Stargate Arcadia : Toutes les étoiles par

7 vote(s) de lecteurs, moyenne=9/10 0 point(s) avec 1 review(s) sur 0 chapitre(s), moyenne=0/10
Crossover / Aventure / Action

3 Introduction

Catégorie: K+ , 2309 mots
0 commentaire(s)

Introduction

 

— Déviez toute la puissance disponible vers les boucliers ! Branchez les générateurs auxiliaires ! Attention, ça va secouer !

— Capitaine ! Une nouvelle escadrille ennemie vient de sortir de l’hyperespace au deux huit huit. Ils ont ouvert le feu !

— Nous ne tiendrons jamais ! Capitaine, il faut rompre le combat !

Harlock hésita. Ce n’était pas dans ses habitudes de se soustraire à ses adversaires. Il adressa un regard interrogatif à son second, l’ingénieur qui avait conçu son vaisseau. Celui-ci répondit par un geste circulaire englobant la passerelle.

Plusieurs consoles brûlaient. Un des artilleurs tentait courageuse­ment de maîtriser le sinistre, mais les courts-circuits se déclen­chaient de toutes parts. La situation n’était pas plus brillante ailleurs dans le vaisseau. Il lui était impossible de se cacher l’ampleur des dégâts.

— On se replie ! Tochiro, prépare une rentrée dans l’hyperespace en urgence !

— Impossible ! Nous nous trouvons en bordure d’une zone interdite à la navigation warp ! Si l’Arcadia se dématérialise ici, nous risquons d’exploser !

— Nous serons détruits de toute manière si nous restons plus longtemps. Les armes sont inopérantes et les boucliers vont lâcher au prochain impact.

— Comme tu veux… Je calcule les paramètres… Tous systèmes parés pour le saut !

— Enclenchez la navigation warp !

Le vaisseau pirate s’évanouit dans le néant, laissant sur place les escadrilles qui l’assaillaient.

— Activation de la porte des étoiles non programmée !

Le général Hammond entra dans la salle de contrôle en effervescence. La base souterraine retentissait des alarmes de combat. En contrebas, derrière les vitres blindées, une équipe de renfort se positionnait avec célérité devant l’immense anneau, pour l’instant scellé par un iris métallique.

— Au rapport !

— C’est SG-1, mon général. Code d’urgence.

— Ouvrez l’iris !

Des tirs fusèrent aussitôt par le vortex, obligeant les soldats à reculer. Dans la salle de contrôle, la situation était tendue, comme chaque fois que la routine était interrompue. Qui savait quel ennemi pouvait tout à coup surgir…

Une série de voyants s’alluma au-dessus d’une console technique. Le sergent en poste à la console voisine consulta fébrilement les lignes de programme qui s’affichaient.

— Surcharge anormale de la porte ! Le vortex devient instable, nous n’allons pas pouvoir le contenir !

— Ne fermez pas la porte ! répliqua le général. Pas avant d’avoir récupéré SG-1 !

Dans la salle d’embarquement, la porte des étoiles était toujours ouverte, mais nul ne l’avait encore franchie. Les tirs avaient cessé. Les soldats raffermirent leur prise sur leurs armes, et attendirent.

Le saut se passait mal.

Harlock tentait de faire face au chaos. Après la dématérialisation, le vaisseau s’était arrêté, si tant est qu’une telle notion soit conce­vable dans la dimension warp. Comme si quelque chose l’empêchait de progresser en hyperespace.

— Tochiro ! Pourquoi l’Arcadia n’est-elle pas encore sortie de l’hyperespace ?

Peine perdue. Le temps et l’espace semblaient se tordre. Le capitaine percevait des bribes de cris, des explosions, il entendit même sa propre voix. Sur la passerelle, les mouvements apparais­saient saccadés, décorrélés. Il perçut plus qu’il ne vit la décharge énergétique traverser la paroi tribord et se diriger vers la console radar et son opérateur… Ou plutôt son opératrice.

— Kei !

Harlock bondit vers la jeune femme. Il avait l’impression d’évoluer dans de la mélasse. Le flux d’énergie s’étirait à travers la passerelle comme un long serpent lumineux.

— Kei ! Prends garde !

Le capitaine agrippa le bras de Kei au moment même où le flux les atteignait… Tous les deux furent happés dans la lumière.

Le général Hammond faisait les cent pas derrière les consoles de contrôle.

— Sergent ! Avez-vous des nouvelles de SG-1 ?

— Toujours rien mon général, je crois que…

Le vortex explosa.

C’est du moins ce que ressentirent les témoins de la scène. La salle d’embarquement toute entière était chargée d’électricité. Le pourtour de l’anneau était entouré d’arcs électriques. Le vortex ondula, et ce fut comme si une deuxième porte s’ouvrait au-dessus de la première.

Les soldats en protection furent plaqués au sol par le souffle. En salle de contrôle, un des moniteurs lâcha une gerbe d’étincelles, jetant son opérateur au sol.

Quatre corps furent projetés par la porte. Le général pressa furieusement le bouton de l’intercom.

— Urgence médicale en salle d’embarquement !

Les portes d’accès s’ouvrirent presque aussitôt pour laisser passer les brancardiers. Les membres de l’équipe SG-1 gisaient inconscients sur le sol.

L’onde de choc de l’explosion s’était propagée à tous les niveaux du SG-C. Au pied de l’anneau, la rampe d’embarquement métallique vibrait. La porte des étoiles elle-même faisait entendre des craquements de mauvais augure et le vortex paraissait… inhabituel. Tous les écrans de contrôle s’affolaient.

— Mon général ! Une nouvelle vague d’énergie arrive par la porte !

— Évacuez la salle d’embarquement ! ordonna le général. Et fermez l’iris !

— Impossible, mon général, fit le sergent après avoir tapé plusieurs lignes de code sur son clavier. Plus aucune commande ne répond !

— Alors fermez les volets ! Verrouillez les portes étanches ! Coupez toutes les alimentations de la porte !

Les épais volets n’étaient qu’à moitié baissés quand le vortex explosa pour la deuxième fois. Une lueur aveuglante se répandit dans la salle de contrôle, éblouissant ses occupants. Des éclairs coururent le long des ordinateurs, qui s’éteignirent. Des crépitements se firent entendre ici et là, et une odeur de circuits brûlés se dégagea de certaines consoles.

Puis ce fut le silence.

L’Arcadia était sortie brutalement de l’hyperespace. Sur la passerelle, le professeur Tochiro Oyama s’employait à évaluer les dégâts. Le vaisseau fonctionnait avec les générateurs de secours et était plongé dans la pénombre. Seule la console du navigateur fonctionnait encore sur ses batteries. Heureusement, la structure externe avait tenu, et l’ordinateur principal n’était même pas endommagé. Il suffirait de changer les cristaux des générateurs pour que le vaisseau soit à nouveau opérationnel. Un petit passage sur les docks de leur station spatiale et il serait comme neuf.

Tochiro s’inquiétait davantage de l’étrange phénomène énergé­tique qui les avait forcés à sortir de l’hyperespace à plusieurs parsecs de la destination qu’il avait programmée. Les enregistrements des senseurs étaient complètement aberrants.

Les lumières revinrent. Les consoles se rallumèrent. Le chef machine avait réussi à reconnecter les générateurs : il allait enfin pouvoir calculer leur position avec précision. Tout en surveillant attentivement la réinitialisation des systèmes de combat, Tochiro écouta d’une oreille les rapports d’avarie qui commençaient à arriver de tous les secteurs. Apparemment, les dommages étaient facilement réparables et les blessés peu nombreux. Plus de peur que de mal, une fois de plus. Harlock allait vouloir repartir de suite pour en finir avec cette flotte.

Moi qui espérais quelques jours de vacances…

Le professeur se retourna brusquement. Cela faisait maintenant plusieurs minutes que l’Arcadia naviguait en espace normal, et le capitaine ne s’était pas encore manifesté.

Le fauteuil de commandement était vide.

— Où est le capitaine ?

Sabu, l’opérateur radar, parcourait la passerelle avec anxiété.

— Où est Mademoiselle Kei ?

Tous les membres d’équipage interrompirent leurs activités. Tochiro lança un balayage global des senseurs sur l’ensemble du vaisseau et consulta son écran. Après quelques secondes, il recommença… Les deux résultats étaient identiques : il manquait deux personnes à bord…

Une équipe médicale entra dans la salle de contrôle. Le docteur Janet Frasier se dirigea vers le général.

— SG-1 a été pris en charge par l’infirmerie, mon général. Ils n’ont apparemment que des contusions, mais je préfère leur faire des examens complémentaires.

— Vous avez eu raison, répondit Hammond.

Il fit du regard le tour de la salle.

— Je crois que personne n’a besoin de vos services ici.

— Merci général, mais je vais m’en assurer par moi-même.

Le docteur Frasier s’approcha d’un technicien agenouillé près d’un tableau électrique. Hammond la suivit un instant du regard, puis son attention revint à la porte des étoiles.

— Ouvrez les volets !

Dans quel état pouvait être l’anneau, après une telle décharge ? Le général s’approcha de la vitre. Visiblement, la porte des étoiles était intacte. Des volutes de fumées s’échappaient des câbles. La rampe d’embarquement avait fondu sur près d’un mètre autour de l’anneau.

Hammond cligna des yeux.

— Docteur, venez voir !

Deux humains gisaient au pied de la rampe, et même vus d’ici, ils avaient l’air plutôt mal en point. Un homme et une femme. Ils avaient probablement dû franchir la porte juste derrière SG-1. Mais le général était impatient de savoir comment diable ils avaient fait pour la détraquer de cette façon…

Hammond entendit Frasier manquer une respiration. Elle tourna les talons aussitôt et courut vers l’escalier, emmenant avec elle au passage les deux infirmiers qui finissaient d’examiner le personnel de la salle de contrôle.

Le général l’observa prendre en charge les deux blessés tout en espérant qu’ils s’en tireraient malgré leur état.

Les portes se refermèrent derrière les deux civières. Hammond laissa échapper un soupir. Il passerait à l’infirmerie dès qu’il aurait reçu les comptes-rendus de tous les niveaux du SG-C.

À l’étage inférieur, les soldats remettaient la salle d’embarque­ment en ordre. Un ingénieur et son assistante examinaient l’anneau au moyen d’un appareil que le général ne put identifier de sa position. Il avait encore quatre équipes sur le terrain, sans compter tout le personnel du site Alpha. Et tant que les essais du Prométhée n’étaient pas terminés, la porte des étoiles restait pour les Terriens le meilleur moyen de traverser l’espace…

0 commentaire(s)

Laisser un commentaire ?