande Rinko avec curiosité.

-         On lui donne un coup de pouce pour larguer son neuneu, répond-elle malicieusement.

Je fronce les sourcils en échangeant un regard qui en dit long avec Rinko, il est visiblement d’accord avec moi et il le partage à Nakama :

-         Je ne vois pas bien comment tu pourrais te débrouiller pour qu’elle lâche son Shisui chéri ? J’ai déjà tout essayé pour lui faire ouvrir les yeux, elle n’en démord pas, dit-il.

Elle soupire bruyamment :

-         Les garçons… vous me désespérez, il était temps qu’une femme mette le bout de son nez dans vos histoires. Ne vous inquiétez pas, j’ai des idées en réserve et pas des idées que Rinko aurait pu faire lui-même. On lui laisse encore quelques jours, mais après ça, on passe à l’attaque.

-         Raconte ! s’agace Rinko.

-         La ferme toi ! Je n’ai pas encore décidé si tu méritais ta place dans notre super duo de l’enfer ! réplique-t-elle en lui jetant un de ses désormais célèbres regards hautains.

Je ne peux m’empêcher de rire et Rinko tape sur la table :

-         Non mais je rêve ! beugle-t-il. C’est mon meilleur ami, c’est nous le duo et c’est toi la pièce rapportée !

-         C’est noté, répond-elle. Bon, il faut que j’y aille, j’ai une chirurgie en début d’après-midi…

-         Ne te rate pas, la taquine-je.

-         Je peux me rater désormais, tu m’en dois une pour Tao, alors je compte sur toi pour planquer le cadavre dans les bois si je me plante ! rit-elle.

-         Ça marche, réplique-je en souriant.

Elle se lève et disparait comme elle est venue.

Alors que nous rentrons chez nous, Rinko me demande comment j’ai rencontré Nakama. Je lui explique donc notre rendez-vous foireux organisé par Naruto, ce qui l’amuse, forcément. Il rit plus encore quand il apprend qu’elle m’a mis un râteau avant même que je n’ai compris que nous étions en rendez-vous et je lui explique finalement la naissance de notre amitié suite à ça.

-         Elle est vraiment particulière cette fille, commente-t-il finalement.

-         Elle est particulière c’est clair, mais j’ai bien accroché avec elle, réponds-je.

-         Ça j’avais remarqué, je me demande même pourquoi… rien à voir avec sa beauté j’imagine ? tente-t-il en me lançant un regard prudent.

-         Rinko…, soupire-je. Je ne vois même pas les autres femmes, je ne vois qu’Hanako.

-         Je m’en doutais, je prenais juste la température… C’est tellement bizarre qu’elle soit devenue ton amie que je me suis demandé si après tout, ce n’était pas simplement toi qui découvrais sur le tard que le monde est finalement rempli des belles créatures que sont les femmes, plaisante-t-il.

-         Pas du tout, mon monde est complet avec la belle créature qu’est Hanako, mais Nakama est vraiment chouette. J’ai tout de suite senti une connexion avec elle, comme lorsque je t’ai rencontré… Le petit truc en plus qui me met à l’aise, c’est inexplicable mais je suis content de l’avoir comme amie. Elle m’a déjà donné plein de conseils qui ont fonctionnés comme sur des roulettes avec Hanako et elle me fait bien rire.

-         Elle est vraiment drôle comme fille…, répond-il. Et puis, elle m’a drôlement remis à ma place, elle a du répondant.

-         C’est clair, confirme-je en ricanant.

-         Ça ne me fait pas de mal franchement, j’avais bien besoin qu’on me remette les idées en place. Je crois que je l’aime bien… je la valide dans notre trio d’enfer.

-         Tu sais comme moi que même si on se connaissait d’avant, c’est clairement elle qui décide de t’intégrer ou non ! plaisante-je.

-         Bordel, mais qu’est-ce qu’on devient Kakashi ?! On se faisait déjà martyriser et mener à la baguette par Hanako mais si Nakama s’y met, il va falloir qu’on se remette en question ! s’exclame-t-il.

Nous rions comme deux bossus en remontant la rue du restaurant.

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