L'inconnu du train Chicago - Los-Angeles par

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Univers Parallèle / Romance / Humour

1 Un long voyage...

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Un long soupir de soulagement fut expulsé des poumons de Jack tandis qu'il vit son train arriver. Celui-ci devait bien avoir au moins deux heures de retard, et le jeune homme avait donc passé deux heures interminables à attendre dans le froid de Chicago. Il venait de quitter Bloomington après avoir passé quelque temps chez ses parents, et il était désormais plus que prêt à prendre quelques semaines de vacances bien méritées, au bord de l'océan. Le premier train qui l'avait amené de sa ville natale à Chicago était arrivé il y a déjà cinq bonnes heures, et son impatience n'avait fait que grandir en voyant tourner l'horloge sans voir son prochain train entrer en gare. Mais enfin le soulagement de le voir arriver fût si grand, et le désir de se prélasser sur les plages de sable chaud de la côte Ouest si intense, qu'il en oublia tout le retard du train et se précipita à l’intérieur. Toutefois, il savait qu'il ne servait à rien d'être si pressé, Jack savait pertinemment qu'il en avait pour au moins deux jours de voyage avant d'arriver à destination. N'ayant pas les moyens de se procurer un billet d'avion, il dut se rabattre sur des moyens de transport plus rudimentaires. Mais qu'importe ! Il aurait tout le temps de travailler en chemin.


Une fois son billet montré au contrôleur et sa valise rangée, il put s’asseoir, ou s'allonger selon le point de vue, sur son siège, près de la fenêtre. Enfin, il pourrait profiter de ses vacances. Confortablement installé, il s'étira, et sorti finalement un grand bloc-note, son portemine préféré et une gomme, commençant à gribouiller quelques notes sur le papier quadrillé. À vrai dire, il n'avait pas vraiment d'inspiration. Il était journaliste à l'Indiana Daily Student, et il était fier de ce travail. En théorie, il devait aller en Californie pour se renseigner sur les incendies qui avaient touché la région l'année précédente, mais il s'était dit qu'il trouverait bien le temps de le faire pendant la semaine. Un son se fit entendre annonçant la fermeture des portes du train, et la voix d'une jeune femme annonçait leur départ imminent. Et en effet, quelques minutes plus tard, une secousse se fit ressentir alors que le train quittait la gare de Chicago. Un sourire apparu sur les lèvres de Jack, yeux fermés, alors qu'il penchait sa tête en arrière, appréciant la sensation du départ. Enfin, il pouvait commencer à se détendre. Il était parti. Direction : Los Angeles. Il sentait son esprit flotter hors de la réalité alors qu'il pensait à tout ce qu'il pouvait bien faire dans cette ville de rêve, si active par rapport à la campagne de ses parents.


« Excusez-moi ? »


Ses paupières, beaucoup plus lourdes que prévues, s'ouvrèrent pour laisser ses yeux céruléens observer le monde qui l'entourait. Mais qui pouvait bien lui parler ? C'est alors qu'il se posait cette question que la voix se fit de nouveau entendre.


« Excusez-moi... »


Jack se retourna pour regarder l'allée principale du train. Et là, il eu l'impression de voir un ange. Un homme à la peau basanée, les yeux noisette, aux cheveux bruns et courts, mais dont on pouvait quand même apercevoir leur nature bouclée, se tenait devant lui avec un léger sourire de politesse. Jack en avait eu le souffle presque coupé. Il se força à reprendre un rythme de respiration normale avant de répondre timidement à l'inconnu.


« O-Oui ? »


L'homme, qui avait l'air d'avoir la trentaine, soit environ l'âge de Jack, sourit d'avantage.


« Cette place est-elle prise ? » Dit-il en montrant le siège en face de Jack.


« Hum... Non, non, je ne crois pas... Allez-y, je vous en prie !... » Répondit Jack toujours décontenancé.


« Merci bien ! » Fit le bel homme avant de s'asseoir à la place désignée.



Ce qu'il pouvait être beau. Jack n'avait jamais vraiment renié son homosexualité, mais il fallait bien avouer que n'importe qui pouvait d'orientation sexuelle en voyant cet Apollon. Tandis que le brun s'asseyait tranquillement en face de Jack et sorti ses affaires, tel un comptable, pour travailler à son tour, le journaliste étudia cette si belle créature. Il avait l'air si concentré, les yeux rivés sur ses papiers, une main venant caresser sa barbe de trois jours, complètement absorbé par ce qu'il faisait. Jack n'en était pas sûr, mais il était fort possible qu'une légère rougeur puisse se trouver sur ses propres joues. Il n'était pas très fort en ethnologie, mais il était presque sûr que son voisin était Latino, ou du moins, il devait certainement en avoir des origines, au vu de la coloration de sa peau, qui lui donnait une légère teinte dorée absolument délicieuse. Puis, la réalité le frappa comme un éclair. Gêné, il détourna le regard vers son bloc-note, n'osant plus lever les yeux vers son voisin de siège. Il dut prendre de grandes respirations pour se forcer à se calmer. Mon Dieu qu'il aurait été gênant d'avoir été pris la main dans le sac à reluquer cet inconnu... En détournant le regard vers la fenêtre, il put s’apercevoir que le reflet du brun était clairement visible... Bon, il ne risquerait rien, comme ça. Pas vrai ? Il pourrait toujours faire semblant de regarder le paysage qui défilait à une vitesse hallucinante !


L'homme avait toujours cet air sérieux, qui crispait ses traits du visage. Ses yeux scrutant le texte d'une feuille, une parmi un bon paquet d'environ une petite quarantaine. À plusieurs reprises, il décapuchonna son stylo de couleur rouge avant d'apporter quelques modifications au texte écrit. Son écriture était fluide, naturelle, à tel point qu'il aurait pu écrire dans le noir, et sans dépasser de l'interligne ! Regarder cet homme travailler pourrait bien devenir l'activité favorite de Jack durant son voyage. Peut-être devrait-il se présenter ? Non, il aurait dû le faire plus tôt, quand cet ange descendu du ciel lui avait gentiment demander s'il pouvait s'asseoir. Maintenant, si en plein milieu d'un grand silence, il venait à dire « Au fait, bonjour ! Je m'appelle Jack ! Et toi beau gosse, c'est quoi ton nom ? » Ça serait juste gênant au possible. Oui, il valait mieux se taire pour l'instant et profiter du « paysage » qui s'offrait à lui. N'était-il pas très près du voyeurisme d'ailleurs ? Il aurait certainement l'occasion de lui demander son nom et d'entamer une discussion avec lui plus tard. Après tout, ce n'est pas comme si le voyage durait 54 heures... Ne sachant pas quoi faire, il se reporta de nouveau à son bloc-note, cette fois pour réellement se mettre au travail. Ou du moins, essayer. Car la tâche s’avéra plus ardue que prévue. Avec la présence du Latino (ou ce qu'il supposait être un Latino), il ne parvint pas à faire une seule phrase correcte. Se résignant à l'échec, il laissa son crayon gris errer sur le papier tandis qu'il se perdait une nouvelle fois dans ses pensées. Il ne savait pas combien de temps il avait passé à réfléchir à il ne savait plus trop quoi d'ailleurs, quand le soleil se coucha, laissant apparaître les étoiles.


Mais ce n'est pas tant le ciel étoilé qui l'avait dégagé de ses pensées que les lumières aveuglantes du couloir principal du train qui s'allumèrent, le surprenant et le ramenant à la réalité. Réalité qu'il était d'ailleurs temps de retrouver étant donné le joli dessin représentant le Latino en face de lui qui était apparu sur ses feuilles de notes. Il n'eut fallu qu'une fraction de seconde pour que la feuille se retrouve arrachée de son bloc-note et froissée lamentablement en boule, avant d'être jetée dans le sac à dos de Jack. Il fallait vraiment qu'il se reprenne. Bon, visiblement, il ne servait à rien d'essayer de contourner le problème, alors autant y faire face. Prenant son courage à deux mains, il prit une grande inspiration et se mit à tousser un peu dans sa main, les yeux fortement fermés de peur de la réaction de son voisin d'en face. N'entendant rien de particulier, il se permit d'ouvrir un œil, et réessaya de plus belle, bien décider à attirer son attention pour l’entraîner dans une conversation et enfin pouvoir mettre un nom sur ce canon de beauté.


« Hum hum !... »


Mais hélas, toujours aucune réaction. Peut-être s'y était-il pris mal ? Il s'autorisa un regard vers le Latino... Pour enfin constater que celui-ci avait des écouteurs. Évidemment. Il ne risquait pas de l'entendre. Jack soupira. Nouvel échec. Et voilà que maintenant, il venait de se ridiculiser devant sa propre personne. Bravo, Jack. Belle réussite. Son voisin ne sembla pas le remarquer le moins du monde, trop absorbé par son travail. Jack se laissa fondre dans son siège, pris de désespoir. Ce voyage allait être vraiment très long, tout compte fait...


Quand Jack rouvrit les yeux, le soleil était déjà bien haut dans le ciel. Il avait dû s'endormir sans s'en rendre compte. Il s'étira longuement, laissant s'échapper un bref gémissement de fatigue, avant de remarquer l'absence du Latino. Où pouvait-il bien être ? En sortant son téléphone, il frôla la crise cardiaque, tressautant sur son siège, heureusement confortable. 12H44. Était-il si fatigué ? Et au vu du grognement horrible que venait de faire son estomac, il était aussi affamé. Rien de bien étonnant, il n'avait pas mangé la veille au soir. Fort heureusement, l'Amtrak, qui n'était autre que le nom du train, servait encore à cette heure-ci. N'ayant aucunement peur pour ses affaires, Jack se leva et changea de wagon pour se rendre à la petite cafeteria. Il y avait encore pas mal de monde, mais comme il était déjà asses tard pour manger, la plupart des personnes se trouvant à table avaient déjà fini leur repas et en étaient au café, ou discutaient simplement entre eux. Malgré tout ça, il réussit à trouver une petite table de deux, vide, pour être tranquille. S'asseyant, il attendit que la serveuse vienne prendre sa commande. Oh, rien de trop sophistiqué, des œufs brouillés, du bacon et une galette de pomme de terre ferait parfaitement l'affaire. Le service fut très rapide, et en moins de 15 minutes, il était servi. Le paysage était vraiment magnifique. Il n'y avait rien de mieux pour manger que de voir à la fenêtre défiler le paysage du Kansas.


Sauf peut-être la présence du Latino à la table de droite, semblant toujours préoccupé par ses papiers. Jack faillit recracher ses œufs brouillés en le remarquant. Cependant, celui-ci semblait être un bourreau de travail, et ne se laissa distraire par quoi que ce soit qui pouvait bien arriver autour de lui, même quand la serveuse fit tomber un verre qui se fracassa en mille morceaux par terre. Il ne lui jeta pas même un seul regard. Et pourtant, il n'avait pas ses écouteurs sur les oreilles. Toujours armé de son stylo rouge, le John Doe semblait lire et relire son paquet de feuilles à la taille gargantuesque. Avait-il épaissi depuis hier soir ? Une fois son repas terminé, Jack soupira, et ce dit qu'il était vraiment temps de prendre exemple sur son voisin de siège, et de se mettre au travail lui aussi. Quand il releva les yeux, il n'était plus là. Cet homme avait la capacité d’apparaître et de disparaître tel un ninja. Ou alors cet homme n'avait jamais existé et n'était que le pur fruit de sa folie, ce qui expliquerait son manque total de sociabilité. Et le journaliste était vraiment trop fatigué pour réfléchir à tout ça. Il devait être environ 14h30 quand il finit par partir à son tour pour rejoindre son wagon, et par conséquent, sa place. Il devait bien avouer que la route était mortellement ennuyeuse tandis qu'il calculât le nombre d'heures à passer dans ce train. 31H30. Encore 31h30 et il serait à Los Angeles.


« Pardon... »


Jack sursauta sur place, haletant de surprise, et se retournant pour finalement voir son beau voisin, un petit sourire aux lèvres, alors que celui-ci essayait clairement d'entrer dans la cabine, tandis que Jack était en plein milieu du passage. Ainsi, gêné, le blond se décala contre le mur, laissant donc de l'espace pour que son voisin puisse passer.


« Oh ! Heu. Non, c'est à moi de m'excuser. Au fait, je... »


Il n'eut pas le temps de finir sa phrase pour essayer de se présenter, que le Latino avança sans le moindre regard vers lui, pour retourner à sa place, sortir une pochette marron de son sac -pochette qui était tellement pleine de papiers que l'élastique semblait tenir par miracle- et sorti de cette même pochette un nouveau paquet de feuilles pour recommencer à travailler. Mon Dieu, mais ce type allait se tuer à force de travailler comme ça. Quel genre d'emploi occupait-il ? Ministre ? Qu'importe. En tout cas, il avait encore perdu une chance de se présenter de façon tout à fait naturelle, ou presque. Jack était vraiment un cas désespéré dans sa relation à autrui. Ah, il pouvait bien parler de son voisin qui semblait aussi social qu'une araignée, mais lui n'était pas vraiment mieux, de son côté. Il n'avait pas remarqué qu'il observait... Plus ou moins fixement son voisin jusqu'à ce que celui-ci lève les yeux vers lui pour la première fois, et le dévisage tout autant qu'il le faisait quelques secondes auparavant. Oups, grillé. Jack senti une légère chaleur épousseter ses joues tandis qu'il sursautait au si beau regard de l'homme qui semblait le fixer.


« Heu... Je... »


Ne sachant pas quoi dire d'autre, Jack détourna le regard, les joues rouges d'embarras, le cœur battant la chamade, et sorti de l'encadrement de la porte pour se diriger vers le wagon de la salle commune. Il avait besoin d'être au calme. Du moins, il avait surtout besoin d'être loin du regard intense de Latino pour pouvoir travailler. Sinon, il le savait très bien, il n'allait jamais y arriver. Là encore, il était difficile de dire combien de temps il passa à plancher sur ce foutu article des incendies de Los-Angeles. Il y avait franchement plus passionnant comme sujet, mais pas grand chose d'autre à faire dans ce train. Il ne fut tiré de sa transe journalistique que lorsqu'une petite mélodie, qui semblait lointaine, se fit entendre. Une mélodie si belle, et si entraînante ; il ne put résister à l'envi d'en connaître l'auteur. Le foyer même de cette musique se trouvait à seulement deux wagons de là, tandis qu'il entrait dans la pièce des conférences, dont se servaient les touristes pour mieux connaître leur destination. Cependant, nullement de speech abominable sur l'Histoire de la côte Ouest des États-Unis, seulement une masse bruyante de passagers réunis en cercle autour d'un seul homme : son magnifique voisin de cabine.


Celui-ci, une guitare à la main, se lançait dans des improvisations à la guitare parfaitement maîtrisées et sublimes, donnant un rythme si entraînant que presque personne ne pus s'empêcher de danser, malgré le grand manque d'espace. Jack ne pouvait détourner son regard de cet homme, et devait certainement ressembler à un poisson hors de l'eau, la bouche bée devant un tel spectacle. Tout était parfait chez lui. Sa maîtrise parfaite de l'instrument à cordes qui aurait de quoi faire rougir les plus grands guitaristes de la Nation, ses yeux pétillants de bonheurs tandis qu'il jouait tout ce qui lui passait par la tête, transformant n'importe quelle mélodie en véritable symphonie, et surtout, sa voix. Divine, claire, et pure, avec un ton grave, mais suave. Enfin, il pouvait entendre sa voix. Il chantait, comme si c'était le jour le plus heureux de sa vie, un grand sourire aux lèvres, et en espagnol, s'il vous plaît, ce qui conforta Jack dans son hypothèse de l'origine ethnique de son voisin, sans passer pour un raciste ou autre chose du genre. Tout était parfait. À chaque fois que Jack l'entendit rouler les « R » ou qu'une consonance hispanique vint quitter les lèvres du brun, il en eu des frissons dans tout le dos. Alors que le guitariste, lui, semblait être plus à l'aise dans cette langue que dans n'importe quelle autre, et le plaisir de la parler se lisait sur son visage. Il rayonnait. Peu à peu, les autres musiciens amateurs, d'autres guitaristes pour la plupart, vinrent le rejoindre dans cette extase artistique, créant ainsi un véritable orchestre au sein de ce train, dont le voyage était si ennuyeux. Tout le monde dansait et chantait en chœur autour des musiciens créant cette ambiance de convivialité qui semblait manquer à ce voyage.


L'on pourrait certainement entendre la petite foule chanter depuis le 6eme wagon, au moins, mais cela n'importa personne. Tout le monde profitait du moment festif improvisé. Les gens tapaient dans leurs mains, au rythme de la musique, se laissant portés par le bien fou que procurait les chansons qui s’enchaînaient les unes après les autres. Les applaudissements se firent plus forts, et beaucoup plus forts, quand les musiciens, trop fatigués pour continuer, arrêtèrent de jouer, et se levèrent pour saluer leur petit public. Le Latino était d'ailleurs trempé de sueur, sûrement due au mélange de l'effort et de la chaleur corporelle du public qui les étouffaient, mais gardait toujours le sourire aux lèvres. Cependant, pour le journaliste, il n'y eu pas de spectacle plus plaisant. Jack, toujours à l'entrée de wagon, observant de loin la scène, ce dit qu'il pourrait très vite s'habituer à l'entendre jouer et chanter comme cela tous les jours. Un petit béguin de voyage n'était jamais très dangereux, selon lui, mais il se dit qu'il était tout de même temps de faire connaissance, avant que l'heure des grands « Au revoir » n'ai sonné. Il soupira encore une fois, et jeta un coup d’œil à son téléphone pour voir l'heure. Il était vraiment temps d'aller manger, puis d'aller se coucher. Pour une fois qu'il avait le temps de manger, autant en profiter. D'autant plus que le plat du jour de ce soir était un joli bifteck servi avec sa purée de patates douces et des haricots. Il eut bien fait de partir manger à l'instant même où la représentation était terminée, il avait pu trouver une table aisément. Une fois qu'il eut donc fini de manger, Jack se dirigea vers les cabines pour se doucher. Par chance, il y avait encore de l'eau chaude. Une aubaine. Sortant de la salle d'eau, la peau encore fumante due à l'eau chaude, il se mit en pyjama et se mit au lit. Disons qu'il s'agissait plus de simples couches que de véritables lits, mais l'inconfort n’empêchait aucunement le sommeille de venir. Heureusement, d'ailleurs, car il était déjà tard, environ une heure du matin, et qu'il était sensé arriver à destination dans une petite vingtaine d'heures. Cela lui laissait tout juste le temps de dormir tranquillement, de faire sa valise, de manger, et éventuellement, de pouvoir enfin parler au beau brun avant qu'il ne le revoie plus jamais de sa vie. Le journaliste eut une petite moue à cette idée bien triste. Et dire qu'il ne connaissait même pas son nom. Fort heureusement, avant même qu'il n'eut pu se blâmer lui-même, il tomba dans les bras de Morphée.

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