God of One : Fantôme du passé
Chapitre 59 : Le temple d’Arès. Faire face au miroir.
2589 mots, Catégorie: M
Dernière mise à jour 02/03/2026 17:42
Avançant dans les montagnes, Ace et Calliope firent face à une meute de loups qui semblaient affamés et les encerclèrent. Les molosses subirent le pouvoir du fluide royal du dieu de la guerre :
- Déguerpissez ! ordonna notre héros.
Effrayés, les loups s’enfuirent :
- C’est un pouvoir des plus redoutables, constata Calliope. Dommage que peu de personnes en soit dotées dans ton monde.
- C’est vrai, admit Ace. Mais le fluide royal ne peut fonctionner que sur des êtres qui ont moins de volonté que l’utilisateur. Pour ma part, je préfère l’utiliser seulement lorsque je ne veux pas combattre inutilement.
Ils alternèrent sauts et escalade de parois à l’aide des lames du chaos puis trouvèrent une corde à laquelle ils grimpèrent. Au sommet, ils durent affronter des revenants qui voulaient leur faire obstacle. Ace les élimina aisément en les balayant à coups de lames. Soudain, une idée vint à l’esprit du « fantômes des mers » :
- Une fois qu’on aura fini de libérer Deimos et Sabo, il faudra vraiment éliminer tous les monstres dans ces montagnes. Car si jamais l’un d’eux décide de descendre vers Sparte…
- Je suis on ne peut plus d’accord, répondit la Spartiate. D’ailleurs, je m’en chargerai avec ma troupe.
Ils escaladaient la paroi, seule voie pour leur destination lorsqu’ils aperçurent à droite l’entrée d’un tunnel. Ace sauta pour l’atteindre puis réceptionna Calliope qui avait fait de même. Ils avancèrent silencieusement dans le tunnel jusqu’à ce qu’ils voient, sur une plateforme, deux gorgones et un groupe de satyres armés de dagues. Nos deux héros n’avaient pas été repérés. Ils s’occupèrent en premier lieu des femmes-serpents. La Spartiate transperça rapidement la tête de la première tandis que le dieu de la guerre força l’autre à regarder les hommes-boucs ce qui les changea en pierre puis il lui brisa le cou. Le danger passé, nos deux compagnons s’engagèrent vers la sortie puis continuèrent à escalader la paroi. Mais celle-ci était infestée de morts-vivants. Le combat, bien qu’ardu à cause des risques de chute, fut néanmoins rapide grâce à leur coordination. Parvenus à une plateforme, ils trouvèrent une corde à laquelle se suspendre mais, sur une paroi leur faisant face, des archers revenants les menaçaient. Ne voulant plus perdre de temps, Ace usa de son fluide royal pour les assommer, ce qui leur permis d’avancer sans être soumis à une pluie de flèches. Après une dernière ascension, ils atteignirent enfin le temple d’Arès. Un groupe de soldats Spartiates était en train de tirer sur des cordes pour abattre une statue de l’ancien dieu de la guerre. Un jeune homme ordonna :
- Tirez ! Toi, va plus loin ! cria-t-il avant de remarquer la présence de nos deux héros et de s’incliner. Mes seigneurs !
- Repos, soldat, dit Ace. Je vois que vous travaillez dur.
- En effet, nous viendrons à bout de cette statue puis nous la remplacerons par une à votre gloire.
- Je n’en doute pas, murmura Calliope.
- Je pense qu’une statue à mon effigie ne soit pas nécessaire, répliqua le dieu de la guerre.
- Allons Ace, c’est une façon de te remercier pour toutes les fois où tu as sauvé la Grèce, lui dit Calliope.
- Si tu le penses…
- Croyez-moi, mes seigneurs, Sparte saura plus éblouissante une fois la tâche terminée, dit le soldat avant de retourner à ses occupations. Allez les gars, tirez plus fort maintenant !
Lors d’une dernière traction, la sculpture d’Arès chuta et se brisa devant les Spartiates qui crièrent de joie :
- Gloire au seigneur Ace, le dieu de la guerre ! acclama le soldat.
- Gloire au seigneur Ace ! louèrent les autres.
- Je vous remercie, mais ce serait injuste de ne pas féliciter vos propres efforts, dit Ace.
- Vous nous faites trop d’honneur, intervint le soldat.
- Quel est ton nom ? interrogea Ace
- Il refuse de le donner, même à moi, car il se pense indigne, intervint Calliope.
- Tiens donc, pourquoi penses-tu ça ? demanda Ace au jeune homme.
- Après votre départ de Sparte, Calliope est partie s’entraîner suivie peu après par un groupe de jeunes, vous en souvenez-vous ? répondit-il.
- Bien sûr, répondit notre héros.
- J’étais de la même génération que Demoiselle Calliope. Mais, à cause d’une fracture à la jambe, je n’ai pu suivre les autres ce qui m’a valu d’éprouver un grand déshonneur.
- Tu sais, il n’y a pas de honte à ne pas avoir participé car tu étais blessé. Tu aurais péri dès les premiers jours.
- Peut-être, mais désormais je veux tout faire pour prouver ma valeur à ma cité et au seigneur Ace. Lorsque j’y serai parvenu, et seulement à ce moment-là, je pourrai porter mon nom avec fierté.
- Comme tu veux, guerrier. Même si je suis d’accord avec Calliope, il faut vivre sa vie sans avoir le moindre regret, dit notre héros. Puisque tu veux me servir, je vais te confier trois missions.
- Je suis tout ouï mon seigneur.
- Tous d’abord, il y a le corps d’un insurgé gisant dans les sous-sols de la prison. J’aimerais qu’il soit enterré dignement.
- Vos désirs sont des ordres.
- Ensuite, vous devrez m’affréter un navire. Je dois retourner là où se trouvait jadis l’Atlantide. Enfin, je vous demande d’édifier les défenses de Sparte car je crains qu’il y ait une attaque durant mon absence.
- A vos ordres. Je sais que c’est important.
- En effet, et c’est pour cela que Calliope vous accompagne pour ces préparations.
- Quoi ?! cria la jeune fille.
- Navré, mais c’est là qu’on se sépare. Récupérer le crâne est mon épreuve.
- Humph… je comprends et même si c’est la mort dans l’âme, j’accepte mais ne tarde pas trop.
- Evidemment.
- Avant que tu t’occupes des préparations, dit la guerrière en se tournant vers le soldat, j’aimerais que tu amènes à Ace ce que je t’avais confié.
- Bien sûr damoiselle Calliope, j’y vais de ce pas.
- C’est quoi au juste ? questionna Ace
- Tu verras bien, répondit Calliope en s’éloignant.
Ainsi, alors que les Spartiates quittaient le temple, Ace s’avança jusqu’à la porte d’entrée sur laquelle était gravé le visage d’Arès. Ce dernier s’anima et dit :
- Affronte tes démons et ton destin sera scellé.
Le nouveau dieu de la guerre secoua la tête d’agacement. Il ouvrit la porte et arriva dans une immense salle où se trouvait un livre juste devant une autre statue d’Arès. Il continuait à bouillir de rage et en son for intérieur, Ace était reconnaissant aux Spartiates de vouloir détruire toutes les effigies de l’ancien dieu. Mais il pensait aussi à ce qu’il était devenu au fil des ans depuis qu’il avait mis pied pour la première fois en Grèce : la « panthère de Sparte », le « fantôme des mers », le « tueur de dieux » et maintenant, celui-là même qu’il haïssait autrefois, le dieu de la guerre. Néanmoins, notre héros se ressaisit en se rappelant que sa quête était trop importante pour se morfondre. Il se décida à lire l’ouvrage :
« Les Spartiates invoquaient souvent Arès en partant au combat. Des sacrifices furent commis en son nom pour solliciter sa bénédiction et les prisonniers de guerre étaient choisis dans ce but précis. Quand Ace le remplaça en tant que dieu de la guerre, les Spartiates sauf une poignée de fidèles à Arès, témoignèrent à celui qu’ils voyaient comme l’un des leurs une entière dévotion. »
Ace esquissa un sourire. Même si devenir le nouveau dieu de la guerre le révulsait encore, il savait que sa présence améliorerait le quotidien de Sparte notamment en arrêtant ces sacrifices barbares ou en libérant les prisonniers enfermés injustement. De plus, être admiré par des gens respectables lui réchauffait le cœur et le guérissait de l’hypocrisie de la majorité des Olympiens. Notre héros grimpa des escaliers menant à un pont à l’extrémité duquel se trouvait un immense miroir. Ace s’approcha et l’observa attentivement afin de chercher un indice. Soudain, il vit dans son reflet que les chaines des lames du chaos se détachaient de lui. Surpris, il tenta de toucher le miroir lorsque son image l’agrippa au poignet pour l’entraîner vers elle. Ace tira avec force et arriva à s’en défaire. Son reflet se métamorphosa alors en prenant son apparence lorsqu’il avait dix ans. Il sortit du miroir d’un bond, attrapa notre héros et le roua de coups. Le dieu de la guerre le repoussa mais son reflet repartit à la charge. Ace le jeta sur le sommet du miroir qui se fissura. Son double se releva puis fonça sur lui en criant :
- LAAAACHE !
Il asséna un coup de poing sur le visage d’Ace mais celui-ci l’attrapa et le lança sur le côté droit du miroir qui se fêla un peu plus. Le double ne s’avoua pas vaincu :
- Tu as abandonné Sabo comme tu as abandonné Luffy !
Même si ces paroles étaient comme des coups de poignard au cœur du « fantôme des mers », il ne relâcha rien. Il envoya la copie sur le côté gauche du miroir pour l’endommager davantage :
- Tu es le plus minable et le plus pleutre des pirates ! cria le reflet d’Ace qui s’apprêtait à charger de nouveau.
Mais notre héros fonça sur lui et le repoussa jusqu’à le faire retourner dans le miroir. Il lui murmura :
- Tu ne m’apprends rien. Je sais que j’ai échoué à protéger Luffy. Mais il est hors de question que j’abandonne Sabo !
Ace détruisit le miroir d’un violent coup de poing imbibé de fluide offensif ce qui dévoila un mur sur lequel il trouva incrusté l’objet qu’il convoitait : le crâne de Kèr qui ressemblait à un démon cornu. Il le récupéra puis quitta le temple. En sortant, il retrouva le soldat sans nom :
- Mon seigneur, je vous apporte les armes que damoiselle Calliope m’a demandé de vous donner, dit le soldat en tendant une lance et un bouclier.
- Merci bien, répondit Ace en les récupérant.
- Ils appartenaient autrefois au général Kratos. Damoiselle Calliope m’a demandé de les garder en sûreté et je les ai veillés comme s’ils étaient miens.
- Tu es un homme d’honneur, guerrier. A présent, va rejoindre Calliope pour préparer le navire puis retourne à Sparte pour veiller sur elle durant notre absence.
- Bien sûr, mon seigneur. J’y vais de ce pas.
Alors que le soldat s’en allait, le dieu de la guerre fit quelques mouvements pour tester son nouvel armement. Il se sentit nostalgique car même s’il n’avait jamais manié de lance, cela lui rappelait l’époque où lui et ses frères utilisaient des tuyaux en métal comme armes. Il se doutait que ce présent fait par Calliope lui serait d’une grande aide pour la suite de sa quête.
Dans le prochain chapitre :
Narrateur : Retournant sur ses pas afin de rejoindre le navire, il devra faire face tantôt à un froid mordant et tantôt à une chaleur incandescente. En chemin, il rencontrera par le plus grand des hasards une personne maudite qui avait marqué la Grèce.
Ace : Prochainement dans God of One « Glace et feu ! Le roi détenant le touché d’or. » j’aurai ma vengeance.