Je finis par croquer ses joues pour de bon, mettant fin à nos réflexions lorsqu’elle tourne la tête pour m’embrasser en souriant. Ça me fait du bien de penser à autre chose et de briser mes réflexions qui tournent sans cesse dans ma tête. Je caresse ses lèvres de ma langue pour savourer leur goût et je me fais happer en un claquement de doigts par mon attirance. J’ouvre doucement sa veste et elle sourit malicieusement contre mes lèvres :
- Encore ? me taquine-t-elle.
- N’est-ce pas là tout l’intérêt d’être en couple ? plaisante-je.
- Comme si nous avions attendus de l’être pour faire des bêtises…, glousse-t-elle.
- Oui, mais maintenant nous pourrons faire ces vilaines choses bien plus souvent, réplique-je.
- Coquin ! m’embête-t-elle.
- C’est toi qui me sautes dessus les trois quarts du temps ! rétorque-je.
- Alors ça, c’est foutrement vrai ! admet-elle en riant encore.
Je la débarrasse de sa veste et je m’attaque à son pantalon.
- J’adore quand tu me déshabilles…, pouffe-t-elle.
- Je peux le faire tous les soirs s’il n’y a que ça pour te rendre heureuse, souffle-je contre ses lèvres.
- Tous les soirs ? C’est une promesse difficile à tenir Kakashi.
Je pense à mes potentielles futures semaines ici, sans elle.
- En effet, mais je peux le faire tous les soirs que je passe à Konoha, c’est déjà un bon début, glisse-je.
- Un très bon début.
Elle relève le menton, m’offrant son cou dans lequel je plonge sans me faire prier pour l’embrasser langoureusement. J’écoute avec bonheur son souffle qui accélère dans mon oreille tandis que je glisse son bas le long de ses jambes pour l’en débarrasser.
- Auriez-vous besoin de vous détendre un peu suite à cette longue journée de négociation ?
- Oui mon commandant, assurément.
Je passe son haut par-dessus sa tête avant de retirer son soutien-gorge.
- Mon moment préféré, souffle-je en libérant ses seins.
- Je ne comprends pas l’obsession des hommes pour les seins ! glousse-t-elle.
- Je ne la comprends pas non plus, mais je comprends la mienne pour les tiens, plaisante-je.
Elle se tortille dans mes bras en riant et je la calme en l’embrassant sur la clavicule, puis en descendant doucement vers mes précieux tandis qu’elle soupire doucement :
- Ah oui… C’est vraiment exactement ce dont j’avais besoin après une journée à utiliser mon chakra pour le surveiller…
Ça allume une alarme dans ma tête et je me redresse :
- Personne n’a l’air de s’intéresser à toi là-bas ? demande-je avec le plus grand sérieux.
- Quoi ? Tu me fais une crise de jalousie ? demande-t-elle, surprise par mon changement d’attitude.
- Non, sérieusement, je me demande si tu as vu quelque chose te concernant… ? S’il s’intéresse à tes capacités ? Ou à toi ?
- Non… Aucun n’a l’air d’être au courant…, répond-elle sans comprendre.
Je soupire de soulagement avant de lui expliquer ce que j’ai trouvé dans le bureau de Mizuki.
- Mais pourquoi crois-tu toujours qu’on me veut du mal ?! pouffe-t-elle.
- Je te protège mon amour, c’est normal. Et puis là, j’avais vraiment une drôle d’intuition…
Elle s’inquiète tout de suite, comme Minato, elle se fie bien trop à mes intuitions et elle réfléchit plus sérieusement en fronçant les sourcils.
- Non… Je ne pense pas Kakashi... Je reconnais que Mizuki est carrément bizarre dans ses pensées, mais je n’ai rien vu me concernant.
- Bizarre ? m’inquiète-je.
- Oui, il est très… dans le moment. Il ne pense à rien du tout les trois quarts du temps, comme s’il était extrêmement concentré en continu sur sa discussion avec Minato. Chaque fois que son esprit déviait, il réfléchissait à sa prise de pouvoir sur le monde… Je veux bien que ce soit louche mais il ne peut quand même pas avoir un contrôle aussi parfait de ses pensées, c’est presque inhumain. Je pense que tu t’inquiètes trop.
- Mh… c’est tout de même très étrange…, marmonne-je alors que mes angoisses reviennent.
- Bon Kakashi, j’ai les seins à l’air sous ton nez. Tu veux qu’on continue de parler de lui ou qu’on s’amuse un peu ? me taquine-t-elle pour me remettre dans l’ambiance.
- Excuse-moi, j’ai envie de toi mais… je suis parasité par toute cette situation…
- Mais ce n’est pas grave. Si tu préfères, on peut discuter jusqu’à ce que ça aille mieux, répond-elle gentiment.
Je me rallonge sur le dos en posant mes bras sur mon visage pour le couvrir sous la honte qui me torture. Je me suis sorti tout seul de notre moment alors même que c’est moi qui l’avais initié, quel crétin.
- Je suis désolé Hanako…, gémis-je.
- Kakashi ! gronde-t-elle.
Je glisse un œil vers elle, à travers mes bras.
- Tu n’es quand même pas en train de t’en vouloir d’être préoccupé ? tonne-t-elle.
- Non, je m’en veux de t’avoir séduite pour finalement te laisser frustrée…
- Tu es cinglé, souffle-t-elle en ouvrant des yeux ronds.
Elle s’allonge contre moi pour serrer mon cou dans ses bras :
- Mon amour, tu n’as pas à te poser la moindre question. Tu n’as même pas à te justifier ! Je suis déjà flattée que tu aies eu envie de me déshabiller malgré tes préoccupations, et puis nous avons tout le temps pour ces choses frivoles, nous avons tous les jours de notre vie…
Elle pousse du nez mes bras pour venir m’embrasser et je me laisse faire, envouté par la perspective d’avoir tous les jours du reste de ma vie avec elle.
- Tu veux mettre mon haut ? demande-je.
- Non, je suis bien comme ça, tu me tiens chaud, glousse-t-elle.
- Ce n’est pas moi qui vais me plaindre de la vue, pouffe-je avec elle.
Je l’embrasse encore en passant mes mains dans son dos, me redonnant déjà des envies. Je suis préoccupé, oui, mais elle est vraiment trop sensuelle visiblement et mon excitation remonte rapidement.
Mais cette fois, c’est elle qui n’est pas réceptive. Elle affiche un air pensif, concentré même, alors je pousse son nez du mien pour la faire cracher le morceau sur ce qui la travaille.