LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC)
Chapitre 228 : La femme fatale et son jeunot
2641 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour 28/04/2026 11:46
Chapitre 228 : La femme fatale et son jeunot
Point de vue d’Hanako
Je me réveille le lendemain matin, un peu déçue d’imaginer que c’est notre dernier jour à Suna. Je me tourne vers Kakashi et je passe mes doigts sur sa joue alors qu’il remue en sortant du sommeil, jusqu’à ouvrir ses beaux yeux bicolores.
- Dernier jour sous le soleil, geins-je.
- Si tu veux rester plus longtemps, je te signe un mot de la main de ton commandant pour t’autoriser à prendre des jours de repos en plus… C’est normalement Minato qui gère les congés, mais il m’est arrivé de le faire et tu n’as pas une mission capitale qui t’attend…
- Et toi alors ? murmure-je.
Il me lance un regard blasé et je glousse de bon matin, avant de rouler sur le dos pour observer le plafond :
- Je ne sais pas… Nous pourrions peut-être passer la journée et voir demain matin au moment du départ si nous avons envie de rester un peu ou non ? propose-je.
- Faisons comme ça.
C’est donc toute guillerette que je me lève, et je sais que même si je prenais la décision de rentrer demain, je ne subirai pas mon dernier jour ici en sachant que je peux ne pas repartir. En tout cas, c’est la première journée complète que je passe avec Kakashi à la villa, et je me régale d’une journée à le câliner dans la piscine.
Nous rejoignons Nakama et Shin à table, qui prennent un petit déjeuner tous les deux à l’autre bout de la table, drôlement taquins et complices. Il s’occupe de lui faire une tartine, et j’aime beaucoup le regard plein d’étoiles que Nakama pose sur lui, bien loin de ses yeux habituels. Beaucoup de femmes ont regardé Shin avec ces yeux là, mais aucune n’a eu le privilège d’avoir son attention en retour, encore moins des tartines beurrées avec sa précision hors-norme. Il ne lui donne d’ailleurs même pas, il lui tend pour qu’elle croque dedans, sans doute pour la faire rire, ce qui marche d’ailleurs très bien.
J’échange un regard avec Kakashi, qui est heureux comme un paon, mais nous sommes interrompus par la porte de chambre de Rinko qui s’ouvre. Quelle n’est pas notre surprise lorsque nous voyons Mei et Rinko en sortir, et pourtant, personne ne commente, car j’imagine bien que nous sommes tous aussi soufflés les uns que les autres. Nous les observons nous rejoindre, puis Rinko tirer la chaise de Mei comme un parfait gentleman, puis cette dernière lever le nez pour le remercier. Nouveau tremblement de terre lorsqu’il se penche pour embrasser ses lèvres avec tendresse, alors que le soleil est levé, que les oiseaux chantent et qu’il s’assoit à côté d’elle en passant un bras sur le dossier de sa chaise.
Mei attrape la théière sur la table sans piper mot, visiblement complétement détendue et pas le moins du monde soucieuse de nous annoncer quoi que ce soit. Mais ça colle à Mei qui n’a jamais de compte à rendre à personne et qui trace sa route sereinement en embarquant dans son sillage de petits êtres bien plus électriques qu’elle, notamment Rinko et moi. Ce dernier nous observe le dévisager, et il rit un peu :
- Surprise, annonce-t-il en souriant jusqu’aux oreilles.
- Tu t’es casé lourdingue ?! demande enfin Nakama.
Il pose tout de suite ses yeux sur Mei, qui relève le nez pour le regarder avec une tendresse évidente.
- Je ne sais pas ce que nous sommes pour être sincère, répond-il finalement.
- Nous sommes nous, répond tranquillement Mei.
- Vous êtes « Meiko » ! ricane Nakama en inventant le petit surnom de leur couple.
La nouvelle est annoncée, le choc est passé et nous voilà en train de débattre sur les surnoms de couple. Kakashi et moi devenons rapidement « Kanako » et je ne peux m’empêcher de dire que si nous étions trois couples, alors Shin et Nakama deviendrait « Shikama ».
*
La journée est joyeuse, pleine de bonne humeur, et je n’arrive toujours pas à me remettre du drôle de couple que forment désormais Mei et Rinko. Je passe des heures à les observer, à voir Rinko faire le pitre, blaguer et rire comme un bossu alors qu’il a désormais souvent Mei contre son torse, sa main dans la sienne, ou un bras autour de sa taille. Elle est tellement discrète, elle le couve simplement des yeux constamment, comme je ne l’ai jamais vu le faire envers un homme, comme s’il ne lui tapait jamais sur le système alors qu’on aurait pu penser qu’il le ferait en trois minutes chrono.
Elle passe sa journée de Mei, elle bronze, elle lit, elle flâne au soleil tranquillement… et son clown excité lui tourne constamment autour. Il s’amuse avec nous dans l’eau et en sort simplement de temps en temps pour aller l’embrasser, il rit à gorge déployée avec Shin alors qu’il caresse son dos d’une main pendant qu’elle prend le soleil, il s’occupe de couper les poivrons à midi à table pendant que c’est elle qui caresse sa nuque du bout des doigts en lisant un livre, il fait le barbecue avec sa bonne humeur habituelle tandis qu’elle attrape un chapeau pour le mettre sur sa tête en passant…
En début de soirée, je suis encore avec Kakashi dans l’eau, il me porte dos contre lui, ses bras calés sous mes seins, avec sa tête posée contre la mienne tandis que nous les observons, notre activité favorite du jour.
- Ils vont drôlement bien ensemble, gazouille-je.
- Oui, répond-il. Ça me fait drôle de voir Rinko comme ça… le voir heureux avec une femme… sans avoir envie de lui arracher la tête…
Je glousse et il resserre son étreinte sur moi en embrassant ma joue avec tout son amour.
- Mon dieu, je ne peux pas croire que je t’ai eu… mon amour, mon ange…, roucoule-t-il en m’embrassant de multiples fois.
- Tu n’en profites pas assez ! le taquine-je.
- Clairement pas, je m’habitue à cette vie de rêve, c’est presque moche… tu étais tout ce que je désirais le plus au monde, tout ce qui me faisait rêver, je n’osais même pas en rêver d’ailleurs ! Et tu es avec moi, dans mes bras, mon ange !
Je ris un peu plus alors qu’il continue de me couvrir de baisers, sous toutes les coutures, jusqu’à m’en faire me tortiller. Il a tellement raison, je n’ai pas ressenti le quart de sa culpabilité, et pourtant, je trouve que je m’habitue trop à ma chance moi aussi. Je ne prends pas la mesure du bonheur qui baigne ma vie désormais, maintenant que je suis officiellement avec le grand amour de ma vie, le seul, celui dont je n’osais pas rêver moi non plus…
Je pivote donc pour me mettre face à lui, pour enrouler mes jambes autour de sa taille et mes bras autour de sa nuque, pour l’embrasser à en perdre haleine dans cette piscine paradisiaque, sous le soleil chaud de Suna…
- Calmez-vous mon démon, nous sommes en public, m’embête-t-il.
- C’est vrai…, pouffe-je.
Pour la seconde fois de la journée, Rinko allume le barbecue avec son katon, marquant ainsi le début de la dernière soirée tous ensemble ici et je me résous donc à lâcher Kakashi pour que nous allions nous changer.
*
Lorsque nous retournons à la terrasse, je me mets à table avec Mei tandis que les hommes tournent autour de nos grillades et que Nakama se prépare encore.
- Alors ? demande-je à mon amie puisque nous sommes seules.
- Je n’ai pas grand-chose à dire, répond-elle en rougissant un peu.
- Je ne t’ai jamais vu rougir Mei ! glousse-je.
- Tu ne m’as jamais vu non plus fréquenter un homme, il faut croire que les choses changent…, réplique-t-elle en souriant.
- J’étais sûre qu’il t’aurait, c’est un garçon formidable…
- Ne me dis pas ça, tu vas me faire partir en courant ! rit-elle.
- Oh je ne crois pas…, glisse-je à voix basse en voyant Rinko arriver.
Il passe ses bras autour du cou de mon amie pour poser sa tête au sommet de la sienne :
- Alors les gonzesses ? On discute de nous ? blague-t-il.
- Oui, je disais à Hana que je ne te supportais déjà plus, réplique-t-elle en levant le nez.
Elle lui lance pourtant un regard d’une tendresse encore plus évidente que tous ceux du jour et Rinko baisse le nez pour l’observer, muet comme une carpe, complétement envoûté.
- Tu parles ! interviens-je. Je crois qu’elle était à deux doigts de me dire qu’elle est folle amoureuse !
- Ça, c’est déjà plus cohérent vu le bel étalon qu’elle s’est trouvé ! réplique Rinko avec sa tête d’idiot.
Mei lui sourit largement et il se penche pour l’embrasser. Elle porte une robe rouge sublime, elle est stupéfiante comme toujours, tandis que Rinko porte simplement un tee-shirt noir, mais il a toujours l’air d’un mannequin, même lorsqu’il sort du lit. Leur association est dingue, ils vont bien ensemble, vraiment bien, et ils sont beaux… Ils sont le couple sexy par excellence, la femme fatale et son jeune beau gosse, ils irradient la luxure et l’élégance en même temps, ils sont parfaits, ça leur colle à la peau.
- Vous êtes magnifiques…, gazouille-je.
- Merci trésor ! répond joyeusement Rinko.
- C’est vrai, intervient Kakashi en venant s’installer à côté de moi, tout en tirant ma chaise près de lui.
- La vieille peau et son jeunot, soupire Mei tristement.
- La femme fatale et son jeunot ! la reprends-je tout de suite.
- La femme fatale et son étalon, bande de jaloux ! renchérit Rinko en riant à gorge déployée.
Nous rions tous les quatre et Mei caresse la joue de Rinko avec affection avant de reporter son regard sur nous :
- Et vous donc… Ma petite Hana avec son ninja copieur…
- Le petit ange et son grand démon, commente Rinko en nous souriant.
- Le mauvais garçon et sa gentille fille ! rit Nakama en débarquant là-dessus.
Elle porte une belle robe blanche bohème, qui met en valeur son bronzage et ses yeux noirs, elle est magnifique et je ne suis donc pas étonné de voir Shin rappliquer presqu’instantanément.
- Vous savez ce qu’il manque… ? dis-je. L’homme doux qui touche le cœur de la femme fermée… qui révèle la douceur au sein de sa carapace épineuse…
Nakama rougit en baissant le nez et Shin me sourit en s’asseyant à côté d’elle, en n’oubliant pas de la complimenter, cela va sans dire. J’échange un coup d’œil rieur avec Kakashi, puisque nous ne nous lassons pas de voir Naka aussi timide alors qu’elle a pratiquement choqué tout Konoha avec son drôle de caractère.
Nous levons finalement un verre à nous tous, puis à Kiyowa, et enfin au soleil de Suna qui nous aura remonté le moral en cette fin d’hiver. Nous dévorons ensuite les grillades excellentes de Rinko, qui nous les a fait mariner dans je ne sais quoi, mais c’est divin. Mei lui pose finalement la question qui ne m’a jamais traversé l’esprit, à savoir comment a-t-il appris à cuisiner comme ça alors qu’il se nourrit comme un enfant de huit ans au quotidien. Il nous explique donc que c’est sa mère qui lui a appris, une excellente cuisinière avec laquelle il a passé des heures derrière les fourneaux.
*
Après une superbe soirée tous ensemble et un joli début de nuit, je caresse le torse de Kakashi amoureusement et il pose ses yeux sur moi :
- Alors ? Nous restons ?
- Je ne crois pas, je crois que j’ai envie que nous partions sur cette belle dernière journée, avec nos amis… et puis ça m’évitera d’avoir à poser des jours supplémentaires… Mais si tu avais envie de rester quelques jours de plus avec Naka, je comprendrais totalement… tu me rejoindras plus tard, dis-je en souriant.
- Hors de question que tu rentres sans moi mon ange, surtout maintenant que Naka est autorisée à dormir chez moi pendant ses vacances, répond-il en riant.
- C’est vrai… il faudra que je range un peu ton taudis, l’embête-je.
Il hausse un sourcil et je glousse jusqu’à ce qu’il se jette sur mes lèvres pour m’embrasser en sonnant surtout notre dernière nuit de veille dans cette jolie chambre.