[Sequel] Octopath Traveler
Chapitre 29 : Devenir femme
Dans les mers lointaines voguait un grand et majestueux navire. A la proue se tenait sa jeune propriétaire.
Tressa : *sent le vent glisser sur son visage*(C'est tellement agréable de pouvoir se laisser porter par le vent. Et bientôt, au-delà de l'horizon, une nouvelle terre apparaîtra.)
Léon : *à la barre* (Tressa a l'air d'apprécier le voyage. Grâce à elle, je peux à nouveau naviguer sur les flots.)
Mikk : *à côté de Léon* La p'tite a bien grandie, vous trouvez pas?
Léon : On dirait bien. Ce n'est plus cette petite marchande innocente qui arpentait les étals de sa petite ville.
Makk : *du haut du mât* Hé!!! Frangin! T'crois qu'c'est l'moment d'lambiner?!
Mikk : Pff, j'ai bien l'droit d'en profiter aussi! C'pas d'ma faute si l'captain t'a mis là-haut!
Léon : Du calme mes amis, nous avons tout notre temps. *interpelle* Makk, il n'y a rien à signaler?
Makk : *scrute l'horizon* Pas une mouette en vue, cap'tain!
Léon : Alors descendez, vous avez aussi besoin de repos. Je vais ralentir l'allure du navire, profitez-en pour vous ressourcer.
Tandis que Makk descendait du mât et que Mikk s'était engouffre à l'intérieur du navire, Tressa s'était approché du gouvernail.
Léon : Alors Tressa, la traversée te plaît?
Tressa : C'est pas mal.
Léon : *intrigué* C'est tout? Je te pensais plus enthouasiaste.
Tressa : *tend son bras et fait un V* C'est parce que c'est bien comme ça. Les meilleures choses sont les plus simples!
Léon : *rit* Tu es vraiment une personne unique au monde. Au fait, tu penseras à écrire à tes amis une fois à terre. Ils doivent te manquer non?
Tressa : *grise mine* Oui ils me manquent beaucoup. Mais je suis certaine qu'ils vont bien et qu'ils sont tous rentrés chez eux. *se tient le menton* J'imagine le professeur, sous une montagne de livres, Ophilia priant avec foi, Nini qui chasse sa proie avec vivacité, Therion qui dérobe sa victime sans être repéré et...
Léon : *gêné* Je crois que j'ai compris, Tressa.
Tressa : Pardon, je me suis laissée emporter. Je crois que vous aviez raison, l'air marin me retourne l'esprit.
Léon : Tu devrais te reposer, je vais ralentir la voilure du navire.
Tressa : *enthousiaste* Je ne vais pas dire non à un bon lit, c'est certain.
Léon : Tu n'as toujours pas visité l'intérieur du navire alors que ça fait plusieurs jours que nous sommes en mer.
Tressa : A un milliard de feuilles, je peux au moins savourer la visite. C'est... comme un jeu. *grand sourire* Je le découvre au fur et à mesure de mes escapades.
Léon : *sourit* C'est toi la propriétaire.
Tressa : Exact!
Léon : Bien, alors on se voit tout à l'heure.
Pleine d'entrain, Tressa se dirigea dans les coursives. Elle avait déjà fait son repérage et arriva devant la chambre désirée. Mais quand elle ouvrit la porte, un détail l'a surpris.
Tressa : C'est bizarre, la pièce est sombre, le rideau est tiré.
Tressa prit un air sérieux et s'avança dans la chambre pour en observer les détails.
Tressa : *troublée* (Il y avait quelqu'un ici. Pourtant on m'a assuré que le navire voguait à vide. Ce qui veut dire... que cette personne s'est infiltré ici.)
Tressa se mit à fouiller avec ses mains des vêtements sombres au sol. Mais une sensation désagréable se mit sur sa peau.
Tressa : *les mains souillées* (Qu'est-ce que... Cet odeur... On dirait du sang... *sent son coeur s'accélerer* Mais qu'est-ce qu'il s'est passé dans cette chambre? *manipule le vêtement* Non... Ce n'est pas possible, ça ne peut pas être un assassinat. Il y a trop peu de sang et il n'est que sur le vêtement. *porte le vêtement à son nez* On dirait un parfum, celui d'une femme. *sous le choc* Ce parfum... Je l'ai déjà senti quelque part...)
Au moment où Tressa comprit dans son esprit à qui appartenait cette odeur, son corps se raidit et le vêtement s'échoua au sol.
Tressa : *terrifiée* Cette femme... Qui a essayé de me voler mon journal... Esmeralda... Elle était dans ce navire.
Mais soudain, un reflet attira l'oeil expert de Tressa. Intriguée par cette brillance, la jeune femme s'approcha et s'accroupit. Elle voulut saisir ce qu'elle pensait être un objet mais une douleur s'empara d'un de ses doigts. L'objet était tranchant. Avec plus de précaution, Tressa finit par réveler ce qu'elle croyait être un objet précieux.
Tressa : *frissonne de terreur* (C'est une des dagues d'Esmeralda. Je la reconnais, elle s'en est servie contre moi.) *ramasse la dague et la serre dans ses doigts tremblants* (Elle était là, quand j'ai acheté le navire. Est-ce... qu'elle venue pour moi?) *cherche des détails* (Des ongles, quelqu'un s'est fait les ongles. Non ca ne peut être Esmeralda, elle est trop raffinée pour ça.) *angoissée* (Ou alors elle avait un complice?)
Malgré la peur, Tressa tenta de se contrôler et de penser aux évènements passés.
Tressa : *les yeux fermés* (On a tout le temps été sur les quais, à aucun moment elle ne pouvait sortir du navire. Mais elle appartient au conseil d'obsidienne, elle est sans doute douée dans l'infiltration. Seulement elle n'aurait pu échapper au regard vif de Therion ou d'H'aanit. Et ils étaient là quand j'avais acheté le navire. Ce qui veut dire... Qu'elle est sortie du navire quand j'ai été l'acheter.) *perplexe* (Monsieur Wyndham regardait l'horizon quand je suis revenue. Ce qui veut dire...) *prise de terreur* (Qu'elle est sortie quand j'étais dans le navire.)
Le coeur battant, Tressa voulut confirmer une idée. Elle s'approcha des rideaux et observa la vue par le hublot.
Tressa : (C'est bien ce que j'ai imaginé. Ils pouvaient me voir d'ici. Mais alors, elle pouvait s'en prendre à moi dans le navire. J'étais si insouciante dans les couloirs.) *le coeur serré* (J'aurais pu me faire égorger et personne ne m'aurait entendue. Pourtant elle ne l'a pas fait. Ou alors, on s'est croisées sans se voir. Mais si elle m'a vu...) *observe la dague* (Elle l'aurait fait.) *se remémore* La dernière fois, ses yeux étaient emplis de haine envers moi. Et cette femme n'a aucune pitié.) *baisse la tête* (Je ne sais pas quoi penser. J'espère juste qu'elle ne s'en est pas prit à eux ni à mes parents.)
Tressa s'arrêta de penser. Elle glissa sa main dans sa poche et saisit un sou et le placa devant ses yeux.
Tressa : Je ne suis pas sûre que ça marche avec les personnes. Mais je n'ai plus que ça, comme dirait P'pa.
Tressa lanca le sou en l'air et le rattrapa. Elle positionna sa main paume vers le ciel et révèla le côté de la pièce face vers le haut. Celui-ci indiquait un symbole de chance.
Tressa : *sourit* Ils sont vivants. *referme ses doigts et serre fortement la pièce* Je sais que ça ne vaut rien mais ça ne m'a jamais menti. Au moins, ça me rassure.
Mais dans son autre main, Tressa tenait la dague d'Esmeralda. Elle regarda la dague en premier puis le sou ensuite. Et soudain, elle lança la pièce à nouveau en l'air et à nouveau elle l'a rattrapa au vol.
Tressa : *la main paume vers le haut* Alors... Je dois la garder? *fais non de la tête* Je... Je ne suis pas une meurtrière, je ne peux pas porter ce genre d'arme. Mais tu me dis de la garder. Si seulement tu pouvais me parler.
Tressa observa la dague pendant de longues secondes.
Tressa : (Non, cette arme n'a rien à voir avec moi, c'est la main qui la tenait qui essayait de me tuer. Toi, tu n'y es pour rien.) *range son sou et prend la dague dans ses mains* (Je sais que tu ne me feras pas de mal. Par contre, je n'ai rien pour te porter.) *gromelle* (Et j'ai rien pour me changer. Oh mais attends... Je me souviens que l'ancien capitaine a parlé qu'il y avait une réserve. Y'a bien un endroit où je pourrais trouver un vêtement plus convenable.) *fièrement* (Je ne suis plus une simple marchande mais aussi une aventurière qui parcourt le monde et vogue sur les flots.) *se reprend* (C'est ce que je dirais si j'avais l'allure d'une aventurière.) *se concentre* (Assez perdu de temps, je vais chercher de quoi me changer!)
Sur le navire, Léon tenait la barre. Il avait ralentit la voilure pour le prévenir de tout danger. Mais le ciel, si clair et si calme, se mit à s'assombrir soudainement. Le vent se leva et le ciel se drappa un épais manteau de nuages.
Léon : Mais qu'est-ce que...
Léon
Le légendaire pirate fut pris d'inquiétude en entendant son prénom résonner dans l'air. Il entendit à nouveau son prénom alors que la teinte du ciel se fit de plus en plus sombre et que le vent s'accentua.
Léon
Léon
LÉON
Une corneille aux yeux rougeoyants venait d'apparaître sur le haut de la barre. Son regard perçant fit reculer et tomber au sol Léon, prit d'une terreur indescriptible.
Léon : *terrorisé* Qu'est-ce que c'est... Qui êtes-vous?!
Parle-moi
D'elle
Léon : Qu'est-ce que vous lui voulez!?
Je veux
Tout savoir
Léon : Je ne vous dirai rien sur elle. *empoigne sa lance* Repartez d'ici!
Tu la protèges
Même si tu sais
Que tu n'as aucune chance
Contre moi
Léon : C'est exact. *brandit sa lance* Je préfère mourir que de vous donner la moindre information!
Je sais
Que tu ferais tout pour elle
Je le vois
Dans ton coeur
Léon : Alors il n'y a plus rien à dire. Partez!
Si tu ne parles pas
Je ferai couler ce navire
Et tu perdras celle que tu protèges
Léon : *tremble de peur* Vous n'oseriez pas?!
Donne-moi ce que je veux
Et je repartirai
Léon : Pourquoi voulez-vous savoir des choses sur Tressa? Qu'est-ce qu'elle vous a fait?!
Elle est
La lueur
Qui les guidera
Tous
Léon : *perdu* Qu'est-ce que vous entendez par là?
Dis-moi
Pourquoi
Elle est
Aussi forte
Léon : Tressa veut simplement vivre sa vie. Elle ne veut rien d'autre!
Parce qu'elle a
Cette chance
D'avoir pu décider
De son destin
Léon : Je vous en prie, laissez-la. Elle ne mérite pas qu'on s'en prenne à elle.
A la phrase de Léon, la lueur si rougeoyante de la corneille s'atténua.
Pourquoi a t-elle eu cette chance
De décider
De son destin
Léon : Que voulez-vous dire?!
Toute sa vie
La chance était au rendez vous
Pendant toute son existence
Léon : Ecoutez, je ne sais pas ce que vous êtes ni ce que vous cherchez. Mais ne lui faites pas de mal, je vous en prie.
La lueur rouge altérée finit par totalement disparaître, laissant place à un noir profond. Et sa voix résonnante se fit soudain claire et dirigée vers Léon.
Promettez-moi de la protéger jusqu'à votre dernier soupir.
Léon était si boulversé par les mots de la corneille qu'il n'eut la force de lui répondre. L'animal s'élança soudain et quitta le navire tandis que le ciel redevint bleu et que le vent se calma.
Léon : (*dans un état de stress intense* Qu'est-ce qu'était cet animal? Elle voulait en savoir plus sur Tressa. Elle aurait pu tous nous tuer mais elle ne l'a pas fait. Pourquoi s'intéressait-elle à Tressa au juste? Ca ne semblait pas être une illusion, tout cela était bien réel. Elle a dit que Tressa avait cette chance de pouvoir décider de son destin. Pourquoi ai-je la sensation que quelqu'un d'autre me parlait? Ses yeux n'étaient plus rouges mais noires, un noir profond, vide. *fixe l'horizon* Qu'est réellement cette chose?)
Dans les cales du navires, Tressa avait enfin trouvé de quoi se changer. Mais sa joie fut de courte durée.
Tressa : Il n'y a que des changes pour les marins, rien pour moi! *farfouille un peu partout* Si ça se trouve, je perds mon temps. *à un autre endroit* Des robes... Je ne vais pas mettre une robe de soirée, et puis ça ne m'ira pas au niveau de la poitrine. Pourquoi on ne pense jamais aux femmes avec des petits seins? *saisit un vêtement* Hum? On dirait une tunique de cuir rouge, assez légère. Ca ressemble à ce que porte Nini, sans la fourrure. Ca a l'air confortable et parfait pour se déplacer. *farfouille encore* Et un pantalon court mauve un peu pâle. Avec des bottes en cuir marron. *hésitante* Je ne suis pas vraiment sûre de vouloir porter ça.
Tressa se changea et enfila ses vêtements. Le cuir, bien moins amples, faisait ressortir les courbures fines de la jeune femme.
Tressa : *amusée* Si Prim était là : "Oh mon dieu, quelle beauté, quelle élégance. Tu es sexy dans cette tenue! *clin d'oeil*. Ophilia serait en colère : "Tressa je te croyais plus pudique, tu devrais avoir honte! Therion s'en ficherait, Alfyn serait rouge comme une tomate, le professeur serait entrain d'étudier mon changement de comportement... Oh il faut que j'arrête de penser à eux comme ça. *regarde son haut, rougit* J'avais pas vu que le décoletté était aussi profond, j'ai même l'impression d'avoir un peu plus de poitrine comme ça. *saisit sa poitrine gauche* Maintenant je ne suis plus une petite fille. Je ne me suis jamais questionnée à ce sujet. M'ma m'a dit que ça viendra avec le temps, que je suis encore jeune. J'aimerais rencontrer un gentil garçon et avoir plein d'enfants. *sourit* J'aimerais être maman un jour. *se serre dans ses bras* J'aimerais trouver l'amour avant mes 20 ans.
Ayant acceptée sa nouvelle tenue, Tressa s'approcha de la dague qu'elle avait trouvée et la saisit.
Tressa : Regarde, j'ai de quoi t'accrocher maintenant. *place la dague au niveau de sa taille* Hé hé, ça me fait un moyen en plus de me défendre! *doigts en V* J'ai hâte de voir la tête que Léon va faire quand il me verra habillée comme ça.
Tressa quitta les cales et se dirigea dans les coursives pour remonter vers le haut du navire.
Tressa : (Et si j'essayais de marcher un peu plus sensuellement, comme Prim? Après tout, je peux bien essayer de voir si cette tenue a de l'effet.) *remord* (Mais Léon est mon mentor. Non, je ne vais pas faire ça aux deux frangins, ce sont des pervers notoires! Au pire, j'ai qu'à lui dire que c'était juste un jeu!) *pose sa main sous son menton* (Il risque de ne pas apprécier. Mais je ne peux pas rester à croupir dans ces coursives non plus. Au moins avec le groupe, j'aurais été fixée.) *tremblante* (Je n'ai pas vraiment le choix. Mais ça me gêne beaucoup envers Léon.) *saisit son sou* (Est-ce que je dois vraiment le faire?) *referme sa main, range son sou* (Non, ce n'est pas à toi de décider pour moi. Je suis une femme maintenant et je veux l'assumer c'est tout.) *ouvre un peu plus son décoletté* (Léon me pardonnera.)
Tressa s'engagea sur le pont. Léon était à l'avant du navire, encore troublé de sa rencontre avec la corneille.
Tressa : *stressée* (Le voilà. Tout ira bien. Je vais faire comme Prim m'a montré, le regarder sensuellement et me pencher légèrement en avant.) *commence à marcher lentement* (Il faut que je sois fixée, j'ai besoin de repères dans ce monde que je ne connais pas.) *s'approche lentement* (Prim disait que ce qui est important quand on séduit un homme, c'est surtout ce qu'on dégage de l'intérieur. Mais je ne sais pas comment lui montrer et je n'ai aucune envie de quoi que ce soit.)
Tressa finit par arriver sans être remarquée de Léon qui fixait le lointain, dos à elle.
Tressa : *transpire* (Sa présence me bloque un peu. J'ai failli l'appeler M'sieur Léon. Mais une femme l'appelera par son prénom seulement.) *sent son coeur qui bat* (Aller Tressa, ce n'est pas si difficile. Tu l'interpelles, il se retourne, tu le charmes et... Je fais quoi après au juste? S'il ne veut pas, je lui dit que c'était un test et on passe à autre chose. Mais s'il me tombe dans les bras, aïe aïe aïe.)
Léon : *sent la présence de Tressa* Tressa?
Tressa : *se raidit de surprise* ...O...Oui?
Léon : Je croyais que tu te reposais. Tu n'es pas fatiguée?
Tressa : *rouge, transpire, voix tremblante* ... Non... Je... Je me suis promenée dans le navire...
Léon : *opine de la tête* Tu avais quelque chose à me dire?
Tressa : *s'encourage* (Aller Tress, il faut que tu arrives à lui dire quelque chose.)
Léon : *pris d'un doute, se retourne* Ca ne va...
Léon vit enfin la nouvelle tenue de Tressa. Il était complètement paralysé par cette découverte.
Tressa : *rouge pivoine* (Oh non, il a tout découvert!)
Léon : *rougit de gêne* (Ses vêtements, elle les a changé. Ils épousent ses formes. Pourquoi son décoletté est aussi ouvert?)
Tressa : *surprise* (Il rougit, cela veut dire qu'il n'est pas indifférent. C'est ce que m'a dit Prim.) *s'avance* (Et elle m'a dit de se coller quand il y a un signe de connexion.)
Léon : *saisit les épaules de Tressa, gêné* Tressa, qu'est-ce que tu fais enfin?!
Tressa : *gênée* Je... J'ai pensé... J'ai pensé que...
Léon : *furieux* Tu pensais quoi, Tressa?
Tressa : Que vous me désiriez.
Léon tomba des nues à l'annonce des mots de Tressa. Il secoua sa tête, histoire de savoir s'il n'avait pas perdu l'esprit.
Léon : Tressa, est-ce que tu te rends compte de ce que tu me dis? A quel moment tu as pensé à ce que je pouvais ressentir?
Tressa : *triste* Je sais que je vous déçois. Mais je veux devenir une femme vous savez.
Léon : Tu n'as pas besoin de faire ça pour être une femme, Tressa.
Tressa : J'en ai conscience. Seulement ça fait aussi partie de la féminité. Je ne me suis jamais demandé ce que je voulais et j'avais besoin de compter sur l'avis d'une personne honnête et sincère.
Léon : ...
Tressa : Dites-moi au moins ce que vous pensez de moi.
Léon : *fixe Tressa* J'aimerais, petite. Mais je ne peux pas avoir ce genre de pensées envers toi. Tout ce que je peux dire c'est que ça te change de ton ancien look.
Tressa : *s'avance d'un pas* Arrêtez de m'appeler petite, je ne suis plus une enfant. Et je ne vous demande pas de me regarder comme votre élève mais comme une femme parmi d'autres.
Léon : Très bien, je vais essayer. Mais je ne veux plus en parler une fois qu'on aura mis un terme à cette discussion. Ca te convient?
Tressa : Si je reste une femme à tes yeux, Léon.
Léon : (Je ne pensais pas qu'elle changerait en aussi peu de temps.) *observe son décoletté* (Elle veut mettre en avant sa poitrine mais elle l'a volontairement ouvert encore plus pour montrer ses attributs.) *regarde Tressa, inquiet*( J'espère que tu n'as perdu ton innocence Tressa, c'est ce qui fait de toi une si belle personne.)
Tressa : (Il a regardé ma poitrine. Il a vu que je l'avais ouverte un peu plus. Et aucune réaction.) *essaie de fixer Léon d'un regard sensuel* (Je sais que tu n'es pas si insensible à moi.)
Léon : (Pourquoi essaie t-elle de me charmer? C'est encore un test?) *perturbé* (Pourquoi je la vois elle dans ses yeux?)
Tressa : (Ca y est, je l'ai perturbé. Maintenant je peux passer à la suite. J'ai deux choix selon Prim. Je peux passer mes bras autour de sa nuque mais j'ai peur qu'il me rejete. Ou alors...) *passe sa main sur son décoletté* (Passer à la vitesse supérieure.)
Tout en regardant Léon sensuellement, Tressa ouvrit complètement son décoletté, faisant apparaître sa poitrine ainsi qu'une partie de son corps.
Léon : *choqué* Tressa, non. Je ne veux pas avoir de pensées malsaines à ton égard.
Tressa : Qu'est-ce que ça veut dire, que tu en aurais si je n'étais pas ton élève?
Léon : Tressa, ça suffit.
Tressa : Non! Je veux que tu me traîtes comme une femme.
Léon : Oui tu es une femme et c'est pourquoi je te respecte.
Tressa : Alors si je suis une femme, pourquoi veux-tu m'empêcher de m'ouvrir à la sexualité? Tu es un homme, je suis une femme. Je ne fais rien d'immoral.
Léon : Si justement, Tressa. Tu me forces à regarder ta poitrine, tu veux que j'ai des pensées envers toi qui me sont contraires. Ca c'est immoral.
Tressa : Ne me dis pas que tu es dérangé par une poitrine de femme?
Léon : ... *baisse la tête* Je crois que je préfère encore la petite marchande que j'ai rencontré à Raz-de-Remous, celle que j'ai invité sur mon navire et qui avait les étoiles dans les yeux pour les marchandises et non pour des désirs unilatéraux.
Tressa : *sous le choc* ...
Léon : *se tourne et se penche sur la coque du navire* Tu vas aller te reposer et quand tout sera remis en ordre dans ta tête, reviens me voir. Et avec un peu plus de décence.
Tressa : *laisse échapper une larme, sanglote* Je te demande pardon Léon.
Tressa ne put rester envahie par la gêne et le chagrin. Elle quitta le pont et laissa un Léon complètement perdu, l'esprit vide, sans comprendre ce changement brutal.
Léon : (Mais qu'est-ce qui s'est passé par la tête pour qu'elle se comporte ainsi?)