LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC x OC)
Chapitre 178 : Tristes nouvelles du pays de l'eau
3248 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour 03/02/2026 10:52
Chapitre 178 : De tristes nouvelles du pays de l’eau
Nous nous observons sans parler depuis quelques minutes, nos visages tout près alors que je la tiens dans mes bras, partageant un regard complice qui en dit long. Elle rompt finalement le silence :
- Tu sais… comme tu m’as appelé pendant qu’on… quand tu m’as appelé « mon amour » …, commence-t-elle.
- Oui ? demande-je en sentant mes joues chauffer légèrement.
Elle ne répond pas tout de suite et je me demande si le moment ne serait pas suffisamment beau pour que je lui dise – enfin – que je l’aime de tout mon cœur. Mais je sens toujours ce blocage en moi, cet incapacité à lui dire alors que je ne suis pas avec elle.
Elle interrompt mes pensées :
- Ça me… j’aime quand tu m’appelles comme ça, reprend-elle d’une petite voix.
- J’aime t’appeler comme ça…, réponds-je.
- Pourquoi ? demande-t-elle en rougissant un peu plus.
Ça me rend tout timide moi aussi, mais je prends sur moi pour être honnête. Si je ne suis pas prêt à lui dire les mots en eux-mêmes puisque j’estime qu’ils feront sens lorsque nous serons ensemble, je suis plutôt prêt à lui faire comprendre que je les ressens alors je me lance :
- J’aime t’appeler comme ça parce que c’est ce que je ressens, murmure-je.
Son visage devient radieux, plus radieux que je ne l’ai jamais vu, alors qu’elle m’a déjà offert une belle palette d’émotions depuis que je la connais. Ses yeux brillent plus encore que d’habitude, j’ai presque l’impression qu’elle pourrait pleurer alors qu’elle me répond la plus belle chose que je n’ai jamais entendu sortir de ses lèvres parfaites :
- Alors embrasse-moi, mon amour, chuchote-t-elle.
Alors que nous nous embrassons avec émotion, ma vie change.
Ma vie change parce que c’est la première fois depuis que je la connais qu’elle me donne une preuve aussi solide qu’elle m’aime elle aussi, et malgré tous les sentiments que j’ai déjà pu voir au fond de ses yeux, l’entendre presque le confirmer est un rêve inestimable.
Ma vie change parce qu’à ce moment précis, je fais le lien avec tout ce qu’il s’est passé aujourd’hui, tous les comportements étranges qu’elle a eu, cette façon de se projeter chez moi, de se fiche qu’on nous voie nous embrasser ou nous tenir la main…
Si Hanako vient de subtilement m’annoncer qu’elle aussi est amoureuse de moi, alors peu importe ce qui peut revenir aux oreilles de Shisui ou non, nous n’en sommes déjà plus là. Nous sommes en train d’avancer, de nous lier profondément, nous sommes déjà replongés dans notre histoire qui fait peut-être du mal aux gens qui gravitent autour de nous mais qui prouve que rien ne saurait nous séparer, que nous sommes simplement faits l’un pour l’autre et que seuls des idiots prennent le risque de se mettre entre elle et moi. Que ce soit Rinko, Sun, Hinari, Shisui… aucun ne saurait rivaliser avec ce qu’il se joue entre elle et moi depuis le premier jour.
*
Le dimanche matin est plus doux encore que le samedi, parce que je ne travaille pas et que j’ai donc le bonheur de me réveiller sereinement avec elle chez moi… ou plutôt de me faire réveiller.
Ce sont ses petits baisers tendres sur ma joue qui me sortent du sommeil, plus légers que la caresse d’une plume. Je n’ouvre même pas les yeux et je m’étire de tout mon long en souriant avant de refermer mes bras autour d’elle pour la câliner.
- Bonjour paresseux, pouffe-t-elle.
J’ouvre un œil pour lui lancer un regard sévère et elle rit un peu plus avant de se lever pour nous faire un petit déjeuner visiblement. Je l’observe cuisiner depuis le lit, ayant presque envie de rire de la situation et d’à quel point je passe pour un pacha.
- Qui donc est le serviteur de qui désormais ? m’amuse-je.
Elle me lance un regard rieur :
- Je crois bien que c’est moi, à vos ordres maitre ! répond-elle joyeusement.
- Tu restes avec moi aujourd’hui ? demande-je timidement.
- Bien sûr, enfin… si tu en as envie…
Je lève les yeux au ciel face au regard interrogateur qu’elle me lance.
- Qu’est-ce que tu as envie de faire ? demande-je.
- Te trouver une table ! répond-elle tout de suite.
C’est ainsi qu’après un petit déjeuner copieux, nous nous préparons pour aller au marché. Elle n’a toujours rien à se mettre mis à part sa robe de vendredi soir alors nous faisons quelques essais peu fructueux mais à mourir de rire. Elle essaie un de mes jogging mais impossible de le faire tenir sur ses hanches, nous tentons avec un de mes short de pyjama mais la tenue est si ridicule qu’elle refuse de sortir, alors nous nous rabattons sur sa robe. Elle la porte par-dessus un de mes tee-shirt et l’ensemble est vraiment ravissant.
- On dirait presque que cette robe était faite pour être mise sur un tee-shirt, tu es très jolie comme ça, dis-je.
Elle s’observe comme elle le peut dans mon miroir de salle de bain :
- Oui… c’est vrai que ça a un certain cachet, admet-elle. Le tee-shirt large casse tout le côté très habillé de ma robe…
- Je dirais plutôt que ça casse le côté absolument déshabillé de ta robe, plaisante-je.
Elle me lance un regard blasé :
- Tu m’as comprise !
- Mais oui, en tout cas je t’assure que les deux vont très bien ensemble si ça t’inquiète, assure-je.
- Je ne m’inquiète pas, j’aime bien l’ambivalence de la robe serrée sur le tee-shirt xxl, s’amuse-t-elle.
Je lui prête quand même une veste noire, qui complète le look à merveille puisqu’elle lui donne ce petit côté « j’ai emprunté les habits de mon petit ami » qui me plait bien trop. Nous nous rendons ensuite au marché et elle prend ma main sur le chemin, sans me demander cette fois, comme si c’était naturel et habituel.
Nous fouinons toute la matinée parmi les antiquités, jusqu’à ce qu’Hanako s’arrête net devant une table et décrète que « c’est celle-là ». Je ne cherche même pas à comprendre, j’obéis simplement et je l’achète. Nous passons prendre à manger rapidement et elle passe le trajet du retour à m’expliquer pourquoi cette table est parfaite, que le bois ira à merveille avec ma cuisine et mon lit tandis que joue les hommes intéressés en posant des questions. En vérité, j’ai juste envie de lui faire plaisir puisque le sujet la passionne visiblement et elle répond avec sérieux à chacune de mes questions en agitant ses mains avec passion.
Alors que nous arrivons au pied de chez moi, nous tombons sur Minato qui sort de mon bâtiment et qui parait soulagé de nous voir :
- Je viens de poser un mot sur ta porte Kakashi, dit-il avec tension.
- Que se passe-t-il ? m’inquiète-je.
- Il faut impérativement que tu passes dans mon bureau, cet après-midi, c’est à propos du pays de l’eau.
Je m’apprête à lui redemander ce qui ne va pas mais il lance un coup d’œil à Hanako, qui est déjà toute inquiète, et ce regard signifie que les nouvelles ne peuvent pas être annoncées devant elle. J’hoche lentement la tête et il lance encore un regard à Hanako avant de reprendre :
- Nous en aurons pour un moment, alors …
- Bien, réponds-je.
Il s’en va comme il est venu et nous remontons chez moi tandis qu’Hanako angoisse déjà comme une dingue, s’inquiétant pour moi alors que nous installons ma table.
- Mon ange, la réprimande-je. J’en saurai plus cet après-midi, je ne pars pas ce soir a priori, alors cesse de t’inquiéter et profite donc de l’installation de cette table pour laquelle tu étais si enthousiaste.
Elle m’offre un faible sourire mais elle fait l’effort de ne pas en parler pour que notre repas se passe dans la bonne ambiance, surtout en considérant que nous n’aurons pas notre après-midi tous les deux. En revanche, lorsque nous terminons de manger et qu’elle enlace ses doigts aux miens sur la table, elle arbore à nouveau un visage tout inquiet et triste.
- Tu vas rentrer chez toi ou m’attendre ici ? demande-je timidement.
- Rentrer chez moi je crois, je commence à en avoir marre de porter tes caleçons, répond-elle pensivement.
- Quoi ?! fais-je mine de m’offusquer.
Elle glousse un peu :
- Ils sont confortables, je le reconnais, mais je ne peux pas accessoiriser cette robe à l’infini avec tes vêtements !
- J’aime bien que tu le fasses, j’ai de toute façon toujours aimé que tu portes mes habits, souligne-je.
- Moi aussi, mais il serait temps que je lave cette robe tu ne crois pas ? répond-elle avec des yeux doux en se penchant au-dessus de la table pour s’approcher de moi.
- Je crois bien que si mon amour, admets-je en me penchant à mon tour.
Ses yeux brillent de mille éclats avant que je ne l’embrasse par-dessus la table. Elle resserre ses doigts autour des miens et attrape ma joue de l’autre pour me garder contre elle pour faire durer notre baiser et je m’exécute avec plaisir.
- Je vais aller voir Minato, annonce-je finalement à voix basse.
- Je vais rentrer chez moi alors…
- Fin du rêve, murmure-je tristement.
- Ou début, va savoir…, répond-elle avec un sourire en coin avant de m’embrasser encore.
*
Lorsque je débarque dans le bureau de Minato, il affiche un air soulagé et je constate une pile de dossiers devant lui, ce qui n’est pas bon signe. Je m’installe sur le coin de son bureau en l’interrogeant du regard, et il se lance :
- Accroche-toi, me prévient-il en me tendant un papier.
Je le lis avec attention, en hallucinant de seconde en seconde. Le papier vient du kage de Kiri, sauf qu’il n’est pas signé par Meï mais par un certain Mizuki qui nous annonce souhaiter reconsidérer nos accords de paix.
- Ce papier a l’air officiel, m’inquiète-je.
- Il l’est, il y a le sceau officiel du kage de Kiri, alors nous sommes sûrs que ce n’est pas une plaisanterie de mauvais goût.
- Ça signifie que la prise de pouvoir a finalement eu lieu…, souffle-je.
- Oui, et que nous ne savons même pas ce qu’il est advenu de Meï. Puisque ce Mizuki nous convie à venir à Kiri pour renégocier les accords, nous partons demain matin, annonce-t-il. Il faut absolument que nous nous rendions sur place, que nous comprenions ce qu’il s’est passé et que nous retrouvions Meï si elle est encore en vie… Je ne me rends pas compte de ce que ce nouveau régime peut donner mais à voir la barbarie dont les perturbateurs des îles on fait preuve, je suis très inquiet.
J’hoche la tête et je croise les bras :
- Et vous me vouliez dans votre bureau pour quoi ? Je me doute que je ne suis pas là simplement pour apprendre les nouvelles… ? demande-je.
- Non, nous allons devoir décider ensemble des troupes que nous emmènerons avec nous sur place, et de celles que nous laisserons à Konoha. Il faut impérativement que nous y soyons tous les deux, alors il faut décider de qui sera aux commandes ici en notre absence… Que nous formions une escouade d’un minimum de ninjas pour éviter de trop inquiéter ces perturbateurs mais une escouade la plus efficace pour être en mesure de nous défendre au cas où ça tournerait mal… C’est compliqué et nous n’avons que jusqu’à ce soir, j’informerai les partants dans la soirée.
- Des forces spéciales, ça parait évident, nous ne pouvons pas prendre le risque d’emmener des hommes moins formés que ça, souligne-je.
- Je ne sais pas, notre équipe de liaison interpays comporte des éléments qui pourrait nous être très utiles et… il s’avère que tu es proche des deux qui m’intéressent alors…
Je me tends des pieds à la tête mais Minato adopte sa voix la plus autoritaire :
- Kakashi. Elle est la meilleure médecin et un atout absolument indispensable pour ce genre de mission. Si je l’emmène, j’ai de quoi soigner mes hommes et savoir ce qu’il se trame dans la tête de nos ennemis… sa présence est nécessaire, c’est une ninja, elle a choisi sa voie, me rappelle-t-il.
Je ne sais pas trop quoi répondre à ça, il était de toute façon absolument évident qu’elle ferait partie des partants mais je tente la chose :
- Elle ne sait pas se battre senseï, c’est la mettre en danger de mort.
- Elle ne sait pas se battre, certes, mais je te propose de choisir le ninja de nos rangs de ton choix pour qu’il la colle vingt-quatre heure sur vingt-quatre, répond-il. Sa seule directive sera la sécurité d’Hanako…
J’ai un petit rire jaune :
- Je ne peux pas me choisir moi-même je suppose ? Ça serait trop simple…, dis-je avec tension.
Il affiche un petit sourire compatissant :
- Non, car j’aurai besoin de toi pour d’autres missions sur place. Retrouver Meï déjà, peut-être même assassiner ce fameux Mizuki ou chercher des informations sur lui… je ne sais pas encore, je n’ai aucune visibilité sur ce qu’il va se passer mais ce que je sais, c’est que j’aurai besoin de toi pour le sale boulot…
- Je peux l’entendre, soupire-je malgré mon inquiétude.
- C’est bien pour ça que je t’offre le ninja de ton choix pour veiller sur Hanako en continu et notamment lorsque tu ne seras pas avec nous. Quel est ton choix ?
- Hokuto, réponds-je immédiatement.
Minato hoche la tête, surpris :
- Je m’attendais à ce que tu choisisses Rinko, c’est un excellent combattant...
- J’aurais été bien stupide de le choisir senseï, je sais qu’il veillera déjà sur elle quoi qu’il arrive, alors autant tripler la surveillance en choisissant un troisième homme ! explique-je en riant.
- Effectivement…, admet-il en souriant. Alors ce sera Hokuto, il est plus qu’excellent.
Je passe toute mon après-midi avec lui, nous choisissons avec le plus grand soin les hommes qui viendront avec nous, ceux qui dirigeront le village et surtout, nous tentons de deviner toutes les possibilités. Ce qu’il s’est passé, ce qu’ils cherchent, où peut se trouver Meï, les motivations des perturbateurs, leurs stratégies potentielles pour nous tuer d’entrée de jeu et bien d’autres choses…
Lorsque je repars de son bureau, il est déjà tard dans la soirée.
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Fin du tome 6, nos tourtereaux se sont enfin retrouvés après toutes leurs péripéties et il était temps, puisque le tome 7 est un peu plus sombre et sérieux que celui-ci.
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