LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC)

Chapitre 236 : L’amour de toutes les couleurs ♡ [Partie 2]

Par bzllrose

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Chapitre 236 : L’amour de toutes les couleurs ♡  [Partie 2]


Puisque leur relation vient à peine d’être révélée officiellement, je décide qu’il serait bon de laisser Hokuto souffler une minute, intégrer la chose, et j’en profiterais bien pour aborder le tatouage de Toru. Il a en effet un ours tatoué dans le cou, un ours « effet origami » composé de lignes géométriques, très joli.

-         Tu aimes les ours particulièrement ? lui demande-je.

-         Je me le suis fait tatouer après un pari, c’est mon masque, mon représentant, répond-il.

-         Pardon ? Je ne comprends rien ? m’étonne-je.

-         Quand on entre dans les forces spéciales, on se fait attribuer un représentant, un animal qui nous représente si tu préfères… Ton homme porte un masque de renard pour son intelligence, sa discrétion, son côté solitaire et chasseur…

-         Et donc tu as eu l’ours ? Tu es un nounours ? plaisante-je.

-         Pas exactement…, rit-il.

-         Toru est puissant, fonceur, protecteur et redoutable…, commente Hokuto.

-         Je vois… Et toi ? lui demande-je.

-         Une panthère, répond Toru à sa place. Parce qu’elle est agile, furtive et élégante…

Kakashi se penche vers moi avec un air moqueur :

-         Je n’ai jamais compris pourquoi on avait attribué la panthère à Hokuto, c’est un chat tout au plus…, l’embête-t-il.

Toru rit avant de lancer un regard taquin à Hokuto, un regard malicieux et décidément drôlement séducteur :

-         C’est parce que tu n’as jamais vu ma minette sortir les griffes Hatake, crois-moi, elle en a de belles…, murmure-t-il en dévorant des yeux sa « panthère ».

Hokuto rougit jusqu’à la racine des cheveux en croisant le regard de Toru, et il se reconcentre sur le plat en se raclant la gorge :

-         Bon, qui veut du dessert au lieu de dire des âneries ? bougonne-t-il.

Nous rions tous les trois, et alors qu’il nous sert, je pose ma tête dans mes mains pour observer nos hôtes avec un sourire aux lèvres.

Toru est tellement un ours, baraqué, viril et bourrin… je ne suis pas étonnée qu’on l’associe à cet animal, je le vois comme si j’y étais foncer sur ses adversaires tête baissée en sachant qu’il aura le dessus… Quant à Hokuto, plus discret, observateur et silencieux… une vraie panthère se glissant discrètement dans les arbres pour surgir au bon moment, sans laisser une chance à ses adversaires non plus… J’en arrive à me demander comment cet ours et cette panthère ont pu s’apprivoiser.

-         Comment vous êtes-vous rencontré ? demande-je d’une voix rêveuse. Ou plutôt, comment les choses se sont-elles faites entre vous ? Qui donc a approché l’autre ? Qui a fait le premier pas ? Alors que vous étiez dans l’Anbu, que tu étais son supérieur ? Ça n’a pas dû être aussi simple qu’une invitation au restaurant… ?

-         Oh non, répond Hokuto en hochant la tête avec des yeux ahuris.

-         J’imagine bien que c’est l’ours qui a approché la panthère, ajoute-je en souriant.

-         Evidemment, et j’ai ramé, répond Toru en levant les yeux au ciel.

-         Ce n’était pas évident, tu m’excuseras…, siffle Hokuto avec un regard sévère.

-         Je ne mets pas des mains au cul à tous mes hommes…, réplique-t-il avec son sourire amusé.

Kakashi éclate de rire et Hokuto rougit encore :

-         Il plaisante Hanako, précise-t-il face à mes gloussements.

-         A moitié…, admet Toru en riant. Disons que… je ne sais pas, j’ai capté des regards sur moi, des regards qui ne trompaient pas… des regards qui me plaisaient… Je t’épargne les mois de remise en question et de doutes… Ce n’est pas forcément facile quand ça te tombe dessus, encore moins sur le tard j’imagine…

-         Encore moins quand on fricote avec les jolies chûnin du village…, intervient Hokuto avec des yeux taquins.

-         Il va encore me faire son jaloux…, soupire Toru. Je me moquais de ces filles, j’imitais les autres, je ne comprenais même pas le concept… Je ne comprenais pas le concept des relations amoureuses avant ton premier regard chaud sur moi ma biche…

-         Bien sûr que non, tu m’attendais sagement…, réplique Hokuto avec un sourire en coin.

Ils échangent un regard complice et j’ai enfin l’impression de retrouver Hokuto comme je le connais, détendu et calme.

-         Et donc ? Ça a commencé avec un regard intéressé ? Je veux la version longue ! les presse-je joyeusement.

-         Et bien nous étions dans les forces spéciales mais nous ne nous fréquentions pas plus que ça, nous étions dans la même bande sans vraiment nous parler, nous sommes nombreux…, reprend Toru. Mais j’ai été promu commandant de l’Anbu quand Kakashi est devenu second de l’Hokage et cette belle panthère est entrée dans mon bureau lorsque je l’y ai appelé pour une mission… C’était la première fois qu’on avait une vraie conversation… La première fois qu’il m’a sorti son regard félin, son regard à vous déstabiliser… Il m’a perturbé, je ne savais pas ce qui m’arrivait, ni comment je m’appelais… ce qui ne m’arrive en principe jamais… Et c’était le même cirque chaque fois que j’étais en tête à tête avec lui…

-         C’était volontaire ? demande-je à Hokuto.

-         Plus ou moins…, répond-il tranquillement. Je me suis posé beaucoup moins de questions que lui, j’ai très, très vite compris ce qu’il m’arrivait quand je l’ai vu pour la première fois, avant même qu’il ne soit promu commandant. Pour être plus clair, je n’ai pas eu besoin d’un tête à tête avec lui pour comprendre qu’il m’affolait.

Je glousse, un peu plus quand Toru lui lance encore un regard en coin séducteur et Hokuto croise les bras en reprenant :

-         Il n’était même pas question que je tente quoi que ce soit ou que je creuse… Toru emballait des filles à toutes les soirées, je n’acceptais absolument pas mon attirance et je n’avais pas envie de me pencher là-dessus.

-         Il restait avec moi en soirée, intervient Kakashi, sans doute pour participer.  

-         Mais tu es allé dans le bureau de Toru ce fameux jour et… ? l’encourage-je.

-         Me retrouver assis en face de lui, seuls dans une pièce, a un peu changé la donne…, admet-il. C’était la première fois que j’étais en sa présence sans autre regard, des yeux affutés de forces spéciales prêt à me juger… La première fois que je pouvais le regarder vraiment, sans détourner le regard, avec une bonne raison puisqu’il m’expliquait la mission sur laquelle il me voulait… Je n’ai pas exactement contrôlé la façon dont je l’ai regardé… je me doute que je l’ai dévoré des yeux, je n’écoutais même pas ce qu’il me racontait…

-         Et heureusement ! rit Toru. Parce que je ne sais même pas quelles conneries j’ai bien pu te dire ce jour-là alors que j’étais complétement perturbé… Je ne savais pas ce que je racontais… Je pense que nous avons bien mis vingt minutes à nous comprendre avant qu’il ne reparte.

-         C’est tout ? geins-je.

-         C’était un premier pas, ce n’est pas facile mon ange, encore moins dans l’Anbu, tu ne te rends pas compte…, glisse gentiment Kakashi.

-         Et après ça ? demande-je donc.

-         Après ça, quelques mois se sont écoulés…, reprend Toru. Des mois où il me lançait les mêmes regards qui me retournaient des pieds à la tête, des mois où je me suis posé des questions sans réponse… Des questions auxquelles je répondais inconsciemment ceci dit, puisqu’il s’insinuait dans ma tête à toute heure du jour et de la nuit… Et j’ai finalement eu un déclic, du jour au lendemain, le jour où je me suis avoué les choses, où j’ai accepté l’attirance que je ressentais pour lui, tout simplement.

-         Et ?! piaille-je.

-         Et j’ai attaqué ! J’ai foncé droit dedans directement, dit-il en mimant la chose avec sa main.

-         L’ours ! glousse-je.

-         Exactement, une fois l’objectif fixé, la proie verrouillée, j’ai foncé tête baissée en plein dans le tas.

-         Quoi ?! m’exclame-je avec excitation.  

Hokuto éclate de son rire doux :

-         Je n’ai rien compris choupette… Ça faisait des mois qu’on se regardait un peu bizarrement quand je me retrouvais avec lui mais sans plus, et je savais ce que je ressentais sans m’autoriser à creuser plus loin avec ce drôle de coureur de jupon alors fin de l’histoire… Sauf que, du jour au lendemain, il m’a accueilli dans son bureau le menton dans une main, un sourire coquin aux lèvres et les yeux brûlants… C’est moi qui ai été drôlement perturbé à partir de là… Je ne comprenais pas ce qu’il lui prenait, les perches qu’il me tendait… J’avais presque l’impression qu’il me testait, je ne pouvais pas croire que c’était la réalité, je ne voulais pas m’autoriser à comprendre que j’avais peut-être une chance, c’était un vrai cirque… Et puis bon sang, le commandant de l’Anbu !

Il mime avec ses mains l’impression que sa tête explose alors que Toru l’observe toujours avec son sourire en coin séducteur et je vois donc comme si j’y étais leur relation à ce moment-là de l’histoire.

-         Et tu as finis par comprendre qu’il était sérieux ? demande-je.

-         A force du temps qui passait, je me suis dit que le « test » devenait drôlement long…

-         Et il n’embrassait plus de filles, ajoute Kakashi en levant un doigt. Je me souviens que tu m’en avais parlé sur le ton de la conversation lors d’une soirée… je ne m’étais pas plus intéressé que ça à la chose parce que je ne savais pas que ça te travaillait, mais j’avais confirmé.

-         Toru ne tournait plus autour des nanas…, reprend Hokuto. Il… objectivement, il me tournait autour à ce moment-là… Il venait toujours vers nous discuter mais je me convainquais qu’il venait voir Kakashi… il complimentait mes plats, il se plantait à côté de moi toutes les deux minutes, il me balançait ses sourires carnassiers à tout bout de champ…

-         J’attaquais gentiment, confirme Toru en riant.

-         Gentiment ? pouffe-je.

-         J’ai cru tomber dans les pommes quand il a passé la quatrième vitesse dans son bureau, commente Hokuto en souriant avec les yeux dans le vague.

-         Passer la quatrième ? Je passais tout juste la seconde mon cœur…, nuance Toru.

-         Me plaquer contre un mur était simplement la seconde ? réplique Hokuto en lui souriant.

-         Bien sûr, t’embrasser passionnément était la quatrième ! affirme-t-il avec son sourire heureux.  

-         Quoi ?! couine-je. Vous allez trop vite !

Hokuto sourit timidement et il échange un regard avec Toru, qui le pousse à me raconter la suite d’un regard, ce que notre panthère fait donc :

-         Après quelques mois de rentre-dedans plus ou moins discret de sa part… Je devenais plus à l’aise avec lui… Alors je me suis permis de lui faire une petite blague douteuse en repartant vers la porte de son bureau… C’était un peu moqueur, sans doute un peu salace, je voulais le provoquer… Je ne saurais même plus te dire ce que je lui ai dit, mais la seconde suivante, il me plaquait contre le mur de son bureau, le visage à quelques centimètres du mien, pour me dire que la prochaine fois que je me moquais de lui, je me prendrais la rouste de ma vie…

-         Tu n’as pas eu peur ? m’inquiète-je.

-         Peur de lui ? Alors qu’il me regardait comme s’il allait me manger en me menaçant d’une voix séductrice ? J’ai plutôt eu peur de lui sauter dessus choupette…

Des petits frissons se déclenchent sur mes bras alors que je fais le lien entre la tension qui devait régner entre eux à ce moment-là et celle qui pouvait régner entre Kakashi et moi lorsque nous nous criions dessus au pays du gel, en sachant que nous ne pouvions pas nous embrasser.

-         Ça devait être encore plus intense, chuchote-je. Entre la tension que vous ressentiez, l’interdit que vous vous mettiez, la hiérarchie entre vous… j’en ai la chair de poule.

-         Oh oui…, soupire Hokuto. Il m’a engueulé avant de glisser ses yeux chauds sur tout mon visage, lentement, jusqu’à en suspendre ses lèvres devant les miennes… je n’avais qu’un mouvement à faire et je l’embrassais… J’étais complétement fou, je crois que je n’ai jamais eu une montée d’adrénaline aussi puissante, jamais eu les rouges aussi enflammées qu’à ce moment-là, mais je n’ai pas osé…

J’en grimace d’horreur en regardant Toru qui hoche la tête, avant de reprendre l’histoire de son point de vue :

-         Je ne tenais plus, j’avais besoin de me rapprocher de lui, envie de le toucher, envie de lui montrer les choses plus franchement… J’avais bien l’impression que je ne me plantais pas complétement, qu’il était réceptif, qu’il me rendait mes regards et mes compliments… Mais c’était délicat, encore plus pour lui que pour moi… c’était moi le commandant, c’était à moi de le faire, pas à lui…

-         Evidemment, il aurait eu l’air malin de draguer son commandant…, réalise-je en hochant la tête. S’il s’était trompé et que tu l’avais mal pris, alors tu aurais pu lui faire la vie dure au travail... Enfin, si tu avais été un con… Hokuto devait tellement douter… surtout lui qui aime être irréprochable au travail…

Hokuto hoche la tête pour confirmer ce que je dis et Toru continue :

-         C’est bien pour ça que j’ai osé faire le premier pas, voir ce que ça donnerait en me rapprochant de lui pour de vrai… J’ai donc sauté sur l’occasion quand il m’a fait sa petite plaisanterie de mauvais goût, défiante, salace… Les feux étaient au vert et je l’ai plaqué contre le mur… A partir du moment où c’est arrivé, je n’avais plus de limites, plus de frontières, plus de jugeotte… Dès que j’ai ouvert la porte à un contact avec Hokuto, un vrai contact, à son visage tout près du mien, à nos souffles qui se mélangeaient, à mes mains qui tenaient ses poignets fermement au-dessus de sa tête… Bordel, je ne pensais plus qu’à ça, qu’à lui, qu’à recommencer… Je ne pouvais plus détacher mes yeux de lui, quoi qu’il fasse, où que nous soyons, peu importe avec qui nous étions… J’avais besoin de savoir s’il en avait eu envie, si c’était envisageable, si je devais arrêter tout de suite mon délire ou s’il pensait autant que moi à ce moment…  

-         Alors qu’est-ce que tu as fait ? demande-je.

-         Alors, déjà, je me suis dit qu’il était hors de question de recommencer dans un cadre professionnel… Ce genre de rapprochement n’avait rien à faire au travail, c’est simplement que j’ai eu une porte ouverte là-bas, et que c’était tellement inattendu que j’ai sauté sur l’occasion malgré tout, mais comme dit précédemment, je suis sérieux au boulot… Alors j’ai attendu le bon moment.

-         Et quel a été le bon moment ?

C’est Hokuto qui continue l’histoire de son point de vue :

-         C’était en été, nous avions passé une soirée au bar entre forces spéciales, bien arrosée… Et comme il vient de te le dire, à partir de ce moment dans son bureau, nous nous sommes regardés drôlement différemment… Il n’y avait plus vraiment de limite, plus de retenue, je crois qu’on se défiait presque, que c’était un jeu de séduction entre nous, comme si nous savions que ça allait arriver un jour ou l’autre, que nous allions nous embrasser pour de bon et que nous nous défiions d’être celui qui craquerait… c’était aussi délicieux que terrifiant, aussi excitant que paralysant… Bref, après cette soirée, je rentrais chez moi au milieu de la nuit, il pleuvait des cordes, un orage estival féroce, la visibilité était nulle, on ne voyait pas à trois mètres devant soi… J’étais en train de râler parce que ma cigarette était foutue, et lorsque j’ai relevé le nez, je l’ai trouvé planté devant moi au milieu de la rue.

Des frissons couvrent encore intégralement mes bras, je suis absorbée par cette histoire comme si j’y étais.

-         Il était là, planté au milieu de la rue, sous la pluie battante… Il était… tellement beau, tellement impressionnant… je me souviens d’avoir regardé la pluie couler le long des muscles de ses bras, ses cheveux qui gouttaient, son teeshirt qui lui collait à la peau… et ses yeux… ses yeux si sombres, si intenses, si fixés sur moi… J’ai su que le moment était venu et j’en ai lâché ma cigarette par terre. Nous nous sommes regardé quelques secondes, j’ai cligné des yeux et j’étais dans ses bras… Il me tenait contre lui tellement fermement, presque brutalement… Et j’adorais ça, peu importe à quel point je me haïssais d’adorer ça, c’était pourtant le cas. Alors quand j’ai eu ses lèvres devant les miennes pour la deuxième fois, qu’il me reproposait la chose, cette fois je n’ai plus hésité et j’ai réussi à avancer ma foutue tête vers la sienne pour l’embrasser.

-         T’embrasser ? Je t’ai dévoré ma biche, j’en mourrais d’envie depuis des mois, je n’en pouvais plus… Dès que j’ai eu ton feu vert, je me suis laissé complétement aller…

Hokuto rougit légèrement avant de continuer :

-         Je me souviens encore de ton assurance qui gommait mes doutes, de la pluie qui nous dégringolait dessus, des éclairs qui déchiraient le ciel, du mauvais temps qui nous cachait de la vue des gens qui auraient pu se trouver sous le déluge…, chuchote-t-il.

-         Et je me souviens encore du moment où tu m’as dit que tu habitais à deux pas… Du moment où nous avons échangé le regard qui signifiait que nous allions avoir le reste de la nuit pour nous…, répond Toru d’une voix caressante.

-         Et la plus longue torture de ma vie a commencé… les semaines à nous regarder, à savoir ce que nous avions partagé, ce secret qui est né… Les quelques moments que nous nous autorisions tous les deux, quand nos souvenirs s’estompaient… Les discussions jusqu’au bout de la nuit, à nous inquiéter, à tergiverser, à douter…

-         Tes doutes, le corrige Toru.

-         J’avais peur pour toi, j’ai peur pour toi, pour ton poste…

-         Je me fous de mon poste Hokuto, je m’en suis toujours foutu, je me suis toujours accordé à toi et à ton rythme…

Ils se regardent quelques secondes, puis Hokuto tourne la tête vers moi, comme s’il se souvenait de notre présence :

-         Et c’est là qu’on en arrive à notre discussion choupette, le soir où tu es venue chez moi toute seule, où tu m’as poussé à me lancer pour faire de mon rêve ma vie, comme Hatake et toi…

-         Vraiment ? souffle-je.

-         Oui, c’est à partir de là que j’ai lâché prise et que nous nous sommes vus plus régulièrement, où nous avons arrêté de jouer les inconnus devant les autres… Là aussi que je me suis fait assassiner, mais finalement, ça n’avait rien à voir ! plaisante-t-il faiblement.

-         Et à partir de cette sombre histoire, notre panthère a réalisé que la vie était un peu trop courte pour en avoir quelque chose à faire…, répond Toru en passant ses doigts sous la mâchoire d’Hokuto.

-         Et vos collègues l’acceptent ? demande-je.

-         On ne leur dit rien, tout ça ne les regarde pas, tranche Toru. Mais on se laisse vivre, on arrête de s’empêcher de se voir en ayant la peur au ventre que quelqu’un de ce bâtiment remarque que je passe beaucoup de temps ici ou que mes colocs me questionnent sur le nombre de nuit que je ne passe pas chez moi… Le travail est le travail, nous n’y sommes pas pour nous câliner ou échanger des mots tendres, alors nous gardons des rapports professionnels là-bas et nous faisons bien ce que nous avons envie de faire chez nous le soir.

-         Et vous avez raison ! affirme-je avec force.

-         Bien sûr qu’ils ont raison, renchérit Kakashi. Et puis si l’un d’eux a quelque chose à en redire, je lui passerai l’envie d’ouvrir la bouche.

-         Sans doute, et puis je défie n’importe lequel de mes hommes de renverser mon commandement, il n’arriverait pas à grand-chose, à part peut-être si tu voulais reprendre ta place Hatake, s’amuse Toru.

-         Je te la laisse, rit-il.

-         Je pourrais peut-être défier ton autorité Toru, plaisante Hokuto avec un sourire taquin. Je connais deux ou trois prises qui te laissent en général drôlement inefficace… je suis sûr que je pourrais prendre ta place à la loyale…

Toru éclate de rire, aussi amusé par la plaisanterie qu’heureux de voir Hokuto si à l’aise :

-         Je ne doute pas que tu saches exactement comment me rendre inefficace, mais c’est inutile, je te laisse de bon cœur ma place si c’est ce qui te fait plaisir… Je n’ai de toute façon jamais su résister à tes beaux yeux, je crois que c’est la morale de cette histoire.

Hokuto pose une main sur l’avant-bras de Toru et ils échangent un regard amoureux qui me rend heureuse. Je lance automatiquement le même à Kakashi en attrapant sa main :

-         Je crois que la morale de nos histoires est surtout que l’amour triomphe toujours, même quand il parait impossible…, conclus-je.

Il m’offre ses yeux les plus doux et c’est à notre tour de raconter notre histoire à Toru qui ne sait pas exactement ce qu’il s’est passé entre Rinko, Kakashi et moi puisqu’Hokuto tient les secrets qu’on lui confie, tout comme nous garderons le sien.




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