A Wolf in the middle of the graveyard

Chapitre 1 : grave

Par voirloup

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Alors. Je sais plus pourquoi on blaguait avec DenielleFarvelle (oui toujours cette magique personne) mais il est venu la phrase qui donne le titre de cette histoire. AND OBVIOUSLY, i'm a WHORE. So drama. Il a fini de lire et m'a sorti "t'étais pas obligé de prendre ça littéral t'sais ?" lel



C’est comme un coup de poignard dans le ventre. Comme une torsion de la lame, enfoncée dans la chaire. Cette lame est chauffée à blanc, brûlant l’intérieur de son corps encore et encore, alors que ce dernier tente de se soigner encore et encore.

Il reprend son souffle des heures plus tard, sous les yeux paniqués de Lydia et Stiles.

Il n’a pas besoin de regarder le nom de la personne qui l’appelle pour savoir que c’est son oncle, qui a senti la même douleur que lui. Qui sent toujours cette douleur, qu’ils connaissent déjà, encore et encore.

Un membre de la meute était mort.

Cora, seule à l’autre bout du pays, était morte.

Derek ne ressent qu’à peine les bras de ses compagnons sur lui alors qu’il se met à hurler à la lune, cette traîtresse, alors que la douleur le maintient au sol.

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La prochaine lame qu’il sent, qu’ils sentent, lui coupe le souffle. Ses yeux s’ouvrent, ses poumons se bloquent, l’air ne passe plus ses lèvres.

Il ne sent pas tomber au sol. Il ne sent pas sa transformation prendre le dessus. Il ne sent que la douleur. Il n’entend que les cris, les siens, s’adresser à lune qui brille par son absence en cette journée ensoleillée.

Cet uppercut, cette lame, cet étouffement qui le prive d’air.

Jackson, à Londres et entouré d’une meute, était mort.

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La troisième lui prend son bras. L’arrache à son corps alors qu’il est toujours présent. Il saigne à flot d’un sang qui ne coule pas, hurle d’une douleur fantôme et pourtant si réelle.

Ses griffes détruisent le canapé auquel il s’accroche. Ses crocs brisent ses lèvres. Ses yeux luisent de cette couleur bleue si surnaturelle.

Son corps vient de perdre son bras droit.

Isaac, avec la tête des chasseurs Argent et son équipe, était mort.

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Stiles fouille le moindre coin des forums surnaturels. Lydia le moindre de leurs grimoires. Pourtant, aucun moyen de savoir qui a tué les membres si éloignés, si facile à attraper, de la meute.

Certains contacts du brun parle d’une jeune femme brune dont le visage est à moitié mangé par les vers, d’une odeur de décomposition et de mort. De magie corrompue.

Mais ce n’est pas un Darach, car ils peuvent savoir où un Emissaire est devenu mauvais. Et aucun cas ne s’est fait connaître.

Et pourquoi cibler les membres de la meute Hale, si c’était le cas ? Ils n’étaient qu’une petite meute au milieu des Etats-Unies. Elle n’avait plus le prestige qu’elle possédait sous l’autorité de sa mère. Son nom ne portait plus à l’international comme elle aurait pu le faire auparavant.

Les deux compagnons du loup se regardaient sans comprendre et il se battait chaque jour pour sortir du lit.

Parce que le combat ne faisait que commencer.

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Derek se trouve sur la tombe d’Allison, se demandant encore et encore si cela est la seule solution. Il ne peut en parler à ses compagnons, l’un portant la culpabilité comme une seconde peau, l’autre ne prononçant plus son nom pour soulager le premier.

Il regarde la lune, inchangeable et inchangée. Seule lumière sur le mal qu’il va commettre à cette tombe, à cette sorte d’alliée décédée.

Il creuse et prie cette lune qui est autant sa déesse que sa démone. Celle qui lui donne vie et celle qui prend ces dernières.

Il creuse. Tombe sur le cercueil de cette brune morte dans les bras d’un être aimé, une énième dans cette ville maudite.

Il prie une dernière fois d’avoir tort comme d’avoir raison.

Il ne veut plus ressentir cette douleur avant ses vieilles années.

Il ouvre.

Et le corps est là.

Il regarde cette lune, seule lumière face à ce crime qu’il vient de commettre. Et il la hait. Il l’aime. Il veut hurler à la face de cette dernière.

Parce que oui, Allison Argent est morte. Bien morte. Encore un corps dans son cercueil.

Il a tord.

La morte tuant sa meute n’est pas Allison.

La morte qui foule cette terre quelque part.

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Lydia, la Banshee, s’agite. Derek et Stiles essayent de suivre les signes qu’ils ont finis par apprendre par coeur. La meute s’est regroupée dans l’immeuble du loft, pour éviter d’être trop éparpillée.

Mais cela n’empêche pas l’immeuble d’hurler le nom de Peter quand ils le sentent mourir. La fée se joignant aux loups.

Personne ne va dans une autre ville seul après ça.

Même si, il le sait, cela ne suffira pas.

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La Banshee est calme, trop calme pour lui et Stiles.

Mais Ethan ne vient rien entendre. Il veut sortir. Il veut sortir, sortir, sortir. Son loup tourne en cage. Et il veut sortir.

Il aimerait lui fermer sa gueule et lui dire que lui aussi, il veut sortir. Lui aussi, se sent en cage.

Mais Ethan n’écoute pas. Ethan fuit durant la nuit avec Aiden.

Ethan fuit parce qu’il veut retrouver Danny. Aiden fuit parce qu’il veut rester avec son frère.

Malgré la douleur constante, malgré l’impression qu’il ne peut plus rien ressentir d’autre que la douleur précédente, il se réveille avec les griffes déchirant les draps, les crocs déchirants ses lèvres à sang, ses yeux illuminants sa vision de leur chambre, et l’impression de déverser ses organes sur les draps déchirés.

Il se réveille en hurlant. Lydia se réveille en hurlant. Stiles ne peut que les écouter.

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Derek se trouve devant le tombeau Hale. Il regarde la lune et lui prie, la supplie, qu’il ait raison cette fois et qu’il ne va pas souffrir, d’une nouvelle façon, sous cette lumière blanche qu’il hait et aime.

La meute l’aide à fouiller les cercueils cette fois. Des mots d’excuses sont utilisés à chaque ouverture du bois, la fée des morts semble perdue entre les deux mondes à leurs côtés.

Il la sent hurler avant même qu’elle ne le fasse.

John, dehors à monter la garde. Il entend son corps tomber derrière la rousse et il entend Stiles hurler en voyant son père au sol.

Mélissa, juste à côté de Lydia. Il entend son sang gicler de sa gorge et il la regarde s’effondrer avant même que Scott ne comprenne ce qu’il se passe.

Ce dernier, à côté de lui, en train d’ouvrir les cercueils. Ses organes recouvrent le sol avant qu’il ne puisse crier son nom et le latino porte ses mains à son ventre avant de finir au sol.

Stiles, tout juste à ses côtés, une main portée à ses dagues et des vers à ses lèvres. Cette même dague qui finit dans sa carotide alors qu’il s’effondre sur Derek.

Lydia, face à lui qui finit tout juste de hurler leur mort à tous, qui pleure alors qu’une ombre se trouve derrière elle et qu’une main à moitié décomposée la transperce alors qu’elle essaye de l’appeler.

Son corps qu’il a tenu dans ses bras durant une dernière nuit tombe au sol et l’ombre sourit.

Le sang chaud de Stiles coule sur lui alors qu’il s’effondre sous le poids de la douleur qui le tétanise.

Qui le fait fuir de son propre esprit.

Il regarde l’ombre s’avancer et il perd le peu d’esprit qui lui restait.

« Oh Derek.. Mon amour. » lance la voix déformée de Paige « J’ai attendu si longtemps pour te rendre la faveur. Ne disparaît pas si vite dans le fond de ta conscience. »

Il reprend une goulée d’air, s’étouffe avec, avec les larmes et le sang sur son visage. Il veut la regarder, cet amour tragique. Il veut mourir, quitte à ce que tous soient morts.

Il ne peut pas revivre cette douleur et se relever à nouveau. Il ne peut pas se relever.

Il est fini, sous cette lune qu’il aime et hait. A regarder cet amour qui lui a donné ces yeux bleus, qui la regarde à l’instant. A cet amour qu’il avait dans ses bras comme il pouvait avoir Stiles dans les siens à l’instant.

La main à moitié décomposée, à moitié squelettique lui caresse le visage et il ne peut réprimer la bile qui passe ses lèvres alors que le choc ouvre toutes les alarmes de son corps.

Elle ne fait que le rassurer alors qu’il s’étouffe dans une chose de plus.

« Sssh mon amour. Tout va bien. Tout ira bien mon amour. Ne pleure plus. »

Ses larmes s’arrêtent.

« C’est bien Derek. Regarde-moi mon amour. »

Il la regarde, terreur prenant l’entièreté de son corps alors qu’il ne le comprend pas. Paige, dont la moitié du visage n’est plus ce qu’il était quand il la tenait encore dans ses bras, en larmes et coeur brisé, sourit de ses dents qu’il voit déjà sans cela.

« Tout ira bien Der’. Je te promets. » chuchote-t-elle alors qu’elle lui caresse la joue avant de l’embrasser.

Il ne répond pas. Tétanisé. Paralysé. Terrifié. Terrorisé.

Il ne répond pas.

Mais cela ne semble pas la déranger.

Elle le regarde, continuant de sourire de ce sourire plein de dents mais sans lèvres, et chante des vers.

Il se sent bouger pour se relever.

Il veut la supplier de le laisser au moins toucher Lydia une dernière fois. Toucher Stiles. Leur dire adieu avant qu’elle ne fasse ce qu’elle veut de lui.

Il veut la supplier mais rien ne passe ses lèvres.

Il se lève.

« Der’. Mon amour. » ronronne Paige. « Tu vas venir avec moi dans un certain endroit et nous allons dormir en paix. Je te le promets. »

Il hurle mais ses lèvres ne s’ouvrent pas. Il pleure mais ses larmes ne coulent pas. Il marche mais il est tétanisé au milieu des corps de sa meute.

Il suit Paige.





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