LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC)

Chapitre 231 : Urgence vitale

4001 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 01/05/2026 12:52

Chapitre 231 : Urgence vitale


Point de vue d’Hanako


Kakashi est parti avant-hier et j’ai pris ma garde en même temps.

Je suis encore rêveuse après notre jour et demi enfermés tous les deux, j’ai déjà hâte qu’il revienne et je fixe les rues sombres de Konoha en mordant ma lèvre pour retenir mon sourire. Il est bientôt minuit, je ne vais pas tarder à essayer d’aller faire une petite sieste dans une salle de repos et je rentrerai chez moi demain matin… Je n’aurai qu’à dormir toute la journée puis la nuit, et Kakashi arrivera le lendemain soir… Ça ne devrait pas me paraitre trop long, c’est l’avantage de prendre des gardes en même temps que ses départs, je suis enfermée dans l’hôpital à perdre la notion du temps qui passe, puis je dors vingt heures d’affilé ou presque, toujours aussi perdue, et ces quatre jours sans lui ne m’apparaitront que comme une seule journée à attendre son retour à la maison, c’est parfait.

Je sors de la salle de pause en baillant, plutôt prête à aller dormir une heure ou deux puisque la nuit est calme et je fais un petit arrêt au rez-de-chaussée pour saluer Mei qui quitte sa garde ce soir. Nous discutons quelques minutes à voix basse, elle m’explique avec un joli sourire que Rinko l’attend apparemment chez elle avec un repas concocté par ses soins, qui sera sans doute suivi d’un massage pour l’endormir tranquillement.

-         Je ne savais pas Rinko si prévenant, pouffe-je.

-         Moi non plus ! rit-elle. Il m’avait vendu une relation libre, loin d’un couple, et pourtant…

-         Mais ça te plait n’est-ce pas ? demande-je en souriant.

-         C’est parfait… Nous ne voyons plus grand monde chacun de notre côté… ça s’est fait naturellement, nous n’en avons simplement pas envie, nous préférons aller ensemble au…, commence-t-elle.

-         Stop ! Je sais bien ce que vous faites de vos weekend et bien que j’ai l’esprit ouvert, je ne veux pas de détails ! ris-je.

Elle rit doucement en observant dans le vague, visiblement conquise par mon clown de meilleur ami qui lui offre la vie qu’elle n’aurait jamais pensé pouvoir avoir.

-         Vous vous êtes vraiment trouvés tous les deux, il est beau de voir comme chacun possède sa pièce de puzzle manquante cachée quelque part…, gazouille-je.

-         Il faut juste la trouver, c’est le plus dur, parce qu’une fois qu’on tombe dessus… il n’y a rien à faire, tout est écrit, confirme-t-elle en passant son sac à main sur son épaule.

-         Bonne nuit Mei, bon massage…, pouffe-je.

-         Merci Hana…

Elle s’éloigne en direction des portes, et juste avant de les passer, elle lève un doigt sans même se retourner :

-         Je te parie que j’ai de la mousse au chocolat, annonce-t-elle.

J’éclate de rire doucement pour ne pas perturber la quiétude de l’hôpital de nuit, et je m’occupe de ranger les dossiers à sa place comme je lui ai proposé de le faire. Inutile de la faire perdre dix minutes supplémentaires alors que je reste encore toute la nuit… Et heureusement que j’ai pris ce temps, parce que le drame arrive.

Je suis désormais la seule médecin très qualifiée présente à l’hôpital cette nuit, nous sommes en semaine, une nuit sans patrouille particulière, sans retour de mission risquée… Je devrais être en train de dormir à poing fermés dans un lit à étage, j’aurais mis au moins une dizaine de minutes à arriver, le temps qu’on me trouve, qu’on me réveille, qu’on m’emmène au bloc… Et dix minutes peuvent tout changer.

Le chaos se déclare d’une seconde à l’autre, alors que je viens de reposer les dossiers de Mei et que je jette machinalement un coup d’œil par les grandes portes en face de moi. J’aperçois du mouvement, des visages alarmés, trois chûnin qui se déplacent à toute vitesse dans ma direction, leurs cris d’appels à l’aide… Je suis déjà en train de courir vers eux lorsque je reconnais l’homme qu’ils portent à bout de bras et sincèrement, mon cœur s’arrête. Les chûnin hurlent, l’un d’eux est bord des larmes de soulagement de me voir sortir de l’hôpital, un autre s’étrangle en affirmant que l’homme est déjà mort et le deuxième lui hurle que non, qu’il y a encore une chance.

Quant à moi, je ne peux pas détourner les yeux d’Hokuto alors que mes mains jaillissent sur lui et que je ne sens rien, pas un battement de cœur, pas la moindre énergie de son chakra, pas un muscle qui ne donne signe de vie… Il est mort, cliniquement, il l’est sans doute, mais je refuse de perdre une seule seconde à vérifier plus amplement ses constantes. Être médecin donne des aptitudes étonnantes, notamment la capacité dans ce genre de situation à déconnecter les émotions de notre cerveau pour ne garder que l’efficacité, et heureusement, parce que j’aurai tout le temps de m’écrouler plus tard alors que je dois pour l’instant agir.

Je quitte la réalité, j’entre dans ce drôle de monde dans lequel je plonge chaque fois que mon adrénaline m’inonde tellement que je suis souvent incapable de me souvenir de ce qu’il s’est passé lorsque je redescends quelques heures plus tard. J’aboie des ordres, je les hurle même, des ordres clairs à l’un des chûnin, qu’il doit courir répéter à l’accueil pour que tout se mette en place avant mon retour, puis sous les yeux horrifiés des deux chûnin qui restent avec moi, j’ouvre la poitrine d’Hokuto d’un grand geste net. Je ne réfléchis toujours pas, j’agis. J’attrape son cœur, que j’inonde de chakra tout en lui donnant le rythme tandis que ma deuxième main s’occupe grossièrement de soigner le reste.

 Je déploie tout, toute l’énorme puissance que j’ai en moi et que je cache à mes collègues au quotidien, je suis tellement concentrée sur ce que je fais, ce que je ressens, que je ne pourrais même pas dire où je me trouve exactement mais une chose est sure : Hokuto est littéralement en train de se faire opérer en pleine rue de Konoha, la poitrine grande ouverte, porté par deux chûnin qui vacillent sous l’inquiétude.

Je ne sens toujours rien dans son corps mais je m’acharne, je m’acharne lorsque nous traversons le hall, lorsque des collègues me rejoignent en courant, lorsque nous filons enfin dans une salle d’opération, lorsque nous sommes une dizaine sur lui, lorsqu’on m’annonce les unes après les autres ses constantes plates et que la faille du désespoir manque de m’engloutir à chaque seconde. Je persiste, certaines collègues cessent leurs soins, je hurle, elles recommencent… Tout est flou, sombre, déchirant, effrayant… Je ne peux pas regarder son visage, je ne peux pas réaliser que c’est lui, je n’ai même pas encore pris le temps de comprendre ce qu’il lui est arrivé, je suis entièrement concentrée sur son cœur et son cerveau, tandis que des collègues s’occupent de ses poumons et de ses autres organes. Nous créons des constantes en lui qui n’existent pas, nous faisons fonctionner son corps sans encore savoir si nous le faisons sur une coquille vide ou s’il est encore là, quelque part… C’est la première fois que je soigne un ami dans un état aussi grave, je m’aperçois que les larmes roulent sur mes joues simplement lorsqu’on me glisse un masque sur le nez pour qu’elles ne tombent pas dans les plaies d’Hokuto… C’est un cauchemar, mais je referme vite la porte à tout ça, hors de question d’abandonner.

Mon chakra hors norme est plus efficace que l’entièreté de mes collègues réunies, je ne suis pas la meilleure médecin du village pour rien, et je le prouve encore une fois, lorsque je ramène Hokuto d’entre les morts alors que plus personne dans cette foutue salle n’avait d’espoir. Mes collègues sont tellement choquées lorsque nous sentons les premiers signes de vies qui ne soient pas de notre fait qu’elles me dévisagent toutes, avec un choc si puissant que c’est presque de la peur.

Je hurle plus fort que je ne l’ai jamais fait dans ma vie pour les reconcentrer, et une seconde plus tard, nous sommes dix médecins à réellement le soigner cette fois. Il reprend des couleurs à mesure que la transfusion progresse, il reprend de la chaleur, il reprend vie tout simplement et même pour moi, c’est absolument choquant, ça me jette au nez à quel point il est arrivé ici en ressemblant à un cadavre et mes poils se hérissent sur ma peau.

L’opération dure toute la nuit, j’inonde Hokuto de mon chakra, de tout mon chakra, ce qui n’est sincèrement pas peu dire et illustre que je suis sérieusement en train de ramener un mort à la vie comme le chuchotent mes collègues. Les plaies d’Hokuto ne sont pas si compliquées que ça, elles sont refermées depuis bien longtemps, et j’use simplement mon chakra par litre pour réparer chacune des cellules qui a été endommagée par sa mort temporaire, provoquée par les coups de Kunaï mortels qu’il a reçu dans la poitrine. Rammener un mort à la vie n’est en théorie pas possible par la médecine, mais il faut croire que jamais une médecin surqualifié n’a tenté le coup en possédant un chakra démoniaque et en se jetant sur le patient au bon moment, sans perdre une seconde, même en pleine rue.

En tout cas, aux premières lueurs du jour, mes collègues attrapent gentiment mes bras pour me détacher d’Hokuto, et ce n’est qu’à ce moment-là que je réalise que oui, il est capable de survivre tout seul. Le contre coup s’abat sur moi d’un coup et mes jambes me lâchent, si bien que je vacille jusqu’à la chaise la plus proche tandis qu’Hokuto est emmené en chambre. Je ne reste pas assise plus de dix secondes avant de me jeter sur mes jambes en coton pour le suivre à la trace, puis de m’installer sur la chaise de sa chambre pour le veiller comme le lait sur le feu alors qu’il respire paisiblement, dans le coma bien sûr. Je ne peux pas le quitter d’un pouce, je le fixe, les mains prêtes à intervenir, apeurée à l’idée de le voir redevenir blanc comme un linge et sa poitrine arrêter de s’agiter. J’annonce à mes collègues que je quitte ma garde officielle pour veiller uniquement sur lui, et nous sommes toutes tellement ahuries de le voir en vie qu’elles me donnent toutes raison puisqu’elles craignent autant que moi qu’il ne passe l’arme à gauche subitement. Nous sommes de toute façon le matin, des médecins ne vont pas tarder, plus qualifiées que celles qui étaient avec moi cette nuit, et la relève est donc assurée en cas de nouvelle blessure grave, mais une chose est sûre : je ne bougerai pas du chevet d’Hokuto.

Maintenant que je suis plus calme et qu’il est sauvé, je peux enfin réaliser ce qui lui est arrivé et j’ai bien du mal à le croire. Hokuto a été agressé cette nuit, par une dizaine de coup de Kunaï dans le dos, avant d’être laissé pour mort par son agresseur jusqu’à ce que les trois chûnin sortant du bar ne le trouve étendu dans la ruelle à côté. Ils l’ont emmené ici sans savoir depuis combien de temps il gisait là, mais il a visiblement eu le temps de se vider de son sang et de sa vie, quelque part entre son agression et le moment où je lui ai sauté dessus pour l’ouvrir… J’ai beau savoir que c’est arrivé, je ne peux pas y croire, je ne peux pas croire qu’Hokuto ait pu se laisser surprendre alors qu’il est l’un des meilleurs forces spéciales que nous ayons… je ne comprends de toute façon rien, il est adorable, j’ai rarement vu un homme aussi gentil… Je sais que quelque chose me travaille dans un coin de ma tête, mais je n’ai dormi que deux heures en deux jours et je ne suis plus capable de faire des liens ni de réfléchir.

Je monte le son et je calibre toutes les machines reliées à Hokuto pour qu’elles me vrillent les oreilles au moindre problème, puis je me créée un petit nid dans le gros fauteuil que j’ai placé à côté de lui. Je m’y roule en chien de fusil, tout prêt de son visage, et je me laisse tomber dans le sommeil comme une masse.

*

Je me fais réveiller par l’arrivée de Minato dans la chambre. Je mets quelques secondes à revenir dans la réalité et je réalise qu’effectivement, Hokuto faisant partie des services rapprochés de l’Hokage, il est normal qu’il ait été prévenu.

-         Comment va-t-il ?! demande-t-il d’une voix angoissée.

Un coup d’œil aux moniteurs me donne toutes les informations dont j’ai besoin et je me lève :

-         Bien, il est stable, annonce-je d’une petite voix.

Je lui explique ensuite toutes les informations que j’ai, vaguement les soins que je lui ai prodigué, et Minato s’apaise peu à peu malgré ses sourcils qui se froncent de plus en plus. Le silence retombe ensuite, alors que nous l’observons avec des mines tristes et inquiètes. Un long silence, douloureux, et je vois le visage de mon senseï qui se modifie sous une autre forme d’inquiétude.

-         Senseï ? demande-je simplement.

-         Ça n’a pas de sens Hanako, chuchote-t-il. Je suis très inquiet… Hokuto n’est pas un homme facile à abattre, ça ne peut signifier que deux choses, et les deux sont horrifiques…

-         Je vous écoute ? demande-je d’une voix tremblante.

-         Ou bien un ennemi d’un niveau ahurissant se promène dans Konoha à l’heure actuelle… peut-être en train de faire d’autres victimes… ou bien Hokuto connait bien son agresseur, au point de lui avoir fait confiance, de ne pas s’être inquiété que cet homme ne tente de l’assassiner…, conclut-il dans un souffle.

Mon sang se glace dans mes veines une seconde fois en moins de vingt-quatre heures.

-         Mais nous n’avons pas d’autre victimes, reprend Minato. Ce qui nous emmènerait plutôt sur la piste de l’agresseur de confiance, et c’est encore plus terrifiant finalement… Une connaissance… un ami… un collègue… lui aurait fait ça… ?

Un seul nom apparait alors dans mon esprit maintenant que j’ai dormi et que mes neurones ont recommencé à fonctionner : Fumei. Mais c’est une accusation terriblement grave, terrible tout court, que je ne peux pas formuler sans la moindre preuve…

J’observe Minato avec de grands yeux inquiets, à soupeser le pour et le contre, à me torturer l’esprit… dire son nom pourrait me mettre dans la panade, pourrait faire exploser le secret d’Hokuto, mais ne pas le dire serait le laisser libre et je ne sais plus quoi en penser… je n’ai de toute façon aucune preuve, rien… la seule personne qui pourrait confirmer le nom de son agresseur est dans le coma…

Enfin pas tout à fait, car il y a une autre personne dans le secret.

-         Vous avez prévenu Kakashi ? demande-je vivement.

-         Evidemment, je lui ai fait envoyer un message avant même de venir, il rentrera immédiatement…, murmure Minato.

-         Il sera là en fin de journée ? demande-je.

-         Tu plaisantes… ? Kakashi seul à pleine vitesse ? Il sera là dans quelques heures.

Je pense ensuite à l’amante d’Hokuto, qui ne sait même pas ce qui lui est arrivé et mon ventre se retourne lorsque je me mets à sa place, comme si Kakashi avait pu être agressé, mort, sans même que je ne le sache.

-         Il faut prévenir les forces spéciales, murmure-je. Toutes, pas seulement ses amis, il faut tous les prévenir, ce sont ses collègues, ils ont le droit de savoir.

Minato hoche la tête doucement :

-         Oui… Tu as sans doute raison… et il n’a pas de famille… Sais-tu s’il a d’autres amis ? Qui ne fassent pas partie de l’Anbu… ?

-         A part moi… Rinko ? Sinon, je ne l’ai vu qu’avec des forces spéciales… Il faut les prévenir senseï, rapidement, supplie-je.

L’image de Kiryoku s’impose dans ma tête, je revois ses grands yeux bleus, je les imagine déjà se déformer lorsqu’elle apprendra la nouvelle, alors que l’agresseur est sans doute son propre mari… Le « sélectionneur » de l’Anbu… cette histoire est trop barrée, trop horrible…

-         Je vais aller les prévenir…, confirme finalement Minato à voix basse. Je voulais simplement passer le voir avant, être sûr qu’il était tiré d’affaire…

Evidemment, je pense encore à Kiryoku, à leur intimité et je réalise que si j’étais à sa place, j’enragerais de voir une partie de mes collègues dans la chambre, alors que je devrais jouer les impassibles au lieu de sauter sur Kakashi dans son lit…

-         Si je peux me permettre…, hésite-je. Prévenir l’Anbu au complet est nécessaire mais… vous devriez tout de même leur ordonner de ne pas venir le voir…

-         Comment ça ?

-         Je ne sais pas, j’imagine qu’il est important que… ses amis très proches puissent venir d’abord… sans se retrouver entourés de tous leurs collègues… enfin, c’est ce que j’aimerais à la place de ses proches…, glisse-je.

-         Tu as sans doute raison, répond-il à voix basse. Je pense à Kakashi, qui serait bien capable de dégager tout le monde de la chambre pour être seul avec lui… Je vais demander à l’Anbu de ne pas venir le voir… j’imagine que seuls ses plus proches amis oseront contrer mon ordre…

-         J’en suis convaincue, et je crois que c’est le mieux, confirme-je.

-         Bon sang, je ne peux pas croire à ce qu’il vient de se passer dans mon village, sous ma direction… je vais attribuer deux gardes à sa protection… devant sa porte… au cas où…

-         Rien n’est votre faute, tout est la faute de cette ordure, murmure-je.

Il hoche douloureusement la tête, me somme de prendre soin de lui, puis disparait comme il est venu pour enfin aller prévenir les forces spéciales. Je me lève à sa suite pour fermer le petit rideau sur la porte, histoire de laisser toute l’intimité à la chambre quand deux gardes seront posté devant et que Kiryoku passera…

Je profite ensuite du départ de Minato pour foncer à la salle de bain de l’hôpital, pour me débarbouiller, manger un morceau et faire tout ce que j’ai à faire en quinze minutes chrono… Parce que si les forces spéciales apprennent tous qu’Hokuto s’en est finalement sorti… j’ai bien peur que son agresseur ne tente de venir l’achever pour qu’il ne révèle pas son identité en se réveillant et je suis plus que décidée à rester à son chevet pour veiller sur lui farouchement en attendant les gardes.

Lorsque je reviens, je respire à nouveau en voyant qu’il va bien et je me remets en boule dans mon fauteuil, les yeux rivés sur lui et sa main dans la mienne alors qu’une larme roule sur ma joue.

Je ne supporte pas de le voir comme ça, j’ai besoin qu’il se réveille, qu’il me lance un de ses regards doux, un de ses rires calmes, qu’il me raconte une de ses histoires inventées sur Kakashi, qu’il cuisine tranquillement en sifflant…

Mon cœur se serre plus fort lorsque je pense à Kakashi, que je devine l’état dans lequel il va être en apprenant ce qu’il s’est passé et je pleure un peu plus. Lorsque mes pensées dérivent vers l’amante d’Hokuto, ce sont des sanglots qui me secouent, et je suis meurtrie d’imaginer qu’elle ne va pas tarder à débarquer ici, sans doute détruite, apeurée, le cœur brisé…  

Mais je serai là et je me réconforte comme ça, en sachant que je pourrai la rassurer, lui assurer qu’il s’en sortira sans séquelle, que l’amour de sa vie vivra, que je le veillerai nuit et jour tant qu’il ne sera pas réveillé pour être sûre que tout ira bien… Ça m’apaise suffisamment pour que je ferme les yeux et que je me laisse dormir encore un peu en attendant la venue de son amour.

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