Bien bien bien, bonsoir à tout le monde ! J'espère que vous avez passé une bonne semaine, je vous reviens aujourd'hui avec un chapitre un chaud bouillant, si vous avez un souci avec le sexe et/ou le BDSM je vous conseil de ne pas lire la suite. Pour ceux qui s'attèleront à la tâche, je vous souhaite une excellente lecture.
-Law-
Et bien nous y revoilà... cette salle de concert est un peu plus grande que celle de la dernière fois, et comme la dernière fois le public est complètement survolté. Moi je me sens... Je ne sais pas trop pour être honnête, je suis impatient ça c'est sûr mais il y a autre chose c'est comme si j’espérais quelque chose...C'est fou, savoir que je vais la revoir ça me rend complètement stupide. Je n'arrive pas à me concentrer sur ce que me disent mes camarades, la seule chose à laquelle je pense c'est que dans quelques minutes je vais revoir Liv-ya en chair et en os et plus sur papier. Je suis tellement excité ! Mais je n'en montre rien, faut pas déconner. La musique commence à monter doucement. Les gens se déchaînent. Les lumières crépitent dans tous les sens, à côté de moi mes compagnons sont fous. Ils crient et sautent. Je me suis collé contre Bepo pour ne pas me faire bousculer, j'ai horreur de ça. Tout à coup sa voix résonne, la tension monte encore d'un cran, on l'entend mais on ne la voit pas. Elle chante une de ses chansons les plus connues et les plus entraînantes. Tout le monde se met à chanter et danser. Soudain un gros spot lumineux s'allume et elle est là, mon cœur s'arrête... le temps s'arrête... j'entends plus rien. Juste, Liv est là... mon cœur se remet en route et bat à m'en fracasser les côtes, mes oreilles se remplissent de sa voix, je me mets à sourire malgré moi. Nous sommes dans la fosse aussi je la vois de près en contre plongée. Elle est sculpturale dans cette combinaison de cuir noir qui moule son corps à la perfection. Elle a les lèvres sombres et les yeux maquillés de bleu. Elle est belle...
- BIENVENUE À TOUS ! COMMENT ALLEZ VOUS CE SOIR ?
Le public réagit et crie sa joie.
- MERCI À VOUS D'ETRE LA ! ASSEZ DE BLA BLA, PLACE À LA MUSIQUE !!
Elle balaie la foule des yeux et tombe sur moi, cette fois je ne me démonte pas, allez Traff fais lui un signe, je lui souris et lui fais un petit geste de la main discret. Ce qui se passe à cet instant est surréaliste, son sourire s'élargit encore et ses yeux semblent se remplir d'étoiles. Elle est heureuse ! Elle est heureuse de me voir ! Elle me fait un clin d'œil dont elle seule a le secret puis reprend le cours de son show. Elle danse, saute, rugit, la tension dans son corps doit être extrême. Je redécouvre certains de ses textes grivois qui me donnent des frissons partout. Elle touche son corps et je voudrais être à sa place. Son timbre vient me remuer les tripes. J'ai envie d'être seul avec elle, de lui faire faire du bruit pour de vrai. Ces petits gémissements sont gentillets et même s'ils font leur effet je connais ses cris et c'est eux que j'ai le plus envie d'entendre à nouveau. Les chansons s'enchaînent et enfin :
- Bien bien bien... dit-elle en marchant lentement le long de la scène, ça va être la dernière les amis, elle fait une petite moue triste qui me fait rire, et quoi de mieux que de chanter en dernier la dernière chanson que j'ai écrite.
Le public se soulève de joie et hurle son approbation !
- J'espère que mes mots sauront atteindre la personne qui me les a inspirés, où qu'il soit.
Elle plonge alors son regard bleu dans le mien, qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi elle me regarde comme ça ? La musique commence par du piano très jazzy, j'écoute avec une pointe d'appréhension, je me sens mitigé tout à coup.
Vous savez j'ai un nouveau docteur
C'est étrange, il m’a reçu très tard le soir
Dans une belle chambre, dans un grand lit
Il m'a demandé de garder mes bottes.
Etrange cabinet je me suis dit.
Non... elle a pas osé faire ça !
Il m’a longuement ausculté
Je n'ai même pas eu besoin de lui expliquer
Il ne m'a pas donné de médicament
Il savait de quoi j'avais vraiment besoin
Juste une bonne bouchée de lui.
J'y crois pas... comment elle a pu... tout le monde va entendre ça ? Ma température corporelle a augmenté et j'ai la peau en feu. C'est notre intimité qu'elle est en train de déballer là !
Et oui, j'ai un nouveau et très séduisant docteur.
Il a de belles et grandes mains
Une voix à vous faire fondre les tripes
Il ne porte rien sous sa blouse blanche
Rien qu'à le voir on se sent déjà mieux.
Attend quoi ? Qu'est-ce qu'elle raconte ? Je porte pas de blouse blanche en plus !
Il est très rude et j'adore ça
Il me donne des ordres
"Ouvre grand" alors j'ouvre grand
Me manipule fermement
Et moi je me laisse faire gentiment
Ho ça oui... j'aime bien quand on m'obéit et j'aime bien quand tu es gentille Liv-ya...
Mais pourquoi as-tu besoin de le dire à tout le monde ?
Il est vraiment très consciencieux
Me palpant partout pour être sûr que je vais mieux
Surveillant mes moindre recoins
Et bon sang comme je vais bien
Sous les doigts de mon docteur.
Tout le plaisir a été pour moi, je remets le couvert quand tu veux.
Cela dit je ne suis pas sûre d'être guérie.
Depuis que je l'ai vu mon cœur se serre
Mon souffle s'accélère
Mes jambes fléchissent
Et ma peau me brûle.
T'as vraiment pas froid aux yeux Liv-ya à faire tes déclarations devant des centaines de personnes comme ça. Quelque part ça me grise de savoir que je l'ai tant marquée qu'elle a écrit une chanson sur moi... mais en même temps j'ai bien envie de la réprimander un peu, pour la forme.
C'est grave docteur ?
Si seulement je pouvais vous revoir
Il n'y a que vous qui sachiez me soigner
Comment me soulager
Comment me faire du bien
Ho non c'est pas bien grave tu es juste un peu en manque. Si tu savais comme j'ai envie de te revoir moi aussi, de me retrouver à nouveau seul avec toi dans un endroit tranquille, je prendrai grand soin de toi. Je m'imagine nu tout contre elle le visage dans son cou et les mains dans ses cheveux.
Docteur si vous m'entendez
Accordez-moi un autre rendez-vous
J'ai besoin de votre savoir-faire
De toutes vos connaissances
Et de votre doigté légendaire.
C'est quand et où tu veux, je me ferais une joie de m'occuper à nouveau de ton cas.
On se regarde intensément, c'est comme si on était plus que tous les deux. La musique semble s'arrêter et pourtant elle ajoute.
Docteur... je ne me sens pas très bien
J'ai envie de vous, retrouvez-moi ce soir.
J'aurai pris une chambre à l'hôtel
Dans la rue de l'espérance.
J'y serai à deux heures du matin.
Prête pour mon traitement
Et j'aurai gardé mes bottes.
Une seconde ! C'est quoi ça ? On dirait une invitation non ? Est ce qu'elle est en train de me filer un rancard en live ? Je la fixe un instant, incrédule, les sourcils froncés, elle me sourit et ses yeux sont si malicieux que mon estomac se soulève, elle se détourne en virevoltant et envoie un baiser dans ma direction. C'est… elle... elle vient de me dire de la retrouver à l'hôtel ! Je vais la revoir ! Je vais passer une autre nuit avec elle.
Attend Traff, est-ce que tu vas aller la voir ? Est-ce que c'est vraiment une bonne idée ? C'est juste pour cette nuit après tout, ça n'engage à rien. En plus j'ai fini l'enquête que je devais mener et je suis pratiquement sûr que le sniper ne s'en prendra jamais à moi ou à mon équipage. Toutes ses victimes sont des pourritures. Alors pourquoi pas ? Pourquoi est-ce que je me priverais ? Je n'ai aucune raison valable. Il est quelle heure !? Je regarde autour de moi impossible de trouver une horloge dans la salle. Je suis le mouvement pour sortir. Mes compagnons sont survoltés. J'entends des gens discuter.
- Le dernier couplet de sa dernière chanson, il n'est pas sur la version enregistrée ! Je suis certain qu'elle a passé un message à quelqu'un !
Évidemment je ne suis pas le seul à avoir noté ça, par conséquent je dois m'attendre à voir du monde dans la rue de l'espérance si rue de l'espérance il y a bel et bien. Une fois dehors je regarde le clocher. Minuit et demie. J'ai une heure et demie devant moi pour trouver cette rue et l'hôtel.
- Les gars, j'ai des trucs à régler encore donc je vous laisse rentrer, ne m'attendez pas avant demain après-midi. S’il y a un souci appelez-moi.
-liv-
-Bah qu'est-ce que tu as foutu ? Pourquoi tu as ajouté un couplet ?! Tu aurais pu nous prévenir ! On s'est retrouvé comme des cons nous à la régie.
- Ho ça va ! J'ai eu une soudaine inspiration. Je trouvais que ça sonnait très bien, ça apporte un peu de mystère, ils vont passer une nuit à me chercher.
Je marche dans le couloir qui mène à ma loge une, fois à l'intérieur j'y retrouve Cloé qui me regarde avec sévérité.
- Liv... tu t'es servie du concert pour donner rendez-vous à un mec... t’as vraiment peur de rien !
- Qui te dit que c'est un mec...
Je suis en train de me démaquiller le visage. Elle me regarde avec insistance et une pointe de réprobation.
- Tu sais que des tas de gens vont aller dans cette rue dans l'espoir de t'y voir maintenant. Tu ne peux plus te permettre de faire n'importe quoi.
- Personne me verra, personne me voit jamais...
- Si Do apprend ça t'es morte !
- Je suis sûre que non, tu sais comme il est fleur bleu et dramatique, cette histoire ferait vibrer son cœur tout mou d'Okama.
Do, Dominique Démoniaque l'Okama mon manager depuis des années. C'est un peu comme une tante un peu chelou, celle qui t’emmène en boîte de nuit et te fait boire de l'alcool, avec qui tu peux discuter de tous tes petits problèmes de fille dont tu peux pas parler à ta mère, sauf que c'est un mec, un Okama. J'ai jamais eu de mère, ni de père d'ailleurs. Ils ne sont pas morts mais disons que ni l'un ni l'autre n'avait la fibre parentale. Ma mère m'a laissée à sa mère, ma grand-mère donc, Baba Kudan (baba= grand-mère/ bakudan=explosion), ça a pas été tous les jours facile mais elle m'a élevée comme sa propre fille, à la dure, un fusil entre les mains et dans la gadoue jusqu'au coude. J'ai su tirer avant même de savoir parfaitement marcher et parler.
- LIV !
Elle me sort de mes pensées.
- Écoute Cloé, c'est Law d’accord, il était là ce soir et j'ai vraiment envie de le revoir. J'ai trouvé que ça pour lui passer le message.
- Toi tu as envie de revoir un mec, ce serait bien la première fois... c'est qu'il doit vraiment beaucoup te plaire.
- Oui il me plaît beaucoup... s'il te plaît laisse-moi faire, ce sera peut-être la seule chance que nous aurons de nous revoir.
C'est ma meilleure amie, presque ma sœur. Mais je ne suis pas encore tout à fait capable de mettre des mots sur les sentiments que j'éprouve pour le fameux chirurgien de la mort, alors je préfère ne rien dire de plus. On ne s'est vu qu'une seule fois après tout, et on n’a pas beaucoup discuté.
- Le destin a pourtant l'air d'être de votre côté, ne dit-on pas "jamais deux sans trois" ? Fait attention à toi Liv... si jamais il découvre qui tu es et ce que tu fais, il ne te le pardonnera pas.
- Pour le moment il n'a rien à savoir, on s'envoie en l'air c'est tout.
- C'est tout ? Tu te rends compte que tu n'es pas partie une seule fois en "vadrouille" depuis que tu l'as vu et que tu as collé son affiche de prime au-dessus de ton lit.
- Ça va... il me fait un peu plus d'effet que les autres c'est tout.
- À d'autres... t'es mordue.
- Écoute j'en sais rien, il me plaît, j'ai énormément pensé à lui ces dernières semaines. Je ne sais pas ce que je fais ni où je vais avec cette histoire mais j'y vais, quoi que tu me dises... on est d’accord ?
- On est d’accord.
- Parfait.
Une fois parfaitement démaquillée je me regarde dans le miroir qui me renvoie mon image. Je suis quelconque, tout le monde dit que je suis belle mais sans les beaux vêtements, les lumières et le maquillage outrancier qui me restructure le visage j'ai l’air d'une fille parmi tant d'autres. Le vrai canon c'est elle, c'est Cloé. Même sans le moindre maquillage elle est juste magnifique. Elle est grande, fine et délicate avec de longs cheveux brun lisses et des yeux verts superbes. Heureusement que c'est une brute ce serait la femme idéale sinon. Je ris pour moi-même. Je décide de garder ma combinaison de cuir, elle me va vraiment super bien. J'attache mes cheveux en queue de cheval et mets une casquette. J'enfile un bombers noir également, j'attrape mon sac à dos et me mets en route.
- Je compte sur toi pour me couvrir cette nuit et peut-être une partie de la journée de demain c'est relâche de toute façon.
- Oui on fait comme d'habitude. Amuse-toi bien et ne prend pas trop de risques !
- Moi prendre des risques ? Jamais, tu me connais !
Elle m'envoie un baiser de la main.
- Tu es la meilleure Cloé je t'adore gros comme ça.
J'écarte les bras le plus possible.
_Law_
Rue de l'Espérance c'est là ! Je suis tout essoufflé j'ai dû pas mal courir. Non mais elle est sérieuse ! Il y a que ça des hôtels dans cette rue de malheur, comment je suis censé savoir dans lequel elle a réservé ! Je ne sais pas grand-chose d'elle mais la dernière fois qu'on s'est vu c'était dans l'hôtel le plus luxueux qu'elle ait pu trouver. Si je me fie à ça, je dois trouver le plus cher possible. Il est presque l'heure, je traverse toute la rue en regardant attentivement chaque hôtel, j'élimine ceux qui sont trop peu chers, puis ceux qui sont laids, je crois qu'elle a un faible pour les lieux modernes. Il en reste que trois ou quatre, j'entre dans celui qui me semble le mieux convenir et me dirige vers l'accueil.
- Bonjour Monsieur que puis-je pour vous ?
- Oui bonjour, est-ce que vous avez une réservation au nom de Liv Valentine ?
- Qu'est-ce que tout le monde a ce soir avec ce nom ? Vous êtes le troisième à me le demander, s’il s’agit d’une plaisanterie elle n'est vraiment pas drôle jeune homme. C'est un hôtel de grand standing ici. Ne me faites pas perdre mon temps.
Il se prend pour qui celui-là ? Elle a pas dû réserver avec son nom, elle savait que ça arriverait, du coup elle a forcément réservé avec un nom que je connais moi aussi... les possibilités sont de l'ordre de... un.
- Vous avez quelque chose au nom de Trafalgar ?
- Mon garçon... excusez-moi de vous le dire mais je doute fort que vous puissiez vous payer une chambre ici.
Il ricane avec un petit air suffisant.
C'est plus fort que moi je l'attrape par la cravate et l'attire à mon visage.
- Écoute moi bien petit péteux tu vas me faire le plaisir de regarder dans ta foutue liste si tu as une réservation au nom de Trafalgar, vu ? Sinon je te jure que tu vas passer un mauvais moment.
Je le relâche vivement, j'aime pas les gens pédants comme lui. Je suis sûr qu'il peut pas se la payer non plus la nuit ici.
- Oui... très bien monsieur, nul besoin de vous énerver.
Il tourne les pages de son carnet et écarquille les yeux. J'en étais sûr, cette petite coquine a utilisé mon nom.
- Effectivement, il y a bien une réservation à ce nom... Madame Trafalgar a fait noter de donner une clef à celui qui viendrait la réclamer à ce nom, je ne m'attendais pas à quelqu'un comme vous, veuillez me pardonner. Le petit-déjeuner vous sera offert demain évidemment Mr Trafalgar, je vous souhaite une excellente nuit.
Madame Trafalgar ? Je ris, Liv tu ne manques vraiment pas de culot. Il me tend les clefs.
- Elle est où cette chambre ?
- Dernier étage, vous ne pouvez pas la rater c'est la seule porte.
Elle a encore pris la plus grande possible j'ai hâte de voir ça. Une fois dans l'ascenseur je réfléchis à comment les choses vont bien pouvoir se passer. Je suis déjà bouillonnant d'excitation, j'ai qu'une seule envie, retrouver son corps. Des souvenir de nos précédents ébats se rejouent dans ma tête. Je n'ai absolument rien oublié. Cette nuit s'est comme gravée dans ma mémoire. Les portes de l'ascenseur s'ouvrent et je sors dans le couloir, m'avance vers l’entrée de la chambre, je glisse la clef dans la serrure et l'ouvre. J'entre et note qu'une casquette et un manteau noir sont pendus au porte-manteau, j'enlève mon chapeau et l'accroche aux côtés des affaires de Liv. Les lumières tamisées et colorées de la chambre sont allumées. Je la vois enfin, elle est là assise sur le lit, son sourire s'élargit quand nos regards se rencontrent ; elle se lève d'un bond, ses yeux sont pétillants. Elle a même pas pris le temps de se changer.
_Liv_
Je l'entends qui marche dans le couloir et qui rentre la clef dans la serrure. Mon cœur s'emballe, je suis tellement excitée, j'en frétille déjà d'impatience. Le temps semble se dilater à l'infini et finalement il apparaît, je me lève d'une traite. Je ne sais pas trop quoi faire, on n’a pas discuté la dernière fois et je crois que j'ai pas envie de parler, juste laisser l'alchimie refaire son office. Il pend son chapeau et se tourne vers moi. Il me regarde de la tête aux pieds, son visage ne traduit aucune émotion exactement comme la première fois. Je ne sais pas s’il est heureux de me voir mais en tout cas il est là et il est encore plus beau que dans mes souvenirs. J'aime tellement sa nonchalance et son air d'en avoir rien à foutre.
- Viens par-là Liv-ya.
Il prononce mon prénom et je soupire de soulagement. Sa voix dans mes oreilles me fait prendre conscience qu'il est vraiment là. Son regard d'acier me transperce, il a un petit sourire au coin des lèvres qui le rend incroyablement sexy.
- Ou tu préfères Madame Trafalgar peut-être ?
Je m'approche de lui et plonge mes yeux dans les siens. Je glisse mes mains sur sa nuque et sens ses doigts sur mes hanches.
- Je ne pouvais pas faire autrement... tu m'en veux ?
On se rapproche et nos lèvres se touchent lentement. Mon dieu enfin ! Ça fait des semaines que je suis hantée par le souvenir de sa bouche et de ses mains sur ma peau. Je me sens tellement bien. Il m'embrasse avec langueur et profondeur me faisant complètement chavirer. Nos lèvres se séparent, pour que nous puissions reprendre notre souffle.
- Un peu mais on verra ça plus tard.
Je laisse mes doigts se balader dans son dos bouillant, mon nez dans son cou je respire son odeur et mon cœur se remplit. Law, si tu savais comme tu m'as manqué, même moi je n'en avais pas idée. S'il te plaît continue de me toucher, embrasse-moi encore ! Il se recule un peu pour contempler mon visage et me sourit avant de m'embrasser à nouveau du bout des lèvres. On se balance doucement dans les bras l'un de l'autre. C'est langoureux, nos bassins se frôlent voluptueusement. Nos nez se caressent et nos regards se mélangent, il me penche en arrière pour que je lui offre ma gorge, il embrasse sensuellement le dessous de mon oreille, passe délicatement sa langue le long de mon tendon avant de venir faire glisser la fermeture éclair de ma combinaison entre mes seins. Il en reste là et passe sa main sous le vêtement pour venir me caresser le plexus solaire, les clavicules et le dessus de ma poitrine. Je dois être vraiment sale dans ma combi, j'ai fait tout un concert dedans. Je peux pas le laisser me déshabiller et m'embrasser comme ça, j'ai tellement transpiré. J'ai un peu honte, j'aurais dû y penser.
- Law... il faut que je prenne une douche, je me suis un peu précipitée ici après le concert. Je me sens poisseuse c'est pas agréable.
Il pose ses lèvres dans le creux de mon épaule je frissonne de la tête aux pieds puis il me murmure à l'oreille.
- J'aime ta peau salée mais je te comprends, j'ai couru moi aussi. On a qu'à la prendre tous les deux, aide-moi à me déshabiller.
Il a couru ici ? Il était tout aussi pressé que moi donc. Il avait envie de me revoir alors... Ce qu'il peut être attirant et charismatique avec ce petit air coquin collé au visage. Je commence par lui enlever son sweat jaune et noir, puis son tee-shirt. Ce torse j'avais presque oublié à quel point il était beau, je fais le contour de ses tatouages. Mon excitation commence à se faire sentir. C'est plus fort que moi, j'embrasse son cou et ses pectoraux en faisant rouler ses tétons dans la paume de mes mains avant de lui caresser les côtes, il soupire. Je passe mes doigts sur son chemin du bonheur en lui souriant. Il m'embrasse à nouveau un peu plus fougueusement, glissant sa langue sur mes lèvres. J'ouvre la bouche pour que nos menteuses se rencontrent. Je suis submergée par lui, il m'enivre complètement. Law si tu savais l'effet que tu me fais. Il défait la ceinture à ma taille en faisant claquer le cuir et la fait glisser le long de mon corps, il dézippe ma combi jusqu'en bas et me touche le nombril. Il remonte jusqu'au col et libère mes épaules du tissu, j'enlève les manches. Il glisse un doigt sous ma brassière entre mes seins et m'attire à lui. Nos bouches entament une nouvelle valse sensuelle. À mon tour je lui défais sa ceinture, les mains rendues fébriles par l'excitation. Sa peau est douce et chaude, j’effleure ses abdominaux, ses doigts parcourent le contour d'un de mes seins. Nos fronts l'un contre l'autre, nos souffles se mêlent, il caresse l'auréole tout doucement. Je laisse un soupir d'aise franchir mes lèvres qu'il happe avec empressement. Cette fois il y va un peu plus franchement et joue avec la barre de mon piercing. Je soupire à nouveau contre sa bouche, je le sens de plus en plus enfiévré et moi je commence à me liquéfier, mon estomac se retourne dans tous les sens. Je perds doucement l’esprit.
- Law...
Il passe ma brassière par-dessus ma tête puis baisse le regard pour étudier le bas de mes vêtements.
- C'est tout en un.
Je lui souris. Il se rapproche de moi avec un petit rictus prédateur, tout en faisant glisser le cuir sur la peau de mes fesses, m'embrassant à nouveau et me poussant sur le lit pour que je m'y assoie. Lentement il pose un genou à terre et commence à enlever mon bas. Je me retrouve bien vite en culotte. Il ouvre mes cuisses et se glisse entre elles pour venir bécoter mon ventre et mes hanches me pétrissant le dos, ses baisers sont si doux et pourtant ils me brûlent. Notre nuit vient à peine de commencer et pourtant j'ai déjà envie qu'elle ne s'arrête jamais. Il se relève et me tend la main pour m'aider.
- Mon pantalon ne va pas tomber tout seul.
C'est ça ! Soit directif, dis-moi quoi faire. Je n'ai qu'un seul but ce soir, te satisfaire. Je m’accroupis pour défaire les lacets de ses chaussures, il me caresse la tête, purée j'ai envie de plus que ça, j'ai envie qu'il soit très ferme avec moi. J'enlève une première chaussure, puis sa chaussette, même ses pieds sont beaux c'est fou une telle perfection. Puis toujours accroupie je fais glisser son jeans aux motifs léopard le long de ses jambes, me retrouvant nez à nez avec son boxer. Je déglutis. Ce que je peux avoir envie de m'emparer de lui sur le champ, y a rien que j'aime plus que de donner du plaisir avec ma bouche. Je relève les yeux.
- Non c'est pas pour tout de suite ça... gourmande va.
Je ne me fais pas prier pour enlever le dernier rempart entre nos corps. Son sexe me fait tellement envie que j'en salive de partout. Je me relève lentement et laisse mes doigts frôler sa peau douce et tendue de désir. Il soupire de contentement.
- Touche moi encore un peu.
À vos ordres, je le caresse faisant glisser son extrémité dans la paume de ma main sans serrer. Il me saisit par les épaules et se remet à m'embrasser avec fougue. Je glisse mes mains sur ses reins son érection sur mon ventre me donne envie de me mettre à quatre pattes pour qu'il me fasse tout ce qu'il veut. Je souhaite lui abandonner mon corps, qu'il s'en serve pour prendre du plaisir. Qu'il me fasse gémir et crier. Je me sens fiévreuse. Aucun homme, jamais, ne m'a rendu aussi chienne. D'un geste il m'enlève ma culotte qui tombe à mes pieds.
- Alors, elle est où cette douche ?
Je lui saisis les mains et les colle sur mes hanches pour qu'il me suive. Je le sens dans mon dos, impatient. La salle de bain est grande et entièrement noire, la douche est ouverte. Une fois le robinet ouvert et l’eau bien chaude, il me pousse en dessous et me colle le dos sur le marbre froid. Les choses sérieuses vont commencer. Il m'embrasse à pleine bouche. J'ai envie qu'il me tienne, qu'il me bloque, qu'il me possède. Il est complètement sur moi, je ne peux presque plus bouger, écrasée entre lui et le mur, il me submerge, c'est tellement intense, j'ai envie qu'il me prenne contre ce mur à m'en meurtrir les reins, qu'il me fasse crier. Je l'embrasse dans le cou, le lèche et le mordille, sa peau a un goût sucré absolument divin. Je presse ma jambe contre sa protubérance. Il me mord la lèvre. Aïe... c'est vraiment trop bon. Je lui souris le regard bouillonnant de désir. Je dois le regarder comme quelqu'un qui a pas manger depuis six mois, mais j'ai pas honte. Il me touche avec encore plus de fièvre, ses doigts glissent le long de mes cuisses et se dirigent vers mon intimité. J'écarte une de mes jambes pourtant il s'arrête.
- Il vaudrait mieux qu'on se savonne d'abord sinon on ne le fera pas...
Je hoche la tête non sans une petite pointe de frustration. Il prend les choses en main, je suis en train de me faire laver par Trafalgar Law. Il me manipule sans rien me demander, j'adore ça. Il parcourt chaque centimètre carré de ma peau, il prend grand soin de mes seins, mon ventre et mes fesses, je lui fais un concert de légers gémissements et de soupirs. Il me rince puis s'attaque à mon intimité, il glisse lentement ses doigts le long de mes lèvres sirupeuses tout en m'embrassant. Il étouffe mes geignements avec sa bouche, passant subtilement sa langue sur la mienne. Finalement il entre ses doigts, je lui offre de nouvelles vocalises.
- Ça m'a manqué de t'entendre chanter.
Pour toute réponse je laisse ma voix résonner un peu plus fort. Je le sens qui glisse en moi de plus en plus profondément, il cherche, il trouve, je gémis c'est presque mécanique. L'air commence à se raréfier j'ai l'impression de ne plus respirer que de la vapeur. Il me retourne et me plaque les seins sur le verre glacé des parois. Il saisit mes poignets et les remonte au-dessus de ma tête. Il m'embrasse et me lèche la nuque, plaçant son sexe entre mes fesses histoire de bien me faire sentir tout son désir et je le sens bien. C'est plus fort que moi, mon bassin se met à remuer cherchant la pénétration. Il m'attrape par la gorge et serre juste ce qu'il faut pour me couper la respiration.
- Ne soit pas pressée comme ça...
Il se recule et use à nouveau de ses doigts.
- Laisse tes mains en l'air.
Il me lâche les poignets, je garde les mains bien à plat. Il vient me caresser les seins, le ventre, le pubis avant de venir toucher mon bouton si sensible. Il se colle dans mon dos et ça m'excite encore plus. Mon visage se tord d'envie, il s'arrête et il attend. Je laisse passer un petit moment.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- J'attends...
- Tu attends quoi ?
- Que tu me supplies.
Il laisse son doigt tourner autour de mon clitoris sans le toucher. Je lutte contre mon envie de lui obéir sur le champ. Ce serait trop facile s'il obtenait tout de moi dans la minute. Mais ça devient vraiment insoutenable.
- S'il te plaît vas-y.
- C'est n'est pas exactement ce que je t'ai demandé. Il me susurre à l'oreille avant de glisser son nez sur mon cou.
Il joue sur les mots continuant son petit manège en me mordillant la nuque puis les épaules de plus en plus fort. Finalement je craque.
- Je t'en supplie Law, touche-moi !
- Tu vois c'était pas compliqué.
Quand il finit par s'exécuter j'exulte, je soupir et gémis sous ses mains. Il s'occupe de moi avec attention notant la moindre de mes réactions, s'appliquant à me faire faire le plus de bruit possible.
L'atmosphère est étouffante, j'ai de plus en plus de mal à respirer, pourtant le plaisir augmente par palier, c'est de plus en plus fort, mes jambes se mettent à trembler, je suis au bord de l'orgasme, il s'arrête à nouveau.
- Ça suffit pour le moment...
Quoi ? Non ça ne suffit pas du tout ! Je veux jouir ! Fais-moi jouir Law ! Je ne peux pas lui dire ça. Je me retourne lentement, frustrée.
- Ne fais donc pas cette tête. Occupe-toi un peu de moi tu penseras à autre chose comme ça.
Oui ! J'adore quand tu es un peu méprisant comme ça. Il doit se rendre compte que j'ai du mal à respirer parce qu'il arrête l'eau. Il me saisit par la gorge et me colle à nouveau au mur.
- Il faut te le dire en quelle langue ?
Je me sens d'humeur un peu effrontée.
- Avec la tienne ça suffit amplement.
Je le regarde dans les yeux, ils pétillent, il s'amuse, on s'amuse. Il m'embrasse à nouveau en glissant sa langue sur la mienne. De mon côté je laisse mes doigts courir lentement sur son membre, je le caresse langoureusement, je donnerais un rein pour me mettre à genoux et le sucer. Mais il me tient très fermement, cette fois c'est lui qui pousse quelques grognements sur ma bouche, ça me met le feu. Je ne me fais pas prier pour intensifier mes tendres attouchements, il se penche sur moi pour me lécher les seins avec avidité, il finit même par me mordiller les mamelons. Nos soupirs et nos râles se mélangent dans une symphonie érotique. Finalement il se recule m'ôtant son sexe de la main. Il me guide en dehors de la douche et me sèche vite fait avant de faire de même avec lui, puis encore légèrement humide il se dirige vers le grand lit sur lequel il s'allonge avec indolence. Il a un genou relevé et le fait osciller tranquillement en me fixant avec insistance. Qu'attend-t-il ? Il baisse les yeux sur ses parties. Je vois, mes vœux se sont exaucés. Je m'avance sur les draps et me glisse entre ses cuisses comme un fauve. Mes doigts cavalent sur son ventre descendant dangereusement vers l'objet de toutes nos convoitises mais je le contourne et m'égare à nouveau sur ses cuisses. Il me fixe avec froideur, l’air de dire que si je ne me décide pas à prendre les choses en main rapidement ça pourrait mal se passer pour mon matricule. Je lui embrasse le haut du pectoral droit. Il passe une main sur ma tête et me saisit par ma queue de cheval. Ma langue glisse lentement jusqu'à la chair plus rose et plus tendre de ses tétons dont je m'occupe avec application, les suçotant, les mordillant. Il grogne de contentement. Il y a certains hommes à qui ça ne fait aucun effet, je suis heureuse qu'il n'en fasse pas partie, qu'il puisse profiter de ce plaisir délicat. Il remue d'impatience et soupire de plus en plus. Je finis par toucher sa virilité du bout des doigts dans une légère caresse. Il est bien dur, sa queue me fait envie, tellement que je ne sais pas où je voudrais me la mettre en premier. Il laisse échapper un soupir plus sonore qui me fait me contracter, tout mon sexe se resserre d'envie. C'est pas humain d'être aussi sexy. J'embrasse ses côtes une à une, j'évolue sur sa taille jusqu'à son nombril dont je fais le tour avec ma langue. Et non Law, tu n'es pas le seul à savoir donner du plaisir dans cette pièce. Je voudrais le mordre mais il n'y a pas vraiment matière sur son ventre alors je me dirige encore plus bas pour m'occuper à nouveau de ses hanches que je mordille sensuellement. Il s'impatiente, je le saisis délicatement dans ma main en imprimant un léger mouvement régulier. Il se détend et soupire à nouveau d'aise. Je m'amuse comme ça un petit temps puis :
- Liv-ya... me dit-il comme on parle à quelqu'un qu'on s'apprête à gronder.
Ça m'excite tout à coup, à un point tel que j'en ai serré les jambes en gémissant. Je m'occupe de l'intérieur de ses cuisses, je remonte de plus en plus haut avec ma langue pour finir sur ses adducteurs, plus que quelques centimètres et j'aurais atteint ses bourses. Je franchis le pas et passe délicatement ma langue sur sa peau. Il se crispe et pousse un râle de soulagement.
- J'aime ce qui est en train de se passer.
Ne me dis pas des choses comme ça, je me sens fondre, mon sexe tire un peu, il est gonflé, tout prêt à l'accueillir. Je le lèche plus franchement. Ma langue remonte le long de son scrotum puis poursuit sa cavalcade le long de son vit avant de finir sur le nœud tout au bout. Le son qui franchit ses lèvres à ce moment-là est un pur concentré d'érotisme, j'ai l'impression de me liquéfier. Il empoigne à nouveau mes cheveux avec fermeté les enroulant autour de sa main. Je le fais couler dans ma bouche par à-coups délicieux.
- Continue comme ça, t'es une gentille fille.
J'adore ce que je suis en train de faire, je serais capable de m'occuper de lui de cette façon pendant des heures. J'adore le contact de sa peau dans ma bouche et sur ma langue. Il soupire de plus en plus franchement et fort. J'accentue et approfondis encore mes mouvements, je viens lentement lui caresser le périnée. Il suspend ses gestes un moment le temps de comprendre ce qui lui arrive. J'appuie sur la zone avec expertise tout en le prenant jusqu'à la garde pour dissiper le moindre doute. Il gémit et resserre sa prise dans ma chevelure. Comme il l'a dit tout à l'heure je suis gourmande, je me délecte de sa longueur. Ma menteuse opère à chaque passage un ballet des plus saisissants sur son frein et sa couronne. Je me fiche de la salive qui me coule le long de la main et du bras, je me fiche du bruit que cela fait. Tout ce que je vois c'est qu'il a rejeté la tête en arrière et qu'il ne se gêne pas pour exprimer son bien-être, il est en train de prendre son pied, y a rien de plus beau, ni de plus satisfaisant au monde. Alors mon petit Law, qui domine qui maintenant. Je lui arrache des geignements absolument divins.
- Liv-ya...
Mon prénom dans sa bouche me rend complètement folle. J'aime cette façon qu'il a de m'appeler. Je le sens qui commence à se crisper et à haleter. Non mon beau chat ce n'est pas pour tout de suite, tu me l'as refusé il est hors de question que je te l'accorde. Je m'arrête et remonte le long de son corps. Je passe mes jambes de part et d'autre de son bassin puis je me frotte sensuellement à lui. Son sexe entre les lèvres que je lubrifie à chaque glissade de mes reins. Je soupire moi aussi. Il me regarde dans les yeux en se mordillant la lèvre inférieure, son regard est plein de friponnerie. La lumière tamisée éclaire son visage anguleux. Il finit par me saisir les hanches et commence à bouger son bassin. Je me penche en avant pour l'embrasser passionnément.
- Prend-moi.
Son ordre n'attend aucune réplique alors je m'exécute le glissant à l'intérieur de moi dans un gémissement plein de volupté. Je commence à onduler doucement au-dessus de lui. Il me fixe et passe les mains derrière sa nuque en me souriant, goguenard. Il me fait comprendre qu'il n'en branlera pas une. J'observe son torse et y glisse mes mains, je le caresse doucement et finis par le griffer alors que le plaisir se déverse dans mon corps par vagues successives et délicieuses. Je mouille un de mes doigts et le passe sur un de ses tétons durcis d'excitation. Mes hanches balancent de plus en plus vite et de plus en plus fort.
- Tu es bien silencieuse, laisse-toi aller, je veux entendre ta voix.
J'accède donc à sa requête du mieux que je peux, mais je ne suis pas aussi alcoolisée que lors de notre première nuit, je suis un peu dans la retenue. Je gémis entre mes dents ayant un peu de considération pour la chambre du dessous. Je resserre mon périnée par à-coups pour nous donner un maximum de plaisir. Je me place de façon à prendre mon pied comme jamais. Légèrement penchée en avant je viens me masser vigoureusement le point G. Je m'agrippe à ses épaules et je laisse mourir des cris au fond de ma gorge. C'est ce moment qu'il choisit pour m'asséner une virulente claque sur le cul.
- Tu n'écoutes pas Liv-ya ! Je t'ai dit ce que je voulais pourtant…
Je glapis sensuellement et me crispe, je dois le regarder avec tellement de lubricité qu'il ne peut pas ne pas comprendre que j'aime qu'on me brutalise. Le regard que nous échangeons à cet instant est complètement salace désormais nous nous comprenons parfaitement, il sait qu'il peut me faire mal et que j'aimerais ça. Il pousse un léger râle de contentement alors que reprennent les assauts de mes reins, il s'agrippe un peu plus à mes fesses me les pinçant sans ménagement. J'ai furieusement envie d'une autre fessée alors je ferme la bouche et ne laisse plus le moindre son franchir mes lèvres. Je le fixe sans un bruit et j’attends tout en continuant de lui faire l'amour. Il me regarde un long moment un peu surpris de me voir le défier il se met sur les coudes.
- Tu joues à un petit jeu dangereux tu sais ?
Je hoche la tête, ses yeux sont perçants, glacés, inflexibles. Il commence à me caresser la poitrine avec sensualité, nos regards ne se quittent plus. Il me pince violemment le sein.
Je vais pour exprimer ma douleur quand il me donne un coup de rein profond qui fait se transformer mon cri de souffrance en gémissement de plaisir. Je referme la bouche avec précipitation.
- Je vois.... Il commence à se redresser pour retourner la situation. Je comprends que je ne pourrai pas continuer à m'occuper de lui s’il reprend le dessus.
- Law non ! Je vais obéir...
Il suspend ses gestes et se recouche lentement sur le dos.
- Allez...
Je reprends mes mouvements de bassin, il ne m'a pas remis de fessée. Le plaisir m’envahit avec force et cette fois je me laisse complètement aller. Ma voix résonne dans la pièce c'est tellement libérateur.
- Touche-toi...
Je lui donne mon index et mon majeur, il les lèche goulûment. Sa langue sur ma peau me rend complètement folle de désir alors que je suis déjà en train de le besogner. Une fois bien humide je viens me caresser le bec. J’esquisse un geste pour porter la main à ma bouche, il me saisit par le poignet et le garde solidement prisonnier contre son torse. Il me fait non de la tête. Je ferme les yeux le plaisir est si grand que j'ai l'impression que je vais exploser. J'approche une nouvelle fois de l'orgasme, encore quelques instants et je vais jouir.
- Arrête toi !
Son ordre me frappe, tout mon corps s'arrête de bouger suspendu à deux doigts du paroxysme. Je déglutis. Lui ça le fait rire.
- Tu jouiras quand je t'y autoriserai, ça t'apprendra à me contrarier.
Il me sourit, charmant. C'est pas négociable et je le comprends d'emblée. Alors je me remets à l'ouvrage en évitant de me caresser trop franchement, je sens l'orgasme au bord de mon sexe je m'en approche le plus possible sans pour autant y aller, il le saurait... Mon bas-ventre n'a de cesse de frémir se resserrant par à-coups délicieux autour de sa verge. Law tu es un vrai tyran, j'adore ça. Je veux une autre fessée ! Il faut que je réfléchisse à un moyen de l'obtenir. Si je lui désobéis il saura que c'est pour ça, donc il ne me punira pas, la seule solution c'est de demander franchement. Tout en continuant ma besogne je lui dis entre deux gémissements.
- Law... ?
- Oui ?
- Encore...
- Encore ?
Son sourire s'élargit plus si c'est possible. Je pousse un cri puis reprends, je suis tellement excitée que je ne réfléchis plus très bien.
- Donne m'en une autre.
- Tu es pourtant très obéissante Liv-ya pourquoi je ferais ça ?
- Par ce que j'en veux d'autres !
- Mademoiselle en veut, si c'est pas un caprice ça !
Merde ! Je ne l'ai pas jouée assez fine, il n'y a plus qu'une seule solution, toucher sa corde sensible.
- Je t'en supplie Law... encore, donne-m'en encore une !
Je ne sais pas ce qu'il se passe, il se redresse d'un coup pour m'embrasser avec passion avant de me faire basculer sur le côté. Il me positionne à quatre pattes, je le sens en train de contempler mon derrière. Il le caresse avec légèreté, il me pénètre lentement. Il me masse et me pétrit.
- J'ai deux trois réprimandes à te faire de toute façon...
Il glisse sa main le long de mon dos puis m'oblige à coller mes épaules au matelas, me cambrant au maximum. Je le sens qui glisse dans mon corps en prenant grand soin de ne pas aller trop loin pour que je ne souffre pas. Il se passe quelques minutes, je gémis, je soupire, je crie et pourtant je n'ai toujours pas reçu de fessée. Je me sens de plus en plus impatiente. Allez Law, j'en ai tellement envie. Soudain j'en prends une sur la fesse droite.
- Pour avoir utilisé mon nom.
Je piaule de plaisir et de douleur mêlés.
- Tu ne le feras plus ?
- Non c'est promis...
Je me remets à peine que j'en prends une seconde au même endroit, ma peau commence à chauffer, que c'est bon.
- Celle-là c'est pour avoir écrit cette chanson sur moi.
Je souris et me tourne vers lui, provoquante.
- Ça ne t'as pas plu ? Tu n’as pas aimé mes gentils compliments ? Je pensais chacune des phrases que j'ai dites.
Je reprends une claque et je serre les dents, c'est ce que j'aime.
- Je ne peux pas te promettre de ne plus recommencer, ce serait te mentir…
- Et tu ne me mentirais pas n'est-ce pas ? Il ne faut pas mentir c'est très mal...
Je garde la bouche close en lui souriant avec défi. J'en reprend encore une. Voilà c'est ça, j'adore provoquer, tester les limites. J'aime la soumission mais j'aime surtout me rebeller contre l'autorité. J'aime que mon partenaire ait la volonté et la force nécessaire pour ça. " À vaincre sans péril on triomphe sans gloire " C'est un peu ma devise. Il me saisit vivement les hanche et commence de délicieux va-et-vient, il me pince la peau, je dois être bien rouge maintenant. Il me saisit par la queue de cheval et me redresse contre son torse.
- Tu n'es pas très obéissante en fait.
- J'aime donner l'impression de l'être mais je finis par m'ennuyer. C'est comme ça que je fonctionne.
Il passe la main entre mes seins et vient me saisir par le cou.
- Je vois...
Il me repousse sur le lit sans retenue, je prends une volée qui me fait crier fort. On en est à un stade où il me baise, il ne se préoccupe plus de mon plaisir, je l'ai cherché et je l'ai trouvé.
-Serre-moi fort.
Il m'ordonne alors je contracte mon corps pour me resserrer autour de lui. Il me secoue dans tous les sens, c'est brutal, on s’entrechoque, de la sueur commence à me couler dans le dos, ses ongles me griffent. Mon cerveau se déconnecte complètement. Je ne suis plus rien, je ne suis plus que sexe, plaisir et cris. J'ai arrêté de chercher à l'impressionner, il m'écrase et me domine sans effort. Une nouvelle fois j'approche de l'orgasme. Je ne sais pas s'il s'en rend compte, dois-je lui dire. Si je jouis sans sa permission je risque de le regretter.
- Si tu continues comme ça je ne vais pas pouvoir me retenir...
Pour toute réponse il me saisit l'épaule et me redresse à nouveau contre lui. Il glisse sa main jusqu'à mon sexe et entame des mouvements expert sur mon clitoris. Il laisse son nez caresser ma gorge, puis il me mord et me suçote, il est en train de me marquer. Le plaisir me saisit par vagues successives, m’ensevelissant à chaque fois un peu plus.
- C'est ça Liv-ya, laisse-toi aller, j'ai envie de t'entendre jouir. Y a pas de plus belle mélodie sur cette terre que celle-là.
Ses mots m’achèvent et je jouis. Je le sens triomphant dans mon dos et dans mon corps. Il est encore en pleine forme, quelle endurance. Il se retire et me retourne, il place mes jambes sur ses épaules et il y retourne. Je me contracte dans tous les sens, je gigote, le plaisir est si intense que je ne sais plus où donner de la tête. Il est fier de lui et cette fierté m'excite, je ne sais pas ce qu'il se passe mais un second orgasme me saisit et ébranle tout mon corps.
- Et bien, personne n'aurait pu le prévoir celui-là... il rit.
Ce qu'il est beau, je l'admire alors qu'il se reconcentre sur sa tâche. Une nouvelle fois ça devient vraiment insoutenable je ne sais pas si je prends du plaisir ou si je suis en train de me lamenter. Il est complètement sur moi, il me possède, c'est lui qui décide de tout, il use de moi et c'est juste parfait. Alors que je ferme les yeux il m'attrape le visage et le tourne vers le sien.
- Regarde-moi !
Je le fixe intensément, ses yeux gris sont de toute beauté, voilés de plaisir, je le vois qui se mord l'intérieur de la joue pour réprimer un râle. Il est en train de venir je le sens, son sexe vibre je me contracte à nouveau pour bien le serrer en moi. Il soupire et ferme lentement les paupières, se concentrant pour se retenir encore un peu avant de les ouvrir à nouveau. Il resserre sa prise sur mon maxillaire puis il se jette sur mes lèvres, nos dents s'entrechoquent, il m'embrasse avec acharnement, forçant l'entrée pour glisser sa langue contre la mienne. Je l'entends qui gémit dans ma bouche, un râle de pure extase, qui dure quelques secondes. Il a plusieurs soubresauts contre mon corps.
Il se redresse sur les coudes et entame un doux mouvement de va-et-vient histoire de revenir au calme. Il me caresse lentement le visage et me fixe avec un regard que j'ai un peu de mal à interpréter. Il m'embrasse à nouveau en me caressant les cheveux.
- T'es une brave fille.
Nous éclatons de rire, il se perd dans mon cou et je le prends contre moi, il respire mon parfum. Je lui caresse les omoplates du bout des doigts.
- Ça valait bien la peine de prendre une douche.
- Ça en valait la peine... me dit-il en touchant mon nez avec le sien.
Je n'ai plus aucune force, mon corps ne peut plus bouger.
- Je vois que les endorphines sont en train de faire leur effet.
Je hoche la tête.
- Tu seras encore là demain matin ?
- Je me suis pris la tête avec le mec de l'accueil et j'ai obtenu le petit petit-déjeuner gratis, je vais pas manquer ça, un petit dej’ cinq étoiles.
Je souris un peu faiblement, mes paupières sont lourdes, toutes les tensions dans ma chair se relâchent.
- Bonne nuit Liv-ya.
J'essaie de lui répondre.
- Bonne nuit... Law...
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Au fait, on demande avant de mettre une fessée a son ou sa partenaire c'est important, Law est un malappris.
A dans deux semaines mes petits polissons et polissonnes, merci d'avoir lu !