Les Chroniques d'un Jedi - Tome 2 : Chercher sa voie
Chapitre 9 : Le coffre des anciens
642 mots, Catégorie: G
Dernière mise à jour 09/08/2026 15:24
Chapitre 9 - Le coffre des anciens
Le Temple Jedi dormait. Les couloirs, habituellement baignés de pas et de voix feutrées, n’étaient plus que pierre et silence. Les lumières s’étaient atténuées, réduites à de simples balises, comme si le bâtiment lui-même retenait son souffle.
Vyze ne trouvait pas le sommeil, il se leva et avançait sans hâte, il ne fuyait pas, il ne se cachait pas, il répondait à un appel, comme un murmure.
Il l’avait senti dès son retour de chez le Chancelier.
Une présence diffuse, persistante, impossible à ignorer. Ce n’était pas une voix, ni une vision, plutôt une traction, comme si quelque chose, enfoui depuis des siècles, reconnaissait enfin sa présence.
— Je sais… Murmura-t-il.
La bibliothèque du Temple se dressait devant lui, immense, solennelle. Ses portes s’ouvrirent à son approche, reconnaissant l’empreinte de la Force.
À l’intérieur, l’air était plus froid, plus ancien.
Vyze traversa les allées de datacrons et de parchemins holos, ignorant les connaissances accessibles à tous. Il se dirigeait vers le fond, là où peu de Jedi s’aventuraient.
Derrière une paroi lisse, presque invisible, se trouvait le coffre des anciens, gardien des savoirs interdits.
Un dispositif que seuls les plus grands maîtres pouvaient ouvrir, Vyze posa la main contre la surface, la Force circula et la serrure céda sans résistance.
Le coffre s’ouvrit lentement.
À l’intérieur reposait un cristal de kyber noir, massif, brut, gros comme un casque d’entraînement de padawan. Sa surface absorbait la lumière au lieu de la refléter. Il ne brillait pas… il attendait.
Vyze sentit la Force vibrer violemment autour de lui.
Il tendit les mains et le cristal entra en résonance, comme s’il reconnaissait un vieil ami.
Pas de douleur, pas de rejet mais une reconnaissance.
— Voilà donc ce que tu me réservais… Murmura Vyze.
Le cristal était lourd, il diffusait une chaleur douce et brûlante à la fois. Ancien. Chargé d’une volonté qui n’imposait rien, mais exigeait tout.
— Un seul… Dit une voix derrière lui, un seul Jedi a pu le toucher sans en souffrir dans la Force.
Vyze se retourna lentement.
Maître Yaddle se tenait à l’entrée de la salle. Elle ne semblait ni en colère, ni surprise. Seulement attentive. Inquiète.
Son regard passa du cristal… à Vyze.
Puis elle s’immobilisa.
— Tu ne souffres pas, constata-t-elle.
Vyze baissa légèrement les yeux vers le cristal.
— Non, Maître.
— Ce cristal est lié à des temps anciens, à des conflits que l’Ordre a juré de ne plus jamais raviver.
Vyze releva la tête.
— Il ne me parle pas de guerre, il me parle de veille.
Yaddle s’approcha lentement.
— Beaucoup ont confondu ces deux choses.
Vyze hocha la tête.
— Je le sais.
Il marqua une pause.
— Mais celui-ci… n’est pas une tentation, c’est une promesse de la Force.
Le silence s’étira.
Yaddle ferma les yeux un instant, sondant la Force autour de lui. Ce qu’elle y perçut la troubla profondément.
— Si tu poursuis cette voie… Murmura-t-elle, l’Ordre ne pourra pas te protéger.
— Je ne cherche plus à être protégé, répondit Vyze calmement, je cherche à être prêt.
La nuit reprend ses droits, Yaddle ne dit rien de plus, elle ne donna pas l’alerte.
Lorsqu’elle quitta la bibliothèque, Vyze resta seul avec le cristal.
Le Temple demeura endormi.
Mais quelque chose, cette nuit-là, s’était éveillé.
Fin du Tome 2
Note de l'auteur : Merci d'avoir lu, la suite dans le Tome 3 - La menace.