Bilbringi, une station spatiale qui ne transmettait plus aucun signal depuis plusieurs cycles. Rares sont les aventuriers à avoir fouillé ces ruines, puisque de multiples astéroïdes bordaient farouchement ses vestiges. Pourtant, une petite navette pénétra dans le système et s'approcha rapidement de l'installation.
Quelque instant plus tard, une porte s'ouvrit et révéla un homme qui rentrait à peine à l’intérieur d’une pièce très lugubre. Il était couvert d'un épais manteau, d'une capuche qui voilait ses yeux et un blaster dissimulé sous l'étreinte de la lumière. Cette luminosité sinistre surgissait de derrière le mystérieux ravisseur, là où on pouvait distinguer par l'entre ouverture d'un sas blindé, une piste d'atterrissage avec un vaisseau. Une navette de classe sheathipede, plus exactement, le même appareil qui s'était approchée de la station.
A une époque révolue de la guerre des clones, ce vaisseau servait de transport pour les dirigeants séparatistes ou les officiers importants. Au moment où l'inconnu arriva dans les vestiges de cette installation spatiale, ce modèle de véhicule devenait très rare et mal vu. D’autant plus que la confédération des systèmes indépendants et la république galactique avaient été balayés par le règne de l'empire galactique.
Pourtant, cet inconnu n'était ni un ancien général d'une armée de clones ni un farouche tortionnaire d'un jedi perverti. Il se battait continuellement pour la survie de sa personne et des innocents qui ont décidé de le suivre. Malgré ça, et avec une certaine assurance, le mystérieux arrivant s’avança de plus en plus dans l'obscurité, loin de son vaisseau. Sur son chemin, l’ambiance du couloir opposa un profond malaise à travers les échoppes vides sur le côté gauche et l‘épais mur immaculé de composants électroniques défaillant, sur le côté droit, en partie dissimulé par des couvertures décolorées. Au fil de la marche, plusieurs marques de brûlure et d'impacts jonchaient le couloir, la lumière éclairait faiblement le sol, et une odeur de souffre empestait les lieux. Pour notre nomade, il continuait d’avancer avec une obstination troublante, une main sur son blaster, et le regard sur le qui-vive, en partie caché par sa capuche.
L’investigateur explora chaque salle, chaque compartiment et parvint finalement à trouver la salle de contrôle de la station. L’endroit était ravagé, des chaises accompagnaient quelques débris sur le sol, et les terminaux semblaient être tous détruits. Cependant, l’inconnu observa une petite table holographique encore fonctionnelle. Il s’arrêta aussitôt devant, et actionna une commande pour démarrer les registres de l’installation. Par chance, elle n’était pas endommagée. Il découvrit alors les archives de la Station de Bilbringi. Puisqu'un enregistrement se projeta au-dessus de la table, et révéla les images d'une caméra de sécurité. Ainsi, le dégoût gagna rapidement le ravisseur quand il apprit que Bilbringi n'avait jamais été un théâtre d’horreur en permanence.
Il fut un temps, cette installation spatiale abritait des réfugiés de la république, chaque citoyen y trouvait un foyer convenable. Un lieu de paix et de prospérité y régnait alors qu’ils fuyaient les troupes séparatistes de Ord Mantell. Mais récemment, l’empire remplaça subitement la démocratie, et une dictature autoritaire vit inévitablement le jour. Ce changement brutal fut accompagné de lois différentes, et trop sévères. Mais malgré cela, elles passaient comme même sous la méfiance de Bilbringi. En réalité, ces changements tempétueux n'effaçaient guère les rêves des réfugiés, ils souhaitaient davantage la conclusion une bonne fois pour toute de la guerre des clones, et de pouvoir enfin trouver un lieu tranquille pour leurs familles.
C’est alors que lors d’une rotation ordinaire, un seul vaisseau fondit l’espace et émergea dans le système. Il n’avait point besoin d’une flotte entière, ce simple destroyer de classe venator était à même de brouiller les communications et de remplir la mission qu’il lui a été désigné. Ce véritable bâtiment de guerre, lourdement armé, s'amarra alors à la Station de Bilbringi sans en avertir le responsable. Naturellement et pris par la joie de devoir accueillir leurs sauveurs, les fidèles civils s’empressèrent d’aller au hangar où les premières troupes de l’empire commençaient à débarquer avec leur transport Laat/i. Quand les citoyens franchissaient le seuil de ce hangar, ils se réjouissaient de la fin du séparatisme qui avait été finalement dissous, et ils imaginaient désormais que les soldats clones étaient revenus pour leur redonner un nouveau foyer dans la galaxie. Dans le fond, ces citoyens espéraient amèrement recevoir les privilèges qu’ils ont tant attendu. Cependant, ce n'était pas vraiment le cas lors de l’amarrage de la soute 65.
La soute 65, destiné au transfert d’urgence et aux livraisons médicales, fit entrer, cette fois, un bataillon complet de soldats clones, les armes à la main. Le groupe, fermement résigné, s’enfonçait plus profondément dans l'installation, traversant les couloirs et les pièces dans un torrent naïf d’applaudissement. Au hangar, ce fut précisément le même accueil qui s’y passa. En ce jour, l’écho des bottes blafardes des vainqueurs résonna plus fort, leurs casques restaient droits et disciplinés pour une raison quelconque.
A un moment, les trois bataillons s'arrêtèrent. Un cul-de-sac se tenait devant eux, et sur les côtés, leurs cibles semblaient être prises dans un piège. A l’avant, et au centre de la formation, le capitaine, d’un pauldron1 et au kama2 noir ében, éleva subitement le bras droit.
— Colonne droite quart de tour droite, Colonne gauche quart de tour gauche ! Ordonna-t-il sèchement sans une once de remords dans sa voix.
Les trois compagnies, figés depuis quelques secondes, se réorientèrent soudainement, suivant aveuglément les ordres de leur supérieur, vers les civils de l’installation. Dans un réflexe immédiat, et après avoir reçu un ordre depuis leur canal radio personnel, les soldats clones levèrent instinctivement leurs fidèles carabines DC15S. Les pauvres réfugiés, voyant la tournure changée de ton, décidaient finalement de reculer, malheureusement, aucune échappatoire ne s'ouvrait. A cet instant, il était tout simplement trop tard.
Entre-temps, Le capitaine du bataillon baissa progressivement son bras, et il toussa violemment, afin d'affiner une certaine autorité.
— Au nom de l’Empire Galactique, cette installation est en infraction directe avec le protocole 66, certaines personnes auraient décidé de cacher des jedis parmi nos rangs, et je ne vois qu’une sentence appropriée pour cet acte de trahison… la mort.
Pas un mot supplémentaire, seulement un silence froid et rempli d’une terreur débordante, les plus réactifs tentèrent de s’enfuir, mais d’autres plus naïfs restaient complètement figés, refusant cette réalité. Quant aux soldats clones, ils n’attendaient plus vraiment d’ordre, car tout avait été déclaré. Ainsi, dans un mouvement sec et brutal, les fiers combattants de la république purent subitement ouvrir le feu sur une foule agitée, en total panique. Dans un déluge de tir nourri, les lignes abattirent d’abord les premiers fuyards avant de se rabattre sur les derniers réfugiés lourdement gênés ou incapables de bouger.
Après une bonne heure, le carnage était terminé. Le capitaine et ses bataillons de clones dépouillèrent ensuite les lieux de tout matériel sensible. Que cela soit des Radios bricolés, des blasters improvisés ou trafiqués et même des informations diverses contenues dans des terminaux. Tous les moyens étaient judicieusement utilisés afin d’obtenir des localisations sur les derniers jedis en fuite.
Quand le destroyer partit enfin de la station, après deux heures de fouille sans relâche, il ne restait plus personne à bord, puisque nul n'était capable de survivre à ce massacre. Des hommes, des femmes et des enfants, croyant que la république leur avait donné un foyer prospère, on était injustement tué comme de vulgaires traîtres.
Du moins, après avoir feuilleté les différents dossiers dans le terminal du projecteur holographique, notre explorateur anonyme décida alors de télécharger les dernières transmissions avant de partir, il espérait obtenir plus de détails sur cette étrange opération macabre. Après l’ouverture d’une porte donnant accès au couloir, l’explorateur s’éclipsa de la pièce en retrouvant son chemin alors qu’il songeait profondément à ce massacre. Le ravisseur ne savait évidemment pas toute cette histoire avant son arrivée, car certaines connaissances lui avaient procuré des petites rumeurs locales. Personne n'était en réalité sûr de ce qui avait bien pu se passer dans cette installation. Hors, cette exécution glaçante retournait complètement l’estomac de notre aventurier, alors qu’il était habitué à bien pire par le passé. Pas étonnant que l’empire cachait précieusement ces lieux, la peur de devoir expliquait un tel génocide au sénat, serait assez suffisant pour décrédibiliser le régime autoritaire et donner du crédit pour une autre guerre. Mais, ils auraient mieux fait de détruire la station au lieu d’en faire un exemple sanglant.
Au bout d’un moment, le nomade continuait ses recherches inlassables de survivant. Le décor ne changea pas, quelques ventilations bloquèrent par moment le chemin de l’explorateur, et il lui suffit d’un simple contournement pour reprendre sa marche. Cependant, il fit finalement une découverte surprenante juste devant lui.
Sous les décombres d’une vieille porte d’une Cantina de la station, une petite silhouette s’y trouvait réfugiée. Il était mince et avec peu de vêtements qui le couvraient du froid ambiant. Mais, un élément paraissait particulièrement vrai, le garçon survivait. L’explorateur avait dégagé un pistolet blaster RG4D de son holster pour tirer sur la porte afin de lui porter secours. Un seul bruit sec se faisait entendre à travers le couloir en désordre, suivi d’un coulissement vertical grinçant. Une fois ouverte, l’individu se glissa aussitôt dans le refuge de l’enfant. Car, il en était sûr désormais, c’était bien un jeune isolé de treize ans.
— Que fait cet enfant abandonné dans cette installation délabrée ? se demanda mentalement le nomade.
En un quart de seconde, l’explorateur rengaina son blaster, il remarquait aussi un détail intéressant envers ce gamin, il resta en tailleur, yeux fermé. Par ailleurs, il n’eut même pas un sursaut, des suites de l'utilisation de son pistolet. Mais, ce qui le fascinait le plus, c’était que l’enfant n’avait pas l’air conscient de sa présence, pourtant il était tourné correctement vers l’explorateur comme s' il attendait quelqu’un. D’autant plus que la poitrine de ce gamin se soulevait parfaitement malgré sa sous nutrition apparente, et l’état pitoyable qu’il laissait paraître. Au moment où l’explorateur décida de s’exprimer, une petite voix enfantine provenant de la bouche de ce petit garçon, yeux toujours sceller, l’interrompit doucement.
– Bonjour monsieur… Je sais que vous n'êtes pas venu pour me sauver, vous êtes plutôt à la recherche de quelqu’un d’autre…
Une sensation étrange envahit l’explorateur à ce moment même, une intuition, qu’il n'avait pas eu depuis fort longtemps, lui criait d’abattre cette enfant. Cependant, il ne le fit pas pour l’instant, il chercha plutôt à comprendre. L’homme possédait, pourtant, un caractère fort après plusieurs années à affronter la mort en face, et il ne devait pas se laisser affaiblir par un seul mystérieux rescapé d’un génocide étouffé. Brusquement, il racla sa gorge, baissa légèrement la tête et il posa une main à son blaster par réflexe ou craignant une quelconque révélation inattendue.
— Qui es-tu exactement gamin ? demanda prudemment le nomade aux yeux encore voilés par sa capuche.
L'enfant ne répondit pas immédiatement, laissant un doux silence s’installer entre eux en premier. Le crépitement de la tôle, la ventilation, toujours active, qui résonnait faiblement derrière l’ombre tamisée de l’explorateur, créèrent à eux seules une délicate mélodie d’une cachette détériorée. La lumière crépitante de la pièce, marquée par un petit cratère, l’ouvrage d’un tir de blaster, refléta intensément le visage du jeune adolescent. Il portait des cicatrices légères, des éraflures causées par du métal et de la poussière entreposée dans le placard d'où il était enfermé. Mais ce qui le sortait de cet aperçu horrifique de son entourage, c’est bien, la luminosité de ce petit compartiment qui l’aida grandement à se concentrer.
Un léger mouvement de la tête, une inclinaison parfaite malgré sa faiblesse, et le garçon, étrangement soulagé, décida enfin d’ouvrir ses yeux. Un iris vert foncé ornait son regard se dirigeant instinctivement vers l’explorateur, et il arborait un sourire satisfait comme s' il savait que quelqu’un allait le trouver.
— Je m’appelle Kalisto, padawan jedi du maître Neck’to et vous… à qui ai-je l’honneur de rencontrer ? déclara sagement le jeune érudit.
L’explorateur laissa volontairement défiler le temps à son tour, pas par envie, mais pour une crainte enfouie. Il avait tant redouté cette réponse, maintenant il en était convaincu. L’ordre Jedi avait survécu à la purge, et il faisait bien face à un survivant. Malgré lui, l’explorateur connaissait que trop bien ce groupe de fanatique envers la force. Une énergie que cette individue n’y croyait particulièrement pas, mais ces membres de l’ordre étaient complètement aveuglés par cette idéologie de paix, et déterminés à rétablir l’espoir dans une galaxie perdue d’avance. Ces fameux Jedis dirigeaient triomphalement la grande armée de la république pendant la guerre des clones, et d'innombrables victoires avaient suffit à faire plier l’armée des droïdes de l’alliance séparatiste. A cause de ces défenseurs des peuples, une multitude de planètes tombèrent sous l’occupation impériale facilement, sans opposer de résistance. Par pure ironie, l’ordre 66 n’annonça pas seulement la fin des armées séparatistes ou la retraite de leurs compagnons clonés mais elle mettait, en réalité, un terme au pitoyable culte des Jedis.
— J’ai de la pitié pour ces civils, en revanche, ce jeune jedi mérite que je le jette au fer. songea-t-il en repensant à son périple.
Mais soudainement, alors que l’explorateur se remémorrait encore de ces aventures. Il s'aperçut d’un détail troublant pendant sa réflexion, le padawan essaya de lire en lui comme dans un livre ouvert. Sa petite tête innocente suivait chaque petit mouvement de son visage masqué. Alors, en réponse, il sortit son blaster et le pointa directement vers l’enfant avec une rapidité stupéfiante pour cesser ce qu’il était en train de faire.
— Tu arrêtes immédiatement ce que tu essayes de faire actuellement ! s’exclama-t-il brutalement, puis il reprit une intonation plus douce en expulsant un lourd souffle poignant. — Et tu peux juste m'appeler Naen.
Naen, un nom de secours qui cacha sa véritable identité, et il ne voulait pas révéler ses secrets trop vites surtout auprès d’un jedi. A ce propos, le padawan, n'ayant pas vraiment peur des menaces de l’explorateur, se leva calmement, le blaster RG4 toujours fixé sur sa petite tête.
— Pourquoi me menacez-vous ? demanda Kalisto naïvement et avec une grande incrédulité sur la réaction du nomade.
Entre-temps, le padawan regarda l’endroit où devait se situer la tête de son interlocuteur, à peine perceptible à cause de la capuche obscur qui recouvrait fermement son visage.
— Parce que je sais de quoi tu es capable, jedi… évoqua l’explorateur avec une haine contenue dans sa voix.
— Et… Qu’ai-je fait ? t’accueillir ? Savoir que tu allais me tirer de cette épave… insista le jeune garçon avec perplexité.
Naen, au visage crispé et tendu, hésitait intérieurement, encore une fois, à presser la détente, et à abattre ce Jedi. Pourtant, il réfléchit, au lieu de tirer et passer à autre chose. Réfléchir, pour l’explorateur, était un talent qui lui valut du prestige pendant la guerre, et c’était du moins la base de toutes ses grandes prouesses. Après quelque seconde dans le silence, il se calma légèrement, il rangea son arme, et Naen fixa le padawan d’un air malicieux.
— Non… tu n’as rien fait… C’est vrai… Mais, tu vas quand même rejoindre ma navette, et n'attends surtout pas de traitement de faveur. déclara-t-il en guidant l’enfant vers son transport.
— Très bien… Je vois que tu as accepté de m’aider ! affirma le padawan, un peu trop confiant dans sa vision.
— Exact… disait-t-il à contre cœur, Fais confiance à ta force, et tout se passera bien pour toi… prononça Naen peu après, en maintenant le padawan debout sur ses deux jambes avec une main recouverte d’un gantelet noir.
Au fil de leur marche, le chemin du retour parut plus court, et un silence solennel berça l’explorateur et le jedi, bien que l’odeur de la décomposition nauséabonde commença à emplir le hangar principal. Ce hangar n’était qu’une grande surface qui se composait d’un quai de chargement à l’arrière, d’un dépôt de carburant sur le côté droit et d’une grue multifonction au plafond. L’élément, qui intrigua brièvement l’explorateur, était plusieurs conteneurs placés près de sa navette, dont une caisse avait déversé cinq corps. Les restes des civils du génocide, c’était fort probable. Naen détourna immédiatement les yeux de cette vue immonde, il obligea le faible padawan à courir et à monter à bord de son vaisseau en premier. Puis, l’explorateur se retourna instinctivement sur la rampe de son vaisseau, et il jetta un dernier regard chargé de compassion sur ces vestiges.
— Reposez en paix citoyens… murmura-t-il ensuite, en tournant doucement les talons vers sa navette.
Hors,, quelques bruits mécaniques obligea soudainement Naen à rester. Il constata en se retournant qu’un droïde sonde le surveillait derrière un conteneur caché dans la pénombre. D’un geste rapide et précis, il élimina le droïde de reconnaissance, qui retomba lourdement sur le sol dans un fracas assourdissant. Puis, il dégoupilla prudemment un détonateur thermique dans son manteau. Il la lança vers les cadavres mais, la grenade rebondit sur plusieurs conteneurs avant d'atterrir à proximité de plusieurs citernes de carburant.
— Dank Farrik… prononça-t-il sèchement en voyant cette action.
Sans perdre un instant, Naen se précipita au poste de pilotage, activa les propulseurs du vaisseau et il s’installa sur son siège. Une première détonation fit trembler la navette dans une immense explosion, le petit vaisseau ricocha sur l'encadrement de la porte du hangar, sans égratignure, et parvint de justesse à sortir de l’installation. Puis, dans une dernière salve explosive, la station se désintégra en une traînée de poussière.
Hors de portée, et à bord de la Sheathipede, l’explorateur navigua proprement à travers les astéroïdes. Les roches spatiales manquèrent par trois fois de toucher le vaisseau, mais, les talents en pilotage de l’explorateur permirent d’esquiver sans problème ses anomalies. Quand la Sheathipede se dégagea enfin du dernier astéroïde sur son chemin, Naen courba légèrement la tête et vérifia aussitôt l’hyperespace. Puisqu’avant son arrivée à la station, l’homme avait soigneusement préparé les coordonnés d’une planète éloignée, un repaire qu’il était le seul à connaître, et à l’abri de tous les regards.
— Ce droïde sonde a dû prévenir une flotte impériale environnante avant mon arrivé dans le hang-… songea le navigateur avant de se faire interrompre.
— Où va-on ? questionna naïvement Kalisto auprès de l’explorateur en s'asseyant près de lui, dans le siège du copilote.
— Une destination où aucune personne n’a connaissance à part moi et mes alliées… annonça sombrement Naen en esquissant un faible sourire sournois à son passager pendant qu’il actionna un levier en même temps.
Une brutale accélération secoua la navette, puis elle disparut dans un mur noir qui s’ouvrait ensuite sur un canal au rayure bleu et blanc. Mais, à peine extirpé des ennuis, que déjà, il avait été suivi. Comme prévu, trois destroyers de classe venator émergèrent de l’hyperespace. A leur côté, quatre croiseurs légers de classe Arquitens, trois Croiseurs transgalactique de classe Acclamator MK II et deux croiseurs de classe Gozantie en formation échelon pour contrer une éventuelle attaque. Mais, la flotte impériale “le Fer de lance” arriva quelques secondes trop tard dans le système de Bilbringi. Cela n’empêcha pas aux vaisseaux de combat de profiter de ce silence pour envahir le secteur. Ils purent ainsi constater qu’une simple épave dérivait toujours au centre d'un amas d’astéroïdes.
En revanche, dans l’un des postes jumeaux d’un destroyer, une mystérieuse silhouette contempla sa flotte parcourir le système à travers plusieurs vitres triangulaires. Elle était particulièrement souriante face à son échec à coincer cet éventuel pillard. Mais, cela restait un prétexte pour cette femme, au coeur d’une profonde froideur, croisant même les bras dans son dos avec une étonnante sérénité. Elle savait, grâce à la sonde, que ce n’était pas un explorateur, ni même un pillard d’épave, car c’était, en réalité, un survivant de la guerre des clones et plus particulièrement de l’alliance séparatiste.
Après plusieurs cycles, la femme, en uniforme d’un blanc immaculée et propre, se donna comme objectif de traquer sa cible sans relâche, et puis à ce moment, elle avait finit par réussir.
— Ce jeune homme ne le sait pas encore, mais il est condamné… pensa cette dernière alors qu’un officier s’approcha d’elle dans son dos.
— Vice-Amirale, l’Amiral souhaite un rapport de situation concernant notre prise de ce système. annonça-t-il avec un visage complètement inexpressif.
La Vice-Amirale ne se retourna pas, et déclara sinistrement ces prochains ordres.
— Pas la peine de le prévenir…. Contactez plutôt l’Agente Dorama et dites lui d’investiguer le secteur 074.
L’officier salua respectueusement sa supérieure hiérarchique d’un simple revers de la main sur sa tempe, et approuva cette directive en même temps.
— Bien entendu, Vice-Amirale !
Quand il s’éloigna, l’officière continua d'admirer sa puissante escadre revenir vers elle, et durant l’espace d’un instant, elle savoura déjà sa victoire.
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Petit lexique:
1: Le pauldron est porté par des officiers clones ou impériales et permet d’avoir une protection sur l’épaule. D’ailleurs ,c’est principalement son rôle, selon sa traduction mando’a ( mandalorienne). Plus tard, l’accessoire permettra de distinguer un stormtrooper lourd ( équipée d’une DLT 19) à un commandant de section grâce à ces différentes couleurs.
2: Le Kama est également porté par des officiers clones qui permet de les protéger de la déflagration de divers projectiles. C’est généralement une jupette qui se tient sur les hanches. Contrairement aux pauldrons, seules les unités spéciales de l’empire auront le privilège d’avoir cet accessoire.