God of One : Fantôme du passé
Chapitre 61 : Tous à bord ! Cap sur la cité engloutie !
1686 mots, Catégorie: M
Dernière mise à jour 10/05/2026 15:24
A la sortie du volcan, le dieu de la guerre fit signe au roi estropié de se baisser. En effet, trois guerriers morts-vivants guettaient la zone. Ace lança sa lance sur le premier avant d’écraser le crâne des deux autres à l’aide de son bouclier puis il se tourna vers Midas :
- Lors de ce genre d’affrontement, vous devez rester à l’abri. Je ne peux hélas pas vous promettre de vous protéger à coup sûr mais je ferais tout pour y arriver.
- Je suis votre obligé, répondit le vieux roi.
Ace aida le roi à grimper sur une échelle lorsque tout à coup, son fluide le prévint qu’un danger le guettait au sommet. Il s’agissait d’un contingent de guerriers et d’archers revenants. Après quelque temps de réflexion, Ace trouva la solution pour résoudre ce problème. Il commença par utiliser la lance de Kratos :
- Revanche d’Arès !
Alors qu’une pluie de javelots s’abattait sur les tireurs, le « fantôme des mers » chargea les autres :
- Cyclone du Chaos !
Le tourbillon de lames eut raison des ennemis. Ainsi, Ace et Midas poursuivirent leur route. Le dieu de la guerre détruisit d’un coup de pied une porte endommagée afin de pénétrer dans un bâtiment. Ils se trouvèrent alors face à un large fossé qui ne pouvait être franchi que sur de fines poutres. Avant de s’y engager, Ace lança son fluide royal pour assommer de nouveaux tireurs qui les attendaient de l’autre côté. Il transporta ensuite Midas sur son dos tandis que tel un funambule, il atteignit l’autre versant. Il souleva une grille qui leur permit de sortir de l’édifice. Notre héros remarqua alors un livre :
« Le port de l’Atlantide abrite la plus grande armada des territoires grecs. Il est réputé dans le monde comme centre de commerce, de savoir et de progrès. »
Ace sourit car il comprit qu’il se rapprochait de ses compagnons. Restait à savoir comment les atteindre. Un peu plus loin, il vit deux cyclopes accompagnés d’une bande de harpies gardant un ascenseur. Il fit signe à Midas de rester caché puis fonça sur l’ennemi en usant de la corne de Borée :
- Tempête hurlante !
Le tourbillon de vent glacial gela les créatures ailées qui se brisèrent en chutant. Les colosses quant à eux, furent ralentis par le gel. Le dieu de la guerre en profita et sortit le fléau d’Erinyes et l’œil de l’Atlantide :
- Néant éternel et Œil du cyclone !
Avec le premier artefact, il put drainer la force d’un des cyclopes tandis qu’avec le second il grilla la cervelle de l’autre. Une fois la menace écartée, Midas sortit de sa cachette et rejoignit Ace qui observait à l’horizon un puissant maelstrom, là où se trouvait jadis la cité de Poséidon. Ils empruntèrent l’ascenseur pour descendre sur un quai. Et là, ô joie ! ils furent accueillis par les « spectres de Sparte » et Calliope :
- Enfin ! Te voilà Ace ! Je suis vraiment heureuse de voir que tu vas bien, dit la guerrière Spartiate.
- Merci petite fleur. Content aussi de vous voir. Pas eu trop d’ennui pendant mon absence ? demanda notre héros
- A part quelques harpies, rien de problématique, informa Agabus.
- Bien. Au fait Calliope, j’ai reçu ton présent et je tiens à te remercier. J’ai l’intime conviction que cela me servira grandement pour atteindre le domaine de Thanatos.
- Je savais que cela te serait utile.
- Excusez-moi de vous interrompre mais qui est ce vieillard ? interrogea Bessarion.
- Je vous présente Midas, répondit Ace.
- Quoi ?! s’écrièrent les « spectres de Sparte ».
- Le roi de Macédoine ? Celui qui a le toucher d’or ? demanda l’un des soldats.
- Qu’est-il arrivé à ses mains ? interrogea un autre.
- Assez les gars ! Vous ne voyez pas que vous effrayez notre invité ?! rétorqua leur cheffe.
- Il est vrai que beaucoup de choses se sont déroulées depuis de notre séparation. Je vous raconterai tout très bientôt. Pour l’instant, il faut rapidement lui offrir asile à Sparte jusqu’à mon retour.
- Entendu. Photios, emmène Midas chez nous en sureté ! ordonna Calliope.
- Merci pour votre aide, je ne sais comment vous montrer ma gratitude, dit Midas.
- Si Ace veut vous aider, Sparte le voudra. Bon, vous autres, préparez le navire afin que nous puissions appareiller.
- Oui cheffe ! crièrent les Spartiates.
Tandis que le roi de Macédoine s’en allait sous bonne escorte, Ace et les « spectres » prirent la mer. Le cap fut mis vers le maelstrom. Après plusieurs heures de navigation, des centaines de tritons sortirent des eaux et assaillirent le navire :
- Sortez vos armes ! cria le dieu de la guerre
Les Spartiates ripostèrent. Le combat durait depuis un long moment et la victoire semblait proche lorsque des harpies surgirent du ciel, venant en renfort des tritons. Soudain, le fluide d’Ace l’avertit d’un danger supplémentaire. Il saisit le timonier juste avant qu’un éclair s’abatte à sa place suivi par beaucoup d’autres. Cela ne pouvait signifier qu’une chose :
- Pas de doute, Poséidon veut nous empêcher de continuer, constata l’un des Spartiates.
- Que fait-on à présent ? demanda un autre.
Tout en bataillant, Ace réfléchissait à toute vitesse. Une seule chose lui vint à l’esprit :
- Calliope, éloigne le navire pendant que je rejoins ce vortex, ordonna Ace.
- D’accord, mais comment comptes-tu… allait interroger la guerrière jusqu’à ce qu’elle comprit. Oh non, tu ne vas tout de même pas !...
Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase que le « fantôme des mers » plongea dans les eaux glacées et nagea dans la direction du maelstrom :
- Décidément, il n’y a que lui pour faire une chose aussi insensée, remarqua Bessarion.
- Ouais… on ne le changera pas, confirma Calliope. Bon allez ! Finissez de repousser ces intrus puis manœuvrez pour qu’on quitte cet endroit.
- A vos ordres ! crièrent les « spectres ».
Pendant ce temps, notre héros nageait sous l’eau. Le courant l’attira de plus en plus profondément vers les abysses. Il comprit qu’il se trouvait parmi les ruines de l’Atlantide lorsqu’il vit des morceaux de la colossale statue de Poséidon. Cette dernière s’anima avant de hurler :
- Tu as saccagé mon royaume ! Je ne l’oublierai pas, « fantôme des mers » ! Tu devras répondre de cet affront !
- Non mais tu te fous de ma gueule ?! Je t’avais dit de ne pas me gêner lors de mes recherches ! D’ailleurs, c’est en grande partie tes propres forces qui s’en sont pris aux Atlantes tandis que les miens les ont mis à l’abri ! J’ai certes causé la destruction de l’Atlantide mais c’est toi qui as ouvert les hostilités !
Ace savait que Poséidon ne l’entendait pas, la statue étant redevenue inerte mais cela le soulagea néanmoins un peu de sa colère. Maintenant qu’il se trouvait à nouveau dans l’Atlantide, il ne lui restait plus qu’à chercher la voie vers la porte menant au domaine de Thanatos.
Dans le prochain chapitre :
Narrateur : Traversant les couloirs de l’Atlantide engloutie, Ace cherchera le chemin le menant vers le temple de Thanatos. Sur la route, il découvrira une vérité longtemps gardée secrète.
Ace : Prochainement dans God of One « Les statues de Poséidon et la prophétie du guerrier marqué ! » j’aurai ma vengeance.