[Sequel] Octopath Traveler

Chapitre 8 : L'appel de l'Orient

2510 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 21/09/2025 14:58

Chapitre 8 : L'appel de l'Orient


Pendant ce temps, Therion s'était dirigé vers la taverne. Une fois entré, il alla s'installer au bar. Faisant abstraction du bruit ambiant, Therion commença son enquête.

Tavernier : Qu'est-ce que je vous sers, monsieur?

Therion : La même chose qu'hier. *glisse quelques feuilles* et quelques renseignements. Vous n'auriez pas vu deux individus louches hier soir?

Tavernier : En effet. Une femme et un homme, tenues sombres... pas vraiment discrets.

Therion : Tss, quelle bande d'amateurs. *glisse à nouveau des feuilles* Ont-ils parlé de quelque chose qui vous a interpellé?

Tavernier : Je n'ai pas bien suivi toute leur conversation mais il me semble avoir entendu parler de la ville de Grand-Port.

Therion : Savez-vous pourquoi ils ont mentionné cette ville?

Tavernier : Pas le moins du monde mais ils ont parlé de rallier l'orient. Comme des bateaux arrivent de cette partie du monde par cette ville, cela a peut-être un rapport.

Therion : Je vois. Merci pour ces informations.


Alors que Therion finissait de quérir des informations, Olberic et Ophilia tentèrent de glaner des informations auprès de la population locale. Sans parvenir à de sérieux résultats, la chance se mit à tourner au détour d'une rencontre.

Aston Wyndham, marchand de renommé mondial, croisa leur chemin. Le riche homme d'affaires fut surpris d'entendre la mésaventure de Cyrus et confia une information de première importance.

Aston Wyndham : Ces deux malfaiteurs ont été arrêté dans la ville de Grand-Port lorsque je cherchais un présent pour ma fille, Noa. L'homme a été arrêté mais j'ai entendu dire qu'il avait été libéré par cette femme perfide. Ce n'est pas la première fois que je les voyais tourner dans les parages, ils allaient et venaient souvent entre Orsterra et l'Orient.

Olberic : Les échanges entre les continents sont devenus rares ces derniers temps.

Aston Wyndham : L'Orient est devenu un continent très instable. A l'époque, une solide alliance existait entre le royaume de Cornebourg et celui de Rhunen. Les marchandises affluaient de part et d'autre mais la chute de Cornebourg a considérablement réduits les échanges. 

Olberic : *perturbé* Rhunen... C'est le nom du royaume qui échangeait avec Cornebourg. Notre roi nous avait parlé de ce royaume lointain auquel nous devions la fabrication de nos navires.

Ophilia : Je n'avais jamais entendu parler de ce royaume auparavant.

Aston Wyndham : Aujourd'hui, le royaume de Rhunen s'est affaibli et un consortium connu sous le nom de conseil d'Emeraude agit dans les ombres pour le faire tomber.

Ophilia : Le conseil d'Emeraude? Est-ce qu'il aurait un lien avec le conseil d'obsidienne?

Aston Wyndham : En effet. Les organisations ont beau être différentes, elles fonctionnent de la même façon et partagent un objectif commun. Elles sont parfois en compétition mais peuvent s'aider en cas de difficulté et s'échanger des mercenaires.

Ophilia : Monsieur Wyndham, les marchands de Grand-Port auraient-ils un registre de passagers voguant vers l'est? Nous pourrions confirmer que cette femme a un rapport avec ce conseil d'Emeraude.

Aston Wyndham : Bien entendu, je vais prévenir la guilde marchande et elle vous donnera toutes les informations utiles au sujet de cette femme.

Un peu à l'extérieur de la ville, H'aanit scrutait l'horizon arc à la main. Alors que Linde cherchait la piste d'Esmeralda, les membres se regroupèrent autour de la chasseresse.

Olberic : *alarmé* Qu'il y a t'il H'aanit? Vous semblez troublée.

H'aanit : *opine de la tête* Je viens de rencontrer une troupe de théâtre itinérante. Quand je les ai questionné, ils ont eu une attitude étrange. *doute* Ils avaient un regard terrifié, j'ai senti que ce qu'ils me disaient n'était point un mensonge. *observe le groupe* Il semblerait qu'un homme vêtu de noir paraît dans la ville de Guet-des-Rocs, près d'Havre d'or. On dit qu'une grave épidémie s'est propagée mais je n'en sais malheureusement pas plus.

Alfyn : *intrigué* Qu'est-ce que tu en penses, Vanessa?

Vanessa : Nous devrions aller les aider, on ne peut pas risquer qu'elle se propage à d'autres villes.

Ophilia : Oui, nous devons les sauver au plus vite.

Therion : *fais un signe de la tête* Je ne partage pas votre avis.

La réfutation de Therion de l'opinion générale marqua un long silence.

Therion : Le livre que tient Esmeralda est d'une plus grande dangerosité. Bien plus de gens sont menacés par Au fin fond de l'enfer que par une simple épidémie.

Ophilia : *outrée* Tu laisserais ces pauvres gens livrés à leur sort?!

Olberic : *scandalisé* C'est une plaisanterie, Therion!?

Therion : Je sais que vous trouvez cela abject mais je suis pragmatique. Qui plus est, rien ne nous dit que cet individu soit lié à Esmeralda.

Primrose : *sent la colère monter en elle* Est-ce que tu te rends compte de ce que tu dis, Therion?

Therion : Tu sais que j'ai raison.

Primrose : *agacée* Oui tu as raison. Mais si c'était arrivé à la ville de Graben, tu aurais été le premier de nous à y aller.

Therion : *silence gêné*

Vanessa : *surprise* Pourquoi Graben au juste? Il y a quelque chose de spécial?

Primrose : *toise Therion du regard* Il y a une personne pour laquelle Therion est prêt à franchir mers et montagnes, pour laquelle il donnerait sa vie, sans la moindre hésitation. Tu sais très bien de qui je veux parler.

Therion : *se résigne et détourne le regard* Tss, tu as gagné. On va aller à Guet-des-Rocs résoudre ce souci.

Primrose : *soulagée* (Je savais que tu n'as pas un coeur de pierre Therion)

Alfyn : *saisit sa sacoche* On a fait le plein de provisions avec Vanessa. *pouce en l'air* On va endiguer cette épidemie en un rien de temps! *regarde Vanessa* N'est-ce pas?

Vanessa : *sourit* Oui, je ferais de mon mieux pour t'aider Alfyn.

H'aanit : *à quelques pas* (Therion a raison, nous n'avons pas de temps à perdre. Si on laisse ce livre quitter Orsterra, le conseil d'Emeraude en fera usage et l'Orient sera durablement perturbé. Mais... Ils semblent tous vouloir aider ces malheureux. *saisit par le doute* C'est une décision trop lourde à porter pour moi seule... alors je vais vous laisser trancher.)

Cyrus : *à Therion* Je comprends votre raisonnement mon ami et vous êtes sans doute dans le vrai. Cependant, nous ne devons pas seulement raisonner, nous devons aussi être sensibles à la flamme sacrée.

Ophilia : Le professeur a raison.

Cyrus : Si cela s'est mis sur notre chemin, c'est que cela est une volonté des dieux. En outre, je ne crois pas au hasard que nous soyons à nouveau réunis. Ce sont des choses que la science ne peut expliquer.

Therion : *ferme les yeux* Je n'ai pas le choix de toute façon que de vous suivre.

Primrose : *railleuse* Tu t'y feras, comme quand Cordelia te demandait frêlement de lui rapporter ses pierres.

Therion : Arrête ça, veux-tu? Cordelia est juste une connaissance, rien de plus.

H'aanit : Une connaissance pour laquelle tu as traversé mille dangers. C'est plus qu'une connaissance.

Therion : *fulmine intérieurement* On t'a rien demandé à toi.

H'aanit : *malicieuse* Il y aurait donc une sensibilité, sous ce coeur de pierre?

Therion : Et toi, as-tu la moindre sensibilité quand tu abats une proie?

H'aanit : ! Qu'est-ce que tu dis!?

Therion : La chasse n'est qu'un prétexte pour faire souffrir les animaux. Je suis sûr que tu ne ressens rien après que tu ai ôté la vie?

H'aanit : *enrage* Je n'ai pas de leçon à recevoir d'un voleur qui dilapide les poches d'innocents. As-tu le moindre scrupule quand tu dérobes à une personne?

Ophilia : *estomaquée* Mais qu'est-ce qui vous prend tous les deux?! Voulez-vous bien vous arrêter?!

Olberic : H'aanit, vous savez bien que nous quereller ne nous mènera à rien de bon.

H'aanit : *acquiesce difficilement* ... Vous avez raison, Olberic.

Olberic : Quant à vous, Therion, vous devriez vous ouvrir un peu plus à nous pour que ce genre de mésaventure ne se reproduise plus.

Therion : Hin. On croirait entendre un vieux croûlant faire la morale à l'innocente jeunesse. Le vouvoiement ne fait que porter un peu plus le poids des âges, Olberic.

Primrose : *agacée* Therion! Tu n'as pas à manquer de respect à qui que ce soit et à une personne qui est ton aîné.

Face à la forte pression installée par Primrose, Therion ne dit mot et se contenta de se murer dans le silence comme à son habitude.

Olberic : Je vous remercie de votre bienveillance Primrose. Mais j'admets que Therion n'a pas totalement tort à mon sujet.

Alfyn : *incrédule* C'est le monde à l'envers! Vous n'allez pas l'excuser non plus?!

Olberic : Soeur Ophilia disait que nous sommes un groupe, composés de nos propres personnalités. Quand nous nous sommes rencontrés, vous m'avez tendu la main sans émettre le moindre jugement et à mon tour, je vous ai tendu la main sans vous juger.

Cyrus : Tout à fait.

Olberic : Therion n'a peut-être pas la bonne façon de s'exprimer mais personne ne peut lui reprocher de ne pas être sincère. Il nous l'a bien prouvé en plus de nous montrer qu'il était un compagnon des plus fiables.

Primrose : *médusée* Je n'arrive pas à croire ce que j'entends. Il vous manque de respect et vous l'encensez.

Olberic : C'est peut-être un défaut que j'ai. J'ai toujours vécu sous cette carapace de fer sans me rendre compte que cela m'empêchait de vivre. J'étais si aveuglé par ma haine envers Erhardt que j'étais incapable de comprendre l'ensemble des évènements. Alors aujourd'hui quand j'entends quelque chose, j'essaie de prendre du recul.

Therion : ... Je vous dois des excuses, Olberic. Mon ton et mes mots étaient innapropriés.

Les excuses spontanées de Therion laissèrent le groupe estomaqué, habitué à voir le voleur froid et sans remord.

Olberic : *éclate de rire* Ce n'est pas un mal, c'est ta façon de s'exprimer. Peut-être devrais-je m'en inspirer à l'avenir.

Primrose : *admirative* (Olberic, vous êtes quelqu'un de bien. Même à travers le mal, vous en tirez du positif.)

H'aanit : *surprise* (Il s'est excusé? C'est bien la première fois que je vois ça. Alors peut-être qu'il n'est pas aussi insensible qu'il veut bien le faire paraître.)

Alfyn : (Si seulement j'avais la même assurance que lui. On a l'impression que c'est un roc inébranlable.)

Cyrus : Mon ami, ne soyez pas si dur envers vous-même. En soi nous avons tous nos défauts mais nous pouvons en faire des forces. *observe Therion et H'aanit* Même d'une dispute peut naître de bonnes choses.

H'aanit / Therion : ...

Cyrus : Mais cela n'est possible que si vous avez l'intime conviction que l'autre veut votre bien. Et je suis certain qu'au fond de vous, il y a cette volonté.

Therion : *regarde H'aanit* (Comme si j'allais croire une telle ânerie.)

H'aanit : *regarde Therion* (Moi, éprouver cette volonté pour lui?!)

Mais alors que le groupe discutait, Primrose tira Therion à l'écart de celui-ci.

Therion : *impatient* Qu'est-ce que tu veux encore?

Primrose : J'aimerais comprendre pourquoi tu te comportes comme ça avec Nini?

Therion : ... Ca ne te regarde pas.

Primrose : Elle ne mérite pas que tu la traites ainsi. C'est une fille bien tu sais.

Therion : ...

Primrose : Et je pense que si tu apprenais à la connaître, tu finirais par l'apprécier.

Therion : *rit nerveusement* Ca ne risque pas d'arriver, Prim.

Primrose : *sourit* Fais-moi plaisir, sois gentil avec elle. S'il te plaît.

Therion : *froidement* Je ne peux rien te garantir. Mais j'essaierai.

Primrose : ... Viens là.

Primrose s'approcha pour enlacer Therion mais ce dernier recula dans un geste de refus.

Therion : *suspicieux* Tu voulais faire quoi là?

Primrose : *malicieuse* Te donner un peu de tendresse. C'est que tu en manques cruellement.

Therion : Ne refais jamais ça.

Primrose : *clin d'oeil* C'est noté.

Du côté du groupe, H'aanit s'était tournée pour se mettre à penser.

H'aanit : *perdue* (Pourquoi ce gamin me fait perdre mes moyens? Ce détachement qui émane de lui m'agace tellement. Il y a toujours eu de la tension entre lui et moi et nous n'avons jamais réussi à la résoudre avec des mots. Parfois, il m'énerve tellement que j'ai envie d'en finir avec lui.)

Linde : *observe silencieusement H'aanit puis vient se câliner près d'elle*

H'aanit : (Mon amie, qu'en penses-tu? D'habitude tu te dresses contre ceux qui n'ont pas de coeur mais tu n'as jamais montré la moindre hostilité envers lui, au contraire je crois que tu pourrais être son amie. Alors est-ce que le problème vient de moi?)

Mais son introspection fut interrompue par la voix de Cyrus.

Cyrus : Nous devrions nous mettre en route en direction de la région des Hautes-Terres. Soyons prudents car cette région est réputée pour être le repaire de nombreux brigands. H'aanit, voulez-vous bien éclairer notre route?

H'aanit : *après un instant de silence* Bien entendu, vous pouvez compter sur moi professeur.

Alfyn : *s'avance vers H'aanit* Voilà quelques préparations. Si ça tourne mal, reviens vite auprès de nous.

H'aanit : *amusée* Toujours aussi prévoyant à ce que je vois.

Alfyn : *rire amusé* On ne sait jamais ce qu'il peut se passer.

H'aanit répondit par un sourire et se mit en route pour éclairer la voie du groupe. Heureux d'avoir pu avoir un échange cordial avec H'aanit, Alfyn fut soudainement ramené sur terre par Vanessa.

Vanessa : *méfiante* Tu as l'air de bien t'entendre avec elle dis-moi?

Alfyn : *surpris* Hein?

Vanessa : *agacée* Ne fais pas l'innocent Alfyn!

Alfyn : On a juste discuté entre amis, rien de plus.

Vanessa : C'est ça, tu te moques de moi en plus!

Ophilia : Vanessa, calme-toi je t'en prie.

Cyrus : *circonspect* Votre réaction est quelque peu démesurée, Vanessa.

Vanessa, qui s'était focalisée sur Alfyn, avait fait totalement abstraction du groupe. Gênée à l'extrême, elle prit ses affaires et partit sur les traces d'H'aanit.

Olberic : Quelle fille étrange. Elle ne connaît que depuis peu mais on dirait qu'elle en est très possessive.

Cyrus : C'est ce qu'il m'a semblé aussi.

Alfyn : J'ai rien fait pour que ce soit comme ça pourtant. Je vous en aurai parlé si on s'était mis ensemble.

Primrose : Alfyn, je crois que tu devrais aller lui parler. Elle semble avoir une souffrance qui la dépasse complètement.

Alfyn : Oui je comprends ce que tu veux dire. Je vais essayer de la réconforter.

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