Le premier fantôme d'Ivan

Chapitre 1 : Visite chez le psychologue

3135 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 19/04/2026 13:33

1, Visite chez le psychologue




Par une belle journée de septembre 2015, Moscou.

Une élégante brune fit claquer ses souliers contre les dalles du vestibule à chaque pas. Derrière elle, son fils lui emboîta le pas. Les yeux de la mère lançaient des éclairs sur son rejeton qui ouvrit la bouche pour la questionner, mais les mots mourraient avant même de franchir le seuil de ses lèvres. Ses yeux fuyaient tout contact avec elle. Cette dernière se retourna et murmura : 

— Viens Vanya ! Dépêche-toi !

Ces paroles étaient plus terrifiantes que si elles étaient hurlées.

— Qu’est-ce vous faites, petit ? intervint une voix masculine à côté du garçon. Je vous l’ai déjà dit que c’est une mauvaise idée de venir ici… Pourquoi insister !?

Un bref silence, avant que la voix entendue reprenne.

— Je vous le dis, gamin, c’est une mauvaise idée ! Combien de fois dois-je vous le répéter ?

Ivan demeurait obstinément silencieux, la tête baissée. Les murs nus semblaient l’écraser à son passage tellement le couloir était étroit.

— Vous m’écoutez ? insista la voix masculine.

Le garçon approuva imperceptiblement.

Frappant à une porte brune insonorisée, la femme serra son sac à main gris contre elle. 

Cet instant suspendu semblait durer une éternité pour Ivan. Le silence était lourd, suffoquant, insupportable, quasi claustrophobique, dans ce couloir au plafond bas.


La porte s’ouvrit, dévoilant un quarantenaire en complet bleu impeccable. Il les accueillit poliment à l’intérieur sous son regard trop serein. Il les invita à s’installer sur le canapé brun foncé et le fauteuil inclinable qui encerclaient le bureau. Le psychologue s'assit sur le fauteuil beige derrière le bureau, un cahier et un stylo sagement posés à côté d’une petite plante en pot. Les yeux sombres du professionnel balayèrent la grande pièce dont la bibliothèque dominait le fond en face des diplômes avant de s’arrêter sur la mère.

— Nadezhda Nikolaïevna, pouvez-vous m’expliquer qu’est-ce qui vous amène ? 

— Oui, Ilya Romanovitch, murmura-t-elle.

Le psychologue promena son regard du garçon de quinze ans à sa mère et d’elle à lui. 

— Vanya n’a pas changé pourtant de comportement, continua la mère en levant les mains dans les airs. Un garçon parfaitement normal… À l’exception de certains maux à l’estomac, de sa peur des hauteurs et du noir… Rien d’étrange… Mais, lorsqu’il danse, un vrai roi ! Une vraie étoile ! 

— Alors quoi ?

— Le problème provient du fait qu'il affirme voir un fantôme dans la maison… Alors qu’il n’y a personne ! Je ne sais pas ce qui lui arrive !

Le psychologue tourna le regard vers le garçon et lui demanda doucement : 

— Ivan Pavlovitch, peux-tu me dire si ton ami fantomatique est dans la salle ? Oui ou non.

L’interpellé tourna ses yeux clairs vers la fenêtre où les rideaux à moitié tirés laissaient filtrer la lumière du jour. 

Soudain, la même voix masculine depuis son arrivée, près de la fenêtre, commenta : 

— Ne l’écoutez pas, l’ami, c’est un piège ! Si vous dites oui, il vous enverra dans un asile psychiatrique, un internement garanti ! Et ce n’est pas joyeux être entouré de matelas blanc pour le reste de sa vie !

Le garçon baissa la tête, hésitant. Sa gorge se noua. Le psychologue cligna des yeux et, le stylo suspendu, attendit pour prendre des notes.

Nadezhda observait son fils, la mine exaspérée. 

— N’aie pas peur ! Tu peux me faire confiance ! chuchota le professionnel en souriant paternellement.

Ivan hocha imperceptiblement la tête. 

— Il est là ! Il est présent, marmonna-t-il en pointant le vide près de la fenêtre où se tenait Yuri  Vladimirovitch.

Ilya Romanovitch approuva et se leva. Le regard tourné vers la fenêtre, il demanda : 

— Et depuis quand il te suit ?

— Ah ! Quel malheureux je suis ! gémit le fantôme. Ivan Pavlovitch, vous êtes le seul à me voir ! Et personne ne vous croit !

Les sourcils froncés, la mère d’Ivan marmonna : 

— Entretenez-vous ses hallucinations ?

— Non, madame ! Je ne fais que mon travail ! Je ne peux pas conclure tout de suite. Il n’est pas un cas unique…

— Que voulez-vous dire ?

— J’ai entendu maints cas d’enfants être en conversation avec une voix que personne d’autre n’entend qui ont tous des origines différentes les unes des autres. Laissez-moi évaluer adéquatement votre enfant ! Je ne peux à partir d’une réponse conclure quoi que ce soit. Comprenez que la thérapie peut prendre plusieurs mois !

La femme opina du chef et se tut. Le professionnel contourna son bureau et s’approcha d’Ivan, comme s’il craignait de briser quelqu’un. Tournant la tête vers la fenêtre, il lui murmura : 

— Il est là-bas, non ?

— Quoi ? Vous me voyez ? s’étonna le défunt en se rapprochant du bureau.

Les yeux du fils de Nadezhda s’agrandirent. 

— Vous... Vous le voyez… aussi ? bredouilla l’adolescent. Le grand chauve… nu-pied ?

— Merci de m’appeler ainsi, marmonna le fantôme. J’ai un nom !

— Non, je ne le vois pas, mais peux-tu me dire depuis quand tu le vois ?

— Ne soyez pas naïf, mon ami ! commenta Yuri en s’asseyant sur le fauteuil du psychologue. Il veut vous amadouer pour gagner votre confiance et mieux vous interner ! Voyez ce qu’il a écrit, homme de peu de foi !...

— Tu peux me faire confiance, ajouta Ilya Romanovitch. Toute notre conversation demeure confidentielle… Personne ne sera informé ! 

Il se pencha vers Ivan.

— Je sais ce que c’est de vivre un événement qui change la vie pour toujours, murmura-t-il pour être entendu du garçon seulement en un souffle. Je l’ai moi-même vécu… Et fais-toi confiance ! Ne laisse pas ton ami dicter ta conduite.

— Comment ? demanda Ivan. Quoi ?

— Quoi ! ? s’offusqua Yuri en blanchissant ses jointures. Je…

La lampe du bureau grésilla. Un déclic retentissant dans un silence épais. Puis, elle s’alluma et s’éteignit. 

Ivan retint son souffle à la vue des ombres sur la bibliothèque qui ondulaient à un rythme irrégulier. Une lueur cligna une fois et deux fois, éclairant le cahier de thérapie. 


Ivan, hésitant, leva les yeux sur Yuri Vladimirovitch. La température de la pièce se refroidit, des sueurs froides glissèrent le long de l’échine de l’adolescent. Sans l’ombre d’un doute, ce fantôme était le responsable.

— Je n’ai rien fait ! souffla-t-il.

« Ce fantôme n’est pas si inoffensif qu’il le paraît ! Inquiétant ! » songea Ivan en tenant puissamment entre ses doigts le bord de son t-shirt.

Le cœur battant la chamade Nadezhda Nikolaïevna regarda la lampe, puis son fils et l’interrupteur, serrant contre elle un calepin et un stylo, comme s’ils étaient son ancre au milieu de la tempête lumineuse. 

« Ce n’est pas normal ! » pensa-t-elle.

Yuri, invisible de tous, sauf d’Ivan, dessera ses poings, le regard fixé sur la lampe.

— C’est moi ? murmura-t-il.

La lampe cligna plus puissamment. Avant de plonger une partie de la pièce dans la noirceur. La température ambiante chuta de quelques degrés.


Un silence oppressant plana pendant un instant sur les vivants qui s’entre-regardèrent.

Ilya Romanovitch revint à son bureau, les jambes flageolantes. Il refusa de s’asseoir et tendit une main qui trembla, dans un geste à peine perceptible, pour débrancher la lampe.

— Que faites-vous ? rugit le fantôme près du professionnel.

Ilya Romanovitch sursauta, le sang pulsant dans ses tempes. Il inspira lentement et murmura, presque inaudible : 

— Vous m’avez fait peur ! Que voulez-vous ?

Yuri Vladimirovitch se tut et scruta le professionnel.

— Qu’est-ce que… ? demanda Nadezhda devenue pâle. Vous avez senti ça ? Pourquoi ce jeu de lumière ? Une mauvaise installation électrique ?

— Madame, ce n’est pas un jeu, affirma sérieusement Ilya Romanovitch pour camoufler la frayeur qui se lisait dans ses yeux. 

L’expression sérieuse et effrayée de la mère le força à préciser.

— Et ça, je ne le vois pas, mais je pense qu’il y a quelque chose… 

Ilya Romanovitch évita le regard de Nadezhda, écoutant le mécanisme de l’horloge pendant quelques minutes avant de s’exclamer : 

— Je ne comprends pas non plus qui joue avec la lumière !

Yuri, invisible de tous, sauf d’Ivan, scruta ses mains comme s’ils étaient doués d’une force extraordinaire qu’il venait de découvrir pour la première fois.

— Je peux influencer le monde matériel ? murmura-t-il, incrédule. Je l’ignorais ! Sérieux ?

— Il semblerait, répondit Ilya avec assurance en tournant la tête dans la direction de la voix fantomatique.

— Ah ! commenta le revenant. Intéressant ! Donc, il n’y a pas que ce gamin qui peut interagir avec moi ! Où fait-il semblant de parler avec moi ?

Le psychologue ramena son attention vers les vivants. Alors que les yeux interrogateurs de Nadezhda incitèrent le professionnel à préciser sa pensée.

— Je disais qu’il semblerait que le cas de votre fils soit plus complexe que prévu. Je dois essayer de le comprendre pour l’aider avec le sujet de votre inquiétude. Je ne peux pas en une séance déterminer exactement la nature. D’ailleurs, pouvez-vous me dire s’il y a des antécédents dans la famille ?

— Je ne pense pas, répondit la mère. Pas à ma connaissance…

Le professionnel prit des notes et se tourna vers le garçon. 


Ilya Romanovitch demanda : 

— Ivan Pavlovitch, est-ce que ton ami invisible à un nom ?

L’interpellé fixa Yuri Vladimirovitch qui le supplia : 

— Non, ne dites pas mon nom ! Ce psy est trop curieux !

— Je ne suis pas curieux, répliqua Ilya Romanovitch. Si je pose ces questions, c’est pour ton bien !

— Je ne connais pas son nom, répondit le jeune médium en haussant les épaules.

— Très bien, soupira Ilya Romanovitch. As-tu des amis à qui tu te seras confié sur cet ami invisible.

— Je n’ai pas d’amis, bafouilla l’adolescent.

— D’accord, moi aussi je n’en avais pas à ton âge.

— Serait-ce la raison de son hallucination ? demanda la mère en crispant son stylo entre ses doigts.

Un bref silence s’installa, avant que le professionnel ne reprenne parole.

— Il est bien tôt pour se prononcer sur la possible origine… Ni même de conclure avec certitude l’attitude de votre garçon… Je devrais accéder à plus d’informations à son sujet. Je vous propose de donner un rendez-vous la semaine prochaine, même journée, même heure pour approfondir cette discussion, puisqu’il n’y a pas la nécessité d’un antécédent familial pour que ceci se déclenche. Il suffit d’un événement fort très personnel.

— Et aucun traitement ? demanda la mère.

— Pour l’instant, non. Je n’aurais qu’un conseil pour votre enfant, qu’il pense à sa sécurité d’abord et ne le suive pas où il voudrait l’emmener. Compris ?

Ivan Pavlovitch approuva et se leva, tremblant.

— Quoi !? commenta amèrement le fantôme à la droite du professionnel. Je serais quelqu’un de méchant et de dangereux, moi ? Que nenni !

Un souffle froid passa près de la fenêtre. 

« Et si le psy a raison… » réfléchit Ivan, les yeux rivés sur Yuri.

Ilya Romanovitch roula des yeux, sans ajouter une parole.

Le duo quitta le cabinet sous le regard inquiet du professionnel. Dès que la porte se referma, celui-ci murmura : 

— Un cas complexe à aider ! Autant ce garçon que cette voix…


***


Dans une rue de la ville.

Nadezhda et Ivan marchèrent rapidement, ne s’émerveillant nullement devant les arbres centenaires qui apportaient fraîcheur aux passants, ni devant les magnifiques demeures aux jardins bien entretenues. Les passants déambulaient et riaient, indifférents. Yuri Vladimirovitch suivait le garçon en retrait en murmurant : 

— Ivan Pavlovitch, on passe un accord ? 

— Pourquoi ? lui chuchota-t-il.

Ivan accéléra le pas, comme s'il pouvait échapper au fantôme, mais celui-ci le suivait au pas.

— Je t’aide en classe et, en retour, tu m’aides ! C’est un échange équitable ?

— Vanya, ralentis un peu ! Il n’y a pas de feu ! s’exclama sa mère, essoufflée. Je comprends qu’après ce qui vient d’arriver, ce ne soit pas facile ! Mais il ne sert à rien de courir ! Vanya !

— Laisse-moi tranquille ! s’alarma Ivan en notant des passants qui cessèrent leur discussion pour le scruter avec indiscrétion. 

— Équitable, répéta Yuri. Tu comprends, petit ? Je n’ai pas l’éternité à attendre ! Tu es le seul à interagir avec moi, réellement !

Le garçon fronça des sourcils et dévisagea son interlocuteur invisible aux communs des mortels sous le regard incrédule de certains passants. Ses joues se teintèrent d’écarlate. Il recula, glissant ses mains dans les poches de son pantalon.

— Est-ce que tu voudrais, continua le revenant en levant les mains vers le ciel pur de nuages, abandonner ton plus grand rêve à cause d’un stupide accident ? 

— Vanya, soupira sa mère, qu’est-ce qu’il y a maintenant ?

Le jeune médium pencha la tête, réfléchissant avant d’approuver.

— Voilà, j’ai raison ! se réjouit le fantôme.

Ivan haussa les épaules.

— C’est ma vie ! Dix ans… tout ça pour rien ! Tout part ainsi…

Il claqua des doigts. Ivan prit une certaine distance, son visage se figea en un masque.

— Brillant, non ? Des années de travail, de réflexion et de sueur réduites en poussière à cause d’un pilier et d’un vulgaire pare-choc ! 

Il soupira, scrutant un point fixe au loin. Un court silence électrique s’installa. Ivan balaya les alentours, incapable de calmer les battements affolés de son cœur. Puis, Yuri reprit d’un ton plus grave, les yeux levés au ciel : 

— Pourquoi m’ignore-tu ? 

Le garçon se glaça, devenu immobile.

« Et si c’est réellement dangereux… » songea le médium.

— Je ne peux pas vous aider, parvint-il à bredouiller en le défiant du regard… Je ne comprends rien à ce que vous voulez ! 

— Je ne vais pas m’arrêter ! Ce projet doit être, un point c’est tout !… Vous seul pouvez m’aider ! le supplia-t-il, les yeux mouillés de larmes invisibles.

Le fantôme s’approcha d’Ivan et continua d’un ton sévère : 

— Pourquoi as-tu peur, gamin ? Peur d’être différent ? Tu es déjà la risée de tes amis, donc utiliser cette différence pour que ce projet ne sombre pas dans l’oubli, pourquoi pas ?

Ivan secoua la tête et recula de quelques pas. Il cria : 

— Laisse-moi ! 

Une femme qui passa près de lui se retourna, la bouche en o d’étonnement.

— Vanya, fit plus sèchement sa mère, qu’est-ce que tu viens de dire ?

— Maman… Ce n’est pas à toi que je parlais… 

Un silence lourd et gênant tomba entre eux.

— Le fantôme… précisa-t-il.

Des passants s’arrêtèrent et observèrent Nadezhda et Ivan avec curiosité. Certains riaient sous cape, d’autres murmuraient entre eux. La mère ferma les yeux, comme cela suffisait à faire disparaître la réalité. Elle murmura : 

— Vanya, je sais que la séance t’a perturbé, mais rends-toi à l’évidence : tu ne peux rien changer…

— Mais maman, le fantôme est bien réel…

— Vanya n'essaie pas d’attirer l’attention des gens ! haussa le ton sa mère. Ne te donne pas en spectacle ! Soit patient !

Sa mère pinça ses lèvres et ses yeux scintillèrent d’inquiétude maternelle.

— Mais c’est vrai ! Il est là ! bafouilla-t-il.

Le garçon désigna d’un geste de la main Yuri Vladimirovitch devant eux.

— Ça suffit, Vanya ! Rentrons !

— D’ailleurs, ajouta le fantôme en le fixant, tu n’as rien à perdre…

Ivan murmura à Yuri : 

— J’accepte l’accord !

Le fantôme sourit et s’éleva dans les airs, disparaissant de la vue du médium. Nadezhda claqua bruyamment ses souliers contre le trottoir et courut jusqu’à leur appartement quelques rues plus loin. Ivan la suivit d’un pas plus alarmé, rougissant des murmures moqueurs de certains dans son dos. Une pensée tourna en boucle dans sa tête : 

« Et si j’ai fait un mauvais choix ? »


***


Yuri se matérialisa devant un immeuble gris d’un quartier chic et murmura : 

— Lena, je suis là ! 

Il leva les mains au ciel, indifférent à tous les passants qui l'ignoraient.

— Ce petit garnement me permettra de vivre un peu plus. Si seulement il tenait parole !

Il baissa ses mains en signe d’impuissance, scrutant une fenêtre à l’étage avec une lueur d’espoir dans ses yeux brun foncé.

Au loin, une petite femme familière déambulait avec gracieuseté malgré tout le poids qu’elle semblait porter sur ses épaules, irradiant une puissante aura qui imposait le respect et l’énigme. Elle le fixait de ses yeux sombres mystérieux. Elle s’arrêta net dans sa marche et plissa des yeux dans l’espoir de l’identifier.

« Cette carrure imposante me semble connue… Qui ? » se demanda-t-elle en son for intérieur en se raidissant. La femme était certaine que cet homme n’était plus vivant. Il errait parmi les vivants, comme en témoignaient certains passants qui passaient à travers lui, tel un courant d’air.

Elle chuchota en clignant des yeux avant de détourner son regard : 

— Yuri, est-ce toi ? J’en suis quasiment certaine !

Elle avança de quelques pas vers l’immeuble, mais avant qu’elle eût le temps de s’approcher un peu plus pour l’identifier clairement, le fantôme s’évapora pour regagner l’appartement des Kuznetsov. La femme, nulle autre que Maria Petrovna, soupira et scruta attentivement le dernier endroit où était le défunt. Sortie de ses réflexions par la voix d’un passant mécontent, elle continua son chemin, l’âme remplie d’une vague inquiétude.

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