L'amour n'est pas un long fleuve tranquille par

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Univers Parallèle / Aventure / Romance

1 Le chaperon

Catégorie: M , 5212 mots
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L'amour n'est pas un long fleuve tranquille.


Chapitre I: Le chaperon


POV : Steve Rogers


–     Sur ta gauche, dis-je

           Je n'eus qu'un grognement en guise de réponse, alors que je devançais, sans le moindre effort, la silhouette qui tentait en vain de me rattraper. Je continuais mon parcours, et en quelques minutes à peine, je me trouvais de nouveau dernière la silhouette de mon ami qui semblait avoir le plus grand mal à continuer. Alors que je m'apprêtais à le doubler, je lui lançais un nouveau :

–     Sur ta gauche

           Cette fois, je n'eus pas de grognement en guise de réponse, mais j'entendis les bruits de pas s'arrêter derrière moi et alors que je ralentissais déjà, j'entendis une voix m'appeler entre deux souffles :

–     Cap'...Cap', j'arrête là pour aujourd'hui...

–     Oh, déjà ? Demandais-je en m'arrêtant et me retournant vers le faucon qui s'était accroupi au sol afin de reprendre son souffle

–     Comment ça déjà ? Cela fait déjà deux heures qu'on s’entraîne, et que je t’entends me dire « sur ta gauche » toutes les trente secondes, dit-il sur un ton de reproche

–     Désolé, Sam. Mais je ne pensais pas que suivre un vieux de 100 ans te poserais le moindre souci.

–     Ah ah très drôle Steve...oui très drôle…Dit-il en reprenant difficilement son souffle.

           Malgré mes petites railleries, j'éprouvais moi-même un peu de fatigue entre la boxe de ce matin, la natation du début d'après-midi, la musculation et enfin le footing avec Sam, ma journée n'avait pas été de tout repos. Je me rapprochais donc de mon ami, afin de lui tendre la main, et de l'aider à se relever. Il regarda ma main et déclina l'invitation :

–     Merci Cap' mais je vais sûrement essayer de respirer à nouveau normalement avant de me mettre debout si tu n'y vois aucun inconvénient.

–     Si tu continues ainsi, je crains qu'on doive te brancher sur un respirateur artificiel, dis-je en riant

–     Très marrant, dit-il vexé, très marrant Monsieur Stark

–     Oh ça va, je te taquine, pas besoin de me comparer à Stark. Je ne suis tout de même pas si méchant, non ?

–     Oh...après deux heures de sur ta gauche, je crois que je préfère encore les railleries d'Iron Man, vois-tu.

–     C'est parce que cela fait longtemps que tu ne l’as pas côtoyé, c'est pour ça que tu me dis ça.

–     Sûrement, je passe moins de temps avec lui que toi cher ami, Dit-il en accentuant le toi.

           Je soupirais de lassitude avant de m'asseoir à ses côtés. Entre Faucon et Natasha, les sous-entendus sur ma relation avec Tony Stark allaient bon train. Il est vrai que nous passions un peu plus de temps l'un avec l'autre, mais cela n'avait rien à voir avec une quelconque relation sentimentale. Non, je m'inquiétais pour mon ami, car il n'avait pas le moral depuis que Pepper l'avait quitté, et je m'assurais simplement de son état psychologique.

–     Sérieux Steve, tu vas pas me faire croire qu'il a besoin d'une nounou notre Stark préféré ?

–     Eh bien, depuis l'incident du mois dernier, j'en serais pas si sûr...

–     Hum...soupira Faucon, oui mais bon, c'est Stark, toujours dans les excès, ça va mieux aujourd'hui.

–     Il a plutôt simplement l'air d'aller mieux. Tu sais, il passerait ses jours et ses nuits dans son labo à travailler si je n'allais pas le sortir de là de temps à autre.

–     Et que Dieu nous garde d'une telle initiative, on est tranquille quand il bosse. Pas de remarques désobligeantes, ou de petits pics lancés à droite à gauche juste pour voir quelle tête on va faire

–     Dit-il, lançais-je sur un ton de reproche, tu n'es pas le mieux placé pour reprocher cela à quelqu'un Sam. Et puis, moi ça ne me dérange pas

–     Normal, tu l'kiff, me dit-il en accentuant volontairement sur le dernier mot.

–     Je ne le « kiff » pas, dis-je en reprenant avec mépris son expression un peu trop novatrice pour moi. Je prête juste attention à mes amis, je ferais pareil pour toi, tu sais.

–     Ça j'en doute pas une seconde, sauf qu'en l’occurrence ce n'est pas de moi dont il s'agit, mais de Tony. Et j'ai bien remarqué ta façon de le regarder, de le dessiner ou même de rougir quand je te parle de ça.

–     Je...ne...dis-je dans une pitoyable tentative de nier le fait que mes jours s'étaient légèrement empourprées.

           Cela eu le mérite de faire rire le faucon, mais je ne rougissais pas. Non, j'étais simplement embarrassé par ce qu'il venait de me dire. Je n'aimais pas Stark, même s'il est vrai que dernièrement j'avais pris goût à le dessiner, lorsqu'il travaillait dans son labo, et qu'il me parlait de ses charabias mécaniques. Après tout, dans ces moments-là, je n'avais pas grands choses d'autres à faire et puis il faut avouer que le visage de Tony était plaisant à crayonner. Surtout lorsqu'il souriait, même si malheureusement ces derniers temps ses sourires étaient plutôt absents, ou n'étaient que des sourires de façades. Car Stark est quelqu'un qui dissimule beaucoup ses émotions derrière un masque d'indifférence et d’arrogance.

*BIP * BIP * BIP*

           Je fus tiré de mes pensées par ma montre qui sonnait dix-neuf heures. Déjà.

–     Ah ! Tu vois quand je te disais deux heures de course, tu m’croyais pas ! S'exclama Sam fière de lui.

–     Je n'ai jamais dit que je ne te croyais pas Sam, mais, deux heures c'est un peu juste pour un ancien militaire.

–     Ce serait juste si j'avais eu du sérum de Super soldat, mais malheureusement pour toi, je ne suis qu'un homme qui essaye de te suivre du mieux qu'il peut.

           Je ris avant de me redresser et de tendre à nouveau la main à mon ami qui cette fois saisi l'invitation. Je le redressais sans peine, et lui proposais de rentrer au Manoir des Vengeurs afin de prendre une bonne douche après tout cet entraînement.

–     Ah je suis sûr que tu aimerais que ton amant te rejoigne sous la douche, dit-il en me faisant un clin d’œil, je suis sûr que vous en mourrez d'envie tous les deux.

–     Cela m’étonnerait que Stark ait envie de ça

–     Si, si crois moi, en plus, je suis sûr qu'à l'heure actuelle, il n'est même pas encore douché

           Dans le fond il n'a pas tort, pas sur le fait que j'ai envie qu'il vienne sous la douche avec moi, mais sur le fait qu'il ne se soit pas douché. Tony pouvait être propre, élégant et très habillé, mais il pouvait aussi être tout son inverse. Sale, mal coiffé et vêtu d'un simple jeans, voire d'un jogging, quand il s'enferme afin de travailler sans voir personne. Et ces derniers temps, nous avions plus eu droit au deuxième modèle qu'au premier. C'est sur ces pensées que je quittais le terrain d’entraînement avec le Faucon, afin de retrouver le manoir des vengeurs.


           En sortant de ma douche, je jetais un rapide coup d’œil à l'heure qu'il se faisait. Déjà dix-neuf trente passés... Je n'étais pas en avance pour mon café avec Tony, en effet, depuis quelques temps j'avais pris l'habitude de le rejoindre à dix-neuf heures précise, afin que nous passions un peu de temps ensemble. Or, aujourd'hui, j'avais un peu traîné, et j'avais pris plus de retard que d'habitude. Je terminai rapidement de m'essuyer tout le corps avant d'enfiler un jogging et un t-shirt confortable, puis de descendre dans la cuisine. J'y trouvais Vision et Wanda attablé que je saluais avec un large sourire. Je lançais les deux cafés dans la machine avant de demander :

–     Vous allez bien ?

–     Très bien et vous Captain America ? Me demanda très poliment Vision.

–     Bien, et toi Steve ? Dit Wanda d'une façon un peu plus familière.

–     Bien, bien, répondis-je, Vous vous êtes fait à manger ?

–     Oui, répondit Vision, Wanda voulait me faire découvrir le Bœuf Strogonof de son pays natal. Même si je n'ai aucunement besoin de me nourrir, je trouve cela fascinant de tester la nourriture humaine. Surtout lorsque ce plat tient à cœur à Wanda, m'expliqua-t-il

–     Tu vas te régaler, répondis-je en souriant, D'autant plus que notre petite Wanda est une chef hors pair.

           Cela fit sourire la jeune femme qui ne tarda pas à retourner son attention vers l'être artificiel qui se trouve à quelques centimètres d'elle. Vision, lui aussi détourna son regard vers la jolie brunette qui se trouve à ses côtés. Ils étaient adorables tous les deux à flirter ensemble, c'était si pur et innocent que cela faisait plaisir à voir. Une fois les cafés terminés, je m’éclipsais aussi discrètement que possible afin de les laisser profiter des moments d'intimités qu'ils pouvaient partager ensemble.

           Je longeais le long couloir annexe à la cuisine, et me dirigeait naturellement vers un chemin que j'emprunte de plus en plus régulièrement ces derniers temps : Le laboratoire dans lequel travail Tony. Une fois devant la porte, je demandais poliment à J.A.R.V.I.S de m'en ouvrir l'accès, ce que celui-ci déclina, sur ordre de son maître. Je soupirais, et redemandais une nouvelle fois, prétextant que j'avais quelque chose d'urgent à lui dire. Mais une nouvelle fois, J.A.R.V.I.S déclina ma demande ce qui avait le don de m'agacer. Je dis alors :

–     J.A.R.V.I.S, tu diras à Stark que s'il ne m'ouvre pas, je défonce la porte, dis-je sur un ton solennel.

           Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit, et je trouvais l'imbécile d'ingénieur accroupi sous un torse d'Iron Man en train de bricoler quelque chose avec une musique de Black Sabbath en fond. Il laissa s'échapper un grognement quand je m'approchais de lui avant d'ajouter avec une voix aussi peu agréable que possible :

–     J'espère que le grand-père a une bonne raison de venir me déranger pendant que je suis occupé.

–     Oui, je viens m'assurer que le petit Tony a bien pris son goûter, qu'il s'est douché et qu'il a bien lavé ses petites dents avant d'aller faire un gros dodo, dis-je un peu énervé par l’accueil qu'il me réservait.

–     C'est le cas, alors l'ancêtre peut retourner à ses occupations. Dit-il tout en continuant de travailler.

–     Je t'ai apporté du café.

–     Pose-le, je le prendrais plus tard.

           Je regardais autours de moi, il y avait déjà une dizaine de mugs entassés sur la petite table juste à côté de Tony. Alors je posais la tasse sur la table, une forte odeur d'alcool parvient jusqu'à moi. Je me rapprochais un peu plus de l'ingénieur, qui toujours accroupi, ne prêtait guère attention à mon existence. Une fois à sa hauteur, l'odeur d'alcool s'était faite plus prenante et je devinais sans mal la raison pour laquelle il ne tenait pas à ce que je rentre dans son laboratoire ce soir. Je posais alors une main sur son épaule de façon douce, mais autoritaire.

–     Stark, vous n'auriez pas bu quelque chose ce soir ?

           Tony se contenta de grogner quelque chose en essayant de dégager la main que j'avais posé sur lui. Mais je ne relâchais pas la pression, et je reposais exactement la même question. Après un long soupir de la part du brun, il me dit d'un ton détaché :

–     Si, mais où est le problème Captain ?

–     Tony, on n'en a déjà parlé tous les deux, il vous est interdit de travailler lorsque vous êtes ivres. Je croyais avoir été assez clair l'autre jour, non ?

–     Oui, sauf que je ne suis pas ivre, j'ai juste bu un verre, me dit-il avec une voix remplie de hargne.

–     N'oubliez pas que j'ai l'odorat plus développé que la moyenne Tony, et quand vous empestez l'alcool ainsi, après m'avoir empêché de rentrer, je sais ce que ça signifie.

–     Je ne vous ai pas empêché d'entrer, j'ai juste dit à J.A.R.V.I.S de me laisser travailler en paix. Ce à quoi il a lamentable échoué, par ailleurs.

–     Je n'ai pas échoué, Monsieur, vous m'avez demandé de laisser passer les vengeurs s'ils avaient quelque chose d'urgent, et le café allait urgemment refroidir si la porte restait fermée, répondit l'IA qui ne manquait pas de répondant.

           La réponse de J.A.R.V.I.S eu pour effet de faire lâcher à Tony son occupation. Et pour la première fois depuis que je suis entré, il tourna son visage vers moi. Il semblait fatigué, ses traits étaient tirés, ses yeux cernés et ses cheveux en bataille ne rendait pas justice à l'élégance à laquelle il nous avait habitué. Je soupirais avant de reprendre :

–     Tony, le bricolage c'est fini pour ce soir. Alors va manger quelque chose, prendre une douche et dormir un peu. Sans quoi, de toute façon je t'empêcherais de mettre la main sur le moindre outil de cet atelier. Compris ?

–     Vous exagérez Cap', dit-il en levant un sourcil l'air perplexe.

–     Je n'exagère rien, vous avez failli mourir à cause de votre négligence. Et je ne laisserais pas une telle chose se reproduire. Alors, vous allez me faire le plaisir d'aller vous reposez.

–     Vous savez que cela m'est impossible, je ne pourrais pas dormir tant que j'aurais pas fini ce que j'ai à faire. Bien heureux est l'imbécile qui peut s'endormir sans terminer ce qu'il a pourtant commencé.

–     Eh bien, vous serez un imbécile ce soir, puisque je vous relève de vos fonctions.

–     Je ne suis pas un soldat qu'on relève de ses fonctions. D'autant plus que je suis chez moi, ici. Donc, interdiction de me virer de mon propre laboratoire, cher Captain America.

           Pour mieux me faire comprendre, j’attrapais sa main afin de lui retirer la clé à molette qu'il tenait et la posait sur la petite table dernière moi. J'obligeais l'ingénieur à pivoter afin qu'on se retrouve en face à face tout en tenant toujours ses mains dans les miennes afin de le contraindre à ne plus bouger. Celui-ci me regarda d'un air étonné avant de me dire d'une voix suave :

–     Alors, les rumeurs seraient donc vraies ? Vous flashez sur moi ?

–     Quoi ? Demandais-je totalement déstabilisé par cette question qu'il n'avait jusqu'à alors jamais abordé même pour plaisanter.

–     Bah quoi ? Vous me tenez par la main, alors je me dis que ce que me raconte Natasha a peut-être du sens finalement. Mais, vous êtes du genre coincé dans une autre époque, n'est-ce contraire à votre éthique ? Votre morale ? Dit-il avec un sourire narquois sur le visage tout en scrutant mon visage de façon attentive.

–     Non...mais d'accord, je vois...dis-je en essayant de retrouver mon calme

–     Oh, faut pas vous mettre dans des états pareils, parce que votre petit secret a été percé à jour Cap', mais sachez une chose, je ne suis pas de ce bord là, vous savez. Vous devriez aller voir Thor, c'est un peu plus son genre je dirais. Bien que...je crois qu'il préfère les emo gothiques plutôt que les parfaits petits soldats, mais bon qui sait, vous aurez peut-être une chance, non ? Qui ne tente rien n'a rien.

–     Vous détournez la conversation Stark, répondis-je en ignorant du mieux possible la tirade qu'il venait de me dire.

–     Ah c'est là que vous avez tort, enfin tort comme trompé pas comme Thor notre demi-Dieu, hein ? Faites pas cette tête, je sais que vous êtes blond, et que vous avez du mal à suivre une conversation, dit-il moqueur.

–     Je ne suis justement pas comme Thor, j'arrive à vous suivre, même quand vous n'en avez pas envie Stark. Vous avez bu combien de verre exactement ?

           L'ingénieur soupira, et j’espérais sincèrement qu'il allait arrêter de parler de telles bêtises. Je ne sais pas pourquoi, mais quand il m'a demandé si je flashais sur lui, mon cœur a manqué un battement... Enfin ! Pour le moment, il y a des choses plus importantes à régler que les frasques de Tony. D'ailleurs, après une petite pause, l'intéressé repris la parole, mais cette fois, son regard ne soutenait plus le mien et il avait légèrement détourné le visage :

–     Je ne sais pas, j'ai pas compté...

–     Puisque vous n'êtes pas capable de vous en souvenir, interdiction de bricoler pour ce soir. Vous ne pouvez pas travailler sur votre armure en étant ivre mort.

–     Je ne suis pas ivre mort, j'ai pas bu tant que ça, insista Tony même s'il savait pertinemment que ses mensonges ne servirait à rien. Je suis largement capable de tenir une conversation tout à fait sérieuse avec vous, donc pourquoi n'arriverais-je pas à construire mon armure ? Et d'ailleurs, je ne fais pas de bricolage, je fais de l’ingénierie.

–     Pourquoi ? Simplement parce que la dernière fois, vous avez laissez passer un défaut qui aurait pu vous coûter la vie, Tony. Je ne le fais pas pour vous punir, mais pour vous sauver la vie.

–     Ça n'a rien à voir ! C'était un court-circuit à cause d'une nouvelle application que j'avais installé, cela n'avait rien à voir avec le fait que j'ai bu quoique ce soit.

–     Si, si vous n'étiez pas ivre, ce genre de détail ne vous aurait pas échappé.

–     Vous n'en savez rien...

–     Peut-être, le coupais-je avant qu'il ne rajoute quoique ce soit, mais je ne prendrais pas le risque.

–     Qu'est-ce que ça peut bien vous faire de toute façon, Captain ? C'est pas comme si nous étions de bon ami à ce que je sache ?

           Même si je savais qu'il n'en pensait pas un mot, mon cœur se serra l'espace d'un instant. Cela me vexait qu'il puisse me dire une telle chose, alors que je ne faisais que l'aider. Mais les alcooliques peuvent avoir des paroles très dures quand on les contrarie. Et j'en sais quelque chose, ayant grandi avec un père alcoolique, je savais à quel genre de comportement m'attendre de la part de Stark.

–     Je ne suis pas ici pour être votre ami Tony, mais votre nounou. Et là, j'ai dit : au lit.

           J’attrapais les bras de l'ingénieur afin de le soulever et de le passer par-dessus mon épaule, comme on le ferait avec un sac à patate. L'homme se débattait et débitait des jurons à n'en plus finir. Je me rendis jusqu'à la chambre de Stark qui se trouvait non loin de son laboratoire. Et alors que je voulu y entrer, Tony m'en interdit l'accès par le biais de son fidèle majordome artificiel.

–     Pose-moi maintenant, que je retourne bosser à mon labo, dit-il, tu ne pourras pas m'obliger à aller dans ma chambre, je dirais à J.A.R.V.I.S de garder l'accès verrouillé.

–     Bien, si c'est ainsi.

           Je fis alors demi-tour avec l'ingénieur toujours sur le dos. Intrigué, il me demanda où je comptais l’amener, mais je restais silencieux jusqu'à ce que l'on atteigne notre destination commune. J'ouvris la porte de ma chambre, et je jetais l'ingénieur sur mon lit. Celui esquissa un sourire avant de s'étendre de tout son long sur mon large lit :

–     Hum, je ne vous savais pas si direct cher Captain, et moi qui pensais que vous étiez puceau ? Vous êtes du genre à ramener directement vos conquêtes dans votre lit ?

–     Bien sûr que non et.... Je ne suis pas puceau, je vous l'ai déjà dit.

–     Intéressante révélation, dit-il avec ce fameux sourire narquois sur ses lèvres. Et donc, vous avez de l'expérience, c'est ça ? Me demanda-t-il tout en se levant du lit, et c'est en manquant de trébucher qu'il s'approcha de moi.

–     Stark, vous tenez à peine debout alors allez-vous reposer voulez bien ? Sans quoi je vais devoir rester devant cette porte jusqu'à ce que vous soyez décidé à dormir et décuver un peu.

           Je m'étais posté devant la porte afin d'empêcher le milliardaire de sortir de cette chambre. Toutefois, je n'avais pas prévu qu'il se rapproche de moi de cette façon. Il passa ses bras sur mes épaules, et noua ses mains autours de ma nuque. Il se rapprocha aussi près qu'il le pouvait de mon visage et se hissa jusqu'à ma hauteur avant de me murmurer :

–     Si vous êtes vraiment aussi expérimenté que ce que vous prétendez...Pourquoi vous êtes aussi rouge qu'une pivoine ?

           Je ne sus que répondre à cette énième provocation, mais celle-ci me fit prendre conscience de l'état dans lequel je me trouvais. Mon corps entier s’était tendu quand Stark s'était rapproché de moi de cette manière. Mes mains était humide tandis que je sentais mon cœur s'emballer dans ma poitrine. Je me sentais comme acculé par cette situation, et je ne pus m'empêcher de faire un pas en arrière. Seulement, je fus rapidement bloqué par la porte que j'avais refermé derrière moi. Toutefois, ce geste un peu brusque eu l'effet de déstabiliser le brun qui se trouvait agrippé à moi. Je le rattrapais par la taille avant qu'il ne se fasse mal.

–     Qu'est-ce que je disais ? Dis-je avec une voix aussi neutre que possible, Vous tenez à peine debout.

–     Si moi je tiens à peine debout, je connais un membre chez vous qui est déjà au garde à vous.

           À ces mots, je repoussais l’ingénieur qui avait été bien trop loin selon moi.

–     Tony, c'est vulgaire et tu pourras dire ce que tu veux, c'est totalement faux, et tu le sais très bien. C'est l'alcool qui parle, alors tu ferais mieux d'aller te coucher.

–     Hum, fit-il en me regardant de la tête aux pieds avec un petit sourire. Vous vous souvenez que vous êtes un mauvais menteur, Captain ?

–     Je ne mens pas, répondis-je froidement. Je ne vous aime pas Stark, je ne sais pas en quelle langue je devrais vous le dire.

–     Si vous le dites, c'est que c'est sûrement vrai. L'enfant chéri de l'Amérique n'oserait pas mentir après tout. Dit-il avec ce fichue sourire narquois encore peint sur ses lèvres.

           Je me mordis la lèvre inférieure pour m'empêcher de l'injurier, même si cette fois, ce serait amplement mérité. Mais vue sa démarche et les effluves d'alcool qui émane de lui, je suis quasiment sûr que ce n'est pas lui qui parle, mais la quantité plutôt impressionnante d'alcool qu'il a dû avaler. L'ingénieur entrepris alors de se déshabiller devant mes yeux exorbités.

–     Que faites-vous Stark ? Demandais-je interloqué.

–     À votre avis Steve ? Mon cœur manqua encore un battement lorsqu'il m’appela par mon prénom, car je crois bien que c'est la première fois que cela arrive. Je me déshabille afin de me coucher. Je ne peux tout de même pas dormir tout habiller, n'est-ce pas ?

           Je soupirais devant l'évidence même de la réponse et du plaisir que le brun avait eu à me voir poser la question. Diable, j'ai dû avoir l'air si stupide à lui demander cela. Une fois quasiment dénudé, Tony se glissa dans mes draps et se blottit contre l'oreiller. Je restais pour être sûr qu'il s'endorme et qu'il ne quitte pas la pièce dès que j'aurais le dos tourné. Et à ma grande surprise, le brun ne tarda pas à s’assoupir. Entre la fatigue et l'alcool, le sommeil avait gagné du terrain sans que l'ingénieur s'en soit rendu compte. Je sortis donc de la pièce afin de le laisser dormir et continuais encore une heure à monter la garde devant la chambre pour être certain qu'il ne se lève pas en douce en me croyant parti. Mais toujours rien.

            Au bout d'un heure, je sentis mon estomac crier famine, car il était vingt et une heure passée. Je me rendis dans la cuisine qui était à présent déserte. Les vengeurs devaient plutôt être dans leur chambre ou le salon à cette heure tardive. Je grignotais quelques aliments qui traînait dans le frigo. Une fois restauré, je décidais de faire la vaisselle, mais avant cela, je me rendis dans le laboratoire de Tony afin d'y récupérer la dizaine de tasses qui traînaient sur la petite table. Je les regroupais toutes sur un plateau mais avant de retourner à la cuisine, je rangeais deux ou trois trucs qui traînaient ci et là. Et c'est en rangeant que je trouvais, aujourd'hui encore, une bouteille de whisky totalement vide abandonnée près de l'évier du laboratoire. Je restais figé quelques secondes devant cette bouteille qui me montrait à quel point Tony allait mal et à quel point ce que je faisais ne servait à rien. Combien de bouteille il s'enfile par jour sans que je m'en aperçoive ? Mais surtout, la question qui me taraudais le plus était de savoir à quel point il se sentait mal dans sa peau pour boire à ce point ? Sincèrement....je crois que je suis un bien piètre chaperon pour Tony....Mais pire encore, je réalisais, à quel point j'étais un bien piètre ami pour qu'il ne puisse même pas venir se confier à moi dans ce genre de moment....


A Suivre

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Bonjour, Bonsoir à tous,

J'espère que ce chapitre vous aura plu ! Il sert d'introduction à une longue histoire !

Cette fiction s'inscrit dans un univers marvel que j'ai créé et qui comprend les histoires suivantes que vous pouvez retrouver sur mon profile:

1 - Ce que je ne pouvais qu'écrire - Pepperony - OS

2 - Le premier jour de ma nouvelle vie - Sicent Bro - OS

3 - L'amour n'est pas un long fleuve tranquille - Stony - Complète

4 - Le principe de réciprocité - Starker - Complète

5 - L'amour au delà de la haine - Stony - En cours



Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée et une bonne lecture !

Ps: Cette histoire a fait l'objet d'une correction !


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