God of One : Fantôme du passé

Chapitre 63 : Le domaine de la mort, embuche dans le temple de Thanatos.

2585 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 06/07/2026 18:54

Le domaine de la mort était une région désolée, plongée dans l’obscurité, situé entre le monde des vivants et celui des morts, un lieu où Thanatos régnait en maitre. Mais cela n’arrêterait pas le « fantôme des mers » bien décidé à retrouver son frère et l’oncle de Calliope. Il remarqua un objet au sol et le ramassa. Il s’agissait d’une menotte bardée de piques, imprégnée de magie, ce qui permit à Ace de comprendre qu’elle appartenait autrefois à Arès. Elle avait dû être utilisée pour emmener de force le pauvre Deimos. Ace regretta de ne pas avoir fait davantage souffrir son ancien maitre mais ressasser le passé ne servait à rien et il poursuivit son chemin jusqu’à un précipice. Par chance, il put s’accrocher à des cages suspendues à un arbre mort afin d’atteindre l’autre paroi. Soudain, trois satyres et un minotaure maniant un marteau de guerre apparurent. Le dieu de la guerre décida d’user du fléau d’Erinyes et de l’œil de l’Atlantide :

 

-        Néant éternel ! Œil du cyclone !

 

La boule d’énergie absorba la force des hommes-boucs tandis que le laser azuré transperça la tête de l’homme-taureau. Ace désescalada la paroi jusqu’à trouver un chemin bardé de broussailles et de lianes mouvantes qui semblaient fort agressives lorsqu’il s’approchait. Heureusement, il avait un moyen de mater ces mauvaises herbes :

 

-         Lame de feu !

 

Embrasant les lames du chaos, notre héros passa au travers des lianes maléfiques et arriva face à une paroi qu’il escalada. Au sommet, il trouva un mur dans lequel une brèche était gardée par des corbeaux et des haies de lianes vivantes. En utilisant le fléau de Théra, il se précipita vers eux en moulinant les lames du chaos afin d’embraser ses ennemis. Il s’arrêta lorsqu’il vit une immense racine pulsante bloquant le passage. Il l’enflamma ce qui la fit rétracter. Il s’accrocha à un point d’ancrage fixé sur le mur et sauta sur la suite de sa route. Soudain, un rire sinistre retentit, signe que Thanatos connaissait la présence de notre héros. Ce dernier ne se laissa pas impressionner et avança. Il escalada un nouveau mur jusqu’à une terrasse infestée de corbeaux et de spectres. Il sortit alors la corne de Borée :

 

-        Tempête hurlante !

 

Le tourbillon glacial gela ses ennemis, lui permettant de continuer son chemin. Il prit son élan et effectua un formidable saut jusqu’à un rebord qui le mena vers l’entrée d’un immense palais. Ace sentit l’odeur de l’horreur, de la souffrance et de la damnation. Un frisson le parcourut mais il entra néanmoins. A l’orée d’un couloir, il aperçut une meute de loups et il se demanda comment ces animaux pouvaient survivre dans un lieu aussi hostile et pauvre en nourriture. Il remarqua que la meute gardait un escalier. Il assomma les bêtes grâce au fluide royal et monta à l’étage. Il trouva une porte scellée gravée du visage d’un homme aux cheveux longs. Notre héros se douta qu’il s’agissait du portrait de Thanatos. Alors qu’il tentait de passer la porte, deux cyclopes en armure apparurent et bloquèrent son chemin. Le dieu de la guerre cria alors :

 

-        Lame de feu !

 

Les lames du chaos enflammées par le fléau de Théra lui permirent d’implanter deux noyaux de feu sur chacun des monstres, faisant exploser les armures. Ace transperça alors le crâne de l’un des cyclopes avec sa lance. Il sauta vers le second en braquant sur lui l’œil de l’Atlantide :

 

-        Œil du cyclone !

 

Le trait d’éclairs azurés éventra le monstre qu’il acheva d’un coup de pied en rotation sur sa nuque. Ace s’approcha de l’entrée jusqu’à ce que la gravure de Thanatos s’anime comme l’avaient fait auparavant celles de Poséidon et d’Arès :

 

-        Libère-toi et ton passé te sera pardonné.

 

-        Je n’ai que faire du pardon que tu me proposes, dieu de la mort, répliqua notre héros. Je trouverai et libérerai Sabo et Deimos.

 

La porte s’ouvrit en grand et Ace s’y engouffra, prêt à affronter les dangers de ce lieu maudit. Alors qu’il grimpait des marches, il entendit la voix pleine de colère de Thanatos :

 

-        TU OSES PROFANER MON TEMPLE ?!

 

Ace sourit, heureux que ses actions emmerdent le maitre de ces lieux. Il remarqua soudain un livre qui piqua sa curiosité. Il put lire :

« Le domaine de la mort s’étend hors du royaume de l’Olympe et du monde des mortels. Il existait bien avant la domination des Titans et des Olympiens et demeure l’un des endroits les plus redoutés des hommes et des dieux. Peu ont osé s’y aventurer. Nul n’en est revenu vivant. »

 

Pour Ace, il s’agissait d’un défi qu’il affronterait et auquel il était bien décidé de survivre. Il emprunta un chemin à sa droite qui le mena vers un long couloir qui débouchait sur un précipice. Juste au-dessus de lui, il aperçut une chaine qui pourrait l’aider à traverser. D’un bond contre le mur pour gagner en hauteur, il s’y accrocha et commença à avancer. Toutefois, des revenants lui firent obstacles. Il usa du fluide royal pour tous les assommer et les faire chuter vers une mort certaine. Ace constata à sa droite un immense bloc de pierre attaché à une chaine qui oscillait. Attendant le bon moment, il bondit pour l’atteindre. Ce geste lui permit de se rapprocher d’une plateforme qu’il pourrait rejoindre d’un saut. Alors qu’il s’apprêtait à le faire, il entendit de nouveau Thanatos :

 

-        Uhmah ah ah ah ah ! Tu ne trouveras jamais ce que tu cherches !

 

Ace ne laissa pas décontenancé par les paroles du dieu de la mort. Il savait intimement qu’il retrouverait Sabo et Deimos. En arrivant sur la plateforme, il vit un mur fissuré qu’il détruisit à l’aide du fléau de Théra. Il fit alors face à un gros problème. En effet, de l’autre côté d’un autre précipice, se trouvait une voie devant laquelle un immense mur se déplaçait d’avant en arrière, risquant de projeter dans le vide quiconque voudrait passer par là. Mais en observant plus attentivement, Ace remarqua une entrée un peu plus loin à droite. Chronométrant les mouvements réguliers du piège, Ace sauta puis sprinta pour atteindre le passage sans se faire percuter. Descendant un escalier, il découvrit une machinerie composée d’énormes rouages et de chaines. Il devina qu’il s’agissait du mécanisme permettant de déplacer le mur. Alors qu’il était sur le point de tout détruire, il fut encerclé par des squelettes. Il fallait les réduire en poudre pour qu’ils soient complètement vaincus. Aussi, Ace les attrapa l’un après l’autre pour les jeter dans les rouages qui les broyèrent. Puis, en enduisant ses lames du fluide offensif et du fléau de Théra, notre héros détruisit le mécanisme, ce qui arrêta complètement le mouvement du mur. Il retourna vers la voie principale puis suivit un passage à gauche qui le mena à une porte. Il l’ouvrit et se retrouva à l’extérieur face au vide. Heureusement, il vit une cage suspendue à laquelle il s’accrocha avec ses lames. Il se balança afin de prendre un élan suffisant pour atteindre un muret d’un bond. Cependant, ce dernier commença à s’effriter. Devant agir au plus vite, il sauta sur une chaine qui pendait et, en se balançant à nouveau, il put atteindre une plateforme située derrière lui :

 

-        Eh bien, c’est pas passé loin, constata notre héros. Cet endroit part vraiment en miettes.

 

Après avoir repris son souffle, il avança en restant sur ses gardes. Bien lui en prit car à peine avait-il fait deux pas que surgirent deux spectres et un cyclope en armure :

 

-        Mais c’est pas vrai ! Après les morts-vivants, c’est à votre tour de me faire chier !

 

Ace attrapa les deux femmes spectrales avant qu’elles ne plongent dans les ombres puis fracassa leur crâne l’un contre l’autre. Il utilisa ensuite une prise pour faire chavirer le colosse dans le vide. Il s’assit quelques instants pour se reposer et bien observer les lieux. Face à lui se trouvait un passage bloqué par un grille et à sa gauche, un pont. Ace partit en direction de la voie libre. Après une énième extermination de squelettes, il trouva un levier qu’il actionna. Pensant que cela abaisserait la grille, il retourna sur ses pas, trouvant en effet le passage désormais ouvert. Malheureusement, cela le mena dans un cul-de-sac. Se frappant le visage et tentant de retenir un cri de rage, le dieu de la guerre repartit en direction du pont puis grimpa un escalier jusqu’à une plateforme débouchant sur le vide et sur laquelle était fixée une manivelle. En face, depuis un tunnel, une véritable fournaise crachait un feu d’enfer déferlant en vagues. Ace renforça son bouclier avec du fluide offensif et put ainsi se protéger. Il remarqua alors au-dessus de l’entrée du tunnel deux engrenages qui tournaient. Il lança sa lance sur chacun d’entre eux pour les endommager. Une porte s’abaissa devant le souffle ardent. Toutefois, à l’aide de son fluide de l’observation, Ace put prédire que cette protection ne durerait pas. Aussi, se dépêcha-t-il de pousser la manivelle pour positionner la plateforme face à ce passage. Soudain, la porte se releva, il reprit son bouclier et se lança dans une course effrénée afin de dépasser la fournaise. Il franchit un nouvel escalier qui le mena à une porte. En l’ouvrant, Ace fit face à un spectacle qui le laissa sans voix. En effet, en plein milieu de la salle, se trouvait deux personnes suspendues par des chaines entourées de lianes maléfiques :

 

·       La première était un homme baraqué à la barbe hirsute. Ses mains étaient piégées dans d’immenses gants de fer. Mais le plus notable était une marque qui semblait embraser une grande partie de son corps

·       La seconde était un jeune homme du même age que notre héros. Sa chevelure blonde cachait à peine une cicatrice due à une brûlure qui barrait la partie supérieure de son visage.

 

Le doute n’était pas permis, il s’agissait de Deimos, l’oncle de Calliope et de Sabo, son propre frère. Il ne restait plus qu’à les libérer et les emmener loin de cet endroit maudit avant que le maitre de ces lieux n’intervienne. Ace devait d’abord enlever ces lianes. Il embrasa ses lames pour incendier la souche qui se rétracta puis il brisa les chaines avec sa lance ce qui libéra enfin les deux prisonniers. Il se rapprocha d’eux et leur dit :

 

-        Sabo… Deimos… je suis tellement heureux de vous avoir enfin trouvés. Vous êtes sauvés à présent.

 

Cependant, la réaction des deux hommes fut des plus surprenantes. En effet, le frère de notre héros ne disait rien et ses cheveux cachaient toujours son visage. Quant au Spartiate, il commença à rire de manière hystérique avant de hurler :

-        Sauvés ?! Tu crois que c’est le cas vu notre état !! Mon frère m’a laissé tomber alors qu’il était censé me protéger ! D’ailleurs, il ne t’accompagne pas, où est-il ?!

 

-        J… je suis navré mais Kratos est mort, il y a de cela longtemps, répondit Ace.

 

-        Aaaaaah… donc ce qu’on a entendu était vrai. Dommage, j’aurais bien aimé le tuer de mes propres mains.

 

-        Ça suffit Deimos, ordonna Sabo.

 

Même si la réaction de Deimos ne plaisait guère à Ace, il était plus inquiet par l’attitude de son propre frère :

 

-        Sabo…

 

-        Même si les paroles de mon compagnon sont dures, il n’a pas tort Ace. Pensais-tu que je l’ignorais ? Pensais-tu que je te pardonnerais ?

 

Ces paroles transpercèrent le cœur de notre héros. Il savait qu’il faisait référence à la mort de Luffy. Cependant, il resta le plus stoïque possible :

 

-        Bien sûr que non Sabo, je comprends parfaitement ta colère.

 

-        Dans ce cas tu sais ce qui va suivre, ajouta Sabo en se mettant en position de combat. N’interviens pas Deimos.

 

-        Comme tu voudras, répondit le Spartiate.

 

-        Je ne suis pas ici pour me battre Sabo mais pour te sauver ! répondit Ace. Et le temps presse, il faut…

 

-        On n’ira nulle part. Tu n’as pas le choix. Si tu veux qu’on te suive, il va falloir gagner ce combat, répliqua Sabo de manière péremptoire.

 

Il était devenu inutile d’argumenter. Le dieu de la guerre allait devoir affronter son frère s’il voulait l’emmener avec Deimos loin des griffes de Thanatos.

 

Dans le prochain chapitre :

 

Narrateur : Le combat entre Ace et Sabo promettait d’être des plus cinglants car le frère de notre héros avait quelques tours dans sa main. De plus, il offrira l’opportunité d’agir à un ennemi bien plus menaçant.

 

Ace : Prochainement dans God of One « Duel fratricide, la volonté du feu. » j’aurai ma vengeance

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