Stargate Humanity (Partie 1/4)

Chapitre 6 : Les Néphilims

3744 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 24/05/2026 00:50

Chapitre VI

 

Un rayon de soleil glissa sur ses paupières et Daniel commença lentement à reprendre conscience. Une douleur sourde lui martelait les tempes, semblable à une migraine qui refusait de s’estomper. Lorsqu’il ouvrit les yeux, sa vision resta brouillée de longues secondes. Il tenta de se redresser sur la paillasse qui lui servait de lit ; ses muscles protestèrent aussitôt, lourds et endoloris.

Autour de lui, la cellule se dévoilait peu à peu, des murs de pierre rugueux, des barreaux épais, une odeur de poussière et d’humidité. Il était enfermé. Les souvenirs revinrent par vagues : la rencontre avec Harush, la Table des peuples, la tour, puis cette course effrénée jusqu’à la porte. Il revit Jade, en danger, et son propre geste pour la rejoindre… avant que le tir paralysant ne le fauche.

Une silhouette se détacha alors dans la pénombre, à quelques mètres de lui.

-       Jade… ?

-       C’est moi, docteur Jackson, répondit une voix féminine qu’il reconnut aussitôt. Vous êtes enfin réveillé. Vous avez dormi longtemps.

Il tenta de se redresser. Ses muscles protestèrent, sa vision vacilla. Une douleur sourde battait dans son crâne, comme si quelqu’un resserrait un étau autour de sa tête. Il porta une main à son front, inspira profondément.

-       Combien de temps… ?

-       Un jour, peut-être deux. Je ne suis pas certaine. J’ai moi-même repris connaissance hier soir. Ils m’ont soignée, je vais bien.

-       Ils ne voulaient donc pas notre mort… C’est déjà ça.

-       Oui, mais je pense qu’ils nous ont gardés pour nous interroger, répondit Jade, la voix étrangement calme.

-       Ils vous ont posé des questions ?

-       Oui. Harush. Il voulait tout savoir sur la Terre, sur ceux qu’ils appellent les Japhet… et surtout sur l’E2PZ.

Daniel grimaça.

-       Aïe. Vous avez eu le temps de le désactiver ?

-       Bien sûr. Il est inutilisable sans le code. J’ai suivi exactement la procédure du docteur McKay. Je pense que leur technologie n’est pas beaucoup plus évoluée que la nôtre.

Daniel se leva, chancelant, et s’approcha du mur où une petite ouverture en hauteur laissait filtrer une lueur pâle. Il se hissa avec difficulté, ses doigts glissant sur la pierre humide.

-       À votre place, j’éviterais les conclusions hâtives, dit-il. Nous ne savons rien d’eux. Vous savez où ils nous ont emmenés ?

-       Dans la base que nous avons vue depuis la tour, répondit Jade.

Daniel parvint à atteindre l’ouverture. Les barreaux, froids et sombres, bloquaient toute évasion, mais entre eux, il aperçut la gigantesque tour où ils étaient arrivés. Même à cette distance, son sommet disparaissait dans les nuages, avalé par le ciel. Sur la gauche, une ville s’étendait, moderne, aux lignes nettes et lumineuses, contrastant avec la forêt dense qui l’entourait. Entre la tour et leur prison, une vaste mer de sable ondulait sous un vent invisible.

Daniel perdit l’équilibre et retomba lourdement au sol. Curieusement, la douleur dans son crâne s’était dissipée.

-       Vous n’avez rien appris d’autre ? demanda-t-il en observant la cellule, cherchant le moindre détail exploitable.

-       Rien du tout…

Daniel s’approcha des barreaux. Ils semblaient primitifs, presque grossiers, comme s’ils avaient été forgés à la main. Peut-être qu’en forçant… Il s’avança de plusieurs pas.

-       Je vous déconseille de….

Il n’écouta pas la mise en garde et saisit un barreau. Un éclair de douleur fulgurant lui traversa la main. Un champ de force invisible le repoussa violemment et le projeta contre la paillasse.

Jade leva sa main, rouge et boursouflée.

-       Ce n’est pas la peine, dit-elle. J’ai déjà essayé.

 

Soudain, des pas résonnèrent dans le couloir. Trois soldats apparurent, encadrant Harush tandis qu’ils s’approchaient de la cellule de Daniel et Jade. Arrivé devant les barreaux, Harush effleura un dispositif fixé à son avant-bras et le champ de confinement se dissipa.

Les soldats pénétrèrent aussitôt dans la cellule. Sans ménagement, ils forcèrent Daniel et Jade à s’agenouiller au fond de la pièce, leurs armes braquées sur eux.

-       Cette fois, elles ne sont pas réglées sur paralysant, annonça Harush, le visage fermé et les mains croisées dans le dos.

-       Pourquoi nous retenir prisonniers ? demanda Daniel, la voix tendue. Qu’attendez-vous de nous ?

Harush le fixa longuement.

-       La porte de la Tour sacrée n’a jamais été ouverte de notre vivant. C’est un sanctuaire impénétrable. Comment avez-vous fait ? D’où venez-vous ? Et pourquoi ?

-       Cela fait trois questions, répondit Daniel avec une pointe d’ironie. Comme je vous l’ai déjà dit, nous venons d’une planète appelée la Terre, située dans une autre galaxie. Nous explorons l’univers pour comprendre ce qui nous entoure. Nous venons en paix. Nous ignorions que nous allions atterrir dans un lieu sacré, et si cela vous a offensés, je vous présente mes excuses.

Harush tourna lentement autour de lui, puis lui tendit l’écusson qu’il avait arraché de son uniforme.

-       Ce symbole… c’est celui des Japhet.

Daniel soupira.

-       Écoutez. Sur Terre, le terme « Japhet » renvoie à un ancien récit biblique, celui des descendants de Noé qui auraient fondé les premières cités en Mésopotamie après un grand déluge. Mais ce ne sont que des légendes.

Harush arqua un sourcil, intrigué.

-       C’est très intéressant…

-       Je suis un être humain, insista Daniel. Pourquoi me qualifier de Japhet ?

-       Votre sang, répondit Harush. Vous portez le gène corrompu des Japhet.

-       Corrompu ? Et vous, dans ce cas… vous seriez un Cham ? Ou un Sem ?

-       Un Cham évidemment. Seul un Japhet pouvait avoir la bonne combinaison pour activer la porte. Seul un Japhet avait le pouvoir d’activer la Table des Peuples de la Tour. Celle qu’Adam nous a laissée pour repeupler la galaxie après la Grande Destruction. Mais pour éviter de répéter les erreurs du passé, il nous est interdit de quitter cette galaxie. Elle est assez vaste pour nous. Les autres galaxies appartiennent aux autres espèces. Chacun sa place : tel est le commandement des Néphilims. Alors, Japhet… pourquoi êtes-vous revenus ?

Daniel resta un instant interdit, submergé par ces révélations. Il peinait encore à assembler les pièces de ce puzzle.

-       Je vous assure que nous venons en paix, répéta Daniel. Nous ne sommes pas ceux que vous croyez.

Harush désigna l’écusson qu’il tenait toujours.

-       Ce symbole est celui de la tribu rebelle et sans honneur, fit Harush. Nous pensions tous vous avoir tué. Mais vous avez trouvé une parade à la maladie des Dieux.

Un soldat s’approcha et murmura quelque chose à l’oreille d’Harush. Celui-ci hocha la tête, puis se redressa.

-       Il est temps pour vous de comparaître devant le Conseil. Le gouverneur décidera de votre sort. Levez-vous, et suivez-moi sans discuter !

 

Daniel et Jade avançaient dans les couloirs, encadrés de près par un groupe de soldats.

-       Docteur Jackson…, murmura Jade en se penchant légèrement vers lui.

-       Appelez-moi Daniel, répondit-il sans détourner les yeux de la marche.

-       D’accord… Daniel. Est-ce que vous comprenez quelque chose à cette histoire de Japhet ? Vous savez qui sont ces gens ?

Il inspira profondément, le regard fixé sur l’avant du cortège.

-       Pas vraiment, admit-il. Mais… j’ai une intuition. Je crois que nous avons découvert le monde d’origine des Anciens.

Ils finirent par atteindre une aile du bâtiment nettement plus luxueuse. Les murs, taillés dans un marbre clair veiné d’or, renvoyaient une lueur douce sous l’éclairage diffus. Des statues élancées et des peintures richement colorées ornaient les parois, chacune représentant un fragment de mythologie locale. L’une d’elles attira aussitôt l’attention de Daniel : une immense vague déferlait sur des terres noyées, tandis qu’un grand navire, isolé au milieu du chaos, semblait lutter pour survivre. Une vision étrangement familière...

Le groupe déboucha finalement dans une vaste salle qui évoquait un tribunal. L’espace était circulaire, dominé par une estrade surélevée où siégeaient trois figures. Deux hommes, probablement des officiers au vu de leurs uniformes impeccables, encadraient un personnage qui détonnait totalement.

Au centre trônait un être d’une stature impressionnante : un individu dépassant largement les trois mètres, chauve, la peau d’un gris cendré, les yeux trop grands pour être humains. Ses vêtements, d’un gris uniforme, accentuaient encore son apparence austère et presque surnaturelle.

Les gardes, suivis d’Harush, poussèrent Daniel et Jade jusqu’aux deux sièges placés face à l’estrade. Ils furent forcés de s’y asseoir sous le regard impassible du géant.

-       Je vous présente le gouverneur Archab, déclara Harush. Représentant des Néphilims sur la planète Hilla et gardien de la Tour sacrée.

-       Les Néphilims..., murmura Daniel.

Un garde lui asséna un coup sec dans le dos.

-       Silence ! gronda Harush. Vous parlerez quand on vous y autorisera.

Daniel serra les dents. Il tentait de comprendre qui étaient réellement ces Néphilims. Ils n’avaient rien d’humain, et pourtant leur présence imposait une autorité incontestable. Il se souvenait des récits bibliques évoquant des êtres hybrides, gigantesques, dotés d’une force hors du commun…

Un long silence pesa dans la salle avant que le gouverneur ne prenne enfin la parole. Sa voix grave, presque caverneuse, vibra dans l’air comme un grondement.

-       Vous êtes accusés d’avoir profané un lieu sacré, étrangers. La peine prévue pour un tel crime est la mort. Qu’avez-vous à dire pour justifier vos actes ?

Daniel inspira profondément.

-       Gouverneur. Je ne sais pas qui vous êtes, ni ce que sont exactement les Néphilims. Mais je peux vous assurer d’une chose, nous ignorions totalement que nous allions arriver dans un lieu sacré. Nous sommes des explorateurs, et…

-       J’ai lu cela dans le rapport du commandant Harush, l’interrompit Archab sans hausser la voix. Mais j’ai du mal à croire vos paroles. Comment vous appelez-vous déjà…? Ah, oui. Docteur Jackson, fit-il en consultant son dossier. Et vous, ajouta-t-il en tournant ses yeux démesurés vers Jade, vous êtes le professeur Raven. Votre arrivée par la porte des créateurs est un mauvais présage. Et surtout la preuve que vous n’êtes pas aussi innocents que vous le prétendez.

-       Je vous assure que nous venons en paix.

Archab leva une main pour l’interrompre. Une main gigantesque, trois fois plus grande que celle d’un humain, dotée de quatre doigts seulement, la peau grise comme la pierre. À l’un d’eux brillait une large bague gravée d’un symbole inconnu.

-       Je n’ai que faire de vos mensonges.

Il prit alors l’écusson de la Terre qu’Harush avait arraché de l’uniforme de Daniel.

-       Ce symbole est celui des Japhet. Vous êtes un descendant de l’une des trois tribus de Noam.

-       Noam… murmura Daniel. Vous voulez sans doute parler de Noé…

-       Taisez-vous. Les Japhet ont été condamnés pour avoir enfreint les règles d’Adam. La Table des Peuples a réparti les territoires assignés aux trois tribus de Noam lors de la fuite de l’Humanité, après la Grande Destruction et notre arrivée dans la galaxie de Sinhar. Le commandement d’Adam était clair : chacun devait rester dans le domaine qui lui avait été attribué. Lorsque les trois tribus ont construit les portes des étoiles, nous, les Néphilims, avons fait preuve de clémence. Ces portes facilitaient les échanges et évitaient les conflits. Mais évidemment… les Japhet n’en sont pas restés là.

Son regard se durcit.

-        Nous avons découvert leur envie d’explorer l’univers tout entier… et surtout la construction de la Tour et cette obsession de rejoindre le point zéro. Sans parler de leurs délires d’Ascension ! Quel orgueil ! Ils se prenaient pour Adam. Pour des dieux. C’est pour cela que la Tour a été scellée, et que nous, avec les peuples de Sem et de Cham, avons envoyé la Malédiction.

La Malédiction…, pensait Daniel. C’est sans doute une maladie. Cette fameuse peste dont parlaient les Anciens.

Archab poursuivit, la voix vibrante d’une colère contenue.

-       Sans qu’on s’en aperçoive, une petite partie des Japhet a réussi à fuir avant d’être contaminée, reprit Archab, la voix lourde de mépris. Et des millénaires plus tard, ils sont revenus sur Sinhar. Un groupe s’est installé ici, discrètement. Ils portaient le même symbole que vous.

Il brandit l’écusson comme une accusation.

-        Nous les avons capturés. Comme vous. Les prisonniers nous ont avoué qu’ils étaient en fuite. Leur peuple s’était divisé à propos de cette folie qu’est l’Ascension. Certains voulaient l’utiliser pour accroître leur pouvoir et comprendre le mystère des Origines, d’autres prétendaient vouloir rester à l’écart du monde. Mais nous avons été plus malins qu’eux.

Un éclat sombre passa dans ses yeux.

-       Grâce à un subterfuge, nous avons laissé l’un des leurs s’échapper dans le but qu’il retrouve les Japhets. Il était porteur de la Malédiction… Nous pensions en avoir enfin terminé avec cette tribu maudite.

Il se pencha en avant, son ombre gigantesque se projetant sur Daniel et Jade.

-       Et voilà que vous arrivez. Vous… avec le même blason. Le même héritage. La même menace…

Les révélations du Néphilims faisaient tourner la tête de Daniel. Pourtant, certains éléments commençaient à s’emboîter. L’histoire des Anciens prenait forme. Il retrouvait des échos du schisme entre les Anciens et les Oris, de leur obsession pour l’Ascension… Peut-être qu’après leur conflit avec les Oris, certains Anciens étaient revenus sur Sinhar, tandis que d’autres avaient fui vers la Voie lactée et la Terre. Toute cette histoire expliquait aussi pourquoi l’adresse de la porte de la Tour a été retrouvée à la fois sur le Destinée et sur Atlantis… Elle date des premiers âges de l’histoire des portes des étoiles.

Archab reprit, implacable.

-       Adam a été clair. Si nous enfreignons encore les lois des Dieux, nous serons à nouveau châtiés, comme lors de la Grande Destruction.

Daniel inspira profondément.

-       Je crois comprendre, fit-il. Ce que vous appelez Grande Destruction… c’est le Déluge... Ce qui permet de faire un lien évident avec les trois tribus de Noam ou Noé. Les Japhets font donc partie du peuple qui a bâti les portes des étoiles et que nous nommons Anciens ou précédemment Altérans. 

-       Altérans ! s’écria Archab. Cela signifie « les Bannis » dans la langue de Cham. Vous venez d’avouer votre véritable identité, docteur Jackson !

-       Mais nous ne sommes pas des Japhets. Nous sommes des humains, nous venons de la Terre. Nous avons découvert la porte des étoiles sur notre planète il y a une trentaine d’années seulement, et depuis nous explorons l’univers.

-       Mensonge ! tonna Archab. Vous portez le gène japhéiste. C’est la preuve de votre imposture.

-       Non ! Vous ne comprenez pas. Ce gène a été inoculé artificiellement. Nous avons retrouvé plusieurs artefacts anciens, ou japhéites comme vous dites, mais nous étions incapables de les faire fonctionner. Nous avons découvert que la clé était l’ADN.

Archab frappa l’accoudoir de son siège, faisant vibrer la salle.

-       Alors, vous en êtes les descendants, au minimum ! Et Adam a interdit aux humains de quitter la galaxie de Sinhar. Vous êtes un éclaireur, un espion envoyé par les Japhet. Nous découvrirons bientôt d’où vous venez réellement… et les peuples de Sem et de Cham vous détruiront. Nous ne laisserons pas une nouvelle Grande Destruction s’abattre sur nous!

 

Soudain, une série d’explosions retentit à l’extérieur de la salle. Les portes volèrent en éclats, projetant des débris dans tous les sens, tandis qu’un nuage de fumée épaisse envahissait l’espace à une vitesse fulgurante. Des tirs d’armes fusaient à travers le brouillard, ricochant contre les murs dans un chaos de lumière et de bruit.

Daniel et Jade se jetèrent instinctivement au sol.

Tout se passa très vite. Une main surgit alors de la fumée et agrippa l’épaule de Daniel, le tirant brutalement vers le haut.

-       Suivez-nous si vous voulez vivre ! Faites-nous confiance !

Sans réfléchir, Daniel et Jade se laissèrent entraîner. Un groupe d’hommes et de femmes les escortait hors de la salle, tirant sur les soldats restants. Le gouverneur Archab avait disparu, et le sol était jonché de corps en uniforme.

Une fois dehors, Daniel put enfin distinguer leurs sauveurs, des civils, vêtus comme de simples paysans, mais armés de fusils à énergie d’une puissance impressionnante. Rien à voir avec des soldats de l’armée régulière.

Finalement, ils furent poussés dans un passage souterrain sombre où deux autres membres du groupe les attendaient et leur indiquèrent de prendre place dans une sorte de cercle.

-       Ne bougez plus, ordonna l’homme qui semblait être leur chef.

Il était plus grand que les autres, le regard dur mais étrangement rassurant. Son visage, marqué par les années et les combats, mêlait dureté et bienveillance. Tous lui obéissaient sans discuter.

Derrière eux, une femme referma la porte du souterrain alors que les tirs continuaient de crépiter au-dehors.

-       C’est bon, Vance, c’est verrouillé ! fit-elle.

-       Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne cachette…, murmura Daniel.

-       Bouclez-la, répliqua sèchement le chef avant d’activer la machine.

Des anneaux apparurent comme sur les vaisseaux Goa’ulds, enveloppèrent le groupe et un éclair lumineux jaillit. Daniel ferma les yeux, aveuglé. Quand il les rouvrit, il n’était plus dans le souterrain étroit et sombre. Les anneaux avaient téléporté le groupe dans une vaste structure ouverte. Le ciel au-dessus d’eux était d’un gris uniforme, lourd, comme si une tempête se préparait. Devant eux se dressait une porte des étoiles, presque identique à celle du Destinée.

-       Eden ! cria le chef. Compose l’adresse de la base !

Une jeune femme s’élança vers le DHD alors que des bruits de bottes résonnèrent non loin.

-       Qui va là ?! hurla une voix.

-       Plus vite ! lança le chef.

Deux secondes plus tard, le vortex jaillit dans un grondement. Daniel et Jade furent poussés à travers la surface bleutée sans ménagement, avalés par la lumière.


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