Meilleurs ennemis

Chapitre 30 : Meilleurs ennemis

7467 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 02/03/2026 20:20

Enfin, après deux ans, un nouveau chapitre de cette fiction.


Dimanche 27 juillet / 03h30

Rues de Konoha

Konoha / Japon



La voiture de Sasuke s'arrêtait à un feu rouge et lorsqu'il regardait sa rose en souriant, il la vit la tête basse en pleine réflexion. 



- Qu'est ce qu'il y a Sakura ? 



Elle relevait la tête et le regardait. La rose avait le regard assez triste ce qui déstabilisait le brun. 



- Qu'est ce qu'il se passe ? 


- J'aimerai te poser une question et je voudrais que tu y répondes franchement. 


- Quelle question ? 


- Il se passe quelque chose entre Naoko et toi ? 


- Quoi ? Pas du tout, oh que non ! 


- Je ne suis pas aveugle tu sais. J'ai bien vu comment elle t'a collé toute la journée. Et le baiser près des lèvres! 


- Sakura! 


- Jure moi qu'il n'y a jamais rien eu entre vous. 



Le feu passa au vert et le brun avançait ne répondant pas à la question. D'ailleurs, que devait-il lui dire ? Lui mentir ou lui dire la vérité ? 



- J'en était sûre, lâchait-elle d'un coup ayant deviné toute seule. 


- Et après, c'est finit depuis longtemps, commençait-il à s'énerver. On a été ensemble juste le mois d'août de l'année dernière et c'est tout. 



Il avait éclaté car il ne voulait pas parler de ce sujet et il voulait y mettre un terme rapidement. Mais, pour Sakura, ce n'était pas fini. 



- Et elle s'accroche encore à toi. 


- Oui et je l'ai repoussé toute la journée. 


- Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? 


- Je te connais Sakura, tu en aurais fait une montagne alors qu'il n'y a rien. 


- Vraiment ? Il n'y a vraiment plus rien entre vous ? 


- Je te le jure. Je ne voulais pas te le dire car je savais que tu étais très jalouse. 


- Oui, je suis d'une nature jalouse! 


- Je voulais te protéger Sakura. Naoko n'est plus rien à mes yeux et il n'y a que toi qui compte. 



La voiture s'arrêtait à un autre feu et il tournait sa tête vers sa rose. Elle souriait maigrement et posait sa main sur la joue de Sasuke pour l'amener à ses lèvres. 



- Laissons le passé derrière nous et occupons nous du présent, lâchait Sasuke avant d'entamer un autre baiser.



Dimanche 27 juillet / 03h40 

Appartement deToru et d'Aiko

Konoha / Japon



Aiko et Naoko entraient dans l'appartement et la rousse regardait partout autour d'elle. 



- C'est pas mal ici, c'est sympa! 


- Merci, viens je t'emmène dans la chambre de Toru. 



Naoko la suivait et lorsqu'elle entrait dans la chambre, ses yeux s'agrandissaient. 



- Whouahhh! Génial la chambre. 


- Si tu veux prendre une douche, c'est au fond du couloir. 


- Merci. 


- Tu veux autre chose ? 


- Non ça va. Je vais me coucher direct, je suis crevée. 


- Moi aussi, bonne nuit. 


- Bonne nuit. 



A peine avait-elle refermé la porte, que Naoko bondissait du lit et ouvrait l'armoire où ses yeux s'illuminaient. 



- Whoua... les fringues de malade. 



Se sentant comme chez elle, Naoko fouillait l'armoire à la recherche d'une tenue pour la nuit. Puis, elle tombait sur ce qu'elle cherchait. Après s'être déshabillée, la sœur de Sasori enfilait le vêtement et s'engouffrait sous les draps. 



Dimanche 27 juillet / 09h00

 Hôtel du lac

Suna / Japon



Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas passé une nuit ensemble et même la première fois dans un hôtel. Alors, lorsqu'il ouvrait les yeux, il regardait la jeune Hanabi dormir pendant quelques minutes, paisiblement. Son visage d'ange, sa peau douce et son petit souffle qu'elle avait en dormant la rendait irrésistible à ses yeux. 



Elle poussait un petit soupir et se blottissait dans les bras de son amour qui la serrait tendrement contre lui. Il ne pouvait s'empêcher de lui embrasser son front, en remettant une mèche de cheveux derrière l'oreille. Ce geste avait eu pour effet de la réveiller et elle ouvrait petit à petit les yeux, avant d'émettre un sourire en voyant le visage de Konoha-maru. 



- Bonjour! lâchait-elle doucement. 


- Bonjour. 



Il l'embrassait tendrement et elle répondait avec un grand plaisir. 



- Désolé de t'avoir réveillé. 


- C'est pas grave! Il est quelle heure ? 


- Neuf heure, tu as faim ? 


- Oui, je meurs de faim. 


- Je vais aller prendre une douche. 



Le Sarutobi sortit nu du lit pour rejoindre la salle de bain sous les yeux coquins de la brune. Elle se remettait bien au fond du lit heureuse de cette nuit. Elle l'avait eut tout à lui et en avait bien profité. 



Au même étage, quelques chambres plus loin, un homme blond était en train de s'habiller, après une bonne douche. D'ailleurs, sa dulcinée l'avait remplacé juste après. 



- J'ai faim, disait-il en entendant son ventre gargouiller. 



Il allait vers la fenêtre, où il vit des clients sur la terrasse en train de prendre leur petit déjeuner, lui donnant encore plus faim. Puis, une belle brune sortait de la salle de bain, une serviette autour de son corps. 



- Hinata! Allez, habille-toi! J'ai très faim. 


- Oui Naruto, je vais m'habiller, ne t'inquiète pas, moi aussi j'ai faim. 


- Avec ce qu'on a dépensé cette nuit, cela ne m'étonne pas, souriait l'Uzumaki. 



Elle lui rendait son sourire et l'embrassait tendrement. 



- Si tu as faim, descends! J'en ai pas pour longtemps. 


- Tu es sûr ? 


- Oui, vas-y. 


Merci. 



Il l'embrassait rapidement et sortait de la chambre, pratiquement en courant. Alors que Naruto descendait pour prendre son petit déjeuner, dans leur chambre, Konoha-maru et Hanabi finissaient de s'habiller. Puis, ils sortaient de leur chambre pour se diriger vers l'ascenseur. Soudain, alors qu'ils allaient pénétrer à l'intérieur de la cage en fer, la jeune Hyuga s'arrêta net. 



- J'ai oublié mon téléphone sur la petite commode. 


- Ok, je t'attends. 


- Non, vas-y, descends, je te rejoins, lâchait-elle en se dirigeant vers la chambre. 



Obéissant sagement, Konoha-maru prenait l'ascenseur pour rejoindre la terrasse ou un bon petit déjeuner l'attendait. Alors que Hanabi entrait dans sa chambre, un peu plus loin dans le couloir une autre Hyuga sortait de la sienne. Soudain, alors qu'elle passait devant une chambre dont la porte était ouverte, elle jetait curieuse un coup d'œil à l'intérieur de celle-ci et qu'elle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle vit sa sœur cadette se diriger vers la sortie. 



- Hanabi ?


- Hi-Hinata ? 


- Que fais-tu là ? 


- Je pourrais te poser la même question. 


- Je l'ai posé en premier alors réponds. 



La petite jeune femme rougissait car elle avait un peu honte de lui dire ce qu'elle faisait ici. Sur la terrasse, alors que Naruto avait bien rempli son assiette et qu'il s'était installé confortablement à une table, le jeune Sarutobi se présentait à son tour devant le buffet appétissant du petit-déjeuner. Lorsqu'il se retournait pour aller également à une table, qu'elle ne fut pas sa surprise en voyant un blond assit à une autre. 



- Naruto ? 


- Konoha-maru ? 


- Que fais-tu là ? 


- La même chose que toi on dirait, disait Naruto en voyant l'assiette bien remplie de son ami. 



Ce dernier s'asseyait à côté de lui ayant les joues légèrement rouges. 



- On a eu la même idée, disait le brun en buvant une gorgée de son café. 


- Oui et nos petites sœurs se sont croisées, continuait le blond en voyant deux personnes arriver vers eux. 


- C'est vraiment une grande coïncidence de se retrouver tous les quatre dans cet hôtel, disait Hinata. 


- Oui, et moi d'ailleurs j'ai très faim, lâchait sa sœur en se dirigeant vers le buffet. 


- Moi aussi! approuvait l'aîné en la suivant. 



C'était alors dans une bonne ambiance qu'ils prenaient tous les quatre ensemble leur petit déjeuner. 



Dimanche 27 juillet / 10h00

 Appartement de Sasori

Konoha / Japon



Sasori se réveillait très doucement sentant les rayons du soleil caresser son visage. Il se demandait bien quelle heure il était et lorsqu'il vit dix heure sur son réveil, il se disait qu'il avait encore du temps pour se lever, mais lorsqu'il voulait enlacer sa petite amie, il ne vit personne. 



Soudain, il entendait la douche fonctionner et savait qu'elle était en train de se laver. Il se leva entièrement nu et se dirigea vers la salle de bain, où à son plus grand bonheur, n'était pas fermé à clé. Il y pénétra donc et vit sa dulciné sous la douche observant son corps de haut en bas. Une idée coquine illumina son esprit et il s'engouffra sous la douche. 



- Sasori ? lâchait-elle en le sentant derrière lui. 


- Bonjour, disait-il en mettant ses bras sur ses hanches et en embrassant son cou. 



Début Lime



Trouvant cela agréable, Toru se laissait faire et profitait de ce moment. Mais lorsqu'il colla son corps, elle sentit contre ses fesses une érection qui la fit rougir. Il commença à balader ses mains sur son ventre, ses seins et alla même sur son intimité. Elle poussait un soupir de plaisir et posait sa tête en arrière, sur l'épaule gauche du roux alors qu'il continuait ses baisers dans le cou. 



- Oh Sasori! gémissait-elle. 



Soudain, il souleva légèrement la jambe de la brune et la pénétra de toute sa longueur, sortant un petit cri de plaisir. Toru savourait ses coups de reins les plus divins les uns que les autres . L'eau ruisselant sur leur corps, les deux amants continuaient à prendre du plaisir. C'était un excellent programme pour commencer sa journée. Il la plaqua contre la parois et accéléra. Elle criait de plus belle alors que le roux était un ton en dessous. 



Puis, quand vint l'orgasme, Sasori se retira et éjacula sur le sol de la douche, alors que Toru, encore toute pantelante, repris son souffle. Elle se retourna et vit son copain tout rouge de plaisir. Elle l'embrassait tendrement lui prouvant son amour. 



Fin du lime



- C'était génial! J'adore commencer la journée de cette façon. 



Il souriait et l'embrassait tout en la caressant. Cela faisait la troisième fois qu'ils faisaient l'amour aujourd'hui et ce ne sera pas la dernière. 



Dimanche 27 juillet / 12h00

 Appartement de Toru et Aiko

Konoha / Japon



Aiko sortait de sa douche, toute contente, ayant hâte d'être quatorze heure pour sortir avec Itachi. Elle alla ensuite dans la cuisine pour prendre un bon café. Elle était un peu fatiguée de la soirée, mais avait repris de l'énergie en pensant à la sortie. 



- Bonjour, lâchait Naoko en entrant dans la cuisine à moitié endormie. 


- Bonjour, tu as bien dormi ? 


- Très. Toru a un lit très confortable. 



Alors qu'elle allait prendre une gorgée de café, Aiko s'arrêtait sur les vêtements que la sœur de Sasori portait. Un ensemble de débardeur et short de nuit en soie rose. 



- Tu as fouillé dans l'armoire de Toru ? 


- Je n'avais pas de vêtements pour dormir, lâchait Naoko en se faisant couler un café expresso. Alors je me suis permise de prendre cet ensemble. Il est trop beau. 


- Oui je sais, c'est moi qui lui avait offerte pour son dernier anniversaire. 


- Tu as trop bon goût. Mais promit, je le lui rendrai propre. 



Soudain, le téléphone d'Aiko retentissait et elle souriait en regardant le destinataire. 



- Bonjour Itachi. 


- Bonjour Aiko, ça va ? 


- Oui, merci, et toi ? 


- Bien... je ne te dérange pas j'espère ? 


- Non... pas du tout. 


- Je... je sais que l'on avait rendez-vous à 14h... mais je voulais savoir si on pouvait déjeuner ensemble ? 


- Bien sûr, répondait la brune avec un large sourire. 


- Génial, je viens te prendre dans vingt minutes, tu seras prête ?


- Oui, parfait. 


- Alors, à tout à l'heure. 


- A tout l'heure. 



Aiko raccrochait toute contente, devant Naoko qui mangeait sa tartine. 



- Tu vas sortir avec Itachi ? 


- Oui, on va manger et après on va au cinéma. 


- Ah.... mais ne t'attends pas à autre chose avec lui. 



La brune regardait la rousse en plissant les yeux, ne comprenant pas son allusion. Puis, elle se souvenait de la discussion qu'elle avait eu avec Itachi, le long du lac. 



" Je ne suis pas encore prêt à une relation... J'ai vécu un drame il y a presque 3 ans et... c'est encore dur... Mes mauvaises expériences récentes me l'ont confirmé"



- On va juste sortir entre amis, c'est tout. 


- Je dis ça pour toi. Si tu savais le nombre de femmes qui sont parties en courant de chez lui. 


- Pourquoi ? Demandait Aiko curieuse. 


- En faite, Itachi sortait avec Izumi, une amie d'enfance. Ils étaient grave amoureux. Et un jour, elle est décédée d'une grave maladie. Ça l'a complètement anéanti. 


- Ah mince! lâchait la brune bouleversée. 


- Et il vit encore dans ses souvenirs, il n'a jamais fait son deuil. Il a placardé beaucoup de photos d'elle dans son appartement. C'est presque flippant. 



Naoko mit sa tasse dans l'évier et sortit de la cuisine, la laissant complètement perdue. Alors, c'était ça le drame dont Itachi avait parlé. Elle ne savait plus quoi en penser maintenant. 



Dimanche 27 juillet / 12h30

Appartement de Deidara

Konoha / Japon



Ding Dong... Ding Dong... 



Ce son résonnait dans sa tête... Que cela pouvait-il être ? Deidara se réveillait petit à petit, papillonnant des yeux. Il regardait son réveil qui indiquait midi trente. 



Ding Dong... Ding Dong... 



Il se levait contre son gré et allait ouvrir afin que la sonnette cesse. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il vit Hidan sur le palier de sa porte. 



- Salut vieux! 


- Salut, qu'est ce que tu fais là ? 


- Tu me laisses entrer, tu me prépares un bon café et je t'explique tout. J'ai amené les croissants. 



Le blond se décalait et permit à son ami de pénétrer dans son salon.  



- Itachi n'est pas avec toi ? 


- Non, je l'ai convaincu d'emmener Aiko au restaurant. 


- Il ne devait pas déjà l'emmener au cinéma ? 


- Oui, mais autant faire d'une pierre deux coups.  



Deidara baillait un bon coup avant de presser le bouton de sa machine expresso.  



- Alors, comment cela se passe entre Kurotsuchi et toi ? Demandait Hidan en mordant dans un croissant. 


- Où veux tu en venir ? disait le blond en lui tendant la tasse de café. 


- Ben... cela s'est bien passé entre vous hier, non ? 


- Oui, comme deux amis. 


- Arrête Deid', c'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire la grimace. J'ai bien vu comment vous étiez très proche hier. 



Le blond ne disait rien et se contentait de lui tournait le dos en appuyant encore sur le bouton de sa machine expresso. Il avait touché un point sensible. 



- Je suis amoureux Hidan! lâchait-il soudainement. 



Deidara s'asseyait sur une chaise et mettait un morceau de sucre dans sa tasse, devant son ami qui attendait la suite. 



- Dès que je l'ai revu, mon cœur a explosé et tous mes sentiments ont refait surface. 


- Et? 


- Et c'est tout! 


- Pourquoi tu ne lui déclares pas ta flamme ? 


- Tu délires ou quoi ? Pour qu'elle me rejette et que notre amitié soit rompu, jamais!


- Si cela se trouve, elle partage tes sentiments. 


- Je ne prends pas de risque! 


- Tu es trop bête. 


- Non, juste prudent. 


- Non, tu es bête, encore plus qu'Itachi! Mais lui au moins il essaye. 


- Tant qu'il n'aura pas fait son deuil, il n'y arrivera pas et elle partira comme les autres! 


- Je ne crois pas, je pense qu'elle pourrait éventuellement le guérir de ses blessures. 


- Ah oui ? 


- Mon instinct de flic me le dit et je connais très bien Itachi. Je le vois dans ses yeux. Elle est celle qui lui changera sa vie. 



Dimanche 27 juillet / 12h40

Maison Uchiwa

Konoha / Japon



Ils avaient fait une grosse grasse matinée. La rose s'était réveillée en premier et lorsqu'elle regardait son réveil, elle constatait qu'il était plus de midi trente. Elle s'étirait et jetait un coup d'œil sur Sasuke, qui dormait encore à ses côtés. Elle se leva doucement pour ne pas le réveiller et mit son petit kimono en soie rouge. Ayant une envie pressante, elle sortit de la chambre pour se rendre aux toilettes, mais croisait la matriarche Uchiwa dans le couloir. 



- Bonjour Sakura. 


- Bonjour mad... euh Mikoto. 


- Vous avez bien dormis ? 


- Très bien, et vous ? 


- A merveille! Vous pourriez dire à Sasuke que je sors déjeuner avec Misaki et que je rentrerai vers 19h. 


- Oui, je lui dirais. 


- Merci, bonne journée.  



Alors que Mikoto descendait les escaliers, Sakura se précipitait au petit coin et quelques temps plus tard, revenait dans le lit douillé de son petit-ami. 



- Tu es enfin réveillé! lâchait-elle en le voyant avec les yeux grands ouverts. 


- Oui, vous n'avez pas parlé doucement. 


- Désolée. Ta mère me disait qu'elle partait rejoindre Misaki pour le déjeuner. 


- Cela veut dire que l'on est seuls dans la maison. 


- Oui et qu'avez-vous en tête monsieur Uchiwa? 


- Devine! 



Elle lui souriait et se laissait mettre sous lui. Il l'embrassait tendrement et une chose en entraînant une autre, il lui faisait l'amour, passionnément, tendrement et sauvagement. 



Dimanche 27 juillet / 12h40

Restaurant de la place 

Konoha / Japon



Le début du dîner se passait très bien. Ils avaient parlés un peu de tout et de rien, ce qu'elle faisait avant de venir à Konoha. Il avait appris qu'elle avait fait plusieurs petits boulot surtout lors de ses études



- Mes parents étaient un peu en galère d'argent, mon père avait été licencié car sa boîte avait fermé pour faillite. Alors du coup, pour les aider, et bien je faisais quelques petits boulots, Après, mon père a trouvé un emploi dans une grande entreprise. 


- Il travaille dans quel domaine ? 


- L'informatique, il est responsable d'un groupe, mais je ne serais te dire quel genre. Je n'ai jamais vraiment rien compris. 


- C'est assez complexe l'informatique. 


- Oui, mais il adore ce domaine, il a vraiment eut de la chance de trouver cet emploi. 


- Et ta mère, elle fait quoi ? 



Elle avait hésité quelques secondes avant de lui répondre. 



- Elle ne travaille pas, lâchait-elle avec un sourire assez crispé. Elle s'occupe de la maison. 



Il avait arqué un sourcils car elle avait passé de la tristesse à la joie en une seconde, et c'était bizarre d'après lui. Heureusement pour Aiko, le serveur arrivait avec les plats et leur souhaitait un bon appétit. Le petit couple commença à picorer dans leur assiette. L'Uchiwa avait bien vu le malaise de la jeune femme, alors pour passer à autre chose, il changeait de sujet. 



- Cela se passe bien votre salon, il fonctionne bien ? 


- Oui, très bien, merci. On a eut de la chance au début, c'était pas facile et après le bouche à oreille, et une petite place dans le journal de la ville, on a pu démarrer. 


- Tant mieux pour vous, c'est pas vraiment un endroit où je vais, sauf bien sûr pour te voir, avait-il lâché en la regardant dans les yeux. 



Elle avait vraiment rougi et sourit avant de baisser les yeux un peu confuse et continuait à manger ses calamars. 



- Désolé de t'avoir mis mal à l'aise Aiko, mais je le pense. 



La demoiselle devenait rouge comme une tomate. Au fond d'elle, elle avait aimé ce compliment. Était-il en train de la draguer? Mais elle se souvenait tout à coup de la discussion qu'ils avaient eu lors du mariage et le fait qu'il n'était pas encore prêt pour une autre relation. 



- Tu dois le dire à toutes les filles, non ? Plaisantait la demoiselle. 


- Non ! Pas du tout. 


- Tu... tu as eut beaucoup de relation ? 



Il ne répondait pas tout de suite, faisant la moue ajoutant un petit "pas trop". 



- Moi aussi, ma dernière relation avec un homme n'a pas duré deux semaines. Un véritable fiasco! Et toi, ta dernière relation ? Comment ça s'est fini ? 



Elle avait osé le lui demandé... et d'ailleurs il hésitait un peu à lui répondre. 



- Si tu veux pas répondre, je comprendrais. 


- Non, c'est pas ça, c'est juste que... c'était pas sérieux et que ça n'en vaut pas la peine d'en parler. Je préfère rester concentrer sur le présent et profiter de cette journée. 



Elle lui offrit un grand sourire, ce qui lui fit chaud au cœur. Elle aurait aimé qu'il lui parle d'Izumi, en savoir un peu plus sur celle qui l'empêchait d'avancer et qui envahissait l'appartement de l'Uchiwa, d'après les dires de Naoko. Elle va essayer de lui faire oublier cette femme qui hantait encore le cœur d'Itachi. Elle va avoir du boulot. 



Dimanche 27 juillet / 13h00

 Appartement de Sasori

Konoha / Japon



Un scooter se gara devant un petit immeuble. Un jeune homme y descendit et regarda encore une fois son mémo avant de s'approcher de la porte d'entrée. Il pénétra à l'intérieur et marcha jusqu'à la porte numéro 2. Il sonna une fois et quelques secondes plus tard, une belle demoiselle ouvrit la porte, et l'accueillit avec le sourire. 



- Merci beaucoup. 



Alors que la demoiselle s'éloignait du livreur, ce dernier la scrutait des pieds à la tête et la trouvait très séduisante. Elle avait seulement un tee-shirt long arrivant mi-cuisse que son copain lui avait prêté. Mais, il déchantait vite lorsqu'une silhouette masculine se présentait devant lui. D'ailleurs, ce dernier n'était pas ravi du regard du livreur. Sasori donna trois billets, lui disant de garder la monnaie. Le pauvre livreur, appeuré par les yeux meurtrier du roux, le remercia et fila à l'extérieur. 



Le chyo fermait la porte et se dirigeait vers la cuisine où il retrouvait Toru déballer la commande. 



- J'ai faim, lâchait-elle en prenant une boite contenant quatre onigri. 



Elle en sortit également deux bols de ramens, et des sushis, suivis d'une petite douceur sucrée. 



- Moi aussi j'ai faim, avec ce que j'ai dépensé, j'ai le droit de me rassasier, lâchait Sasori en prenant un bol de ramen. 


- Il faudrait que je ne rentre pas trop tard ce soir, disait la demoiselle en avalant un sushi. J'ai un planning chargé demain. 


- Et moi je fais l'ouverture avec Itachi... 


- Vous fermez toujours le bowling cet été?


- Oui, deux semaines. Du 9 au 23 Août. 



Ils mangèrent un peu dans le silence, mais quelques minutes plus tard, Toru le brisa. 



- Tu veux toujours passer tes vacances avec moi à Shizuoka ? 


- Bien sûr! lâchait-il en lui souriant. 


- Tu verras, l'appartement est en face de la plage et on a aussi vu sur le mont Fuji. 


- Ce sera génial. Rien que toi et moi. 



Toru souriait, se levait pour débarrasser la table et allait ensuite sur les genoux de son copain. Il l'entoura de ses bras et la regarda dans les yeux. Ils ne disaient aucun mot car leurs yeux parlaient d'eux même. Ils s'embrassèrent tendrement puis, le roux reprit la conversation. 



- On sera tranquille là-bas. Pas de soeur, pas de parents, ni d'amis. 


- Oui, rien que tous les deux, approuvait la brune. 



Il lui embrassait son cou et son épaule avant de sortir une phrase qui va plomber cette ambiance romantique. 



- On pourra faire l'amour toute la journée comme des bêtes, lâchait-il dans son oreille. 



Le sourire de Toru s'estompa d'un coup, repensant à ce que Masako lui avait dit hier dans les toilettes :  



"Au début, tout est beau, tout est magnifique. On était très amoureux. On faisait l'amour comme des bêtes, c'était génial. "



Son cœur commençait à battre très fort et le roux revenait vers ses lèvres mais la demoiselle recula en le regardant, ne pouvant s'empêcher d'écouter sa mémoire, ce qui surprenait le roux qui la regardait interloqué



"Cela faisait presque deux mois que l'on était ensemble et un beau jour, j'ai su qu'il m'avait trompé. "



Sasori plissait les yeux d'inquiétude, elle lui faisant presque peur. 



- Toru, qu'est ce qu'il t'arrive ? 



Elle ne répondait pas, se levait et sortait de la cuisine. Qu'est ce qu'il lui prenait ? Il se leva à son tour et la trouvait en plein milieu du couloir. Il la fit se retourner et la vit en larmes. Cela lui fit mal au cœur de la voir ainsi. 



- Pourquoi pleures-tu ? 



Elle ne répondait pas et continuait à pleurer. Elle essayait de se sauver dans la chambre, mais il la plaquait contre le mur du couloir et la regardait droit dans les yeux. 



- Dis moi ce qu'il ne va pas! 



Impressionné par ce regard noisette assez sérieux, elle commença à ouvrir la bouche mais aucun mot ne sortit car c'était dur. 



- Toru, parle moi! insistait-il. 



Il essuyait les larmes de la demoiselle et, rien qu'en sentant la douceur dont il faisait preuve, elle trouva le courage de tout lui dire. 



- La garce! lâchait Sasori hors de lui. Elle ne perd rien pour attendre celle-là. 



Son cœur se calma et elle vit son copain secouait la tête avant de la regarder de nouveau dans les yeux. 



- Toru, il ne faut pas écouter cette femme. C'est une harpie quand elle veut faire du mal. Et... c'est vrai que lorsqu'on sortait ensemble... c'était bien... mais... c'est finit avec elle... je suis avec toi et ce que l'on vit ensemble est génial. Je n'avais jamais ressentit ça auparavant avec une autre femme. Après plusieurs échecs, j'avoue que j'avais perdu foi en l'amour, mais, la première fois que je t'ai vu, j'ai eut le coup de foudre... 



Il s'arrêtait et la regardait intensément dans les yeux. Il ne s'était jamais confié ainsi avec une personne, hormis Itachi à qui il se confiait souvent. 



- Ne pensons plus à tout ça et profitons de notre présent et de notre futur, car oui, je me vois déjà... 


- Chuuut... disait-elle en lui mettant sa main sur sa bouche. Ne dis plus un mot et profitons de ce moment. Je veux que tu me fasses l'amour maintenant, et bestialement. Je veux crier afin que les voisins m'entendent. 



Il souriait et l'embrassait sauvagement. Il la prit par les cuisses et elle s'accrocha à son cou. Il la transporta dans la chambre et la posa sur le lit. Il lui enleva le tee-shirt et le sien avant de se rallonger sur elle. 



A l'appartement d'à côté, un couple de retraité était tranquillement installé sur leur canapé, lorsque soudain, ils entendirent des gémissements venant du mur d'en face. Ils levaient leur tête et regardaient dans cette direction. 



- Encore! lâchait la femme en baissant son livre sur ses genoux. 


- Laisse-les! disait son mari en remettant son nez dans le journal. 


- Ils n'en ont pas eu assez cette nuit... et ce matin ! 


- Ils sont jeunes. 


- Ce n'est pas une excuse, lorsqu'on était jeune, on ne se sautait pas dessus tout le temps. 


- Dommage! murmura le sexagénaire. 



Les gémissements devenaient ensuite des cris, agaçant encore plus la dame. 



- N'empêche, ça donne envie, non ? 


- Pas du tout! Au contraire! 



L'homme retourna dans son journal et quelques dizaines de minutes après, le silence revenait. 



- Ah quand même, il était temps. 


- Eh ben dit-donc, ils ont fait fort, disait le retraité en regardant sa montre. 



Derrière ce mur, Toru s'était lovée dans les bras de son chéri. Ils reprenaient leur souffle, surtout Sasori qui s'était donné à fond pour satisfaire sa chérie. La tête et une main sur le torse en sueur du roux, Toru sentait les caresses sur son dos, commençant à s'endormir paisiblement. Le Chyo la regardait dormir et la serrait encore plus dans ses bras. 



Il en voulait beaucoup à Masako et s'il avait l'occasion de la revoir, il lâchera toute sa colère contre elle. Il avait eut beaucoup d'échecs sentimentaux dans sa vie. Il avait fait pas mal d'erreurs, et à cette époque, il ne voulait pas de relation sérieuse, d'où le fait que ses "conquêtes" ne duraient que quelques jours, voir semaines. Mais maintenant, il ne voulait plus jouer, il voulait une vie stable et au fond de lui, il l'avait trouvé avec Toru. 



Il espérait sincèrement que Toru soit celle avec qui il aimerait faire sa vie, se marier, avoir des enfants... Oui il se le souhaita au plus profond de lui même. Il fermait les yeux en souriant, trouvant petit à petit le sommeil. 



Dimanche 27 juillet / 15h00

 Maison des Hyuga

Konoha / Japon



La voiture de Konoha-maru s'arrêtait devant la maison des Hyuga. Le moteur coupé, le jeune Sarutobi regardait droit devant lui, étant dans ses pensées. 



- Konoha-maru ? 



Il tournait la tête vers sa chérie et la vit inquiète. 



- Est ce que ça va ? 



Il l'attira à lui et l'embrassait tendrement. Elle se laissait faire, trouvant ce baiser très agréable. Et alors que leur lèvres étaient à quelques centimètres l'une de l'autre, il lui souffla : 



- Promets moi Hanabi, de ne pas me quitter, même avec des milliers de kilomètres entre nous. 


- Qu'est ce qu'il ne va pas Konoha-maru ? lâchait elle en reculant un peu. 


- Promets le moi! 


- Je te le promets! Et toi aussi, promets le moi !


- Oh oui ! Je te le promets. 



Ils s'embrassèrent de nouveau et il la laissait sortir de la voiture à regret. Elle lui fit un dernier au revoir de la main, avant de passer le portail du jardin. Le Sarutobi démarrait, et tout le long de la route jusqu'à chez son grand-père, il pensait! Oui, il allait parler à son grand-père et tout dire ce qu'il a sur le cœur. 



Dimanche 27 juillet / 15h20

 Manoir Sarutobi

Konoha / Japon



Konoha-maru passait le portail de la propriété et vit la voiture de son oncle devant le perron. Il était revenu à temps, avant que son oncle ne parte avec sa petite famille. Il se gara non loin de là et se dirigea vers eux. 



- Tu arrives juste à temps! lâchait son oncle en mettant une valise dans le coffre. 


- Oui, désolé mon oncle, mais je pensais que vous partirez plus tard. 


- C'est exact, mais nous devons passer chez les parents de Kurenai, alors on a décidé de partir plus tôt. 



La petite famille apparut sur le perron avec son grand-père et la petite cousine du jeune homme courra dans ses bras. 



- Je suis contente de te voir avant de partir, Konoha-maru. 


- Moi aussi Mirai. 


- Mais, promets moi la prochaine fois, on passe plus de temps ensemble. 


- C'est promit. 



Ils se firent la bise et elle grimpa à l'arrière du véhicule. 



- Au revoir ma tante. 


- Au revoir Konoha-maru. Prends soin de toi! 


- Oui, vous aussi! 



Elle grimpait à l'avant et son oncle arriva vers lui. Ils se prirent dans les bras et son oncle lui glissa à l'oreille : 



- Parle avec ton grand-père! 


- Entendu ! 



Il entra dans la voiture et celle-ci s'éloignait d'eux avec un petit klaxonne. Une fois hors du champ de vision, Konoha-maru se retourna et vit que son grand-père, toujours sur le perron, était en train de l'observer. Il grimpa les escaliers et alors qu'il était à sa hauteur : 



- Konoha-maru ! Parlons tous les deux ! 



Le jeune homme s'était arrêté soudainement, et... pensant à ce que son oncle lui avait demandé, il accepta... Il était temps de tout se dire! 



Dimanche 27 juillet / 17h10

 Appartement d'Aiko et Toru

Konoha / Japon



Ils avaient passés une belle journée, ils étaient allés au restaurant, puis au cinéma et ensuite, ils s'étaient promenés dans une rue commerçante où ils avaient fait un peu de lèche vitrine. La voiture d'Itachi s'arrêtait devant le salon de beauté. 



- Merci beaucoup, j'ai passé un excellent moment en ta compagnie, disait Aiko avec un grand sourire. 


- Moi aussi! approuvait le brun en la regardant intensément. 



Ils se regardaient, se fixaient même, et d'un coup, il allait vers ses lèvres et l'embrassait. Elle y répondait avec ardeur, alors que la main de l'Uchiwa se posait sur sa cuisse, la caressant sensuellement. Elle frissonnait à ce contact et posa sa main sur la joue d'Itachi. A peine avaient-ils retirés leur lèvres, qu'ils entamaient un autre baiser plus endiablé. Soudain, il se séparait d'elle et s'éloignait aussi loin qu'il le pouvait. 



- Je suis désolé ! lâchait-il d'une voix tremblante. 


- Pourquoi ? 


- Je n'aurais pas dû t'embrasser comme ça, je ne veux pas te donner de faux espoirs. Je n'arrive pas à l'oublier... Je ne peux pas... 



Elle baissait la tête, sachant pertinemment ce qu'il voulait dire. Son cœur lui fit soudainement très mal et elle voulait pleurer. 



- Je comprends ! répondait la demoiselle en ouvrant la portière pour s'extirper hors de la voiture. C'est mieux alors que l'on ne se voit plus pour le moment! 



Sans un regard pour elle, Itachi savait qu'il était en train de la perdre. Mais c'était plus fort que lui, il n'y arrivait pas. Elle claquait la porte, sans un au revoir et se dirigeait vers la porte d'entrée. Aiko refermait celle-ci derrière elle et regardait l'escalier qui menait à l'appartement. Elle les montait tout doucement et essayait par tous les moyens de ne pas pleurer, mais c'était très dur! 



Elle ouvrit la porte, non sans peine et entra dans l'appartement, et vit Naoko, devant la télévision. 



- Salut, comment s'est passée cette journée avec Itachi ? 



Elle ne répondait pas et filait dans sa chambre sous les yeux de la jeune Chyo. 



- Mal, sans aucun doute, disait la rousse en se retournant vers la télévision. Je l'avais prévenu, ajoutait-elle en mordant dans une chips. 



Aiko entra dans sa chambre et claqua la porte derrière elle. Adossée à celle-ci, la jeune femme commençait à s'anglotter puis se laissait glisser tout le long. Elle laissait éclater sa douleur, et les larmes, qu'elles avaient retenu jusqu'ici, coulaient sur ses joues. 



Dimanche 27 juillet / 18h10

 Appartement d'Aiko et Toru

Konoha / Japon



Elle avait entendu des claquements de porte et la douche fonctionner. Naoko était assez triste pour Aiko, mais pas très surprise. D'après ce que lui avait dit son frère, Itachi avait fait fuir pas mal de femmes. Mais pourtant, elle avait bien vu hier, que le brun avait des vues sur la demoiselle. Il avait encore dû tout foiré! L'imbécile! 



Cela faisait près de trente minutes qu'elle n'avait plus rien entendu, après qu'elle avait entendu une énième porte, devinant celle de la chambre d'Aiko, se refermer. Alors, à petits pas, elle s'y dirigeait et tout doucement, elle ouvrit la porte. Aiko avait fermé les volets et les rideaux étaient également tirés, plongeant la pièce dans le noir. La demoiselle dormait. 



Elle revenait dans le salon, et à peine s'était-elle assise sur le canapé, qu'elle entendait le bruit d'une clef dans la serrure. Elle se releva derechef et lorsque le petit couple entra dans l'appartement en parlant, la demoiselle leur fit signe de se taire. 



- Qu'est ce qu'il y a ? Demandait son frère en refermant la porte derrière lui. 


- Aiko dort ! répondait Naoko. 


- A cette heure-ci ? lâchait Toru surprise. 


- Elle est rentrée il y a une heure. Elle était pas bien du tout. 


- Pourquoi ? 


- Je pense à cause d'Itachi. Ils sont sortit ensemble aujourd'hui et elle est revenu complètement bouleversée. Il a dû encore tout foiré. 


- L'imbécile! lâchait Sasori. 


- Oui, c'est ce que je me suis dit, disait sa petite soeur. 


- Je vais aller la voir! 


- Non Toru, disait le roux. Laisse-la dormir, c'est mieux! 


- Il a raison, approuvait Naoko. Pour l'instant, elle a besoin de dormir. Elle ira certainement mieux demain. 


- Ok ! se résignait la brune. 



Soudain, le téléphone de Sasori sonnait et le nom d'Hidan s'affichait. 



- Oui Hidan ? 


- Sasori, je n'arrive pas à joindre Itachi. Il m'a appelé il y a 5 minutes en me disant qu'il avait tout foiré... et il disait des choses incompréhensibles. 


- Où il est ? 


- Pas chez lui en tout cas, j'y suis allé et il n'y avait personne. 


- Ok, pas de panique, je viens te chercher et on parcourt la ville à sa recherche. 


- Qu'est ce qu'il se passe ? demandait sa petite amie lorsqu'il avait raccroché. 


- C'est Itachi! 



Dimanche 27 juillet / 18h40

 Cimetière de Kiri

Kiri / Japon



Ils avaient tourné en rond dans Konoha, mais ils n'avaient pas trouvé la moindre trace d'Itachi, ni de sa voiture. Ils étaient assez inquiet. Mais, ce n'était pas le genre d'Itachi de faire une bêtise. 



- Mais où est-il bon sang ! 


- Attend Sasori, j'ai peut-être une idée où il est! 


- Où ? 



Quelques minutes plus tard, leur voiture s'arrêta sur le parking du cimetière de Kiri où se trouvait 3 voitures dont celle d'Itachi. 



- Tu avais raison Hidan! Il est allé au cimetière. 



Les deux amis sortirent de la voiture et passaient la porte de cet endroit qui était assez lugubre. Ils marchaient quelques mètres avant de se stopper. 



- Il est là ! disait Hidan en pointant du doigt une silhouette au fond du cimetière. 



Ils allaient vers Itachi qui était debout, devant une tombe. Il ne bougeait pas, la fixant encore et encore. Il ne savait plus combien de temps il était là, mais à chaque fois qu'il venait, il perdait la notion du temps. 



- Itachi ? 



Il décalait sa tête vers la gauche et vit Hidan en compagnie de Sasori. Cela ne le surprenait qu'à moitié qu'ils étaient ici. Après l'appel qu'il avait passé à son ami policier, il s'en serait douté qu'ils viennent au cimetière. Ils regardaient le nom qui était affiché "Izumi Yokinawa". 



- Désolé les gars, pour la peur que je vous ai fait. 


- Tu peux l'être, lâchait le roux. 


- C'est bon Sasori! 



Hidan mit une main sur l'épaule de l'Uchiwa et se mit à ses côtés en joignant ses mains. Sasori comprit et se plaça à gauche du brun. Ils prièrent tous les trois puis ils commençèrent à marcher vers la sortie et Itachi commençait à se confier. 



- J'ai complètement foiré la fin de mon rendez-vous avec Aiko. Cela fait deux fois que je lui fais le coup. Elle m'a dit que l'on ne devait plus se voir. 


- Tu lui as fait quoi ? Demandait Sasori. Car d'après ma soeur, elle n'était vraiment pas bien lorsqu'elle est rentrée. 


- Tout s'était bien passé au début, on avait bien déjeuner, on a été voir un film au cinéma et après on a fait du lèche vitrine. C'était super! Vraiment les gars, cela faisait longtemps que je n'avais pas passé un moment comme ça avec une femme ! Enfin, je devrais dire, depuis Izumi. 


- Où ça a foiré ? demandait Hidan. 



Itachi hésitait à se confier plus, mais c'était ses amis et ils étaient leur seuls confidents. Alors, il avouait tout. 



- Ah oui! Je la comprends maintenant, disait Sasori. tu ne devrais pas lui en vouloir. 


- Je ne lui en veux pas, je la comprends parfaitement. C'est à moi que j'en veux. 



Puis, alors qu'ils étaient devant les voitures, Itachi regardait Hidan et rajoutait : 



- Tu avais raison Hidan, Izumi m'empêche d'avancer. Je... à chaque fois que j'embrasse une autre fille, je... je vois le visage d'Izumi dans ma tête et je repousse la fille. Mais... c'est plus fort que moi. J'ai l'impression de la trahir! Nous, qui nous nous sommes promis de rester ensemble toute notre vie. Je me sens coupable d'embrasser ou voir même coucher avec une autre. 



Ses amis le regardaient avec de la peine dans les yeux. Avait-il eut un déclic ? 



- Itachi, je sais que c'est dur, mais il faut pourtant que tu rayes un trait sur le passé et que tu penses à l'avenir. 


- Sasori a raison, appuyait Hidan. Pense à ton avenir, mais sans Izumi! Tu ne peux pas vivre avec le souvenir d'une morte. 


- On connaissait tous Izumi, et je suis sûr que même elle voudrait te voir heureux, même avec une autre femme. Elle n'aimerait pas te voir te morphondre devant sa tombe ou devant un portrait d'elle. Il faut avancer Itachi. 



Itachi secouait légèrement la tête, donnant raison à ses amis. 



- Merci beaucoup les gars! disait l'Uchiwa en faisant une étreinte à ses amis. 


- Ne t'inquiète pas, c'est normal, répondait Hidan. 


- On va manger un morceau au restaurant? proposait Sasori qui voulait passer à autre chose. 


- Bonne idée, approuvait le policier. Je meurs de faim. On y va Itachi ? 


- Non, je pense que je vais rentrer. 


- Allez ! Cela va te faire du bien! 



Dans un sens, il avait raison, cela lui ferait du bien. Il devait bien commencer quelque part. Alors, il acceptait. 



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