[Sequel] Octopath Traveler

Chapitre 12 : Un héritage douloureux

2476 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 29/09/2025 15:10

Chapitre 12 : Un héritage douloureux


Pendant ce temps, en ville, Olberic déambulait sans dire un mot. Constatant sa solitude, il alla s'isoler, s'assit et se mit à fermer les yeux. Immédiatemment, les souvenirs et démons du passé ressurgirent. Mais contrairement à son habitude, il essaya de les combattre.

Olberic : (*tendu, le corps crispé* Je dois affronter mes douleurs pour pouvoir tourner la page. Je ne peux rester cet homme qui procrastinait et rejettait tout son passé.)

Un long moment s'écoula pendant lequel Olberic menait ce combat intérieur. Puis, lorsqu'il jugea qu'il était temps, il rouvrit doucement les yeux. Il avait affronté son passé sans pouvoir le vaincre mais il avait gagné en résilience.

Olberic : (Je ne peux me soustraire à lui. Mais je dois arriver à l'accepter. Cela ne sert à rien de m'épuiser inutilement l'esprit, je dois aussi vivre.)

Olberic, au même moment vit Cyrus et Ophilia sortir de la demeure d'Yvon. Ils se dirigèrent vers Olberic. Ce dernier, fin observateur, remarquait la gêne d'Ophilia.

Olberic : Alors mes amis, avez-vous trouvé quelque chose?

Cyrus : *opine de la tête* Tout à fait Olberic, nous avons bien fait de vérifier cette sordide demeure. Maintenant, je peux dormir sur mes deux oreilles.

Mais Ophilia détournait le regard sans dire un mot.

Olberic : *prend les devants* Soeur Ophilia, pourrais-je vous parler?

Ophilia : *tendue, tremble* A quel sujet, Olberic?

Olberic : C'est un sujet personnel dont je préfère parler en privé.

Cyrus : Oh, je vois. Ne vous en faites pas pour moi, je vais aller déambuler dans la ville. Un bol d'air frais me fera le plus grand bien après l'air nauséabond de cette maison.

Alors que Cyrus s'en allait de son côté, une tension s'installa entre Olberic et Ophilia. Dans le regard de cette dernière, une grande inquiétude paraissait.

Olberic : Ophilia, je vois bien que vous êtes tourmentée. Je ne chercherais pas à vous semonner ni à savoir ce qu'il s'est passé dans cette demeure. Je veux juste que vous sachiez que cela m'attriste de voir une personne si lumineuse être si triste.

Ophilia fut troublée par les mots d'Olberic.

Ophilia : Je ne comprends pas, Olberic. De nous tous, vous êtes le plus droit. Vous seriez choqué si vous saviez.

Olberic ne dit mot et s'approcha. Ses mains fortes se posèrent sur les épaules frêles de la prêtresse. Un léger sourire s'empara du visage d'Olberic.

Olberic : Avant oui, sans doute vous aurais-je sermonné. Mais aujourd'hui, je veux vous aider, vous encourager.

Ophilia : ... Même si je ne vous dit rien?

Olberic : Vous n'avez nullement besoin de me parler, Ophilia. Je ne vous juge pas, je veux simplement vous aider en tant qu'ami.

Ophilia était quelque peu déroutée, ne comprenant pas ce changement brutal et soudain.

Ophilia : Je n'arrive pas à comprendre ce changement en vous. Est-ce qu'il s'est passé quelque chose en mon absence?

Olberic : Non, seulement la pensée d'un homme solitaire qui a vu sa vie ruinée à l'état de poussière.

Ophilia : *silencieuse*

Olberic : J'ai alors pensé à évacuer ces soucis, à essayer d'imaginer la personne que je serai si j'avais vécu différemment. Et c'est à ce moment que j'ai pensé à elle.

Ophilia : De qui voulez-vous parler, Olberic?

Olberic : Une jeune femme que vous connaissez bien... Tressa.

Ophilia accusa le coup, ne comprenant pas vraiment ce que venait faire la jeune femme dans les pensées d'Olberic. Ce dernier expliqua à Ophilia qu'en cherchant ce lui d'un passé différent, il fit le lien avec la marchande. C'est à ce moment qu'il perçut que Tressa, au contraire de tous les membres du groupe, n'avait aucune faiblesse apparente.

Olberic avait compris que l'unité du groupe s'était faite grâce au liant que Tressa avait apporté. Elle brisait constamment les barrières de tous les membres, leur donnait du courage par son enthousiasme, était une source de motivation pour tous.

Ophilia : *réalise* Vous avez raison, Tressa était tout ça. *regarde l'horizon* Sans elle, notre groupe s'est disloqué.

Olberic : C'est là que j'ai compris que la philosophie de Tressa est la voie à suivre.

Ophilia : ... *saisit par le remord* Je... Pourquoi je ne me suis pas rendue compte de cela? J'étais tellement absorbée par essayer de garder une cohérence au sein de notre groupe que j'ai totalement oublié Tressa.

Olberic : Vous n'êtes pas la seule Ophilia, nous sommes tous responsables de ce qui arrive. Mais si nous voulons éviter que ce groupe implose alors il nous faut veiller à recréer ce liant.

Ophilia : Mais comment pouvons-nous faire, sans elle?

Olberic : *abattu* Vous avez raison, il n'y a rien qui peut la remplacer.

Ophilia : Non... Mais nous devons surmonter cette difficulté. Ne serait-ce que pour nous même. Olberic, nous devons faire quelque chose avant qu'il ne soit trop tard.

Olberic : *le regard déterminé* Vous avez raison, Ophilia. Comme vous l'êtes sans doute, je suis attaché à ce groupe et sa destruction serait tragique. Je pense qu'il est de notre devoir d'avertir nos compagnons de ce danger imminent.

Ophilia : *réconfortée* Merci, Olberic. Vous m'avez apporté réconfort dans un moment difficile pour moi, sans me juger. Si je peux faire quoi que ce soit pour vous aider, n'hésitez pas à vous tourner vers moi.

Ophilia enjoigna Olberic à l'aider pour rallier les autres membres dispersés. Ils furent signes à Primrose et Cyrus, alors en discussion depuis un moment, de les rallier.

Cyrus : Oh nous devons y aller nos compagnons nous interpellent.

Primrose : Avant de partir, dites-moi quelque chose. C'est la première fois que je vous vois si mal à l'aise, Professeur.

Cyrus : *met la main sous son menton* Je comprends votre interrogation Primrose. Pour être franc, c'est un problème d'ordre personnel.

Primrose : *d'une façon langoureuse* Ooh...C'est intéressant ça. Qui est l'heureuse élue?

Cyrus : *perplexe* C'est bien le souci. A vrai dire, je ne sais absolument pas comment gérer cette situation.

Primrose : *sourit* Laissez-vous aller. *clin d'oeil*

Cyrus : *outré* Primrose! Ce n'est pas ma nature enfin!

Primrose : Qui a vous a dit que je parlais de ça?

Cyrus : ...

Primrose : *amusée* Je vois que c'est suffisamment sérieux pour que vous soyez troublé. Mais si j'ai un conseil à vous donnez, c'est celui de laisser parler vos envies, le reste se fera de lui-même. *fais un signe de la tête* Il faut qu'on y aille Professeur.

Cyrus suivit Primorse en ressassant ses mots mais toujours en se questionnant sur la façon de procéder. Ailleurs, H'aanit et Therion avaient observé l'appel de leurs compagnons. Cela mis fin à leur moment intime.

H'aanit : On nous appelle, ils veulent peut-être partir de cette ville?

Therion : *prend sur lui* H'aanit...

H'aanit : Oui?

Therion : *se sent crispé* Pour ta demande de tout à l'heur, *un peu gêné* j'accepte.

H'aanit : *prise au dépourvue* Quelle demande?

Therion : Que l'on apprenne à se connaître... Toi et moi.

H'aanit : *hésitante* Therion... Tu...

Therion : Juste entre amis.

H'aanit : ... Oui... Juste entre amis.

Therion et H'aanit restèrent silencieux quelques instants. On sentait que leurs mots différaient de leurs pensées mais que leurs personnalités les empêchaient de franchir ces murs.

H'aanit : *tend sa main vers Therion pour l'aider à se relever* Viens, ils doivent s'impatienter.

Mais en saississant la main l'une de l'autre, une sensation étrange les parcoura simultanément. Leurs regards, pendant qu'H'aanit aidait Therion, se fixèrent l'un à l'autre. Quand l'effort fut terminé, cette fixation cessa.

Ils quittèrent ce lieu intime sans toutefois en sortir indemne.

Therion : (Pourquoi je me sens si étrange tout à coup? Ne me dis pas que c'est à cause de cette fille. *pose la main sur son coeur* Est-ce que... Non, ça ne se peut pas, pas avec elle.)

H'aanit : (*marche derrière Therion* Je le trouvais détestable, sa simple vue me faisait détaler. Qu'est-ce qu'il m'arrive? J'ai l'impression de ne plus être moi-même quand il est près de moi.)

Le groupe finit par se réunir dans la ville. Il ne manquait plus qu'Alfyn et Vanessa à l'appel. La nuit approchant, il fut décide de se reposer à l'auberge avant de repartir.

Olberic : Ophilia et moi avons à vous parler de quelque chose d'important.

Ophilia : Cela nous concerne tous.

Therion : *croise les bras* De quoi il s'agit?

Olberic : Attendons Mess... Alfyn je veux dire.

Primrose : *tique* Hum? Il y a comme un changement chez vous Olberic.

Olberic : *rit* C'est bien vrai. Même si ce n'est qu'une étape d'un long chemin de rédemption.

Primrose : Je suis contente de voir que vous allez mieux, je m'inquiétais pour vous.

Olberic : Ce serait plus à moi de m'inquiéter pour toi, Prim.

H'aanit : *choquée* Olberic... Votre façon de parler...

Olberic : *éclate de rire* Je m'attendais à ce genre de réaction. Mais oui, j'ai décidé de changer ma manière de m'exprimer. Vous êtes jeunes pour la plupart alors garder un ton soutenu ne ferait que m'éloigner de vous.

Ophilia : *émue* Olberic. C'est exactement ça. C'est cet état d'esprit que nous devons tous avoir.

Olberic : Rappelez-vous quand Tressa était avec nous.

Lorsqu'Olberic prononça le nom de Tressa, un silence s'abattit comme une chappe de plomb sur les autres membres.

Primrose : *sous le choc* Tressa...

H'aanit : *baisse les yeux, choquée* ...

Therion : *détourne le regard* ...

Cyrus : *le visage gravée durement* ...

Ophilia : Voilà pourquoi nous en sommes là aujourd'hui.

Aucun des membres ne réagit. Seul Cyrus trouva la force morale de parler.

Cyrus : Que voulez-vous dire Ophilia?

Ophilia : J'aimerais qu'Olberic vous en parle, c'est lui qui a eu cette réflexion le premier.

Olberic expliqua son combat intérieur et qu'en cherchant une ressource, il s'est souvenu de la force de Tressa. Et qu'en repensant à la jeune femme, il avait compris combien elle était centrale au groupe et que son absence avait eu des conséquences douloureuses pour tous.

Primrose : (*triste* Je ne m'étais pas rendue compte que Tressa comptait autant pour nous. Enfin, si. Mais...)

H'aanit : (*choquée* Tressa... Elle avait ce comportement si naturel. Et nous étions si bridés. Son départ a provoqué tant de remous.)

Therion : (*perplexe* C'est idiot, pourquoi son absence nous causerait autant de torts? Et s'il disait vrai? Je n'ai même pas prêté attention à ce détail.)

Cyrus : (*en pleine réflexion* Tressa était le liant de notre groupe, sa présence masquait les difficultés de chacun. Pourquoi n'ai-je rien vu?)

Alors que le groupe accusait sévèrement le coup, Alfyn arriva en compagnie de Vanessa.

Alfyn : *éberlué* Vous en faites une tête! Quelque chose de grave s'est passé?

Tous regardaient Alfyn avec le même regard de désespoir. Seuls Olberic et Ophilia affichaient une détermination dans leurs yeux.

Olberic : Alfyn, je crois qu'on devrait parler toi et moi.

Alfyn : Oh... Très bien. Vanessa?

Vanessa : *opine de la tête, inquiète pour Alfyn* J'ai compris.

Mais Ophilia s'interposa

Ophilia : Non Olberic. Si nous avons à parler de quelque chose, ce sera tous ensemble. Je comprends votre attention et elle est noble. Mais nous avons eu suffisamment de séparations.

Olberic : *sourit* Tu as raison. Alfyn, je te demanderai de m'écouter.

Alfyn : *sérieux, croise les bras* Très bien. Je vous écoute.

Olberic : Comme tu as pu le constater, nous nous sommes divisés dans cette ville. Elle a été un catalyseur pour nos doutes.

Ophilia : Cela ne serait jamais arrivé si... si... *perd le moral*

Olberic : *inquiet* Ophilia...

Primrose : *s'avance* Je vais dire les choses!

Mais le courage de Primrose se heurta aussi à la dure vérité et son visage devint grave.

Alfyn : *mort d'inquiétude* Mais qu'est-ce qu'il vous arrive à tous enfin?! On dirait que vous avez perdu votre joie de vivre.

Therion : *la voix serrée* Tressa...

Alfyn : Quoi?! Qu'est-ce qui est arrivé à Tressa? Il lui est arrivé quelque chose de grave!? *exaspéré* Répondez-moi!

H'aanit : *la gorge serrée* ... Elle...

Cyrus : *baisse la tête* nous manque terriblement...

A ce moment-là, la joie qui émanait d'Alfyn s'effondra subitement.

Alfyn : ... Non...

Primrose : ... Personne n'osait en parler...

Olberic : On pensait pouvoir s'en sortir...

Ophilia : ... Mais chacune de nos prises de paroles nous ramène à elle.

Vanessa : *inquiète* Alfyn, je t'en prie, reprends-toi!

Mais même avec un encouragement, Alfyn subissait aussi de façon très dure le contrecoup.

Alfyn : *fais non de la tête, baisse la tête* C'était la seule à nous donner autant de joie, d'espoirs... *regarde ses mains* Mais ça je ne peux pas le donner.

Vanessa : *enveloppe Alfyn* Non, ne dis pas ça.

Alfyn : *résigné* Tu ne comprends pas? Tressa est irremplaçable. C'était notre rayon de soleil, celle qui pouvait parler de tout à tout le monde.

Vanessa : Je comprends ce que vous ressentez. C'est ce que je ressens avec toi.

Alfyn : Vanessa...

Vanessa : Alfyn, tu dois t'y prendre autrement. Comme ce que tu m'as dit tout à l'heure.

Alfyn : Qu'est-ce que tu veux dire? 

Vanessa : Ce n'est pas en vous lamentant sur l'absence de Tressa que vous arriverez à relever la tête. Je sais que je ne suis pas la mieux placée pour dire ça mais j'en ai fait l'expérience. Si je m'étais lamentée sur mon sort, je ne t'aurais jamais retrouvé.

Alfyn : *surpris puis...* C'est toi qui a raison. On ne devrait pas pleurer l'absence de notre amie mais nous réjouir de son héritage.

H'aanit : *touchée* J'aimerais pouvoir la revoir. *regarde Therion* N'est-ce pas?

Therion : *regarde H'aanit, acquiesce de la tête*

Primrose : *émue* Et puis nous finirons par la retrouver, un jour.

Olberic : Il me tarde que ce jour arrive.

Ophilia : *émue* Je pourrais la serrer dans mes bras.

Cyrus : Mes amis, je crois que notre amie serait fière de nous savoir ainsi.

Vanessa : (*se blottit contre Alfyn, ressent un bien-être* Je ne sais pas pourquoi mais vous voir tous heureux me donne chaud au coeur.)

Alfyn : (*sent la chaleur de Vanessa* Toi aussi tu es touchée même si tu ne connais pas Tressa. Est-ce que sa joie de vivre est impregnée à ce point?)

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