Je descends doucement sa fermeture, le cœur battant plus vite sous l’inquiétude qu’il m’arrête mais il n’en fait rien, il glisse même sa main de ma nuque à ma mâchoire pour l’attraper franchement entre ses doigts fermes. Lorsque je sens ses dents qui se referment sur ma lèvre inférieure, mon corps au complet palpite et je remue pour qu’il me pose par terre, ce qu’il fait.
Dès que mes deux pieds touchent le sol et que la voie est libre, je défaits sa veste au reste et je la glisse de ses épaules, ce qui ne fait que renforcer son baiser carnassier. J’attrape donc son haut noir et je le relève prudemment, craignant toujours qu’il ne m’arrête.
Mais pas du tout.
Dès que j’atteins ses épaules, il se détache de moi pour me laisser lui enlever et son attitude me retourne. Son souffle est si court qu’il a les lèvres entrouvertes, ses yeux sont plus sombres de désir que jamais, son regard dégouline littéralement de luxure alors qu’il me reluque sans gêne. Dès que son haut atterrit au sol, nous nous jetons l’un contre l’autre plus électrisés encore, plus brutes et impatients de nous déshabiller. Il passe l’une de ses mains dans mon dos pour glisser la fermeture de ma robe et je m’attaque à sa ceinture. Je lève les bras pour qu’il la passe par-dessus ma tête avant de les baisser pour descendre son pantalon dans le même geste. Il glisse ses lèvres dans mon cou pour m’embrasser tandis qu’il dégrafe mon soutien-gorge et nous finissons de nous déshabiller aussi sauvagement.
Mon corps frissonne dans tous les sens alors que je suis enfin de nouveau au contact de sa peau brûlante, sentir sa peau nue contre la mienne m’avait manqué plus que de raison et je suis survoltée par nos touchers alors que nous nous embrassons toujours comme des dingues.
Il m’emmène jusqu’à la baignoire, où nous nous glissons dans l’eau chaude ensemble et je grimpe sur ses cuisses, refusant tout net de me détacher de lui. Ça le rend visiblement heureux et il n’arrête plus de sourire alors qu’il remplit de champagne la coupe qu’il m’avait préparé.
- Tu veux trinquer à quelque chose ? chuchote-t-il.
- A nous, réponds-je.
- Alors à nous.
Il m’offre son sourire en coin le plus sexy avant de poser la coupe contre mes lèvres, et je bois docilement sous ses yeux affamés de ma personne. J’en bois la moitié et lorsqu’il se régale de l’autre moitié, je sens la chaleur de l’alcool qui diffuse, mon ventre qui remue plus fort, mes joues qui se colorent. Il repose la coupe en m’embrassant de plus belle et je sens le goût du champagne sur sa langue, c’est délicieux, c’est encore meilleur que dans le verre, encore plus enivrant.
Il me serre tout contre lui et je romps notre baiser simplement pour le regarder en attrapant ses joues. Je ne le vois plus assez, je suis clairement en manque de lui, j’aimerais le voir tous les jours de ma vie et toute la journée durant…
- Tu me manques, murmure-je.
- Tu me manques aussi Hanako, à chaque seconde que je passe loin de toi et parfois même lorsque nous sommes tous les deux.
Je ne peux que le comprendre, je souffre de son absence quotidienne alors même que je suis dans ses bras, c’est dingue.
- Ça me rend triste, gémis-je.
- Ça tombe bien, j’ai justement là de quoi te rendre heureuse, réplique-t-il.
Il sourit en attrapant un chocolat et je glousse doucement lorsqu’il le glisse entre mes dents.
- Ils sont délicieux, merci, ronronne-je en lui lançant mon regard le plus séducteur.
- Ah bon ? Fais-moi donc goûter, répond-il d’une voix chaude.
Mes nerfs palpitent et nous nous embrassons une fois de plus langoureusement, à nous en dévorer, mêlant les saveurs du chocolat et du champagne Je lui tends un chocolat, puis j’en mange un tandis qu’il remplit notre verre pour la seconde fois. J’en bois un peu et c’est lui qui me nourrit cette fois, nous sommes toujours complétement collés l’un à l’autre, nous régalant de ce qu’il a préparé, buvant à tour de rôle, nous tendant des chocolats, nous embrassant avec passion…
- Nous mêlons la gourmandise et la luxure, chuchote-je d’une voix mutine.
- Ça tombe bien, ce sont nos deux péchés préférés, rétorque-t-il avec son sourire en coin insolent.
Je glousse en replongeant sur ses lèvres et l’alcool a dû monter un peu, parce qu’il est très loin de m’embrasser sagement, il le fait comme lorsqu’il est très excité, en général lorsque nous sommes à deux doigts de coucher ensemble et ça suffit à me retourner des pieds à la tête. Oserais-je tenter ?
- Kakashi…, commence-je en rougissant.
- Mh ? marmonne-t-il en tirant sur ma lèvre gentiment.
- On pourrait… on pourrait peut-être… Se réoffrir une nuit sans conséquence… ? propose-je en sentant mes joues me brûler littéralement.
Il rit doucement et ne répond pas, préférant m’embrasser dans la même veine qu’il y a une minute en attrapant le côté de ma tête d’une main et ma fesse de l’autre, m’annonçant clairement la couleur.
C’est une véritable explosion au sein de mon corps, un « boum » comme rarement et je vrille d’excitation maintenant que je sais que nous allons céder. Maintenant que les choses sont posées, nous laissons éclater nos envies, reprenant nos douces habitudes, nos délicieuses habitudes. Il se jette contre ma gorge et je couine comme une souris lorsqu’il la dévore. Ça fait des semaines qu’il ne l’a pas fait, près d’un mois depuis notre dernière nuit au pays des sources chaudes. J’avais presque oublié à quel point j’aime ça mais surtout, à quel point il le fait bien. C’est un mystère pour moi depuis la première fois qu’il l’a fait, j’ai eu beau recevoir quelques baisers dans le cou dans ma vie, rien à voir avec ceux de Kakashi.
Je rejette la tête sur le côté en fermant les yeux pour m’abandonner à ce qu’il me fait une minute ou deux, me laissant complétement transporter. Lorsqu’il remonte ses baisers sur ma mâchoire, puis mes lèvres, je suis à bout d’impatience. Je ne peux plus attendre alors je prends les devants et je le caresse, tout contre mon intimité puisque je suis sur ses genoux.
Nos cœurs accélèrent crescendo, nos souffles s’agitent au même rythme et nos baisers se muent en ceux qui m’excitent le plus. Lorsque nos lèvres s’effleurent, que nos langues se cherchent paresseusement, que nos dents se rencontrent parfois tout doucement… Les baisers qui signifient que nous sommes en train de prendre du plaisir tous les deux et que nous sommes trop coquins pour nous concentrer vraiment.
- J’ai envie de te manger mon ange…, souffle-t-il alors. Ça fait bien trop longtemps que je ne l’ai pas fait.
Mon excitation se décuple encore alors qu’il attrape mon bassin fermement pour me poser sur le bord de ma baignoire. Mon cœur bat à se rompre dans ma cage thoracique alors qu’il finit la coupe de champagne en me regardant là, comme si j’étais sa prochaine douceur. Il repose le verre sans me quitter des yeux et il approche lentement de mon intimité avec un regard gourmand.
Dès que ses lèvres se posent entre mes cuisses, je m’agrippe à deux mains à la baignoire, rejetant la tête en arrière sous la puissance de la sensation, mes jambes tressautant toutes seules sous le plaisir qui m’inonde comme un raz-de-marée.
Il me fait grimper dans les hautes sphères du plaisir si vite que j’ai presque peur de basculer en arrière alors que mes jambes se tendent, que mon ventre se contracte, que mes bras faiblissent tant je m’accroche de toutes mes forces pour me garder en équilibre.
La chaleur se diffuse, ma sensibilité augmente, mes yeux se crispent et je ne contrôle plus les tremblements de mon corps alors que j’approche de l’orgasme.
- Kakashi…, couine-je faiblement pour l’arrêter à temps.
Il comprend le message et il m’attrape pour me retourner d’un geste rapide et calculé. Alors que je me retrouve à genoux dos à lui, les mains toujours agrippées au rebord de la baignoire et qu’il se redresse derrière moi, mon visage au complet s’empourpre. Il ne m’a jamais fait l’amour dans cette position, je la trouve si coquine que mon cœur passe encore un cap de vitesse, je suis même étonnée de ne pas le voir sortir de ma poitrine. Il pose ses mains sur mes hanches et tous mes poils se dressent sur ma peau alors que je lui lance un coup d’œil par-dessus mon épaule.
Il gronde comme un dingue dès que mes yeux croisent les siens et le voir ainsi à genoux derrière moi me liquéfie au complet. Il s’enfonce doucement en moi, centimètre par centimètre et je relâche ma tête en avant en expirant, complétement abasourdie par la sensation qui est différente de d’habitude. Il m’apprend encore un autre plaisir, ses mouvements stimulent mon intimité d’une nouvelle façon et je n’aurais pas pensé qu’une position puisse tout changer à ce point.
Ses coups de bassin accélèrent et je l’entends qui gronde de plaisir, décuplant le mien. L’une de ses mains agrippe mon épaule, au coin de ma nuque, et mon cerveau explose en visualisant la position qu’il doit avoir de l’extérieur. Le plaisir s’intensifie alors qu’il bute contre mes fesses, je me drogue des petits gémissements graves qu’il produit et je grimpe encore bien trop rapidement à mon goût, alors que j’aimerais que ça dure toute la nuit.
Dès que je recommence à trembler, il arrête son action et se relève, visiblement animée par la même envie que moi de jouer les prolongations. Je me lève tandis qu’il allume le pommeau de douche et j’ai à peine le temps de me retourner face à lui qu’il m’attrape pour me tirer dans ses bras pour m’embrasser sous le jet d’eau.
- Vous me laissez redescendre ? glousse-je.
- Apparemment, vous êtes si réactive ce soir que ça en devient nécessaire… On continue dans la chambre ? propose-t-il d’une voix tendre.
- Avec plaisir, susurre-je.
Alors que nous nous embrassons en nous laissant rincer paresseusement par la douche, je glisse une main sur sa masculinité pour le satisfaire et je suis ravie de constater que l’eau qui nous dévale dessus facilite mon action. Au bout d’une ou deux minutes, il recule la tête pour m’observer avec des yeux timides :
- Tu aurais envie de… tu …, hésite-t-il sans réussir à finir.
Je mets quelques secondes à comprendre sa demande et lorsque je réalise, j’embrasse son torse directement plutôt que de répondre, descendant mes baisers vers son entrejambe.
Je m’agenouille devant lui pour le prendre entre mes lèvres et il soupire immédiatement de bonheur en calant ses mains sur mes joues. Je m’agace de ne pas y avoir pensé, il m’embrasse là presque à chaque fois alors que je ne le fais que rarement. Pourtant j’adore lui offrir ce plaisir… je me repose trop sur lui, il ne perd jamais le nord quand il s’agit de me faire du bien et je me laisse traiter comme une princesse sans assez m’occuper de lui. Je ne l’ai même jamais fait simplement pour lui faire plaisir, sans rien attendre en retour…
Je n’en reviens pas qu’il me l’ait demandé, qu’il apprécie ça suffisamment pour en avoir envie, ça parait tomber sous le sens mais ça reste extrêmement flatteur et je me régale de chaque particule de plaisir que je lui offre. Je l’embrasse langoureusement, passionnément, imaginant mille et un scénario de le surprendre un jour au travail pour lui faire... Et alors que j’étais censée calmer mes nerfs, toutes les images qui se glissent dans ma tête échauffent violemment mon corps.
Ses doigts se resserrent contre mes joues et je l’observe amoureusement prendre son pied. Je glisse mes yeux les plus intéressés sur ses abdominaux, qui ressortent encore plus que d’habitude sous la tension de son bas-ventre. Tout son torse est de toute façon contracté alors qu’il prend du plaisir, c’est un régal à observer…
- J’ai déjà trop envie de t’emmener dans la chambre…, gronde-t-il.
- Alors emmènes-y moi, réplique-je.
Je n’ai même pas le temps de comprendre ce qu’il se passe que je me retrouve dans ses bras en direction de la chambre. Je croise mes jambes derrière sa taille en gloussant, plus perturbée depuis longtemps par sa vitesse ahurissante.
Il me pose dans le lit avant de me grimper dessus pour embrasser mes seins et mon esprit se remet automatiquement en pause, se laissant réinvestir par la primitivité. Alors qu’il descend ses baisers sur mon ventre, j’ai envie de prendre les choses en main, boostée par la confiance en moi qu’il m’a donné sous la douche en me demandant de m’occuper de lui.
J’attrape donc ses épaules pour le basculer sur le matelas, sur le dos. Il me tend automatiquement les mains pour m’aider, ayant bien compris ce que je compte faire et je les saisis pour lui grimper dessus. J’ai envie de jouer un peu, de diriger les choses.
Je m’assieds donc sur sa masculinité doucement, appréciant chaque seconde et retrouvant avec bonheur mes fidèles frissons qui me donnent l’impression d’être dans un monde de sensations. Je ferme les yeux pour focaliser toute mon attention sur mon intimité et je commence à me déhancher lentement sur lui.
Mes mouvements sont terriblement lents, amples et recherchés puisque j’ai envie d’expérimenter pour faire durer notre nuit. Je suis en quête de nouvelles sensations, comme il vient de le faire dans la baignoire, et j’en trouve. Selon l’inclinaison de mon bassin, mon rythme et la profondeur, tout change. Je découvre des façons de me faire un bien dingue tout en ne grimpant absolument pas vers l’orgasme, je m’agite lascivement sur lui, complétement absorbée par ce que je ressens, rejetant la tête en arrière, serrant ses mains dans les miennes, gémissant au rythme du plaisir que je me donne toute seule.
- Ce que tu es en train de faire est l’une des choses les plus sexy que tu n’aies jamais faite…, souffle-t-il.
Je souris largement, sans m’arrêter pour autant. Je continue mes explorations, jusqu’à ce que mon intimité ne suive plus, jusqu’à ce qu’elle se tende trop et me supplie de passer la seconde, jusqu’à ce que le plaisir que je prenais ne devienne plus que frustration insupportable. Je ne sais pas depuis combien de temps nous jouons comme ça maintenant, mais trop longtemps visiblement parce que je n’en peux plus d’attendre et je crois que lui non plus. Il me laisse faire mais son bassin commence à s’agiter doucement, il accentue certains de mes mouvements, essaie de me faire accélérer… comme d’habitude, nous sommes raccords.
Je m’allonge donc sur son torse en glissant mes bras derrière sa nuque, pour lui faire comprendre que j’aimerais qu’il reprenne la main, ce qu’il fait. Il me bascule délicatement sur le matelas en m’embrassant avec douceur et après un début de sexe des plus coquins dans le bain, nous choisissons de le terminer dans la tendresse la plus totale. Il faut croire que ça nous rattrape toujours, que nos sentiments et notre lien sont toujours plus forts que n’importe quel plaisir charnel.
Nous laissons enfin nos corps se tendre et se crisper pour la dernière fois, il se détache simplement de mes lèvres lorsque nos gémissements prennent trop de place pour continuer et nous laissons nos yeux prendre le relai.
Pas besoin de baisers lorsque les yeux sont si sincères, débordants de sentiments et de respect, d’émerveillement et d’adoration mutuelle. Si j’osais, je penserais même que nos yeux débordent d’amour.