Je ne suis pas du tout d’humeur à faire des choses coquines, alors je regarde ses mains qui caressent mon ventre sans trop savoir quoi lui dire.
- Je me lève tôt demain, dis-je finalement.
- Je peux être rapide…, réplique-t-il en souriant.
- Rapide à quoi ?
- Je ne sais pas, à venir… à te faire venir…, murmure-t-il doucement en soulevant un peu plus mon haut.
Sa dernière phrase me change radicalement d’humeur et la curiosité me submerge. Serait-il prêt à faire ça pour moi sans rien attendre en retour ?
Il se rallonge sur mon corps pour m’embrasser et je tâche de vider mon esprit du mieux que je le puisse pour essayer de profiter de ce qu’il risque de se passer d’ici peu de temps. J’ai une petite boule dans l’estomac, de la bonne appréhension, j’ai envie de savoir ce qu’il veut me faire.
- Et qu’est-ce que tu proposes ? demande-je avec curiosité.
- Déjà, tu es bien trop habillée pour ce que je propose, dit-il en embrassant mon épaule.
- Alors mets-moi en tenue, ose-je lui dire en rougissant.
Ses yeux s’enflamment en une seconde et il se redresse vivement, me faisant glousser un peu. Il m’embrasse quelques secondes avant de retirer mon haut délicatement pour me mettre en soutien-gorge.
Lorsqu’il s’occupe de ma jupe, la tension commence à doucement gronder au fond de moi. Il se met à genoux pour me la retirer et se penche en avant pour m’embrasser sur le ventre, retournant mon estomac avec efficacité tandis que mille questions m’assaillent.
Il m’embrasse encore, plus près de ma culotte et cette fois je sens très nettement que je commence à chauffer doucement, je me demande s’il va m’embrasser en bas, je me tortille, timide au possible.
- Je la laisse ou je l’enlève ? demande-t-il alors en effleurant mon élastique de culotte.
Quoi ? Mais pourquoi me pose-t-il la question ?! Il sait très bien que je ne sais pas, non ? Pourquoi ne remarque-t-il pas que dès qu’il ouvre la bouche, je me referme comme une huître ?
- Euh…, commence-je.
- On va la laisser si tu préfères.
Bon sang mais non ! Je n’ai rien dit ! Il ne me laisse même pas le temps de répondre. Ça m’agace et me frustre mais je suis ravie de constater que mon entrejambe me signale qu’elle n’est pas contente, c’est déjà très bien.
Il remonte sur mes lèvres en enlevant mon soutien-gorge et lorsque mes seins sont libres, il pose une main dessus, comme la veille, et je suis plus qu’heureuse de constater que son toucher me soulage, j’adore quand il fait ça, je ronronne un peu de contentement et il rit contre mes lèvres.
Je suis de plus en plus à l’aise, c’est l’avantage d’y aller par étapes.
- Qu’est-ce… qu’est-ce qu’on va faire ? demande-je timidement.
- Ce que tu veux, répond-il tout de suite.
J’affiche une petite mine boudeuse, j’aime quand il prend les devants. J’ai compris qu’il était respectueux, je sais que si je lui demandais d’arrêter il le ferait tout de suite alors s’il pouvait juste prendre le commandement, ça m’arrangerait.
- Décide, dis-je.
- Non, je veux être sûr que c’est bon pour toi.
- Bon sang mais Rinko ! Arrête de parler ! m’exclame-je en éclatant de rire.
- Pardon, pouffe-t-il. On risque quand même d’avoir un problème si ma voix te coupe l’envie.
Sa remarque est drôlement intelligente. Je suis déjà en train de me calmer, c’est insupportable, j’ai l’impression que mon excitation est un petit feu vacillant qui a du mal à prendre, c’est fatiguant. J’espère que nous allons réussir à trouver des choses qui fonctionnent avec moi parce que sinon…
Bon.
Profitons de cette pause pour communiquer, ça me parait être le mieux, nous sommes bons en communication je crois. Il me regarde toujours, attendant une réponse et je prends sur moi pour me lancer :
- Ce n’est pas ta voix le problème. Tu ne … diriges pas assez. Ne le prends pas mal, mais j’ai beaucoup de mal à te dire ce que je veux ou ce que j’aimerais que tu fasses. En fait, je n’en sais juste rien du tout !
- Mais que demande ton corps ?
J’ai peur de le vexer, mais il faut qu’il sache.
- Rien du tout, c’est tout le problème. Je … j’ai du mal à lâcher prise, chaque fois que mon corps commence à s’exciter, la moindre perturbation fait tout retomber.
- Et notamment quand je te parle, dit-il avec compréhension.
- Oui. J’ai compris que tu voulais aller à mon rythme et je trouve ça… parfait, adorable, je me sens chanceuse tu ne peux pas imaginer. Mais je te le dirai si ça va trop vite ou trop loin … alors si tu pouvais… je ne sais pas… si tu avais des « techniques » pour … préchauffer mon four…, bafouille-je.
J’ai l’impression d’être la dernière des idiotes de dire une chose pareille, citant ma chère amie Mei lorsqu’elle m’avait conseillée, mais il comprend immédiatement ce que je veux lui dire, on voit l’habitué.
- Oh ! dit-il en haussant les sourcils.
- Oui, murmure-je.
- Mais il fallait le dire tout de suite trésor.
Arrrg ! Mon ventre se retourne délicieusement, effectuant plusieurs saltos, et il fond sur mes lèvres pour m’embrasser avec plus d’intensité que jamais, me coupant le souffle rapidement.
- Nous n’allons pas coucher ensemble ce soir, ne t’inquiète pas pour ça. Je vais te faire des choses, si j’ai de la chance tu m’en feras aussi et nous discuterons de tout ça après... Et n’hésite pas à m’arrêter, si tu n’oses pas le dire tu n’as qu’à poser la main sur la mienne, je comprendrai.
J’écarquille les yeux, j’adore ce qu’il se passe, j’adore ça ! Je suis complétement dévorée par la curiosité et l’appréhension, il a rallumé en une seconde mon feu intérieur, il l’a même décuplé.
- J’aime quand tu es autoritaire, glisse-je.
- Autoritaire ? demande-t-il en fronçant les sourcils.
Oh bon dieu, il n’a pas compris, il va encore me faire le coup de la discussion !
Alors j’attrape sa tête pour le tirer contre moi et il ne peut pas s’empêcher de rire encore un peu mais heureusement, fin de la discussion. Il prend le temps de m’embrasser tandis que ma peau palpite d’impatience. Je retiens un petit couinement lorsqu’il descend ses baisers jusqu’à mes seins. Il ne les a jamais embrassés et je ne peux pas attendre de voir ce que ça va me faire.
- Ferme les yeux, me dit-il gentiment.
J’obéis dans la seconde et c’est vrai que ça change tout. Je sens ses lèvres complétement différemment, tout est amplifié.
Il embrasse mon sein en se dirigeant vers mon téton, chaque centimètre qui le rapproche est meilleur que le précédent et lorsqu’il referme ses lèvres autour de ma pointe sensible, mes mains attrapent sa tête toute seule, comme pour lui ordonner de ne pas arrêter.
Il passe sa langue dessus, c’est trop agréable, c’est encore mieux que ses doigts avec lesquels il s’occupe du deuxième. Il me lèche et me caresse les seins quelques temps, un temps suspendu, délicieux, dont je profite sans réfléchir.
Lorsqu’il revient m’embrasser les lèvres, je suis déçue, jusqu’à ce que je sente sa main qui descend doucement mais sûrement vers mon entrejambe.
Je suis plus stressée mais bien plus impatiente aussi, et lorsqu’il passe les doigts sur ma culotte, je ne peux m’empêcher d’expirer contre ses lèvres. Je crois que ça me fait du bien, je ne sais pas si je prends du plaisir comme on l’entend en parlant de sexe, mais une chose est sûre, c’est que c’est bon. Il me caresse doucement, sans appuyer et je sens enfin qu’il se passe quelque chose de vraiment intéressant. Je sens mon intimité qui grimpe en température peu à peu. Elle réagit à ses caresses, on dirait qu’elle s’éveille enfin et plus elle s’éveille, meilleur c’est.
- Rinko…, souffle-je contre ses lèvres.
- Tu veux que j’arrête ? s’inquiète-t-il.
- Non, justement, continue !
Il m’embrasse avec plus de passion et accentue ses mouvements sur moi, ravi de savoir qu’il tient quelque chose je suppose.
J’ai envie de le toucher moi aussi, j’ai envie de lui faire du bien. Je frémis à l’idée que nous nous fassions du bien mutuellement et je descends donc une main plus assurée que la veille dans son short, dont il se débarrasse d’un mouvement souple en une seconde.
Lorsque je le prends dans ma main et que je commence à m’activer sur lui, je me rends compte que c’est quelque chose qui me stimule carrément. Chaque fois que mon esprit pense à ce que je suis en train de lui faire, je sens que je suis plus sensible en bas, chaque fois qu’un de ses muscles se crispe ou qu’il expire un peu plus fort, c’est la même chose. J’aime qu’il prenne du plaisir, j’aimerais bien qu’il soit un peu plus expressif, mais c’est égoïste de ma part de vouloir qu’il le soit pour me stimuler moi.
Nous nous touchons une petite dizaine de minutes avant que je ne sente qu’il est prêt à jouir de par la tension de ses muscles. Je ne vois pas l’intérêt de le faire attendre plus longtemps alors je l’emmène rapidement à son orgasme.
Lorsqu’il s’apaise, je retrouve son regard un peu déphasé :
- Tu penses que tu peux jouir ? demande-t-il alors.
Je rougis comme une dingue et je pose immédiatement ma main sur la sienne. Comme promis, il arrête.
- C’est le genre de questions qui me mettent très mal à l’aise, couine-je.
- Excuse-moi, je suis un peu ailleurs. C’était indélicat.
- Et je n’en sais rien, comment le saurais-je ?
- Tu l’aurais senti je pense, dit-il avec douceur.
- Mais … c’était bien…, avoue-je.
- Tant mieux trésor. Mais tu le saurais si tu étais proche, je pense même que je le saurais, ajoute-t-il en caressant ma joue.
- Ah…, dis-je.
- Ce n’est pas grave, si tu as aimé c’est déjà très bien non ? reprend-il.
- Oui, oui. Tu as complétement raison, confirme-je doucement.
Il se blottit contre moi tandis que je réfléchis un peu. Je ne sais pas si c’est la frustration qui parle, mais je suis encore un poil agacée. Décidemment aujourd’hui…
Je ne vois pas pourquoi il m’a posé une question pareille si ce n’est parce qu’il avait terminé, lui, et se demandait donc quand il allait pouvoir arrêter pour moi. Je ne sais pas pourquoi je chipote comme ça alors qu’il est pour l’instant exemplaire, j’ai encore une fois l’impression de m’auto-saboter et de chercher des défauts à un homme qui n’en a que très peu.
Et puis je commence à en avoir marre de ces maudits orgasmes. Le saint graal. Pourquoi ne pourrait-il pas juste me faire ça un moment sans forcément attendre de moi que je passe ce foutu cap… ? Il vient de me mettre une pression de dingue sans même le vouloir. Et puis comment suis-je censée jouir avec moins d’un quart d’heure de caresses au-dessus de ma culotte ? Il y a vraiment des femmes si sensibles ?
Il dort à moitié contre moi quelques temps et je le réveille un peu.
- Je ne peux pas dormir avec toi ? demande-t-il, ronchon.
- Non. Rentre dans ta chambre, tu es sans doute attendu, réplique-je.
Il se redresse en grommelant, me faisant un peu rire. Je n’ai pas envie qu’il découche le premier soir, j’ai déjà assez de problèmes avec Kakashi comme ça.
- Bisous mon trésor, marmonne-t-il en embrassant mon front avant de partir.