Fraternité Infaillible

Chapitre 27 : Tome 27 – La foudre et la pluie

1092 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 05/09/2025 05:26

La maison était silencieuse. Le soleil venait à peine de se lever derrière les montagnes, laissant un éclat pâle se répandre sur Konoha. Les ruelles étaient déjà animées : les enfants se rendaient à l’académie, les commerçants ouvraient leurs échoppes, et une douce odeur de soupe flottait depuis les cuisines des familles.


Dans ce calme, Nadhir était assis sur le canapé, les jambes croisées, un livre ouvert sur ses genoux. Ce livre, relié de cuir, portait encore la trace de la patte de Bagheera. Il l’avait reçu comme un héritage. Depuis, il le dévorait chaque jour.


Ses yeux parcouraient lentement les lignes du premier chapitre :


« Autrefois, il existait un combattant hors pair qui maîtrisait le Raiton. On disait de lui qu’il était la foudre incarnée. Son pas claquait comme le tonnerre, ses gestes frappaient plus vite que l’éclair. Rares sont ceux qui, aujourd’hui encore, peuvent prétendre égaler cet art. »


Nadhir reposa le livre sur ses genoux, son regard s’illuminant.

— Rattraper la foudre… hein ?


Il sourit doucement.

— Ça tombe bien. Le Raiton, c’est ma nature.


Il referma le livre avec précaution, le posa sur la table basse et se leva, son regard déterminé.

— Aujourd’hui… je vais réussir.



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🏞 Le départ pour la montagne


Il passa par la cuisine, attrapa un petit sac préparé la veille : trois onigiri et une banane. Toujours prudent, il laissa un clone assis dans la maison pour attendre Naruto au retour de l’académie.


La porte claqua doucement derrière lui. L’air du matin était frais, chargé d’humidité. Quelques nuages sombres s’amoncelaient déjà au loin. Les habitants qu’il croisa sur le chemin le saluèrent, mais il ne répondit pas : son esprit était ailleurs.


Au bout d’une heure de marche rapide à travers la forêt, il atteignit une vallée escarpée. Une rivière claire coulait au centre, bordée de rochers. L’endroit était isolé, parfait pour ce qu’il avait en tête.


Il posa son sac contre un tronc, enleva sa veste et grimpa sur un rocher plat, dominant la vallée.



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⚡ La méditation


Il s’assit en tailleur, croisa les mains et ferma les yeux.


Le silence s’épaissit. On n’entendait plus que le ruissellement de l’eau. Ses pensées se focalisèrent sur une seule chose : la foudre.

Sens-la. Attire-la. Devient-la.


Une heure passa. Puis deux. Les muscles de son dos tremblaient, mais il ne céda pas.


À la quatrième heure, de fines gouttelettes apparurent autour de lui, comme si l’air même se chargeait. Les oiseaux s’étaient tus.


À la cinquième, la pluie s’invita, légère mais continue. Ses cheveux collaient à son front, ses vêtements dégoulinaient. Toujours, il resta immobile.


À la sixième heure, le ciel se fissura. Un tonnerre rugit dans la vallée, et un éclair gigantesque s’abattit sur lui.



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⚡ L’éveil du Rinnegan foudre


L’impact fit exploser le rocher. La rivière jaillit hors de son lit. L’air se chargea d’électricité.


Pourtant, dans la poussière, une silhouette se releva lentement. Les yeux de Nadhir avaient changé : le Rinnegan s’était modifié, un symbole de foudre brillant au centre de chaque pupille.


Il haletait, des arcs électriques parcourant encore son corps.

— Voilà… j’ai réussi.


Il leva la main vers le ciel. Un nouvel éclair jaillit, se posa dans sa paume, vibrant comme une bête domptée.

— J’ai réussi à… l’attraper.


Il se mit à courir. Ses pas frappaient le sol avec des éclairs qui jaillissaient à chaque contact. La vallée défilait, les arbres devenaient flous.


En quelques minutes, il couvrit ce qui, autrefois, lui prenait une heure. Essoufflé, il s’arrêta, écarquilla les yeux.

— Je suis… presque aussi rapide que la foudre.



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🌧 Le retour à la maison


Il reprit sa veste, ramassa son sac et repartit d’un pas vif. Cette fois, le retour jusqu’à Konoha ne lui prit que deux minutes.


Essoufflé mais fier, il poussa la porte et se laissa tomber sur le canapé. La maison sentait encore le thé de la veille.


Il rouvrit le livre de Bagheera et lut la suite :


« Mais si le chakra de la foudre est puissant, les techniques dimensionnelles le surpassent. Celui qui sait plier l’espace à sa volonté dépasse même la vitesse. »


Nadhir referma le livre et souffla.

— Demain… je m’occuperai de ça.



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🌧 L’arrivée de Naruto


La porte s’ouvrit brusquement. Naruto entra, trempé jusqu’aux os, les cheveux dégoulinants.

— Grand frère ! Il pleut trop fort dehors !


Nadhir éclata de rire en voyant sa mine catastrophée.

— Pourquoi tu rigoles ? gémit Naruto.

— Pour rien, petit frère, répondit Nadhir avec un sourire amusé.


Il attrapa une serviette, l’enroula autour de Naruto et le frotta vigoureusement.

— Allez, viens te réchauffer.


Naruto, tout grelottant, se blottit contre lui.



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🍵 Le thé des frères


Nadhir partit dans la cuisine, fit chauffer de l’eau et prépara deux thés fumants. Les tasses posées sur la table, la vapeur montait en volutes. Naruto s’installa, souffla dessus et but une gorgée, ses joues reprenant un peu de couleur.


— Grand frère, demain, des jōnin vont nous accompagner pour une sortie, dit-il en relevant la tête. On doit se lever à trois heures du matin.


Nadhir fronça les sourcils. Un pressentiment lourd s’installa dans sa poitrine.

— …Un mauvais présage.


— Hein ? Quoi ? fit Naruto, penché vers lui.

— Non, rien, dit Nadhir en secouant la tête.


Naruto haussa les épaules.

— Bon, moi je vais dormir. Je veux pas être crevé demain.


Nadhir sourit doucement.

— Tu as raison.



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🌙 La nuit paisible


Les deux frères enfilèrent leur pyjama. Nadhir s’installa sur le canapé. Naruto grimpa contre lui, se blottissant comme d’habitude.


— Grand frère, raconte-moi une histoire, murmura-t-il, les yeux déjà mi-clos.


Nadhir improvisa une petite histoire d’un ninja qui voulait toucher les étoiles. Sa voix se fit de plus en plus douce. Naruto s’endormit avec un sourire, ses petits poings serrés contre le torse de son frère.


Nadhir caressa ses cheveux et murmura dans l’obscurité :

— Bonne nuit, petit frère.


Puis ses yeux se fermèrent à leur tour. Dans le silence de la maison, on n’entendait plus que la pluie tombant sur le toit.



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✨ Fin du Tome 27

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