[Sequel] Octopath Traveler

Chapitre 25 : La lumière brisée

3477 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 25/10/2025 21:01

Chapitre 25: La lumière brisée



Dans les hautes terres, la jeune Eliza s'était avancée loin d'Olberic. Mais arrivée au croisement des chemins, une étrange présence se tint au milieu de la route.


Eliza : *inquiète* !!


 Sur la route, il n'y avait rien hormis une corneille. Mais quand l'oiseau releva la tête, il laissa paraître une lueur rougeâtre intense émanant de ses yeux noirs. Sa seule présence avait stoppé net la marche effrénée d'Eliza.


Eliza : (Mais qu'est-ce c'est cette chose?)


Au travers de la créature se mit à résonner une voix décharnée et déshumanisée.


Eliza


La peur s'installa immédiatemment dans le coeur de la jeune femme. Le regard perçant de la corneille lui fit comprendre instantanément que cet oiseau n'était pas un simple animal.


Eliza : *terrifiée* Qu'est-ce que vous voulez!?


N'oublie pas ta mission, Eliza


Sinon nous serons contraints de nous approprier ton corps et ton âme


Eliza : Je ne reçois pas d'ordre autre que celui de mon supérieur!


Je n'ai que faire des ordres que tu as reçue


Ce sont des formalités inutiles


Le conseil t'a demandé d'infiltrer ce groupe 


Pour l'informer de ses actions et de ses déplacements


Et pour l'instant tu n'as rien fait


Eliza : *tétanisée* Je suis entrain de le faire justement.


Faux


Tu penses à sauver ton âme


Grâce à eux


Tu savais qu'en entrant au conseil d'Emeraude


Tu scellais ton destin à jamais

 

Et pourtant


Tu as comme cette... lumière au fond de toi qui luit


Cette"jolie" lumière


Eliza : Qu'est-ce que vous voulez dire?


Cette lumière te guidera


Ce sera même un atout


Pour ta mission


Eliza : *choquée* Un atout?


Regarde


Il accourt ici


La corneille déploya ses ailes et s'envola. Arrivé à la hauteur d'Eliza, Olberic s'arrêta.



Olberic : J'ai cru vous avoir perdu de vue, Eliza... Eliza, tout va bien?

Eliza : ... ... Oui.

Olberic : *gêné* Je m'excuse pour mon geste, je ne voulais pas vous effrayer.

Eliza : *toise le sol* Ce n'est pas vous qui m'effrayez. J'aimerais vous l'expliquer mais je ne peux pas pour l'instant.

Olberic : Je comprends. Et je ne vous importunerai plus avec ça.

Eliza : Merci, je sais que je peux vous faire confiance.

Olberic : *observe les alentours* Les environs sont plutôt calmes. *tourne le regard vers le sud* Je devrais m'enquérir de la situation auprès de Gaston, il les a peut-être aperçus.

Eliza : Qui est Gaston?

Olberic : Un ancien chef de brigands qui s'est rangé. Désormais il assure la sécurité de la région avec ses anciens compagnons.

Eliza : *sourit* C'est vous qui l'avez mis au pas n'est-ce pas?

Olberic : ...

Eliza : *regarde Olberic* Cette fois c'est mon petit doigt qui me l'a dit.

Olberic : *gêné* Je m'attends un peu à tout avec vous, Eliza.

Eliza : Vous faites bien, Olberic. Mais pour cette fois, je n'ai pas quéri l'information autrement que dans vos yeux.

Olberic : *choqué* Dans mes yeux?!

Eliza : Vous êtes comme un livre ouvert pour moi.

Olberic : Quoiqu'il en soit, nous devons savoir ce qu'il est advenu de mes compagnons. *s'avance* Viendriez-vous avec moi?

Eliza : *hésitante* Je devrais vous dire non mais... Au fond de moi, je sens que c'est le bon choix à faire.

Olberic : *inquiet* Eliza, si je peux faire quoi que ce soit pour vous...

Eliza : Vous en avez déjà fait beaucoup. Pour une inconnue.

Olberic : *doute* (Pourquoi je me soucie autant pour une personne que je viens à peine de rencontrer?)

Eliza : *sourit* Ne tourmentez pas votre esprit de questions.

Olberic : *inquiet* Je ne sais le mal qui vous ronge mais je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour vous aider.

Eliza : *la voix tremblante* Vous ne pouvez pas. Même avec toute la volonté de ce monde.

Olberic : Je vous aiderai. J'y arriverai. Même si cela doit me coûter la vie.

Eliza : *estomaquée* Comment pouvez-vous dire ça? Je ne représente rien pour vous!

Olberic : *horrifié* Que vous a t-on fait pour que soyez aussi fataliste?

Eliza : C'est plutôt à moi de vous demander comment vous êtes aussi optimiste dans ce monde perverti?


Olberic ne répondit pas immédiatement. Il se présenta ses mains devant lui, paumes levés vers le ciel.


Olberic : Ces mains ont fait couler le sang de nombreux individus. Mais la guerre, aussi horrible soit-elle, apportait la sécurité et la prospérité au royaume de Cornebourg. *resserre ses poings* Quand je pourfendrais nos ennemis, je savais que je protégeais les hommes et les femmes de ces terres. Je savais que l'horreur était la rétribution nécessaire à la paix.

Eliza : Votre roi disait la même chose. Mais ça ne répond pas à ma question. Qui plus est... La chute de Cornebourg a brisé votre optimisme puisque vous vous êtes caché du monde extérieur.

Olberic : Eliza, pourquoi êtes-vous si formelle dans vos mots?

Eliza : *rit* Vous plaisantez? Je le suis autant que vous.

Olberic : Pour répondre à votre interrogation, j'ai perdu tout envie de vivre ce jour où ce royaume est tombé. J'ai parfois eu ce sentiment d'être plongé dans les ténèbres les plus noires de mon existence.

Eliza : Pourtant vous n'avez pas sombré. Pourquoi?

Olberic : *regard vide* Je ne sais pas comment j'ai survécu. Plusieurs fois, j'ai senti mon coeur vouloir abandonner toute vie mais chaque fois que je saisissais mon arme... Il y a quelque chose en moi qui m'empêchait de commettre l'irréparable.

Eliza : Ce quelque chose... *approche sa main pour effleurer le coeur d'Olberic de ses doigts* serait-il ici?

Olberic : *gêné* Eliza, arrêtez s'il vous plaît.

Eliza : *fascinée* (Ce serait cette lumière, celle qui l'a préservée de la mort?)

Olberic : *saisit la main d'Eliza* Eliza!

Eliza : *confuse* Pardonnez-moi. Je ne sais pas pourquoi je fais ça.

Olberic : *relâche la main d'Eliza* Qu'est-ce que vous attendez de moi à la fin?


Eliza ne répondit pas et se contenta de fixer profondément les yeux d'Olberic.


Eliza : (Si seulement vous pouviez lire dans mes yeux.)

Olberic : (Eliza, je n'arrive pas à vous comprendre.)

Eliza : *brise le jeu de regards* Allons voir Gaston, si cela vous convient.

Olberic : *perturbé* ... Hum.


En recentrant la discussion sur la quête d'Olberic, Eliza mit fin temporairement à la discussion. Le binome trouva rapidement Gaston mais celui-ci n'avait observé aucun mouvement particulier.


Gaston : *à Eliza* Je ne savais pas que la chapelle ardente officiait dans la région. C'est pas son genre de s'abaisser à la sale besogne.

Eliza : La chapelle ardente agit d'abord pour ses intérêts. Elle n'a que faire d'aussi basses considérations.

Gaston : *sous le choc* Une femme noble comme vous ne devrait pas dire ce genre de choses.

Eliza : *irritée* Parce que vous ne voyez que la surface. Sous sa belle façade, son armature est rongée par la pourriture.

Olberic : *alarmé* Eliza!


Gaston fut si choqué qu'il se tourna vers ses compagnons, eux aussi totalement sous le choc.


Olberic : *tendu* Eliza a eu quelques difficultés ces derniers temps. Elle est un peu secouée par ce qui lui arrive.

Eliza : *froidement* Olberic, je n'ai pas besoin que vous arrondissiez les angles pour moi.

Gaston : *recule d'un pas* Je ne croyais pas que je rencontrerai quelque chose d'encore plus terrifiant que la lame inflexible. Où est passé votre honneur, votre fierté de défendre la lumière?

Eliza : C'est bien normal que vous soyez choqué, vous n'avez qu'un point de vue. Celui de l'église, celui qu'elle tort comme bon lui semble.

Gaston : *terrifié, lance un regard à Olberic* Par la Lame de Brand! Dites-moi que cette femme est possédée!

Olberic : *se place devant Eliza* Eliza, arrêtez! Vous effrayez tout le monde avec vos idées sombres.

Eliza : Vous voulez me défier, Olberic?

Olberic : Seulement vous protéger.

Eliza : Vous ne pouvez protéger deux êtres aux visions opposées. Il vous faut faire un choix.

Olberic : Je n'ai aucun choix à faire. Puisque je crois en ma vision propre. Ainsi, je peux vous protéger comme protéger mon ami ici présent.

Gaston : *touché* J'm'attendais pas à une telle reconnaissance de votre part, Olberic.

Olberic : *sourit* Cela fait longtemps que je ne vous vois plus comme un brigand, Gaston. Mais comme un homme qui a pris le bon chemin.

Eliza : *désarmée* (Je peux lire en lui si facilement mais il parvient chaque fois à surpasser ma pensée.) *pose ses yeux sur le coeur d'Olberic* (Sa lumière serait-elle aussi forte, aussi pure que je la perçois?). *s'approche d'Olberic*


Olberic observa l'avancée d'Eliza et ne dit mot. Mais il fut surpris quand celle-ci enveloppa son corps et colla son oreille contre son coeur.


Olberic : *rouge pivoine*

Eliza : *resserre ses bras* (Son coeur... Je l'entends battre.)

Gaston : *ahuri, écarquille les yeux* La voilà qui tombe dans vos bras maintenant! Mais c'est qui cette femme?!

Olberic : (Pourquoi rejetez-vous cette lumière que vous venez cherchez dans mes bras?) 

Eliza : *apaisée* (Pourquoi je me sens si bien?)

Olberic : *ressent une étrange chaleur émaner du corps d'Eliza* Que vous arrive t-il, Eliza?

Eliza : *effleure ta tenue de cuir d'Olberic* Je me sens en sécurité, près de vous. *s'abandonne* Pouvez-vous m'enlacer, Olberic?

Gaston : *secoue la tête* (Je dois rêver. Comment Olberic, un homme droit et fier, peut-il accepter de couver une femme aussi froide et cynique?)

Bandit : Chef... Pourquoi Messire Olberic laisse c'te femme s'blottir dans ses bras?

Bandit 2 : Y'a 2 minutes, elle voulait s'battre avec lui et maintenant, elle l'serre dans ses bras.

Gaston : *résigné* Moi non plus, j'comprends plus rien à rien.

Olberic : *gêné* Eliza, ça me dérange terriblement.

Eliza : Encore un peu, s'il vous plaît. Je veux être rester enveloppée dans vos bras.

Olberic : Pourquoi?

Eliza : *plaque ses doigts sur le coeur d'Olberic* Parce qu'elle m'apporte du réconfort.

Olberic : Eliza, pourquoi agissez-vous de façon si versatile? C'est à n'y rien comprendre!

Eliza : *resserre ses doigts* Vous me croyez folle c'est ça?

Olberic : Non, je n'ai jamais dit ça. Mais j'aimerais comprendre.

Eliza : *le regard terrifié* Moi aussi j'aimerais comprendre.

Olberic : Vous ne dites pas tout Eliza.

Eliza : *rictus* Je croyais que vous l'aviez déjà saisi.

Olberic : Si je vous demande de vous retirer de moi, vous le ferez? 

Eliza : Je crains de devoir désobéir.

Olberic : Vous iriez contre ma volonté?

Eliza : ... Oui.

Olberic : *désarmé* Eliza, je n'arrive pas à vous comprendre.

Eliza : *serre fortement Olberic* Parce que vous ne cherchez que dans les mots. 

Olberic : *fais non de la tête* Vos actes sont si déroutants, même pour des yeux extérieurs.


Eliza finit par détacher ses bras d'Olberic, sentant qu'il était campé sur ses positions. Son visage, habituellement froid, affichait une mine anormalement douce.


Olberic : *sidéré* Eliza... Votre visage.

Eliza : *surprise* Qu'est-ce que j'ai au visage?


En se passant les doigts sur son propre visage, Eliza comprit rapidement que ce n'était pas un changement physique mais émotionnel. Ses mains retombèrent lentement en même temps que ses yeux fixèrent la poitrine gauche d'Olberic.


Eliza : (C'est son coeur qui m'a fait ça?) *choquée* (Comment une simple étreinte à pu me marquer à ce point?)

Olberic : Eliza?

Eliza : *observe Olberic* Vous n'avez pas compris n'est-ce pas?

Olberic : ...

Eliza : Evidemment. J'aurais dû me douter que c'était inconscient de votre part. 

Olberic : Je ne vois pas où vous voulez en venir.

Eliza : C'est précisément le problème, Olberic. Cela me fascine autant que ça me terrifie.

Olberic : Vous me déroutez totalement, Eliza.

Eliza : *touchée* Je prends ça comme un compliment alors.

Olberic : *perdu* (Que veut-elle dire au juste?)

Eliza : Nous avons perdu assez de temps je crois, il serait temps que nous rejoignons vos compagnons.

Olberic : *acquiesce* En effet, il serait grand temps que je les rejoigne.

Eliza : Je? Vous m'oubliez?

Olberic : *rouge* Jamais.

Eliza : *sourit* Vous êtes peut-être solide comme un roc au combat. Mais vos défenses sont inexistantes sur le plan des émotions. *s'avance* Venez.


Olberic suivit Eliza à son invitation tout en saluant Gaston et ses compagnons. Désormais, les deux chevaliers se dirigeait vers Guet-des-Rocs où le groupe était scindé. Dans la taverne, Therion avait accompagné Cyrus. Ce dernier, s'étant remplie la barrique de bière était loquace, trop loquace.


Therion : *ahuri* (Mais quel emmerdeur! Je ne vais rien en tirer à ce compte.)

Cyrus : Vous savez Therion, j'ai consacré toute ma vie à la science. Est-ce que la science me l'a rendue? Elle m'a rejetée. Vous ne pouvez pas savoir mon désarroi quand j'ai appris cette triste vérité. Je croyais qu'elle avait percé mon coeur mais je faisais fausse route!

Therion : (Hein? Mais de quoi il parle?)

Cyrus : Hin, vous n'avez pas ces soucis vous avec votre compagne H'aanit. Vous pouvez discuter, échanger, confronter, réprimer, conspuer, étriper, vous vider la conscience comme on vide un sac à dos trop rempli! Moi j'ai beau essayer, je n'arrive pas à me débattre malgré toute ma bonne volonté. C'est comme chercher une lettre dans un livre rangé dans une bibliothèque si vous me permettez cette comparaison.

Therion : Hum, professeur? De quoi parlez-vous au juste?

Cyrus : De qui surtout Therion, de qui. 

Therion : Ophilia?

Cyrus : *agite son verre* Précisément! 

Therion : Qu'est-ce qu'elle représente pour vous? 

Cyrus : Mais tout cher ami! Cette femme, une sainte que j'ai toujours considérée avec les égards et les honneurs dû à son rang, m'est tombée dessus comme le ciel tombe sur la tête. Vous imaginez, moi un homme de science avec une sainte avoir une telle relation?

Therion : Et pourquoi cela serait un problème, professeur?


Cyrus dévoilà la vraie nature de sa relation avec Ophilia, ce qui choqua profondément le voleur.


Therion : (Je crois que je commence à comprendre. La peur d'Ophilia n'est pas dans cette relation... Mais dans sa nature.)

Cyrus : Vous imaginez dans quelle pagaille nous serions si nous étions découverts? Cela serait catastrophique! Nous n'avons pas ce luxe de pouvoir nous amouracher comme vous le faites avec H'aanit.

Therion : (Je pense que j'en sais suffisamment.) *saisit sa manche, brandit une aiguille* (Désolé professeur mais vous allez faire un petit somme. Je ne voudrais pas que vous me démasquiez aux yeux de tous.)


Therion appliqua discrètement la piqure d'une aiguille contenant de l'ivraie-de-nuit à Cyrus et ce dernier, après quelques instants, s'écroula devant l'assistance.


Therion : *joue la comédie, interpelle* Appelez un apothicaire, faites vite!

Ophilia : *débarque dans l'auberge, observe le corps inanimé de Cyrus* Cyrus!

Therion : *inquiet* (Zut, Ophilia... Attends, elle l'a appelé par son prénom?!)

Ophilia : *s'approche de Therion, froidement* Qu'est-ce qui est arrivé au professeur?! Dis-le moi!

Therion : Il a trop forcé sur l'alcool. Tu n'aurais pas une idée du pourquoi il serait venu ici?

Ophilia : *stressée* Non, j'ignore pourquoi.

Therion : (Tu es une piètre menteuse, tu sais?). Il avait l'air d'avoir beaucoup de chagrin, je l'ai senti dévasté.

Ophilia : *observe le corps inanimé de Cyrus, tremble* (Non... C'est ma faute.)


Ophilia, totalement choquée, sentit son corps l'abandonner. Elle s'effondra sur place, rattrapée dans sa chute par Therion.


Therion : *alarmé* Ophilia! Dis quelque chose! *s'agite* Appelez quelqu'un bon sang!

Zeph : *se précipite* Qu'est-ce qu'il s'est passé?

Therion : Occupe-toi d'eux s'il te plaît, ils ont eu pas mal de déboires pour aujourd'hui.

Zeph : *méfiant* Je vous ai vu tout à l'heure, vous lui avez offert des verres.

Therion : *rictus* Me reprochez-vous d'avoir porté de la compassion à un ami?

Zeph : Vous êtes un drôle d'oiseau. J'ai du mal à croire qu'Alfyn ait de la considération pour un voyou de votre genre.

Therion : Pour une fois, mon intention n'était pas de nuire mais d'aider un ami.

Zeph : Tss, vous pensez que je vais vous croire?

Therion : Que diriez-vous d'un petit échange?

Zeph : Je ne marche pas dans vos combines. Alfyn aurait dû vous prévenir, je ne suis pas à acheter.

Therion : Oh, Alfyn m'a parlé de vous, de votre relation avec une certaine Mercedes. Que le professeur devant vous connaît bien d'ailleurs.

Zeph : *regard noir* Ne parlez plus jamais de Mercedes, c'est bien clair?!

Therion : Rassurez-vous, je n'ai rien contre cette personne. Mais vous qui avez un amour, vous pourrez comprendre la tragédie qui se joue en ce moment pour Alfyn.

Zeph : Quelle tragédie?

Therion : Vous avez très bien compris de qui je veux parler.

Zeph : *ressent du dégoût* Cette... femme... 

Therion : Je vous en dirai plus sur elle. Si vous me promettez de fermer les yeux sur ces deux oiseaux. 

Zeph : *se résigne* Très bien, je veux bien vous faire confiance. J'espère que vous l'honorerez comme vous honorez celle d'Alfyn. 

Therion : Une dernière chose avant de partir. Ne les déshabillez pas trop.

Zeph : *surpris* Pourquoi cette requête?

Therion : Leurs habits sont des protections. Jetez un oeil, vous comprendrez. Je vous attendrai dehors.


Zeph, trop pressé par sa curiosité, souleva le vêtement de Cyrus et vit partiellement sa peau.


Zeph : (Qu'est-ce que... Des ecchymoses?!) *observe attentivement* (C'est étrange, c'est comme si elles avaient été subies... volontairement?) *recouvre le corps* (Mais alors... Il aurait dit vrai?)


Zeph saisit une potion dont la recette maison provenait d'Alfyn. La mixture avait un effet si puissant qu'elle ranima Cyrus en un éclair.


Cyrus : *se rèleve* Où suis-je?

Zeph : Calmez-vous, vous êtes en sécurité.

Cyrus : *se tient la tête* Que m'est-il arrivé?

Zeph : *après une hésitation* Je crois que vous avez trop forcé sur la bouteille.

Cyrus : *aperçoit le corps inerte d'Ophilia, saisit d'effroi* Ophilia!

Zeph : Ne vous inquiétez pas, elle est juste évan... !!

Cyrus : *aggripe sauvagement le col de Zeph* Soignez-là tout de suite!

Zeph : *paniqué* Mais vous avez perdu votre sang-froid?!

Cyrus : *relâche violemment Zeph, s'approche et caresse la chevelure de la prêtresse* Ophilia, je suis là, tu ne crains plus rien.

Zeph : *estomaqué* (Mais il est fou ou quoi? Il a failli m'étouffer.)

Cyrus : *hors de lui* Vous allez vous dépêchez oui!?


Zeph fit son diagnostic sous le regard menaçant et strict de Cyrus.


Zeph : Elle a été victime d'un malaise vagal. Cela est dû...

Cyrus : Contentez-vous de la soigner! Vos explications scientifiques ne m'intéressent pas!

Zeph : (Mais quelle brute! Ca ne m'étonnerait pas de savoir que le corps de cette pauvre femme soit couvert lui aussi.)


Zeph fit tout son possible pour ranimer Ophilia. Et avec efficacité, le réveil tant attendu arriva.


Ophilia : Où suis-je?

Cyrus : *sous le choc* Ophilia.

Ophilia : Mais... tu étais...

Cyrus : Je vais bien Ophilia. Tout va bien.

Ophilia : *caresse la joue de Cyrus* Mon amour.

Zeph : *les yeux éberlués* (Je crois que l'un et l'autre sont aussi tordus.)

Cyrus : *caresse les cheveux d'Ophilia* Ne me quitte plus jamais.

Ophilia : Plus jamais.

Zeph : Les potions vous ont remis sur pied mais je vous conseille de ne pas trop forcer physiquement.

Ophilia : *tourne la tête, regard noir* Qu'est-ce qu'il veut lui?!

Cyrus : *tourne la tête, regard noir* Allez-vous en maintenant!


Zeph ne se fit pas prier et quitta les lieux. 

A l'extérieur de l'auberge.


Therion : *rictus* Alors? Vous les avez vu sous leur vrai jour?

Zeph : Je préfère ne pas en savoir plus à leur sujet.

Therion : Mais j'ai de quoi détourner votre malaise. *s'avance* Marchons un peu, vous et moi.


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