Je glisse mes mains sur son dos nu pour le caresser et j’ai la surprise de sentir sa main qui passe sous ma robe de nuit, pour se poser sur ma hanche.
Je rougis un peu sans cesser de l’embrasser, je ne porte pas de sous-vêtement et ce contact me rend timide bien qu’il me plaise. Il se détache de mon visage en remontant sa main sous ma robe pour toucher ma taille cette fois.
- C’est bon pour toi ? murmure-t-il, le souffle court.
- Oui, je te le dirai si je ne suis pas à l’aise, réponds-je doucement.
- J’ai trop envie de toi Hanako, c’est pas croyable, lâche-t-il.
Sa phrase me réveille plus fort que jamais, entre son torse nu, sa main sur ma taille et sa phrase salace, je retrouve en moi la sensation qu’il m’avait déjà procuré. Le début de l’envie selon Mei, mon corps qui se tend, mon souffle qui s’accélère un peu à l’instar de mon cœur et mon envie subite qu’il me touche.
Je plonge dans ses yeux brillants de désir, il en a tellement envie, je peux le lire au fond de ses pupilles, je peux presque voir la frustration sur ses traits involontairement suppliants.
Il me plonge encore dessus pour m’embrasser et sa main se balade sur mon corps jusqu’à effleurer l’un de mes seins. Un courant électrique me secoue, ça me plait carrément alors je ne réagis pas, et il pose franchement la main dessus.
Il le caresse gentiment et effleure mon téton du pouce, déclenchant des réactions en chaines dans mon corps qui me coupent le souffle de surprise. Plus il s’occupe du bout de mon sein et plus mon corps me travaille, c’est très agréable, vraiment très agréable et j’ai envie qu’il continue, j’ai même envie qu’il touche l’autre et je souris contre ses lèvres, jubilant comme une dingue d’enfin avoir des sensations et des envies charnelles.
Il se redresse, me donnant envie de crier de frustration, mais il s’assoit sur le bord du lit avec les yeux toujours aussi excités et il m’attrape pour m’assoir sur ses cuisses. Je ne sais pas ce qu’il fait, mais j’y vais plutôt deux fois qu’une et il m’embrasse encore avec température. Son souffle est bruyant contre mes lèvres, ses mains sont moins précises et je sens son cœur qui tambourine dans sa cage thoracique.
Il saisit alors mes deux bretelles de robe de nuit :
- Je peux ? grogne-t-il contre mes lèvres.
- Oui, réponds-je en frémissant d’impatience.
Il les enlève de mes épaules et ma robe glisse jusqu’à mon bassin, dénudant ma poitrine qu’il regarde avec une luxure vibrante. Je comprends alors mieux notre nouvelle position, qui lui permet de poser ses deux mains sur mes seins pour jouer avec. Elles se referment dessus et je clos les yeux pour mieux ressentir son toucher, complétement conquise par la sensation bien trop agréable. Il pourrait me faire ça toute la nuit que je le laisserais faire.
Sa stimulation de ma poitrine envoie même des petits signaux discrets jusqu’à mon entrejambe, je les sens à peine, mais je les sens et ça me fait encore sourire comme une démente.
- Ça te plait ? dit-il avec un air amusé.
Ahhhh. Non.
Il me sort de mon moment et malheureusement, alors qu’il continue son action de la même façon, je ne ressens plus rien. C’est là que je comprends de façon très concrète que oui, le mental et l’état d’esprit joue plus qu’un grand rôle là-dedans, comme me l’avait confié Mei. Bon sang j’ai envie de lui en coller une !
- La ferme Rinko ! grogne-je en me jetant sur ses lèvres avec désespoir.
Je suis tellement frustrée, je commençais enfin à être un poil excitée avant qu’il ne gâche tout et plus je me concentre pour essayer de ressentir des choses, moins ça vient, alors j’abandonne. Notre baiser devient plus calme et il me lance un petit regard sans commenter lorsque nous détachons nos lèvres.
Je m’en veux à moi aussi, ça se passait si bien, on commençait enfin à se découvrir pour de bon, à explorer des choses plus intimes… et voilà que je gâche tout simplement parce que le son de sa voix m’a tiré du moment…
- Excuse-moi…, commence-je.
- Mais ne t’excuse pas, tu es cinglée ou quoi ?! souffle-t-il en ouvrant de grands yeux atterrés.
J’attrape son cou pour le serrer dans mes bras et surtout me cacher au creux de sa gorge. J’ai presque envie de pleurer, je suis trop déçue et je m’en veux alors que je ne devrais pas, je le sais bien…. Je m’en veux même vis-à-vis de lui, qui doit être excité comme un dingue et qui va devoir redescendre parce que je lui impose… et le voilà qui caresse gentiment mon dos en plus…
Je me retire de son cou pour lui lancer des yeux navrés :
- Je…
- « Tu » rien. Tu veux dormir ? propose-t-il.
- Non, j’ai envie d’un câlin…, avoue-je.
- Alors c’est parti pour un câlin, répond-il.
Il s’allonge dans les oreillers sur le dos et m’ouvre les bras :
- Ici la base, nous cherchons à joindre le pilote Hanako pour un atterrissage sur la piste Rinko, dit-il en imitant une voix nasillarde.
Je lève les yeux au ciel :
- Tu es vraiment un enfant Rinko.
- Si tu veux finalement faire des choses d’adultes, je peux très vite en redevenir un ! réplique-t-il alors.
- Arrête, c’est vexant ! m’offusque-je.
- Mais non, ça te vexe parce que tu prends tout ça bien trop à cœur. Si tu n’as pas encore compris que je suis quelqu’un de « détente », c’est que tu n’es pas si maline que ça, me taquine-t-il.
Je croise les bras en le regardant d’un petit air sévère mais il m’attrape pour m’assoir sur son bassin. Je sens son érection sous moi et ça me trouble vitesse grand v tandis que je m’empourpre encore.
Je commence à me demander si je ne devrais pas… C’est une idée.
Mon cœur commence à accélérer, je suis timide, mais je suis décidée. Je ne le laisserai pas frustré ce soir, j’ai envie de découvrir de nouvelles choses et je m’installe donc sur le flanc à côté de lui en calant une main sur sa joue pour l’embrasser. Dieu merci, il reprend effectivement son rôle d’adulte et cesse ses petites blagues tandis que son souffle se modifie déjà et qu’il repose une main sur ma hanche pour la serrer doucement.
Je prends mon courage à deux mains et je déplace mes doigts de sa joue jusqu’à son caleçon, les posant simplement dessus dans un premier temps, pour m’habituer à la chose. Je sens son sourire contre mes lèvres et je sais, je sais, qu’il se retient de toutes ses forces de me lancer une blague. J’apprécie qu’il ne le fasse pas, parce qu’il ne serait pas demain la veille que je recommence s’il cédait à cette pulsion.
Nous nous embrassons comme ça un moment et je n’ose pas aller plus loin, je n’ai jamais fait ça et c’est très intimidant.
- Je peux enlever mon caleçon…, propose-t-il avec hésitation.
J’acquiesce simplement, sans ouvrir les yeux puisque je ne veux pas croiser son regard, et le stress monte un peu tandis qu’il l’enlève. Je suis si crispée que je mets un peu de temps avant de reposer une main contre lui.
Il est tellement tendu, ça m’intimide complétement et je n’en reviens pas qu’il soit si à l’aise que je le touche. Ça ne le perturbe pas une seule seconde, il est même encore plus entreprenant et glisse une main derrière ma nuque pour presser ma tête contre la sienne.
J’ose à peine effleurer son membre de ma main, je ne sais pas quoi faire, tout mon courage se dissipe peu à peu alors que j’aimerais vraiment qu’on partage ce moment.
Sans rompre notre baiser, il dirige sa main vers la mienne pour me placer autour de lui et je le prends en rougissant de plus belle. Il glisse ensuite sa main autour de la mienne et me montre comment faire.
Je le caresse un peu comme ça, guidée par sa main avant qu’il ne me lâche et me laisse en autonomie, pour poser ses deux mains sur mes joues. C’est étrange de partager quelque chose d’aussi intime avec lui, il est tellement sérieux pour une fois, c’est agréable aussi, mais je suis surtout enchantée qu’il me montre patiemment comment faire, à mon rythme.
Il intervient quelque fois, pour me faire accélérer la plupart du temps, et j’obéis docilement jusqu’à ce que je le sente se tendre un peu contre moi.
Une minute plus tard, ses sourcils se froncent légèrement et son souffle accélère :
- Je vais venir Hanako, me prévient-il simplement, à l’aise.
Son annonce m’excite et j’en suis ravie, alors je m’enhardis et j’accélère encore, satisfaite de le voir se tendre un peu plus et interrompre notre baiser avant d’être agité de petits spasmes contrôlés tandis qu’il atteint l’orgasme dans ma main.
Il ouvre les yeux pour me regarder, le regard détendu et pétillant :
- Merci Madame.
- Arrête ! dis-je en riant nerveusement.
- De ?
- Ne me remercie pas, tu gâches encore le moment ! glousse-je.
- Pardon, pouffe-t-il à son tour.
Il se lève ensuite pour aller se rincer et lorsqu’il revient, il s’étale dans le lit avec un air détendu au possible. La déception me gagne un peu alors que je l’observe se reposer, j’aurais bien aimé que nous continuions notre découverte mutuelle, mais ça n’a pas l’air d’être au programme.
Résignée, je m’allonge vers lui sur le côté, les mains sous ma joue pour reprendre ma contemplation de son état de plénitude. Il a les yeux fermés mais ne dort pas, puisqu’il caresse du bout des doigts ma cuisse.
J’aimerais qu’il me parle mais je ne sais pas trop ce que j’aimerais qu’il me dise... Que c’était bien peut-être ? Mais il vient de jouir alors je suppose que c’est assez parlant... Je n’ose toujours pas lui demander de me toucher à son tour, malgré la bonne volonté que j’y mets pour avouer mon envie et je m’assois donc sur cette découverte.