[Sequel] Octopath Traveler

Chapitre 15 : Le mystère de l'amour

2530 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 03/10/2025 11:23

Chapitre 15: Le mystère de l'amour


Le lendemain matin, le groupe s'éveilla un à un. Le premier a mettre le pied à terre était Olberic.

Olberic : (Certaines choses restent immuables malgré la volonté.)

Se préparant, Olberic passa une bonne demi-heure pour se raser, coiffer et tout ce qui attrait à l'apparence. Une fois le dernier lien de gant resserré, le chevalier fut traversé pour la première fois par un doute.

Olberic : (Et si j'ôtais cette cotte de maille? Elle m'a permis jusqu'ici de m'en sortir vivant. Mais cette carapace me coupe de tout lien avec mon corps.)

Attentif désormais à ses besoins, Olberic considérait cette couche de protection comme étant trop envahissante sur sa vie. Il la retira et la laissa sur son lit en évidence.

Olberic : (Quand l'armurerie sera ouverte, j'y ferai un saut pour m'acheter une tenue en cuir. Elle est moins épaisse que la cotte de mailles mais elle offre une plus grande liberté de mouvement. Et puis...) *regarde son épée*

Dans une autre chambre, Ophilia s'éveilla un peu après Olberic. Elle constata que Primrose était à ses côtés. Mais un détail troubla la prêtresse.

Ophilia : (Elle sourit...*admirative* Qu'est-ce qu'elle est belle. Je l'ai déjà vu sourire autrefois.) *réalise* Mais c'était des sourires forcés.)

Primrose : *ouvre lentement les yeux, fébrilement* Hey...

Ophilia : *regard bienveillant, d'une voix douce* Bonjour.

Primrose : *étonnée* Phili tes yeux, tu ne m'as jamais regardé comme ça.

Ophilia : *un peu gênée* Désolée. C'est juste que je regardais ton sourire et... C'était la première fois que je le voyais si beau. 

Primrose : *détourne le regard* Je faisais un rêve.

Ophilia : Un beau rêve alors. Tu rêvais de Siméon peut-être?

Primrose : *après un instant* Non, je ne rêvais pas de lui.

Ophilia : Cela veut dire que tu as avancée dans ta vie, tu devrais t'en réjouir.

Primrose : *hésitante* (Pourquoi ai-je rêvé de toi? Pourtant je ne ressens rien.)

Le troisième à se réveiller fut Cyrus. Très ordonné dans son cadre de vie, il se prépara et s'habilla pour une sortie matinale. Le voyage l'avait néanmoins changé sur une chose, la nécessité de s'aérer l'esprit. Mais à peine les premières foulées faites, Cyrus tomba sur un os.

Cyrus : Mais c'est la tente de Therion. *confus* Je croyais qu'il était avec H'aanit hier soir. *se met à penser* (Il a du se passer quelque chose entre eux, peut-être que ça n'a pas marché aussi bien qu'escompté. Etrangement du côté d'Alfyn, cela semble être le contraire. Le comportement de Vanessa s'est grandement adouci, j'en suis le premier étonné.) *perplexe* (Ces histoires de coeurs me dépassent grandement. A moins que... A moins que soeur Ophilia ne m'aide?) *secoue la tête* (Non c'est ridicule, c'est une sainte et une jeune femme bien inférieure à moi en âge. 10 ans d'écart, c'est bien trop! Mais je me vois mal demander à quelqu'un d'autre. Biensûr cela devra se faire discrètement pour ne pas mettre mal à l'aise l'une ou l'autre partie.)

Ophilia : *arrive dans le dos de Cyrus* Bonjour Professeur.

Cyrus : *se retourne* Oh, bonjour soeur Ophilia, je pensais à vous justement.

Ophilia : *intriguée* Ah oui?

Cyrus : C'est à propos de la dernière fois, quand nous...

Mais Cyrus se stoppa net quand il vit la mine joyeuse d'Ophilia se décomposer sous ses yeux.

Cyrus : *mal à l'aise* Je... Je vous prie de m'excuser Ophilia, je ne voulais absolument pas vous blesser. 

Ophilia : Je sais que vous ne l'avez pas fait dans l'intention de me faire du mal, Professeur. J'accepte vos excuses. *sourit*

Cyrus : *heureux* Vous m'envoyez ravi. Toutefois ma demande était sérieuse, j'ai vraiment besoin de vos connaissances. Pour ce qui est des couples, je suis totalement hors course.

Ophilia : *gênée* A vrai dire, je me sens aussi perdue que vous Professeur. 

Cyrus : *intrigué* Pourtant vous n'êtes pas au point de ne pas comprendre ce que vous ressentez comme je le suis. Non?

Ophilia : C'est différent de vous, Cyrus. Je suis encore dans la fleur de l'âge. Mais je ne comprends pas d'où viennent ces sensations ni pourquoi elle se manifestent aussi fortement.

Cyrus : *croise les bras* Cela est dû aux hormones Ophilia. Chez certaines personnes, cela peut se traduire par une forte expression de désirs. Comme votre vie de sainte vous ordonnait et que vous ne vous êtes jamais penchée sur la chose, cela n'a jamais été une source de problème jusqu'à aujourd'hui.

Ophilia : C'est l'explication qui me faisait défaut. Pourtant j'ai bien étudié à l'école. Mais...

Cyrus : Ce n'est pas parce que vous l'apprenez que vous le retenez toute votre vie Ophilia. J'ai ce type de connaissance parce que c'en est un métier. Je me dois de connaître le plus de savoir pour répondre au mieux à mes élèves.

Ophilia : (Alors ce serait naturel. Mais et lui?)... Et vous Professeur? Pourquoi n'arrivez-vous pas à ressentir les émotions malgré tout votre savoir?

Cyrus : *réfléchit d'une façon intense* La seule explication que je puisse vous donner est qu'il n'existe aucun livre, aucun savoir, aucune personne pour vous parler précisément des sentiments humains. Nous pouvons mettre tous les mots qui nous conviennent, toutes les définitions qui nous paraissent les plus exactes, nous sommes encore et toujours dépassés par elles quand elles se manifestent à nous. C'est d'ailleurs pourquoi le plus grand mystère de notre espèce n'est à ce jour pas résolu et ne le sera peut-être jamais.

Ophilia : Lequel, Professeur?

Cyrus : L'amour, Soeur Ophilia. L'amour.

Ophilia : L'amour?

Cyrus : Oui. C'est le sentiment humain le plus puissant qu'un être humain à sa disposition. Pour vous donner une idée de sa puissance, on dit que même les dieux le craignent.

Ophilia : Je ne sais pas s'ils le craignent mais je sais qu'ils le respectent profondément.

Cyrus : Tant qu'il est de leur côté. L'amour peut parfois prendre des formes bien plus destructrices. C'est un sentiment d'une beauté sans pareil mais qui peut aussi être le plus redoutable adversaire de la vie. Ceux qui comme moi ne peuvent en saisir les tenants et les aboutissement en sont totalement vulnérables.

Ophilia : *s'approche* Professeur, je vous protègerai de cela. Tant que vous serez à mes côtés, je ferai tout pour vous aider.

Cyrus : Et moi de même avec la science. Même si elle peut parfois s'avérer capricieuse.

Ophilia : *sourit* Vous croyez que les dieux ne le sont pas?

Cyrus :  *sourit* Quand vous aurez passé une journée à observer une colonie de fourmis sans qu'absolument rien de ce que vous aviez prévu ne se passe, vous pourrez dire qu'ils le sont.

Ophilia : *taquine* Vous dites ça car vous n'êtes jamais venu prier. Parfois je leur hurle dessus pour qu'ils daignent un peu m'entendre.

Cyrus : Il faudrait que je me prête à cet exercice un jour.

Ophilia : Quand vous voudrez.

Cyrus : ... Ophilia, j'aimerais vous faire une proposition.

Ophilia : Dites-moi tout.

Cyrus : Je n'ai pas eu le temps de visiter la ville hier. Une promenade matinale serait de bon augure pour la journée à venir. Et je me dis que votre présence a mes côtés l'égaierait davantage.

Ophilia : *rougit légèrement* Professeur, j'ignorais que vous appréciez autant ma présence.

Cyrus : C'est tout naturel ma soeur. C'est la conséquence de nos conversations passées.

Ophilia : *timidement, fébrile dans la voix* J'aurais juste une demande. *rougit* Puis-je... vous tenir par le bras?

Cyrus : *sur le ton de l'amusement* Tant que vous ne me sautez pas dessus comme la dernière fois, je pense que je répondrai favorablement à votre demande. 

Ophilia : *s'accroche au bras de Cyrus et y pose sa tête le visage apaisée* C'est promis.

Et alors qu'Ophilia et Cyrus s'autorisaient une sortie de bon matin, un troisième personnage apparut de la scène. La tente de Therion, inanimée, se mit à se mouvoir.

Therion : *la tête en dehors de la tente * (Je n'ai pas rêvé, c'était le professeur et Ophilia! *les observe au loin, sidéré* J'ignorais qu'ils étaient ensemble. Comment un type comme lui a pu se mettre en couple avec une fille pareil?!)

Mais alors que Therion se réveillait avec un moral au plus bas, Alfyn s'éveillait doucement. Constatant que Vanessa dormait encore, il en profita pour s'extraire de cet endroit opressant. Mais à peine la porte de sa chambre refermée, il croisa la route de Primrose.

Primrose : *sourit tendrement* Bonjour.

Alfyn : Oh, bonjour. *captivé* Prim... Tu es...

Alfyn se bloqua totalement sur la tenue de Primrose. Au lieu de ses vêtements habituellement rouges symbolisant l'amour et le sang, elle arborait un chemisier blanc et un legging gris qui épousait ses formes.

Primrose : *amusée* C'est ma tenue qui te fait cet effet?

Alfyn : *bafouille* P...P... Pas du tout!

Primrose : *regard tendre* Tant mieux alors.

Alfyn : *rouge* (Elle est... tellement belle comme ça. *choqué* Mais qu'est-ce que tu racontes Alfyn?!)

Primrose : Est-ce que par hasard, tu aurais un peu de temps à me consacrer? Je sais qu'il est tôt mais j'ai besoin de toi pour mes pieds.

Alfyn : Tu as des douleurs aux pieds?

Vanessa : *collée à la porte, espionne* ...

Primrose : Oui. Tu l'as bien vu la dernière fois que tu t'es occupé d'eux. 

Alfyn : *air sérieux, croise les bras* C'est vrai qu'ils sont dans un piteux état. 

Primrose : *tendre* Est-ce qu'on peut faire ça, maintenant?

Alfyn : Tout de suite? 

Primrose : S'il te plaît.

Alfyn : *après un court instant* Bon mais c'est bien parce que c'est toi.

 Primrose : *sourit* (Alfyn...)

Primrose invita Alfyn à venir dans sa chambre. Celui-ci, observant le dos de la danseuse, fut paralysée par sa courbure que les vêtements dessinaient.

Primrose : *regard doux* Alfyn? Tu viens?

Immédiatemment, Alfyn réagit et alla avec Primrose dans la chambre. Mais quand la porte fut refermée, une autre s'ouvrit.

Vanessa : *noire de colère* Elle ne manque pas d'air celle-là. Tu crois que tu peux t'approprier Alfyn sans mon consentement?!

Mais Vanessa s'était persuadée que Primrose, sous ses airs de femme brisée, était une adepte du sexe comme elle l'est. Après quelques minutes à ruminer sa rancoeur naissante, elle décida d'un pas ferme de se diriger vers la chambre de Primrose et ouvrit la porte avec fracas.

Mais sa colère s'estompa à l'instant où elle constata qu'Alfyn, à genoux devant Primrose, était entrain d'appliquer un soin.

Vanessa : ...

Alfyn : *surpris* Vanessa?

Primrose : *fixe Vanessa* Hé! Ca ne se fait pas d'entrer dans une chambre sans s'être annoncée.

Vanessa : *prise de court* Je... Je cherchais juste Alfyn.

Primrose : *fixe d'un regard presque froid* Il est ici, il a gentillement accepté de s'occuper de mes pieds.

Vanessa : *suspicieuse* Vraiment?

Primrose : Si tu le veux bien, je t'invite à sortir. J'aimerais avoir un peu d'intimité.

Vanessa : *froidement* Alfyn. Ne tardes pas trop. *se retourne*

Primrose voulut prendre la défense d'Alfyn mais au risque de déclencher un conflit, elle feint le silence. La porte refermée, elle demanda à l'apothicaire de verrouiller la porte. Derrière cette porte se trouvait Vanessa, qui fulmina au son du verrou.

Alfyn continua d'appliquer le soin pour Primrose. Avec une bassine et une serviette, il lavait délicatement ses pieds et avait un baume prêt à l'emploi.

Alfyn : *gêné* Désolé pour Vanessa.

Primrose : Ce n'est rien Alfyn.

Alfyn : Il ne faut pas lui en vouloir, elle est assez jalouse. Mais elle a un bon fond.

Primrose : (Un bon fond étouffé par un monstre sans scrupule ni compassion.) 

Alfyn continua son soin avec attention. De sa hauteur, Primrose le regarda avec une certaine tendresse.

Primrose : (Il fait ça si bien, c'est même agréable. *un peu déroutée* Est-ce que je serais entrain d'apprécier une telle chose? Ca me laissait si indifférente la dernière fois. Mais là... *sent son coeur battre un peu plus fort* ??)

Alfyn : (*appliqué* La plante de ses pieds est dans un état déplorable. Il faudrait un soin intense et très fréquent pour espérer gommer la majorité des blessures. *réfléchit* Et malheureusement, je manque de plantes pour ça. *réfléchit* Peut-être que Zeph a encore un peu de son remède qu'il utilisait pour les pieds de sa grand-mère. Assez désagréable au nez mais particulièrement efficace, je l'ai constaté moi-même.)

L'application du baume par les mains douces d'Alfyn eut une conséquence physique plus forte sur les sensations de Primrose. En couvrant et en apaisant ses blessures, elle sentait le dessous de ses pieds renforcés.

Primrose : (*tremble légèrement* C'est si agréable. *ferme les yeux* Pourquoi personne n'a jamais pris autant soin de moi comme ça?)

Alfyn : *inquiet* Prim, est-ce que tout va bien?

Primrose : *ouvre les yeux, détendue* Oui.

C'est désormais le sourire qui figeait Alfyn, contrastant avec ses mains qui s'agitaient machinalement. Les deux restèrent quelques secondes à se regarder avant qu'Alfyn ne quitte le regard, rouge de gêne.

Primrose : (*amusée et rassurée* Il commence à comprendre. Je suis contente.)

Alfyn : (*regarde les pieds de Primrose* Pourquoi je me sens si mal à l'aise avec Prim? Oui c'est une belle femme. Mais je n'ai jamais pensé une seconde à faire quoi que ce soit avec elle. *n'ose pas relever la tête* Pourquoi elle a changé de vêtements? Ils étaient amples. *frissonne* Mais là, on voit ses formes. *perturbé* Ce n'est pas aussi généreux que Vanessa mais... Il y a comme une harmonie dans ses courbes. *perdu* Mais qu'est-ce que tu racontes mon pauvre Alfyn?!)

Primrose : (*un peu inquiète* Le soin est bientôt terminé. J'aurais aimé que ça dure un peu plus longtemps.)... Je...

Alfyn : *relève la tête* Oui?

Primrose : *un peu hésitante* Ca me dérange de te demander ça mais... Est-ce que tu pourrais prolonger le soin jusqu'aux chevilles? 

Alfyn : Ca ne me dérange pas. Mais Vanessa va s'impatienter.

Primrose : Si elle a quelqu'un à réprimander c'est moi. C'est ma faute. C'est déjà très gentil de t'occuper de moi et je ne veux pas abuser de ta gentillesse.

Alfyn : *partagé par le dilemme puis...* Rapidement alors? 

Primrose : *acquiesce en souriant* 


Laisser un commentaire ?