LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC x OC)
Chapitre 182 : Encore une discussion avec Minato
3047 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour 10/02/2026 10:37
Chapitre 182 : Encore une discussion avec Minato
L’ambiance est plus détendue sans la menace d’une attaque imminente de nos hôtes, les ninjas sont plus joyeux et ils investissent plus sérieusement les lieux maintenant qu’il est évident que nous resterons quelques jours.
Je suis rassuré d’être à l’extérieur du village, nous sommes plus sereins éloignés d’eux, l’ambiance lugubre ne nous atteint pas trop malgré la brume épaisse qui pèse sur les bois alentours.
Hanako discute avec Rinko et des amis à lui dans le salon, et je vais m’assoir sur l’accoudoir de son fauteuil. J’ai une envie folle de douceur et de câlins, ce constat me donne envie de rire de moi-même, qui suis passé de l’implacable ninja copieur au petit ourson grognon d’Hanako en quelques mois. Elle me lance un joli regard et pose une main sur ma cuisse pour la caresser tandis qu’elle continue sa conversation. Ce petit geste me rend déjà très heureux et récolte des regards étonnés des amis de Rinko, qui me dévisagent ensuite comme s’ils ne me connaissaient pas.
Au bout d’une dizaine de minutes, je m’ennuie et j’ai envie de me rendre utile alors je saute sur l’occasion lorsque Jin et Hokuto décrètent vouloir s’emparer du problème de l’eau chaude. Nous remontons les tuyaux d’eau jusqu’à une petite pièce attenante à la cuisine au sous-sol, où nous découvrons une vieille chaudière hors-service. Jin envisage de tenter de la réparer et Hokuto hoche la tête malgré des yeux inquiets puisqu’il n’arrive pas à meilleure solution. J’estime qu’il vaut mieux y aller au plus sûr :
- Je ne voudrais surtout vexer personne…, interviens-je d’une voix moqueuse. Mais étant donné que tu n’es pas plombier Jin, j’opterais plutôt pour la manière bête et méchante. On pourrait détourner la plomberie vers l’extérieur et faire un feu dessous, histoire de chauffer les tuyaux qui nous fourniront de l’eau chaude. Alors, on ne pourra pas régler la température c’est vrai, mais à moins que Jin ne soit sûr et certain de nous réparer une chaudière de plus de trente ans… c’est mieux que rien.
- Bon sang, c’est intelligent Hatake ! s’exclame Hokuto.
- C’est pour ça que c’est lui le commandant ! rit Jin sans prendre la mouche.
Nous rions tous les trois et entreprenons notre besogne. Ça nous prend longtemps mais ça nous occupe bien et la perspective d’avoir de l’eau chaude nous donne la motivation nécessaire. La nuit tombe lentement tandis que nous creusons le mur puis plions et cassons les tuyaux avant de les ressouder avec mon katon. Nous menons un vrai cirque mais nous finissons par réussir à faire sortir les tuyaux hors de la ferme sans fuite et nous nous empressons d’aller faire un feu dessous à l’extérieur.
Nous sommes plutôt très contents de nous, particulièrement lorsque tout est mis en place, que les flammes lèchent les tuyaux et que nous nous précipitons à l’étage de la salle de bain sous les regards interrogateurs des autres.
- Hé ! Si c’est pour faire des choses coquines vous m’attendez !! s’écrie Rinko en nous voyant filer à l’étage, faisant évidemment rire tout le salon.
Une fois devant la baignoire, nous allumons l’eau et célébrons notre petite victoire en nous serrant la main. C’est officiel nous avons de l’eau chaude. Un peu trop chaude d’ailleurs, mais on s’y habitue vite et c’est franchement mieux qu’un peu trop froide vu la température extérieure.
- Et en plus, c’est à volonté, il n’y a qu’à remettre du bois dans le feu dehors ! s’écrie Jin.
- Oui, nous aurons tous une douche chaude ce soir, dis-je joyeusement.
- Lequel de nous trois aura l’honneur de prendre la première ? demande Hokuto.
- Comme vous voulez, je ne suis pas pressé, réponds-je. Nous avons toute la soirée désormais…
- Moi je suis pressé ! s’excite Jin.
- Alors à toi l’honneur, je vais aller faire à manger, décide Hokuto.
Nous le laissons dans la salle de bain et redescendons pour passer une soirée qui s’annonce plus belle que prévue.
- Que ceux qui veulent manger me suivent ! s’exclame Hokuto en descendant à la cuisine.
Tout le monde le suit sauf Hanako, qui vient vers moi :
- Mais que faisiez-vous donc tous les trois ? me taquine-t-elle.
- Des coquineries, pas de votre âge, réplique-je en souriant.
Elle glousse en me prenant par la taille :
- Pas de mon âge ? Tu es sûr de ça ? me demande-t-elle d’une voix mutine en glissant mon masque dans mon cou.
Je l’embrasse pour toute réponse, prenant doucement sa nuque dans ma main en la serrant contre moi de l’autre, me régalant de mon petit amour.
- Alors, que faisiez-vous ? demande-t-elle avec curiosité lorsque nous rompons notre baiser.
- Alors mademoiselle… pendant que vous vous reposiez sur vos lauriers, je me démenais corps et âme pour vous offrir une douche chaude…, réponds-je en la câlinant.
- Quoi ?! s’exclame-t-elle avec de grands yeux excités.
- Tu as très bien entendu, nous nous sommes débrouillés pour avoir de l’eau chaude.
Ses yeux se ferment presque, très charmeurs et surtout très séduits :
- Laisse-moi deviner… une brillante idée de notre brillant commandant ? murmure-t-elle.
- Evidemment…, réponds-je doucement en voyant ses lèvres se rapprocher.
Elle m’embrasse encore, complétement conquise, lorsque Minato sort de sa pièce sur notre droite. Nous arrêtons de nous embrasser par respect, mais restons enlacés et il nous regarde en souriant :
- Alors ça, c’est une vision qui me fait plaisir, dit-il avec bienveillance.
- Merci…, rougit Hanako en lui souriant timidement.
Je lui souris simplement et il se dirige vers l’escalier :
- J’ai entendu parler de nourriture…, dit-il avec humour. Je vous laisse profiter les jeunes.
Il descend rapidement à la cuisine et Hanako me regarde avec les yeux remplis de bonheur.
- Il nous laisse profiter ? dis-je en haussant un sourcil.
Elle glousse et je l’embrasse encore, faisant mine de la dévorer avec fièvre, la faisant redoubler de rire jusqu’à ce que nous descendions à notre tour.
*
Après un repas dans la bonne ambiance, nous sommes tous au salon. J’ai Hanako à ma droite et Rinko à ma gauche dans l’un des canapés. Je lis et ils jouent aux cartes avec quelques-uns de nos camarades, ils ne font que de tricher, tentant d’apercevoir les cartes de l’autre, se chamaillant devant moi, me prenant comme arbitre.
- Rinko, c’est toi qui as commencé à regarder mes cartes ! Alors ne t’offusque pas que je le fasse en retour ! fanfaronne Hanako.
- Je regarde tes cartes parce que tu n’arrives pas à les tenir avec tes mains de gnome ! réplique-t-il.
Elle se vexe et lui lance un coussin dessus, qu’il intercepte avant de lui renvoyer dans la tête. On se croirait ce matin au petit-déjeuner et ils m’amusent beaucoup, particulièrement lorsqu’Hanako me lance un regard faussement exaspéré :
- Kakashi, aurais-tu l’obligeance de signaler à ton « lapin » qu’il me tape sur les nerfs ! dit-elle.
- Mon lapin…, réplique Rinko. Aurais-tu l’obligeance de répondre à ton échantillon de poche que je m’en fiche royalement !
- Ne me mêlez pas à vos guéguerres…, soupire-je en souriant quand même.
- C’est toujours mieux que « gnome », rit-elle en regardant Rinko.
- Bah… Je ne peux pas rester bien longtemps méchant avec toi, dit-il simplement.
Au fur et à mesure de la partie, ils s’associent finalement pour avoir le dessus sur les autres, se montrant leurs cartes et riant comme des bossus, pratiquement les deux appuyés sur mes cuisses, faisant des stratégies à voix basse :
- Si on ne fait pas un bon tirage, c’est Jin qui va gagner ! s’angoisse Hanako.
- Il faudrait qu’on tire un as…, lui répond Rinko en me regardant rapidement.
- Oui, ça va être tendu…, dit-elle en me lançant un coup d’œil à son tour.
- Vous avez conscience que je ne joue pas avec vous ? demande-je avec un air blasé.
- Bien sûr que si ! répondent-ils à l’unisson.
Je râle en soupirant mais je souris derrière mon masque. Je n’arrive pas à réaliser à quel point ma vie est un bonheur quand je les ai tous les deux dedans. Je ne peux toujours pas croire que Rinko me soutienne et que je sois à deux doigts d’être officiellement avec l’amour de ma vie. Je ne vois d’ailleurs pas bien ce que nous n’avons pas d’un couple à l’heure actuelle.
Lorsque vient leur tour, ils me tendent la pioche avec inquiétude pour que je tire à leur place, ce que je fais en levant les yeux au ciel. Et évidemment, il fallait que je sorte un as. Ils affichent des sourires de carnassiers complices avant de mettre la pâté aux autres puis de s’affronter quand il ne reste plus qu’eux deux et c’est finalement Hanako qui l’emporte, bien que je soupçonne Rinko de l’avoir laissé gagner d’après son attitude.
Ils veulent évidemment refaire une partie mais proposent de jouer par groupe pour pouvoir rester associés et je me lève rapidement pour les empêcher de me forcer à jouer, prétextant d’aller boire un verre d’eau à la cuisine.
En bas, je tombe sur Minato, assis à la grande table, dos au feu. Je m’assois avec lui et il relève le nez des documents devant lui :
- Ça va Kakashi ? demande-t-il en souriant.
- Ça va, vous écrivez vos propositions pour Mizuki ? demande-je.
- Oui. Ça va Kakashi ? insiste-t-il en souriant plus largement.
Je rougis un peu en détournant la tête et il rit doucement :
- Alors ça y est, vous êtes de nouveau ensemble ? demande-t-il gentiment.
- Non… elle est toujours avec Shisui, réponds-je d’une voix sombre.
Il hausse les sourcils, véritablement surpris, et j’hoche simplement la tête en soupirant.
- Je ne m’y attendais pas…, dit-il. Vous… m’aviez pourtant l’air très proches… Enfin, vous l’avez toujours été j’imagine, mais disons que vous n’êtes pas particulièrement discrets désormais… ?
- Oui, je ne sais pas trop. Ça fait quelques jours qu’elle se comporte comme ça, qu’elle ne cache plus vraiment notre proximité… Honnêtement je ne comprends pas grand-chose, marmonne-je.
- Tu ne comprends pas quoi ? demande-t-il.
- Son comportement ! réponds-je d’une voix bien plus vive que prévue. Senseï, elle me fait tourner en bourrique, elle se comporte avec moi comme si nous étions… ensemble, et pourtant, elle est avec un autre ! Je ne comprends rien, je me sens dépassé et perdu mais je suis heureux de ce qu’il se passe alors j’imagine que je ne devrais pas me plaindre.
Il fronce les sourcils et je me tasse un peu sur moi-même parce que je sais qu’il va me sortir une phrase qui va me faire me sentir complétement idiot… et ça ne rate pas :
- Mais si tu ne comprends pas ce qu’il se passe, as-tu au moins tout simplement posé la question à Hanako ? demande-t-il.
- Non…, avoue-je du bout des lèvres.
Il secoue la tête en soupirant :
- Kakashi ! Je t’avais pourtant dit de t’ouvrir à elle ! De lui dire tout ce qui te passait par la tête ! Et te revoilà en train de te torturer au lieu de communiquer avec elle, ne t’étonnes pas de ne rien comprendre si tu ne poses pas la question ! me réprimande-t-il.
- Mais que voulez-vous que je lui demande ?! me récrie-je.
- Où vous en êtes, tout simplement, répond-il comme si c’était l’évidence.
J’observe les flammes derrière Minato une minute ou deux, me demandant pourquoi je ne lui ai pas demandé mais la réponse me saute aux yeux :
- J’ai peur de lui poser la question et de la braquer… qu’elle se rende compte que nous allons trop loin et qu’elle arrête d’être proche de moi, chuchote-je en fixant toujours l’âtre.
- Je comprends, c’est un risque à prendre en effet… Mais je suis sincèrement convaincu que la communication est la clé.
- Je ne veux pas perdre ce que nous avons depuis des jours, c’est trop précieux, murmure-je.
- J’entends… mais tu ne vas pas rester son amant toute ta vie Kakashi… il serait grand temps de mettre un terme à cette drôle de situation tu ne crois pas ?
- Pas si je la perds, affirme-je tout de suite.
Il pose une main sur la mienne et je tourne la tête pour le regarder, surpris, tandis qu’il reprend d’une voix douce :
- Tu ne la perdras pas Kakashi. Je sais ce que j’ai vu dans le salon tout à l’heure, je vois les mêmes sentiments dans tes yeux et dans les siens… Fais-moi donc confiance, tu l’as toujours fait… Prends ton courage à deux mains et communique avec elle, tire une bonne fois pour toute cette situation au clair.
- Chaque fois que j’essaie, elle me dit qu’elle est perdue, qu’elle se protège… elle ne veut pas le lâcher, je ne sais pas quoi faire de plus, geins-je.
- Alors trouve, trouve ce que tu peux faire de plus, ce que tu peux lui dire de plus… Trouve les mots qui changeront la donne, affirme-t-il.
Il me lance un regard perçant qui me fait presque frémir. J’ai l’impression qu’il me dit de lui dire que je l’aime, comme Nakama, comme mon cœur qui me supplie de lui avouer malgré mon esprit qui s’y refuse. Oserais-je ?
- Allez va Kakashi, rejoins-là, m’ordonne-t-il.
J’hoche la tête et je repars au salon, complétement perdu dans mes pensées et mes inquiétudes.