Alors que je partais pour l’embrasser sagement, elle y met tout de suite son intention claire et nette de faire des choses plus amusantes ce soir et je ne peux toujours pas croire à ma chance de passer une journée aussi parfaite.
Mais elle vient de me demander de nous laisser du temps sans me prendre la tête, alors je pose mon cerveau et je saute les deux pieds en avant dans nos bêtises…
Je me redresse pour attraper sa nuque d’une main en passant mon autre bras au creux de son dos, reprenant la main de notre baiser déjà sulfureux. Elle me retire dans la foulée mon sweat, puis mon tee-shirt pour me mettre torse nu, avant de passer ses mains douces dans mon dos. Ses caresses sont lentes et appuyées, elle parcourt mon dos, ma nuque, ma gorge, elle prend le temps de profiter de mon corps et j’aime ça, j’adore imaginer que je lui fais de l’effet.
- Tu es trop sexy, glousse-t-elle comme pour illustrer mes pensées.
J’en ris et nos baisers s’intensifient alors que je retire le tee-shirt de sa peau, révélant son corps complétement nu en dessous.
- Je te retourne amplement le compliment, murmure-je en embrassant sa poitrine.
- Mh … ? marmonne-t-elle en fermant les yeux, déjà absorbée par nos touchers.
- Vous n’en avez jamais assez de coucher avec moi ? m’amuse-je.
Elle éclate d’un rire doux alors que je continue de promener mes lèvres sur ses seins.
- Jamais, et je n’en aurai jamais assez ! glousse-t-elle.
- Ça doit vous sembler bien redondant pourtant, réplique-je.
Elle rouvre les yeux pour m’observer :
- Je ne vois pas le mal si le redondant en question consiste à prendre un plaisir inouï…, répond-elle d’une voix séductrice.
Je souris et elle fond sur mes lèvres en glissant ses mains entre nous pour déboutonner mon pantalon, me faisant réagir :
- Je ne sais pas, j’ai toujours peur que tu te lasses de moi…, m’inquiète-je.
- J’ai l’air de me lasser de toi ? s’amuse-t-elle en prenant mes mains pour me lever.
J’obéis et elle se dresse à genoux dans le lit pour embrasser mon torse.
- Non…, admets-je en fermant les yeux pour mieux sentir ses baisers.
- Alors chut, souffle-t-elle.
Comme je m’y attendais plus ou moins depuis qu’elle m’a levé, elle descend ses baisers jusqu’à mon membre, descendant mon pantalon au minimum pour pouvoir s’occuper de moi et le contexte me coupe déjà le souffle. Non seulement la pratique en elle-même, mais aussi cette impatience qui la caractérise, cette envie d’y aller sans même prendre le temps de retirer mon pantalon correctement.
Je ne m’habitue pas à ce que je ressens quand elle me l’offre, mais je suis heureux de commencer à m’habituer à ce qu’elle le fasse sans que je ne me sente coupable. Je l’observe donc en toute impunité tandis qu’elle me fait un bien dingue, je savoure les sensations de ses lèvres qui glissent sur moi, de sa langue qui me caresse et de sa main qui m’encercle en même temps. J’aime même bien la voir à genoux devant moi maintenant, je ne vois pas ça comme dégradant vu le respect et l’admiration que j’ai pour elle, je vois simplement ça comme l’une des choses les plus sexy qu’elle puisse faire.
J’adore ce que nous faisons depuis cette soirée d’intégration, prendre notre temps comme ça, sans pression ni précipitation. J’adore imaginer que nous avons toute la soirée, toute la nuit si ça nous chante. Quand je pense que mes nuits avec elle étaient rarissimes au début, que nous ne savions jamais quand serait la dernière… et désormais, nous n’avons jamais été aussi proches d’être ensemble et que ça devienne notre quotidien.
Mon quotidien… Seigneur, comment est-ce possible ?
Elle me lance un regard plus chaud que la braise et des frissons secouent ma peau dans tous les sens tandis que je gronde doucement. Elle s’active plus vite sur moi et le plaisir devient intense, me faisant presque fermer les yeux tandis que je me régale un petit moment.
Mon corps se tend et se contracte de plus en plus sous mon plaisir qui monte sans cesse, et je sais que ça lui plait énormément. C’est lorsque je la vois serrer les cuisses que mon esprit vrille, lorsque je comprends qu’elle est si excitée de me faire ce qu’elle me fait qu’elle en devient frustrée.
J’attrape donc sa nuque pour l’allonger alors que le désir incendie ses beaux yeux et c’est moi qui m’agenouille face à elle cette fois, tandis que je la tire au bord du matelas. J’embrasse doucement le bas de son ventre en inspirant sa peau, descendant toujours plus bas mes baisers en sentant son impatience envahir l’air de la pièce. Lorsque je glisse mes lèvres contre son intimité, je gronde encore plus fort de constater à quel point ce qu’elle vient de me faire la rend désireuse. Je me régale d’elle et de son excitation comme du meilleur dessert, je la mange sensuellement avec appétit en me repaissant de ses gémissements. Je pourrais faire ça pendant des heures, je pourrais simplement la dévorer et la faire jouir comme ça toute une nuit sans m’en sentir frustré.
Je suis mes envies et j’ajoute ma main, glissant précautionneusement un puis deux doigts en elle tandis que ses gémissements se muent doucement en une jolie chanson. Je la stimule comme elle aime, jouant avec ses nerfs comme j’adore le faire, la faisant grimper et redescendre plusieurs fois, l’emmenant au bord de l’orgasme simplement pour la voir se tordre et s’agiter quand le plaisir est maximum avant l’explosion que je diffère. Je sais que c’est ce qui est le meilleur pour elle, qu’elle profite du plaisir le plus intense plusieurs fois de cette façon mais je sais aussi que ça finit par la rendre chèvre et qu’elle devient presque féroce lorsque son corps veut terminer.
Mais elle n’attend même pas ce moment, elle préfère m’arrêter avant, lorsqu’elle décide qu’elle a visiblement tout simplement envie que nous nous liions vraiment, ce qui m’enchante tout autant. Je me débarrasse finalement de mon bas et elle se redresse en position assise, m’observant bizarrement, un peu timide et rougissante alors que je pose un genoux dans le lit pour l’embrasser.
- Ça va ? m’inquiète-je.
- Oui…, murmure-t-elle en détournant le regard.
- Hanako ? insiste-je.
Elle rougit plus encore en tournant la tête de l’autre côté mais dès que j’ouvre la bouche pour insister, elle attrape ma nuque pour m’embrasser et me faire taire. J’essaie de l’allonger mais elle m’en empêche pour se redresser à genoux elle aussi, face à moi.
Nous nous câlinons donc à genoux, nous embrassant avec température tandis que nos bassins frottent l’un contre l’autre jusqu’à ce que mon sexe se glisse entre ses cuisses, sous son intimité. Elle resserre ses mains sur ma gorge lorsque je glisse contre son clitoris et bon sang, je dois dire que j’adore aussi la sensation. Nous poursuivons donc nos préliminaires comme ça, je m’agite doucement entre ses cuisses, complétement lubrifiées par son excitation et je stimule si fort son clitoris que son souffle accélère pratiquement autant que lorsque nous couchons vraiment ensemble.
Nous prenons notre pied ainsi un moment, c’est un bonheur d’être plus longs que d’habitude, Hanako fait tellement durer la chose que je commence à me demander si elle ne veut pas simplement que nous jouissions comme ça. Ce qui ne me dérange pas en soit, j’aime tout ce que nous testons, toutes les façons que nous trouvons de nous faire du bien, mais ça m’étonne un peu parce que j’ai le sentiment au fond de moi qu’il y a quelque chose.
Et je ne me trompais pas, je comprends ce qui la rendait timide lorsque ses joues chauffent d’une seconde à l’autre et qu’elle se détache de mes lèvres en affichant un air qu’elle veut assuré. Elle se retourne devant moi et mes vaisseaux sanguins éclatent les uns à la suite des autres alors qu’elle se penche en avant en rougissant encore plus fort lorsqu’elle me lance un regard par-dessus son épaule :
- Est-ce que… tu veux bien qu’on… ? bafouille-t-elle.
Je ne la laisse pas une seconde de plus dans sa timidité et j’attrape ses hanches, que j’embrasse l’une après l’autre :
- J’adorerais, réponds-je contre sa peau.
Elle me sourit et je me glisse donc dans son intimité par derrière, comme le soir de la Saint-Valentin, attendri de me dire qu’elle n’osait pas me demander cette position parce que je suppose qu’elle la trouve trop coquine.
Et elle l’est. J’aime ça, j’aime agripper ses hanches comme ça, avoir une vue sur ses fesses et son dos, son dos parfait. Il est d’une sensualité inquiétante, je ne pensais pas qu’un dos pourrait m’exciter à ce point avant de rencontrer Hanako, avant de la voir pour la première fois dans sa jolie robe dos-nu et de passer ma soirée à glisser les yeux sur les muscles légèrement dessinés de son dos...
Je lui fais l’amour un moment comme ça, mais au bout d’un temps, un petit plaisir coupable me revient en tête et je me retire d’elle, récoltant un regard par-dessus son épaule.
- Allonge-toi, ordonne-je d’une voix douce en caressant son dos.
Elle rougit encore en se mordant la lèvre et elle obéit en s’étendant devant moi sur le ventre, sans me quitter du coin de l’œil. Je m’allonge donc sur elle, prenant le temps d’embrasser son épaule longuement, absolument ravi de retrouver cette position qui comble ma possessivité.
Je me glisse contre sa gorge et elle soupire d’aise en rejetant la tête sur le côté alors que je me glisse tout doucement en elle, savourant si fort d’y retourner.
- Comment veux-tu que je me lasse un jour de coucher avec toi ? murmure-t-elle dans un gémissement.
Je croque sa gorge pour toute réponse en m’agitant lascivement en elle, profitant à fond de cette impression de lui faire l’amour comme une bête primitive. J’adore ça, j’adore le côté coquin d’être derrière elle tout en ayant une vraie proximité, j’adore que mon corps la recouvre, presque comme si je la protégeais, cette position couvre finalement mes deux folies qui la concernent : sa protection et mon obsession de nos coucheries.
Je me déhanche crescendo et ses gémissements redeviennent des cris, des cris de plaisirs purs qui commencent à me chatouiller le creux des reins, qui commencent à me faire venir et qui signifient qu’elle est très proche. Je me penche à son oreille, que je prends le temps de mordiller pour attirer son attention :
- On finit comme ça ou on change mon amour ? demande-je.
Mes mots la déclenchent instantanément, son corps se couvre de chair de poule alors qu’elle se rompt sous le plaisir en criant et je n’ai même pas le temps de contrôler quoi que ce soit que je jouis avec elle.