Fraternité Infaillible
Chapitre 9 : Tome 9 – Le Poids d’un Commandant
6236 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour 19/07/2025 00:47
Des milliers de spectateurs, soldats, chefs de village et enfants fixaient la même personne :
Nadhir Ōtsutsuki, à peine adolescent, venait d’être nommé Commandant Suprême des Armées Shinobi Unifiées.
Il tourna calmement le dos au centre du stade.
Les acclamations s’élevèrent… mais il ne les écoutait pas.
Ses pas résonnaient dans le couloir de sortie en pierre, éclairé par des torches accrochées aux murs.
Son visage était neutre, mais ses mains étaient serrées. Il n’était pas fier. Il n’était pas joyeux. Il était préoccupé.
Au bout du couloir, deux silhouettes l’attendaient.
Naruto… et Tsunade.
Naruto se tenait droit, les bras croisés. Il le regardait en silence.
Tsunade, elle, l’observait attentivement, sans un mot.
Nadhir s’arrêta à deux pas d’eux.
Personne ne parla pendant quelques secondes.
Puis Naruto souffla doucement :
> Naruto :
« Commandant, hein ? Tu vas me donner des ordres maintenant ? »
Nadhir haussa légèrement les épaules, un petit sourire au coin des lèvres :
> Nadhir :
« On dirait bien. Mais t’en fais pas… je te laisserai finir ton ramen. »
Tsunade s’approcha. Son regard était différent. Moins sévère. Presque maternel.
> Tsunade :
« Tu es le plus jeune à avoir porté ce titre. Et peut-être… le plus stable. »
Nadhir la regarda, sans répondre.
> Tsunade (calmement) :
« Tu n’as pas choisi ce poids. Mais tu l’as accepté. Tu as fait ce que peu d’adultes auraient osé. »
> Nadhir (baissant les yeux) :
« J’ai pas envie d’être un héros. Je veux juste qu’on reste ensemble. »
Naruto s’approcha à son tour, et posa sa main sur son épaule
Naruto (fièrement) :
« Commandant Nadhir, c’est officiel maintenant. Tu vas devoir supporter que tout le monde t’écoute. »
Nadhir esquissa un sourire discret.
> Nadhir (calme) :
« Tant qu’ils m’écoutent pas pendant que je dors, ça me va. »
Mais Tsunade ne souriait pas. Elle regardait droit devant.
Et soudain… on entendit des pas précipités.
Deux éclaireurs de la Section Secrète de Konoha arrivèrent à toute vitesse.
Ils étaient essoufflés, blessés, et en sang.
Le premier tomba à genoux devant Nadhir.
> Éclaireur (haletant) :
« Commandant… ! C’est urgent… les petits pays… ils se sont unis… »
> Naruto (soudain sérieux) :
« De quoi tu parles ? »
Le deuxième éclaireur reprit avec fermeté :
> Éclaireur 2 :
« Ils ont créé une arme de guerre, une coalition secrète de 3 millions de soldats. Ils se sont préparés en silence pendant des mois. »
> Tsunade (choquée) :
« Trois millions… ? »
> Éclaireur :
« Et… ils ont capturé notre capitaine. On vient de retrouver son corps. Il a été exécuté. »
Un silence s’abattit.
Au loin, des pas s’approchèrent lentement.
C’était Hiruzen Sarutobi, l’ancien Hokage, encore présent dans les coulisses.
Il s’arrêta en entendant les mots des éclaireurs.
Son regard se durcit. Il murmura d’abord… puis leva la voix :
Les mots des éclaireurs venaient de tomber.
Le couloir était plongé dans un silence écrasant.
Le regard de Nadhir restait figé dans le vide. Il ne clignait même plus des yeux.
Derrière lui, Hiruzen, qui avait entendu toute la scène, s’approcha lentement.
> Hiruzen (voix grave) :
« … Alors cette lettre était sérieuse. »
Il serra fermement sa canne, puis ajouta froidement :
> Hiruzen :
« Tuer un émissaire de paix… c’est un crime de guerre. »
Naruto écarquilla les yeux.
Tsunade ne disait rien, mais sa mâchoire était crispée.
Tout le monde fixait Nadhir, qui ne bougeait toujours pas.
Puis, lentement, il releva la tête.
Il regarda les éclaireurs. Puis Tsunade.
Et d’un ton parfaitement calme, sans crier :
> Nadhir :
« Tsunade…
Si ça te dérange pas… garde Naruto avec toi un moment. »
Tsunade sursauta légèrement.
> Tsunade :
« Quoi ? Pourquoi ? Où tu vas ? »
Nadhir baissa brièvement les yeux, puis dit :
> Nadhir :
« Depuis l’opération… je n’arrivais plus à les réactiver. »
Il ferma les yeux.
Et quand il les rouvrit, ses deux Rinnegan s’illuminèrent violemment, dans une onde de lumière pure.
Le chakra violet éclata en spirale autour de lui. Les murs tremblèrent légèrement.
Même Hiruzen plissa les yeux, surpris.
> Naruto (abasourdi) :
« Tu… Tu peux les utiliser à nouveau… ! »
> Nadhir :
« Oui. Et je vais m’en servir maintenant. »
Il joignit deux doigts, et un cercle d’énergie violet apparut au sol, marqué d’anciens sceaux draconiques et temporels.
> Nadhir :
« Je vais dans la Salle d’Entraînement du Temps.
Là-bas… aucune blessure n’est réelle.
Et chaque heure ici vaut une semaine là-bas. »
> Naruto (inquiet) :
« Tu vas t’entraîner… maintenant ? »
Nadhir tourna la tête vers lui.
Et pour la première fois depuis sa nomination, son regard redevint humain. Il avait l’air… fatigué.
> Nadhir (bas, presque doux) :
« Je n’ai pas le droit à l’erreur. Pas cette fois. »
Il regarda une dernière fois Naruto, Tsunade, puis Hiruzen.
> Nadhir :
« Préparez le conseil militaire.
Quand je reviendrai… je serai prêt à commander cette guerre. »
Puis il entra dans le cercle lumineux.
Un flux d’énergie violette l’enveloppa entièrement.
Et dans un souffle, il disparut.
Le souffle du monde se coupa un instant.
Nadhir rouvrit les yeux.
Autour de lui… un silence absolu.
Le vent ne soufflait pas. Le ciel était figé. Le sol… blanc, sans fin.
Mais droit devant, une gigantesque falaise noire s’élevait comme une muraille céleste.
Au sommet de cette falaise, une cascade géante tombait dans le vide, mais ce n’était pas de l’eau.
C’était un flot de chakra draconique liquide, doré et rouge, rugissant comme un dragon qui hurle dans le silence.
Nadhir s’avança, lentement.
Il retira sa cape, puis sa tunique blanche. Il resta torse nu, le visage grave, le corps fin et sculpté, marqué par des années de combat malgré son jeune âge.
Le sol vibrait sous ses pieds.
Il s’assit en tailleur, directement face à la cascade, à quelques mètres de sa base.
L’air y était lourd, saturé d’énergie pure.
Ses cheveux bougeaient doucement malgré l'absence de vent.
Il ferma les yeux.
> Nadhir (en pensée) :
« J’ai trente minutes. Trente minutes pour me reconnecter… au souffle du Dragon.
Si je dérape… je ne pourrai jamais canaliser cette puissance dans le monde réel. »
La cascade rugissait. Des éclairs rougeoyants en jaillissaient par moments. Chaque onde de chakra frôlait sa peau comme des coups invisibles.
Mais il ne bougeait pas.
Son dos brillait doucement, révélant le sceau du Commandant, gravé quelques heures plus tôt.
Et juste au centre de sa colonne… un autre symbole s’activait lentement : l’emblème du Dragon Ancien, transmis depuis des générations oubliées.
Les minutes passaient.
Son souffle ralentissait.
Son chakra se stabilisait.
Et la cascade changeait doucement de couleur, réagissant à sa présence.
Le rouge devenait plus profond. L’or devenait blanc éclatant.
Puis, au bout de 30 minutes… une silhouette immense apparut derrière la cascade.
Un dragon spectral, fait de lumière pure, ouvrit lentement ses yeux.
> Dragon (voix caverneuse) :
« Tu es prêt. L’épreuve peut commencer. »
Nadhir rouvrit les yeux.
Ils étaient rouges et dorés. Son aura vibrait.
Il se leva, toujours torse nu, et dit calmement :
> Nadhir :
« Je suis Commandant maintenant. Je n’ai plus le droit d’avoir peur. »
Il fit un pas en avant, et la cascade s’écarta pour lui ouvrir l’entrée de l’épreuve intérieure.
Nadhir franchit la cascade, et aussitôt…
le bruit disparut.
Il se retrouva dans une salle parfaitement circulaire, aux murs lisses de pierre noire.
Au centre, une table carrée, sculptée d’arabesques anciennes.
Au-dessus, flottait une sphère de lumière dans laquelle brillait la silhouette du dragon spectral, observant sans bouger.
> Dragon (voix profonde, éthérée) :
« ÉTAPE NUMÉRO 1 : L’ANALYSE. »
Nadhir s’avança calmement, toujours torse nu, son corps encore légèrement brillant du chakra qu’il venait d’absorber. Il s’arrêta face à la table.
Sur le plateau, un casse-tête complexe l’attendait.
Des dizaines de pièces irrégulières en métal chakra, imbriquées en une forme instable et déroutante.
Des symboles s'entrecroisaient, tournoyaient même légèrement.
Un puzzle… impossible à résoudre à première vue.
Le dragon reprit :
> Dragon :
« Ce casse-tête n’a aucune solution si tu l’analyses dans le bon sens.
Il n’a qu’un seul secret : il faut comprendre que la réponse n’est pas dans la forme… mais dans l’intuition. »
Nadhir ne répondit pas. Il observait.
Il approcha lentement ses mains, toucha une pièce, puis une autre. Il essaya de les bouger.
Elles résistaient.
Il réfléchissait.
Cinq minutes passèrent.
Puis Nadhir ferma les yeux…
et sourit.
> Nadhir (calmement) :
« … C’est pas un puzzle à résoudre.
C’est un piège d’égo. »
D’un geste, il retourna l’intégralité du casse-tête — il prit la base et le retourna sur la table, face cachée.
Et là…
Toutes les pièces s’illuminèrent.
Elles se remirent d’elles-mêmes en place.
Le puzzle devint parfaitement clair, évident, logique.
Le dragon cligna lentement des yeux.
> Dragon (voix lente) :
« … Réussite.
Tu as compris que ce n’est pas toujours en forçant la complexité qu’on atteint la vérité.
Parfois, il faut juste changer de perspective. »
Nadhir recula d’un pas.
Un cercle de lumière apparut derrière lui.
> Dragon :
« ÉTAPE NUMÉRO 2 : LA FORCE. »
Le casse-tête venait de disparaître dans un flash de lumière. Nadhir, toujours torse nu, se redressa complètement. Son souffle était stable, son chakra parfaitement contrôlé.
Devant lui, le dragon spectral ouvrit lentement ses ailes dans la lumière suspendue du plafond.
> Dragon (voix caverneuse) :
« ÉTAPE NUMÉRO 2 : LA FORCE.
Attrape. Résiste. Rejette ce qui veut t’écraser. »
Soudain… le plafond disparut.
Un ciel étoilé apparut au-dessus de la salle, noir, cosmique, profond.
Puis…
🌑 Des météorites commencèrent à tomber.
Pas des simples rochers.
Des blocs de pierre noire enflammée, aussi gros que des maisons, entourés de flammes rouges et violettes.
Elles fonçaient droit sur Nadhir, à une vitesse terrifiante.
> Dragon :
« Si tu esquives, tu échoues.
Si tu bloques… tu perds.
Seule la riposte est acceptée. »
Nadhir plia légèrement les genoux.
Son chakra s’activa, rouge et doré, autour de son corps musclé.
Ses bras se renforcèrent, ses veines brillèrent.
La première météorite s’abattit.
💥 BOOM !
Nadhir leva les bras — il l’attrapa en plein vol, le sol se fissura sous ses pieds, mais il tint bon.
> Nadhir (forçant) :
« Tsss… Tu veux me tester ?
Tu vas voir ce que c’est un commandant. »
Dans un rugissement, il projeta la météorite en arrière, droit vers le ciel. Elle se désintégra dans l’atmosphère.
La deuxième tomba. Puis la troisième.
De plus en plus vite.
Nadhir ne recula pas.
Il les attrapait une par une, les bras brûlés par le choc, les doigts tendus par la force, puis il les relançait dans les airs comme des projectiles divins.
À la huitième, il poussa un cri :
> Nadhir :
« HYAAAAA !!! »
Son aura explosa.
Ses poings étaient rouges, entourés d’éclairs.
Il attrapa une double météorite de 100 tonnes, plia les genoux, puis sauta avec elle…
… et la jeta contre le mur céleste.
💥 Une onde de choc secoua toute la salle.
Le dragon, silencieux, observa la poussière retomber.
> Dragon (voix lente) :
« Tu n’as pas reculé.
Tu n’as pas subi.
Tu as pris… et tu as rendu.
Résultat : RÉUSSITE. »
La salle redevint calme.
Le corps de Nadhir était couvert de marques rouges, mais il tenait debout. Il ferma les poings… et sourit.
> Nadhir (essoufflé mais fier) :
« C’est tout ? J’pensais que t’étais un dragon… pas un ramasseur de cailloux. »
Le dragon éclata de rire, pour la première fois.
> Dragon :
« Tu es prêt pour l’épreuve suivante.
ÉTAPE NUMÉRO 3 : L’ÂME. »
Le sol redevint calme. Les fissures se refermèrent. Les cieux au-dessus de Nadhir s’éteignirent comme des torches qu’on souffle.
Un cercle de lumière blanche apparut sous ses pieds.
Le dragon referma ses ailes, et sa voix devint grave, profonde, solennelle.
> Dragon :
« ÉTAPE NUMÉRO 3 : L’ÂME.
Tu as frappé la matière. Tu as analysé la forme.
Mais peux-tu… te faire face à toi-même ? »
La salle s’assombrit.
Un miroir de lumière se forma devant Nadhir.
Et dans ce miroir… une silhouette apparut.
C’était lui-même.
Mais ce Nadhir-là n’était pas lumineux.
C’était un Nadhir brisé, fatigué, tremblant.
Son visage portait toutes les blessures du passé.
– L’enfant abandonné dans la rue après la mort de ses parents.
– Celui qu’on appelait monstre.
– Celui qui a tué par accident à l’examen Chūnin.
– Celui qui a pleuré en silence pendant des nuits entières.
– Celui qui a tout vu… et tout porté.
La silhouette s’approcha.
Elle ne parlait pas.
Mais une vague de douleur traversa la salle.
> Dragon (voix étouffée) :
« Tu ne dois ni attaquer, ni esquiver, ni rejeter.
Tu dois endurer. Tu dois écouter. Et tu dois pardonner. »
Nadhir tomba à genoux.
Chaque pas que faisait cette âme sombre vers lui envoyait des flashs mentaux dans son esprit :
– Le cri de sa mère en train de mourir.
– Le regard de Naruto, tout petit, qui pleure dans ses bras.
– Le sang sur ses mains.
– Les cris des enfants du village qui le fuyaient.
– La solitude.
– La mission où il a tué pour la première fois.
> Nadhir (en tremblant) :
« … Je n’ai jamais voulu ça… »
Mais l’âme le fixa, sans haine. Sans violence.
Elle posa la main sur sa tête.
Et là… une larme coula sur la joue de Nadhir.
Il serra les poings. Il ferma les yeux. Puis…
il posa lui aussi la main sur l’âme.
> Nadhir (murmurant) :
« Tu n’es pas mon ennemi…
Tu es moi.
Tu as survécu à tout ça.
Et je t’accepte. »
Un flash de lumière éclata.
La silhouette sombre fondit lentement en lumière dorée, puis entra dans sa poitrine.
Le dragon, au-dessus, observait en silence.
> Dragon (voix calme) :
« Résultat :
Tu as accepté ton fardeau.
Tu as purifié ton cœur.
Réussite. »
Nadhir se releva.
Son corps était recouvert d’un léger manteau de chakra blanc, translucide, comme une seconde peau.
Ses yeux étaient paisibles.
> Nadhir (regardant le vide) :
« Je suis prêt. »
Le dragon spectral replia lentement ses ailes.
Autour de Nadhir, la lumière s’était stabilisée. La salle ne vibrait plus.
Le chakra rouge et or autour de lui s’était apaisé.
Il resta un moment debout, yeux mi-clos, silencieux.
Puis il leva doucement la tête vers le ciel figé de cette dimension.
Un léger sourire étira ses lèvres.
> Nadhir (calmement) :
« Ça fait 1h30 que je suis là… »
Il regarda sa paume, le sceau du commandant brillait faiblement.
> Nadhir :
« … Et 1h30 ici, ça veut dire environ 5 heures là-bas.
Il doit être… 19h, peut-être un peu plus. »
Il avança de quelques pas. Le vent s’éleva légèrement dans la salle, comme si l’espace répondait à sa pensée.
> Nadhir (murmurant) :
« Ils doivent m’attendre. Naruto a sûrement faim.
Et le conseil ne peut pas commencer sans moi. »
Il leva deux doigts, formant un mudra simple.
Le sol s’illumina sous ses pieds.
Le dragon, toujours suspendu dans la lumière, inclina légèrement la tête.
> Dragon (respectueux) :
« Tu n’as pas fui. Tu n’as pas flanché. Tu as su… t’arrêter au bon moment.
Reviens, Commandant. La guerre approche. »
Nadhir ferma les yeux, un souffle paisible s’échappa de sa bouche.
> Nadhir :
« On continue la suite plus tard. »
Dans un éclair violet et doré, il disparut.
Un rayon de lumière dorée et violette se fendit dans l’air.
Puis, dans un souffle de vent… Nadhir réapparut au cœur de la grande esplanade du Quartier Général de Konoha.
Il était désormais vêtu d’une nouvelle tunique noire renforcée, bordée d’or. Son corps brillait encore légèrement du chakra pur de la Salle du Temps.
Ses cheveux bougeaient à peine. Son regard était calme, mais tranchant comme une lame.
Devant lui, alignés sur des dizaines de rangées, se tenait l’armée complète de Konoha :
Jōnin, chūnin, ANBU, anciens vétérans, experts sensoriels, sabreurs, unités de soins…
Plus de cent mille shinobi rassemblés dans le silence.
Au centre, légèrement en avant, se tenait Tsunade, bras croisés, flanquée de Naruto, silencieux, et d’Hiruzen, assis dans son siège d’honneur.
Tsunade fit un signe de tête.
> Tsunade :
« Le Conseil est réuni. Le village est prêt.
Commandant Nadhir… c’est à toi. »
Le silence se fit. Le vent tomba.
Nadhir fit un pas en avant.
Il monta sur l’estrade centrale — simple, en pierre blanche, sans décor, avec uniquement le drapeau de Konoha et celui de l’Alliance Shinobi derrière lui.
Il observa la foule en silence. Il ressentait leur tension. Leur peur. Leur respect.
Il inspira… puis dit calmement :
> Nadhir (voix posée) :
« Merci d’être venus aussi rapidement.
Ce que je vais dire maintenant… va décider des prochaines années.
Et peut-être de la survie de nos nations. »
Il fit un pas de plus. Son regard se fit plus froid.
> Nadhir :
« Aujourd’hui, les petits pays se sont alliés dans l’ombre.
Ils préparent une armée de trois millions de soldats.
Et ils ont déclaré la guerre en exécutant un éclaireur de Konoha. »
Un murmure choqué parcourut les rangs. Mais Nadhir leva la main. Le silence revint.
> Nadhir :
« Ce soir, nous ne parlerons pas vengeance.
Nous parlerons préparation.
La guerre n’est pas une question de colère. C’est une question de survie.
Et cette fois… c’est moi qui vous guiderai. »
Hiruzen, Tsunade et Naruto hochèrent la tête.
> Nadhir (calmement) :
« Alors… que les Conseillers, les Généraux et les Stratèges avancent.
Le Conseil Militaire Suprême de Konoha… commence. »
Les généraux se rassemblèrent autour de la grande table de pierre blanche.
Un parchemin immense y était déployé : une carte complète du Pays des Petits Royaumes, divisée en 17 provinces, avec en son centre une ville marquée d’un cercle noir.
La capitale ennemie.
Nadhir, debout, les deux mains appuyées sur la table, observait la carte en silence.
Autour de lui : Shikaku, Tsunade, Kakashi, Ibiki, Inoichi, et plusieurs chefs d’unités. Naruto restait derrière, bras croisés.
Le silence fut brisé par Nadhir, d’une voix froide mais ferme :
> Nadhir :
« Notre but… n’est pas de négocier.
Ni de leur donner une chance de s’excuser. »
Il leva les yeux.
> Nadhir :
« Ils ont exécuté un messager en temps de paix.
Ils préparent une armée de trois millions d’hommes.
Et ils ont mobilisé une arme inconnue, capable de provoquer un chaos massif. »
Il pointa la capitale ennemie sur la carte.
> Nadhir :
« Notre objectif principal : prendre cette capitale.
Frapper au cœur. Et forcer le renoncement immédiat de toute leur alliance. »
> Kakashi (sérieux) :
« Une frappe chirurgicale… Une guerre psychologique. »
> Shikaku :
« S’ils perdent leur capitale, leurs dirigeants perdront toute autorité. Et leur armée se divisera. »
> Tsunade (croisant les bras) :
« Mais ça suppose une percée dans leurs défenses centrales… avec un groupe rapide, silencieux, mais capable d’anéantir une armée. »
Nadhir hocha lentement la tête.
Puis il ajouta, en posant un nouveau parchemin sur la table :
> Nadhir :
« Ce que vous voyez là… c’est un plan de l’arme qu’ils préparent.
C’est une structure vivante, mobile, à base de chakra d’absorption.
Elle est capable de réduire une ville comme Konoha en trois minutes. »
Un frisson parcourut la salle.
> Inoichi :
« C’est… une arme de destruction totale. »
> Nadhir (froidement) :
« Non.
C’est un crime de guerre. »
Il regarda l’assemblée, droit dans les yeux.
> Nadhir :
« Si nous la laissons exister… alors aucun village ne sera en sécurité.
Même pas ceux qui n’ont rien demandé.
Ce n’est pas seulement la guerre.
C’est notre devoir. »
Un silence de plomb s’installa.
Puis Tsunade le brisa.
> Tsunade :
« Alors… quelles sont les premières unités que tu comptes envoyer, Commandant ? »
Le silence régnait encore dans la salle après la révélation sur l’arme ennemie.
Tout le monde attendait un ordre. Une date. Une offensive.
Mais Nadhir, lui, restait calme.
Il recula de la table, se tourna vers la grande baie vitrée de la salle de commandement.
De là, on voyait tout Konoha.
Les torches étaient allumées, les patrouilles actives, les familles inquiètes.
Il se retourna.
Il ne parlait plus seulement aux généraux. Il parlait à tout le monde.
Sa voix résonna dans toute la salle :
> Nadhir (clairement) :
« Beaucoup d’entre vous attendent que je dise : "Nous attaquons demain."
Mais ce n’est pas encore le moment. »
Il laissa un court silence, puis :
> Nadhir :
« Retenez bien ceci :
Défendre, c’est plus facile.
On se cache. On recule. On encaisse.
Mais attaquer, c’est autre chose.
C’est s’exposer. C’est avancer dans le feu.
C’est frapper sans trembler. »
> Nadhir (sérieux) :
« Et je ne veux pas d’une armée qui tremble.
Je veux une armée aiguisée comme une lame, prête à trancher net. »
Il leva légèrement le bras.
Son sceau de Commandant brillait doucement sous sa manche.
> Nadhir :
« Alors jusqu’à ce qu’ils arrivent…
Entraînez-vous.
Chaque jour. Chaque heure.
Préparez vos armes. Fortifiez votre esprit.
Parce qu’à la seconde où ils poseront le pied sur nos terres…
on ne reculera pas. »
Ses mots s’enfoncèrent dans les cœurs.
L’atmosphère s’embrasa doucement.
On sentait que le combat approchait.
> Nadhir (dernier mot) :
« D’ici là, je m’occuperai du plan.
Vous, occupez-vous de devenir plus dangereux que la peur elle-même. »
Le conseil venait de se terminer.
Les chefs de section quittaient la grande place un à un. Certains parlaient entre eux. D’autres gardaient le silence.
Les unités se dispersaient dans l’ordre. La nuit recouvrait doucement Konoha d’un manteau bleu profond.
Sur les marches de l’esplanade, Tsunade attendait, bras croisés. Naruto, debout à côté d’elle, observait les troupes s’éloigner, l’air plus mature que jamais.
Au loin, une silhouette descendait lentement les marches principales.
Cape sombre flottante, regard apaisé, allure droite : Nadhir.
Il arriva à leur hauteur.
Il posa une main sur l’épaule de Naruto — juste un contact discret mais sincère — puis se tourna vers Tsunade.
> Nadhir (avec un petit sourire fatigué) :
« Merci, Tsunade. »
Elle haussa un sourcil, presque surprise par la douceur de sa voix.
> Tsunade (simplement) :
« De rien. »
Il resta un instant silencieux, puis ajouta :
> Nadhir (sérieux, calme) :
« Tsunade… tu peux dormir à la maison ce soir ?
Je ne serai pas là de la nuit. »
Tsunade l’observa quelques secondes.
> Tsunade :
« Bien sûr. Tu me laisses la chambre du fond ? »
> Nadhir (petit rire) :
« Toujours. Tu connais l’oreiller. Il n’a pas bougé. »
Naruto leva les yeux vers eux, un peu perdu.
> Naruto :
« Tu vas où, grand frère ? »
Nadhir le regarda, mais ne répondit pas.
Il tapota doucement sa tête, puis dit en souriant :
> Nadhir :
« Juste un endroit où je dois réfléchir. Rien d’inquiétant. »
Puis il se retourna, et s’éloigna dans la nuit.
Le vent soufflait doucement. Les torches de la place s’éteignaient une à une
La nuit était bien installée sur Konoha.
Au milieu du village, nichée entre deux collines, se trouvait une maison modeste mais chaleureuse.
La maison de Minato et Kushina.
Là où Naruto a grandi. Là où Nadhir est revenu. Là où la lumière ne s’éteint jamais complètement.
La porte coulissa doucement.
> Nadhir entra le premier, silencieux, suivi de Tsunade et Naruto.
L’intérieur n’avait pas changé. Les portraits étaient encore là : Minato jeune, Kushina qui sourit, et un cadre abîmé où deux enfants se tenaient côte à côte — Naruto et Nadhir, plus jeunes, mangeant un taiyaki.
Naruto accrocha son manteau, puis s’écria :
> Naruto (joyeux) :
« J’ai trop faim ! Tsunade, tu cuisines, hein ? »
> Tsunade (ironique) :
« Si vous voulez éviter une intoxication, je suppose que j’ai pas le choix. »
> Nadhir (enlevant sa cape) :
« J’ai dirigé un conseil militaire… je mérite au moins un bol de riz chaud. »
Dans la petite cuisine, l’odeur monta rapidement :
riz blanc fumant, omelette roulée, viande grillée au sel, thé au yuzu.
La table basse fut dressée simplement.
Ils s’installèrent tous les trois au sol, coussins ronds sous les jambes, lumière douce dans la pièce.
Le calme régnait.
> Nadhir (en regardant les plats) :
« C’est ça… la vraie paix. Trois personnes. Une table. Pas de cris. Pas de sang. Juste… ça. »
> Tsunade (bas, sans le regarder) :
« T’en auras d’autres. J’y veillerai. »
> Naruto (mangeant déjà) :
« Ouais, mais pour l’instant, je veille à pas laisser de restes. »
Ils rirent tous les trois.
Puis, vers la fin du repas, Nadhir posa doucement ses baguettes.
> Nadhir (regardant Tsunade) :
« Merci, Tsunade. »
Elle sourit, légèrement surprise.
> Tsunade :
« De rien. »
> Nadhir (après un petit silence) :
« Tu peux dormir ici cette nuit ?
Je ne serai pas là… »
Elle le fixa quelques secondes… puis hocha la tête.
> Tsunade :
« D’accord. Je reste. »
Naruto releva la tête, curieux.
> Naruto :
« Tu vas où, grand frère ? »
> Nadhir (se levant) :
« J’ai… une dernière chose à faire. Je reviens avant l’aube. »
Il posa une main sur la tête de Naruto, puis se dirigea vers la porte, cape sur les épaules.
Le repas était terminé.
Tsunade et Naruto rangeaient la table tranquillement. Un calme profond s’était installé dans la maison.
Nadhir s’était levé, en silence, et se tenait devant la fenêtre, bras croisés.
Dehors, la lune brillait haut, baignant Konoha d’une lueur blanche presque froide.
On entendait seulement le vent léger et les grillons.
Il resta ainsi une minute. Puis il mit sa cape.
Tsunade le vit faire.
> Tsunade (sans se retourner) :
« Tu repars, hein ? »
> Nadhir (calmement) :
« Je dois. Je ne peux pas laisser le combat s’approcher… sans avancer. »
Il s’approcha de Naruto, qui s’était un peu endormi, la tête sur la table.
Il le regarda quelques secondes, puis posa une main sur ses cheveux.
> Nadhir (à voix basse) :
« Dors bien, petit frère. Je reviens plus fort. »
Il se redressa, fit un mudra lentement.
Ses yeux brillèrent.
Les Rinnegan s’activèrent.
Un cercle de lumière se forma sous ses pieds.
Les sceaux du temps tournaient à nouveau.
> Nadhir (dernière phrase avant de disparaître) :
« J’ai dit que j’étais prêt à commander… mais je veux l’être sans aucun doute. »
Dans un souffle d’énergie violette et dorée… il disparut.
---
📍 Salle du Temps — Une minute plus tard
Nadhir rouvrit les yeux.
La même falaise noire, la même cascade draconique, le même silence sacré.
Mais cette fois, son pas était plus ferme.
Il n’était plus là pour chercher des réponses.
Il était là pour s’entraîner. Devenir tranchant. Implacable. Inarrêtable.
Le dragon spectral réapparut lentement au sommet du ciel.
> Dragon (voix sourde) :
« Tu es revenu… sans y être obligé. »
> Nadhir (calmement) :
« Je suis Commandant. J’ai pas le droit de m’arrêter là.
Pousse-moi plus loin. »
Le dragon sourit.
> Dragon :
« Alors que la quatrième épreuve commence.
Prépare ton corps… à l’endurance absolue. »
Le ciel de la salle du temps s’assombrit lentement.
Le Dragon recula dans la lumière. Sa voix vibra entre les montagnes cosmiques de la dimension :
> Dragon :
« ÉTAPE 4 : ENDURANCE.
Tu vas gravir la Falaise des Mille Nuits… avec un fragment d’étoile sur le dos.
Tu n’as aucune limite de temps. Mais aucun raccourci. »
Un météore noir et rouge, de la taille d’un gros rocher, apparut dans un éclair de lumière.
Il flottait… puis s’écrasa au sol juste devant Nadhir, soulevant des fissures.
Le sol trembla.
Nadhir s’approcha lentement.
Il posa une main nue sur la surface brûlante de la roche. Elle vibrait. Elle était vivante.
Son poids… était inhumain.
Mais il ne recula pas.
> Nadhir (murmurant à lui-même) :
« On ne devient pas plus fort sans se briser d’abord. »
Il passa un bras, puis l’autre, et souleva le mini-météore sur son dos.
💥 Son genou toucha le sol.
Il souffla, grinça des dents… mais il se releva.
Devant lui, la Falaise Noire s’élevait. Une muraille de roche abrupte, coupée à la verticale, sans appui, sans corde, sans chakra.
> Dragon :
« Tu n’as pas le droit de voler.
Tu n’as pas le droit d’accélérer le temps.
Tu n’as pas le droit d’utiliser ton chakra pour alléger le poids. »
> Dragon :
« Seule ta volonté, ton corps, tes bras, et ton souffle te mèneront au sommet. »
Nadhir souffla longuement.
Puis il planta ses doigts dans la roche… et commença à grimper.
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Scène de montée : L'épreuve de la volonté
Chaque pas était une souffrance.
Son dos brûlait. Ses muscles hurlaient. Le météore pesait comme une montagne.
Son cœur battait à toute vitesse. Ses bras tremblaient. Des gouttes de sang coulaient de ses doigts.
Mais il ne lâchait jamais.
> Nadhir (en pensée) :
« Si je ne peux pas porter ça…
… comment pourrais-je porter l’avenir du village ? »
La falaise semblait interminable.
Mais il montait.
Inch par inch.
Heure après heure.
Sans cri. Sans pause.
Et au bout de ce qu’on aurait cru une éternité…
Il posa le pied sur le sommet.
Il tomba à genoux. Le météore glissa lentement derrière lui.
Le Dragon apparut dans le ciel.
> Dragon (voix lente, grave, presque admirative) :
« Tu as porté l’épreuve.
Tu as gravé ton nom dans la roche du Temps.
Épreuve 4 : réussite. »
Nadhir resta à genoux, respirant fort… mais il souriait.
> Nadhir (à voix basse) :
« C’est tout… ? »
Nadhir était encore à genoux au sommet de la falaise.
Son souffle était lourd, mais son cœur était calme.
Soudain, le ciel se fissura.
Un écho ancestral résonna dans toute la salle du Temps. Une voix intérieure, familière mais inconnue, vibra dans sa poitrine.
> Dragon :
« ÉPREUVE 5 : LE CONTRÔLE.
Tu ne dois plus affronter ce qui est autour de toi.
Maintenant, tu dois affronter ce qui vit en toi. »
Nadhir redressa lentement la tête.
La falaise s’effaça.
Autour de lui, un nouveau décor prit forme : un vide lumineux, céleste, infini.
Et au centre de ce vide, un cœur pulsant, rouge et or.
> Dragon :
« Voici l’Essence du Dragon.
Elle est toi. Elle est Ryo. Elle est mémoire, colère, héritage… et feu. »
> Dragon :
« Ton épreuve : fusionner ton propre chakra avec cette essence…
Sans l’éteindre.
Sans t’éteindre.
Sans imposer. Sans fuir.
Juste… fusionner. »
Nadhir s’avança lentement.
Son chakra commença à briller autour de lui. D’abord bleu. Puis blanc.
Puis rouge…
Puis or.
Le cœur du dragon réagit. Il pulsa violemment. Des ondes de chaleur explosèrent dans toutes les directions.
Des visions traversèrent son esprit :
– Le cri du dragon originel.
– Le regard de Ryo.
– Les souvenirs de Nadhir, seul dans la nuit, rejeté, tremblant.
> Essence du dragon (intérieure) :
« Tu n’es pas digne. Tu veux m’utiliser. Tu veux me contrôler.
JE NE SUIS PAS UNE ARME. »
Nadhir ferma les yeux.
Ses bras tremblaient. Sa peau se fissurait par endroits sous la chaleur. Mais il ne recula pas.
> Nadhir (chuchotant) :
« Je ne suis pas venu pour te dominer.
Je suis venu pour t’unir à moi.
Pas comme un pouvoir.
Comme… une partie de ce que je suis. »
Il posa les deux mains sur le cœur du dragon.
Son chakra tourna lentement. Rouge. Doré.
Le cœur du dragon se calma. Son battement ralentit.
Puis soudain — fusion.
Une explosion lumineuse entoura tout son corps.
Le chakra de Nadhir fusionna avec l’essence du dragon. Ses bras s’illuminèrent de lignes dorées fines, semblables à des veines spirituelles.
Son regard changea. Il n’était plus en colère. Il n’était plus seul.
Il était lié.
> Dragon (voix profonde) :
« Tu n’as pas imposé…
Tu n’as pas forcé…
Tu as accepté.
Épreuve 5 : réussite. »
Nadhir, flottant dans le vide blanc, ouvrit les yeux.
Ses pupilles étaient rouges et or.
Son chakra vibrait autour de lui, fluide, équilibré, dragonique.
Le calme était revenu après la fusion avec l’Essence du Dragon.
Mais soudain, le sol de la Salle du Temps se déchira en une spirale d’énergie rougeoyante.
La lumière s’éteignit peu à peu, ne laissant qu’un champ d’obscurité.
Au centre, une flamme blanche apparut.
Le dragon spectral réapparut dans le vide, sa voix plus grave que jamais.
> Dragon (voix solennelle) :
« ÉPREUVE 6 : LE RYOTON.
Le souffle du Dragon Primordial.
Ce chakra n’obéit pas à la nature. Il est la nature. »
Une sphère rouge sombre, vibrante, flotta devant Nadhir.
À l’intérieur : une brume mouvante, vivante, brûlante.
> Dragon :
« Touche-le. Invoque le Ryoton.
Mais si ton âme faiblit…
Tu seras brûlé par ta propre existence. »
Nadhir s’approcha lentement.
Son regard était stable, mais il sentait la gravité changer autour de lui.
Le Ryoton déformait l’espace comme un trou vivant.
Il tendit la main.
La sphère entra en lui.
💥 Son chakra s’embrasa immédiatement.
Des marques draconiques se dessinèrent le long de ses bras, et des éclairs rouges tordus jaillirent de son dos.
L’air vibrait. La réalité ondulait autour de lui.
> Dragon :
« Le Ryoton transforme la matière en souffle. Le solide devient fluide. Le temps devient pression.
Le contrôler… c’est danser avec un volcan. »
Nadhir ferma les yeux.
Il étendit son bras droit devant lui.
Une lame de chakra Ryoton apparut :
rouge sang, fluide, ondulante comme une flamme, mais capable de fendre le sol cosmique rien qu’en vibrant.
Puis… il ouvrit l’autre main.
Un dragon miniature, rouge et translucide, sortit de son torse, flottant autour de lui.
> Nadhir (calme) :
« Je ne vais pas te forcer.
Viens… si tu m’acceptes. »
Le dragon plongea dans sa poitrine.
Une onde de choc éclata, mais cette fois, rien ne fut détruit.
> Dragon spectral (satisfait) :
« Tu as contenu l’indomptable.
Tu as transformé le chaos en instrument.
Épreuve 6 : réussite. »
Nadhir respirait lentement.
Des marques rouges dragonniques restaient sur sa peau.
Ses yeux brillaient. Son chakra ne brûlait plus… il dansait.
Le souffle s’était apaisé.
La Salle du Temps flottait à nouveau dans un calme étrange, suspendue dans une lumière rouge pâle.
Nadhir restait debout, silencieux.
Son corps était recouvert de fines marques rouges et dorées.
Son chakra ne vibrait plus. Il rayonnait.
Le Dragon spectral, immense, descendit lentement devant lui, sans bruit.
Puis, sa voix s’éleva dans le vide :
> Dragon :
« Tu es allé plus loin que la plupart des guerriers.
Tu as analysé. Porté. Enduré. Fusionné. Canalysé.
Mais maintenant… vient l’épreuve que nul ne peut guider. »
Il tourna autour de Nadhir.
> Dragon :
« Le Ryoton est entre tes mains.
Ce n’est plus un don. C’est une flamme nue.
Si tu veux la manier… invente tes propres techniques. »
Nadhir le fixa sans rien dire.
> Dragon :
« Pas celles de Ryo.
Pas celles de ton père.
Pas même celles que tu as vues.
Des techniques qui portent ton nom.
C’est ça, le vrai commandement. »
Un cercle de lumière apparut sous les pieds de Nadhir.
Le portail de sortie.
> Dragon (dernière phrase) :
« Reviens… quand tu seras prêt à ne plus suivre personne. »
Nadhir baissa légèrement la tête.
Un sourire discret.
> Nadhir (calme, affirmé) :
« Entendu. Je reviendrai avec mes propres griffes. »
Puis, dans un souffle, il disparut.
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⬛ Fin du Tome 9