Dernière Chance

Chapitre 2 : Et si c'était vrai...

Chapitre final

Catégorie: K

Dernière mise à jour 10/11/2016 03:31

 

Chapitre 2 Et si c’était vrai...

 

Ce matin là, nous sommes partis en mission sur P8A351, à priori la planète était en paix, il n’y avait pas trace de Goa’uld. Nous étions chargés de négocier l’exploitation des mines de Naquada en échange de médicaments, et de technologies terriennes principalement. La population était assez primitive, et essentiellement rurale. Ils avaient autant besoin de nous que nous avions besoin d’eux. Selon Daniel, c’était étonnant qu’ils ne soient pas encore sous le joug des Goa’ulds, étant donné leur proximité avec une planète qui malheureusement avait déjà été mise en esclavage.

 

Et comme nous avons toujours beaucoup de chance, les Goa’ulds décidèrent d’attaquer la planète, pile au moment où nous y étions en visite. A mon avis ce n’était pas un hasard. Et pour améliorer la situation, il s’agissait d’Anubis. Je vous laisse imaginer la réaction du Colonel O’neill, la décrire serait une atteinte aux bonnes mœurs, on va dire qu’il n’aime pas beaucoup sa mère. Quoi qu’il en soit, nous avons été pris par surprise, notre situation était délicate et nous ne pouvions rejoindre la porte dans l’immédiat. En plus, Daniel refusait de laisser les habitants de la planète à leur sort.

 

_ Bien Teal’c avec moi, Carter et Daniel, vous allez me chercher tous les habitants de cette planète qui veulent sauver leurs fesses, et vous nous rejoignez à la porte, nous ordonna le colonel.

_ A vos ordres, mon colonel.

 

Daniel et moi avons donc rejoint le village au pas de course, mais il fallait prendre mille précautions. Ce n’était pas le moment de se faire capturer. Nous avons emprunté des chemins de traverse, dans une forêt d’une grande densité. Par chance, nous n’avons pas rencontré de Jaffas sur le chemin. Par contre, arrivés au village, les difficultés ont commencé. Les Jaffas avaient déjà pris le contrôle. Les habitants avaient été réunis au centre de la Grand Place, attachés les uns autres comme du bétail, et agenouillés de force dans la boue. Seulement, deux Jaffas surveillaient les captifs, mais les autres étaient susceptibles de rappliquer à tout moment, si l’un des deux parvenait à donner l’alerte. Nous allions devoir faire ça vite, et proprement.

 

_ Daniel, vous prenez celui de gauche, je prends celui de droite, on les détache et on court vers la porte. On ne s'attarde pas, on leur expliquera ce qui se passe plus tard.

_ Pas de problème.

_ C’est parti.

 

Deux balles dans la tête, et c’en était fini. Mais le bruit des balles avait déjà alerté les autres. Daniel détacha les prisonniers, et partit devant pour les guider à travers la forêt. Tandis que j’essayais de freiner la progression des Jaffas dont le nombre ne cessait d'augmenter, j’avais beau mitrailler dans tous les sens, je n’arrivais à en atteindre que très peu. Je décidais alors de suivre le cortège, tout en continuant à tirer pour nous protéger. Les habitants étaient affolés, ils couraient et luttaient de toutes leurs forces contre l’épuisement.

Nous étions désormais proches de la porte. Je pouvais apercevoir le colonel et Teal’c près du DHD. Par bonheur, ils avaient réussi à reprendre le contrôle de la porte. Mais les Jaffas se rapprochaient dangereusement de nous. Pour permettre aux autres de fuir, je me suis retournée pour lancer une dernière rafale. Mais les soldats étaient extrêmement près. Un tir de lance réussit à frôler mon visage de près, la douleur était insupportable, je sentais le sang battre dans mon oreille brûlée. Ils étaient beaucoup trop près, j’étais à présent complètement terrifiée. Je tentais de courir vers la porte, les derniers habitants étaient en train de la passer. Je pus lire l’inquiétude dans les yeux de Jack, tandis qu’il m’encourageait à courir plus vite. C’est la dernière chose que je vis. Un tir de lance atteignit mon dos, me faisant tomber vers l’avant, je n’avais même plus la force de crier ma douleur, ma tête heurta le sol violemment, et je sus que je ne m’en sortirai pas, ce fut le noir intégral.

 

_ Carter ? Docteur Fraser, je crois que... elle se réveille, dit une voix étrangement familière.

 

Mes yeux était clos depuis trop longtemps et la lumière trop forte, il me fallut un moment pour m’y habituer. Dans l’instant, j’étais incapable de me rappeler ce qui s’était passé. La première personne que je vis fut Jack, les yeux rouges et le visage déformé par la fatigue, il avait l’air anéanti. Je m’aperçus que je ne pouvais pas parler, un tube respiratoire avait été enfoncé dans ma gorge, pour me maintenir en vie. Jack me regardait comme si je revenais d’entre les morts. Au bout de cinq minutes j’avais recouvert mes esprits, mais je ne me rappelais toujours pas de ce qui m’avait mise dans cet état.

Je vis alors Janet accourir vers moi entourée de toute une équipe médicale. Elle me retira le tube de la gorge, après s’être assurée que je pouvais respirer seule. Puis elle me serra fort dans ses bras, comme si on ne s’était pas vues depuis des mois.

 

_ Sam, tu es restée plus de 4 mois dans le coma, c’est un miracle que tu te réveilles maintenant. On s’apprêtait à te débrancher.

_ Vous vous souvenez de ce qui c’est passé, me demanda Jack ?

_ Non, je ne me souviens de rien.

 

Entre temps Daniel, Teal’c et le Général avaient fait leur entrée dans la chambre.

 

_ Tu te souviens de nous, au moins, me questionna Daniel ?

_ Oui, oui bien sûr.

_ Le major Carter est d’une incroyable résistance, affirma Teal’c d’un ton impressionné.

_ Sans aucun doute. Sam, tu as reçu deux tirs de lance, un à la tête et un dans le dos, et tu avais une grave commotion due à un choc violent à la tête, dit Janet comme si ma survie relevait du miracle médical.

_ Et si c’était vrai... dis-je plus pour moi même.

_ Quoi, fit Daniel étonné ?

_ Vous vous souvenez de ce qui s’est passé sur P5X-789 ?

_ L’oracle d’Aphrodite, c’est ça ?

_ Oui, eh bien elle m’a décrit exactement ce qu’il vient de se passer.

 

Un lourd silence s’installa, tous le monde savait de quoi je parlais. Et la réaction ne se fit pas attendre. Tout le monde quitta la pièce, excepté Jack.

 

_ C’est notre dernière chance...Jack. Je ne suis en vie aujourd’hui que pour ça.

_ Je sais.

_ Alors, que doit-on choisir? Ensemble pour toujours ou bien jamais ?

_ C’est une décision dure à prendre Sam, tu le sais.

_ Tu as cru me voir mourir sous tes yeux, tu n’as donc jamais aucun regret ?

_ Si, j’ai regretté de n’avoir jamais pu te montrer à quel point je tiens à toi.

_ En réalité, on a déjà choisi depuis des années, mais on ne le savait simplement pas.

Aucun de nous n’ajouta quelque chose, ce n’était pas la peine. Il m’embrassa avec douceur, comme il le fit pendant des années après ça, à mes enfants.

 

_ Pouah ! C’est dégoutant, s’indigna Jake.

_ Arrête, c’est trop romantique nous défendit Hannah !

_ Oui, un peu trop à mon goût d’ailleurs, t’as un peu tourné l’histoire à ta sauce Sam, j’ai jamais dit que je tenais à toi, me charria jack.

_ Je te rassure ma fille, les hommes ne sont pas insensibles, ils sont juste un peu IDIOTS, répliquais-je en lançant un regard noir à Jack.

_ Arrête, tu me fais peur !

_ Tu vas le regretter.

_ Ouuuuh ! T’es mal barré, papa, confirma Hannah.

 

Fin.

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