Un monde pour nous

Chapitre 1 : La transfusion

584 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 17/02/2026 17:12

6 Novembre 1969


« Papa, j'ai peur » 


Allongée sur un brancard, Ellen Brenner, âgée de 5ans, serra un peu plus fort la main de son père, les larmes troublant sa vision. Martin posa son autre main sur cette tremblante de sa tendre petite fille et lui sourit. 


« N'ais pas peur ma chérie. C'est juste une piqûre. Tu verras, tout ira mieux ensuite. » 


De son pouce il essuya les larmes qui coulaient le long des joues creuses de la fillette. 


« Je te promets, tout ira mieux après » 


Il déposa un baiser sur son front, tentant de refouler ses propres larmes. Il essayait de se persuader que c'était vrai, que tout irait mieux, qu'après ça, sa fille unique serait sauve. Cela faisait déjà 2ans qu'ils vivaient un véritable enfer. Il se souviendrait toujours de ce jour où les médecins leur avaient annoncé que leur fillette était condamnée. Un mal que personne n'arrivaient à expliquer était en train de la consumer. Il n'y avait rien à faire à part l'accompagner du mieux qu'ils pouvaient. Mais Martin Brenner ne pouvait se résoudre à l'accepter. Il ne pouvait pas perdre la chose la plus précieuse à ses yeux. 


Alors il avait commencé ses recherches. Il avait embauché les meilleurs scientifiques des États-Unis. Et voilà qu'il l'avait trouvé, l'antidote qui sauverait sa fille : le sang d'un jeune garçon particulier. Henry Creel. Un garçon de 12ans qui avait massacré sa famille grâce a ses dons. Brenner l'avait étudié longuement, il l'avait poussé aux extrêmes pour voir ce dont il était capable. Et il s'était avéré que le sang de Henry avait la capacité d'auto régénération. Brenner la tenait la solution. C'était un pari risqué, il le savait. Mais si il n'essayait pas, sa fille mourrait d'ici quelques mois. 


Brenner fit un signe de la main au scientifique derrière la vitre sans tain. Celui-ci les rejoignit dans la salle et installa le matériel de transfusion. Ellen le regardait faire, complètement apeurée. Le médecin lui sourit en levant le pouce. 


« ça va bien se passer » 


Puis il pressa la seringue et le liquide rouge entama sa descente dans le long tube transparent. Au début il ne se passa rien, puis le corps de la fillette se mit à convulser. Brenner s'inquiéta, ce n'était pas normal. 


- Qu'est-ce qu'il se passe ? Hurla-t-il au scientifique qui semblait lui aussi dans l'incompréhension. Faites quelque chose !

- Je ... je ... balbutia le médecin paniqué. Aucun des leurs sujets de tests n'avaient eu cette réaction après la transfusion. 


Sur l'écran l'électrocardiogramme s'affolait. Le pouls de la petite fille chutait considérablement. Brenner poussa le scientifique inutile et entreprit un massage cardiaque. Il sentit les os casser sous ses doigts mais il n'en avait cure. Tout ce qu'il lui importait c'était de la sauver. Le corps d'Ellen est secoué par des tremblements de plus en plus violents. D'un coup, son corps se raidit et ses yeux se révulsèrent. Alors que Martin pensait l'avoir perdu, le bip du moniteur à côté d'eux reprit un rythme normal. Les convulsions se stoppèrent. Les yeux d'Ellen retrouvèrent leur magnifique teinte vert émeraude. Brenner la serra dans ses bras, soulagé, les larmes aux yeux. 


- Papa ... 

- Chut ma chérie, tout va bien, je suis là

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