L'amour n'est pas un long fleuve tranquille par

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Univers Parallèle / Aventure / Romance

2 Une nuit mouvementée

Catégorie: M , 5717 mots
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Chapitre II : Une nuit mouvementée.


           La nuit était déjà tombée sur le manoir des vengeurs, lorsqu'une mes tâches ménagères furent terminées, je rejoignis mes camarades dans l'immense salon. La télévision était allumée, et diffusait un film devant lequel s'était blottit Wanda et Vision. Sur la droite, affalé dans un fauteuil, se trouvait Sam qui s'était endormi, la bouche entrouverte devant l'écran géant. Je m'installais dans un fauteuil juste à côté de Natasha qui lisait ce qui semblait être un dossier du SHILED.

–     Qu'est-ce que tu lis Natasha ? Quelque chose dont on devrait se préoccuper ? Demandais-je.

–     Non, Fury m'a simplement demandé mon avis sur ce dossier. Mais il n'y a rien qui peut inquiéter les vengeurs.

–     J'espère bien, je commence à connaître Fury et à moins que la situation ne dégénère vraiment, il ne viendra pas quémander notre aide.

–     Je sais, et je surveille ses faits et gestes, comme tu me l'as demandé Steve.

           J'acquiesçais en guise de réponse à ce que venais de me dire Natasha. Elle me parlait toujours sur un ton détaché, et même si je doute que sa fidélité aille d'avantage aux vengeurs qu'au SHIELD. Je pense, toutefois, sincèrement que si la sécurité nationale ou mondiale était menacée, elle m'en ferait part. Contrairement à Stark, j'ai confiance en notre équipe, y compris en Natasha et Clint, même s'ils travaillent toujours en parallèle avec Fury. Alors que je reportais mon attention sur le film, Natasha repris la parole avec un sourire plein de malice :

–     Tu n'es pas avec Stark ce soir ? Il y aurait de l'eau dans le gaz ?

–     Non, il se repose.

–     Dans Ta chambre ? Dit-elle avec un amusement non dissimulé.

–     Heu...oui je n’ai pas eu d'autres choix que de le punir là-bas. Dis-je gêné avant de tenter de détourner la conversation sur un sujet plus personnel pour la veuve noire. Et Banner n'est pas là non plus ?

–     Dans son laboratoire comme toujours. Mais revenons à nos moutons si tu veux bien, tu vas dormir où si tu as prêté ta chambre à notre Iron Man préféré ?

–     Heu bien je ne pense pas que Tony va dormir toute la nuit, en général, il dort quelques heures, puis se lève avant tout le monde.

–     Et si ce n'est pas le cas ? Demanda-t-elle toujours aussi amusée par la situation.

–     Eh bien, je ne sais pas trop.

           Il est vrai que je n'y avais pas réellement réfléchis. J'étais un peu las de ma journée et une bonne nuit de sommeil me ferait le plus grand bien. Toutefois, je n'allais tout de même pas rejoindre Stark dans mon lit ? Surtout pas après le cirque qu'il m'avait fait toute à l'heure ? Mais, j'avais quand même besoin de repos et puis, il n'y aurait rien de mal à partager une nuit avec lui en toute amitié, non ? Mes interrogations devaient se lire sur mon visage, car Natasha me dit d'une voix espiègle :

–     Le brave soldat aurait-il peur de passer une nuit entière avec le fougueux Iron Man ?

–     Et bien je ne dirais pas qu'il est fougueux ce soir si tu veux mon avis

–     Vraiment ? Vous avez déjà satisfait à vos devoirs conjugaux ?

           Je dû faire une drôle d'expression, car cela arracha un petit rire à la belle rousse. Pourquoi tout le monde pense que je suis intéressé par lui ? Même si je dois reconnaître que Tony Stark possède une personnalité magnétique, ainsi qu'un physique avantageux. C'est également l'une des personnes les plus intelligentes de la planète, et même s'il possède de nombreux défauts, cela fait partie du charme de sa personnalité. Mais ce n'est pas parce que je pouvais reconnaître ses qualités que je suis...amoureux ? C'est totalement improbable et puis ce n’est pas comme si Tony Stark aimait les hommes. Non, il est très clair pour tout le monde que le milliardaire est un homme à femme. D'ailleurs, s'il est si mal en ce moment c'était en raison de sa rupture avec Pepper, celle qu'il qualifiait de « la femme de sa vie ». Donc je l'imaginais mal s'intéresser à un homme, malgré les petites provocations qu'il m'avait faites toute à l'heure. Après tout, ce n'était que cela, des provocations sans la moindre importance à ses yeux. Il s’est contenté de me taquiner tout comme Natasha le fait en ce moment même.

–     Je t'ai choqué à ce point ? Demanda la plantureuse rousse.

–     Non non, dis-je en triturant mes mains.

–     Steve, sincèrement, dit-elle d'une voix étonnamment sérieuse, Tu devrais aller parler à Tony, si tu n'es pas sincère avec lui, il ne le sera pas avec toi. Malgré la malhonnêté du personnage, il ne supporte pas qu'on lui cache des choses.

–     Je sais bien, répondis-je, mais je ne suis pas amoureux de lui. Pourquoi est-ce si étonnant que je prenne soin d'un ami ? Je l'ai dit à Sam aussi toute à l'heure, mais si c'était un autre vengeur, j'agirais de la même façon.

–     Je sais bien que tu prendrais soin de chacun d'entre nous, Steve. Mais, tu as cette façon de le regarder qui n'est équivoque pour personne.

–     Je...je ne le regarde pas d'une façon particulière je trouve. Je m'inquiète pour lui, et c'est tout.

–     Tu ne peux le nier Steve, et plus vite tu en auras conscience, et mieux ce sera pour vous deux. Ne t’étonne pas que Tony ne soit pas honnête avec toi et qu'il ne te raconte pas ce qui le tracasse, si tu n'es toi même pas sincère avec lui, ou pire avec toi-même.

           Natasha avait marqué un point, et ce qu'elle disait avait particulièrement du sens pour quelqu'un comme Stark. Le génie play-boy philanthrope milliardaire n'était pas que ça, puisqu'on pouvait aussi rajouter légèrement paranoïaque à ce qualificatif. Il avait du mal à accorder sa confiance ce qui pouvait en grande partie s'expliquer par son passé. C'est pourquoi, si je ne suis pas totalement honnête avec lui, il ne le sera jamais avec moi. Mais, la question primordiale maintenant est : qu'est-ce que je ressens pour lui ?

–     Je suis honnête avec lui. Je ne suis pas gay, et Stark non plus Natasha.

–     Et si je te disais que notre play-boy préféré n'avait pas fait des ravages que chez la gente féminine ? Dit-elle en ayant repris sa petite voix espiègle de toute à l'heure.

–     Comment ? Dis-je choqué par cette révélation.

–     Et ce que cela te choque vraiment Steve ? Tony est du genre à faire ce qui lui plaît peu importe ce que pense les autres, tu sais ? Et puis braver les interdits et transgresser les règles, c'est un peu sa marque de fabrique, non ?

           Je restais sans voix, je n'imaginais pas un seul second Tony avec un homme. Et je l'imaginais encore moins avec moi... Malgré tout, à cette idée, mes joues s’empourpreraient un peu. Ce qui fit sourire la belle rousse à mes côtés qui se replongea alors dans sa lecture maintenant qu'elle avait eu ce qu'elle voulait. Car oui, je réfléchissais à Tony, pouvait-il vraiment être homosexuel comme le prétendait Natasha ? Avait-il réellement eu des aventures avec des hommes ? Ne serait-ce pas contraire à l'éthique ? Je n'aimais pas les hommes, j'ai toujours été attiré par les femmes et je n'avais eu que des femmes dans ma vie. Et il en va de même pour Tony à ce que je sache. Malgré ce que clame Natasha, Tony n'avait jamais été présenté avec un homme, et puis il y avait Pepper. Que ressent-il pour elle, s'il était homosexuel ? L'état dans lequel il se trouvait récemment était dû à sa rupture, alors s'il aimait les hommes, comment l'expliquer ?

 Après, il ne faut pas que j'oublie qu'aujourd'hui, nous sommes au XXI ème siècles et que les mœurs ont beaucoup évolués depuis que je suis né en 1917. Nous sommes cent ans plus tard, et aujourd'hui, les homosexuels ne sont plus une tare dans la société, et ce genre de comportement n'est plus réprimé. Il est vrai que je n'y avais jamais réellement réfléchis, car à mon époque, être homosexuel était un crime et pouvait entraîner de lourdes conséquences surtout pour un soldat. Avant mon entrée dans l'armée, je ne m'étais posé aucune question sur ma sexualité, car de toute façon avec le physique que j'avais, je n'intéressais personne. Puis, lorsque Howard Stark et le docteur Abrahame Erskin avait fait de moi un super soldat, je n'avais eu que des conquêtes sans importance. Mais surtout, j'étais tombé sous le charme de la belle agent Peggy Carter avec qui, malheureusement, je n'avais rien pu partager, pas même une simple danse…Donc non, d'aussi loin que je m'en souvienne, je n'avais jamais rien éprouvé pour un homme. Mais avec Tony la situation est différente sur bien des points. L'homosexualité n'est plus un tabou de la société et j'ai moi aussi changé depuis que je me suis retrouvé propulser dans ce nouveau monde. Un monde totalement différent de celui que j'avais connu, avec de nouvelles mœurs, auxquelles j'ai encore parfois du mal à m'adapter.

           Fatigué par toutes ces questions, je n'avais qu'une envie aller me coucher. D'autant plus qu'il commençait à se faire tard. Le film venait de toucher à sa fin alors que Sam, encore ensommeillé, tentait maladroitement de se lever afin de gagner son lit. Quant à Wanda et Vision, ils quittèrent aussi la pièce afin de rejoindre leurs chambres à coucher respectives. Il ne restait à nouveau que Natasha et moi. Elle me fixait d'un petit regard en coin avec un sourire malicieux dessiné sur ses lèvres.

–     Alors ? Pas trop fatigué par cette épuisante journée, beau blond ? Dit-elle d'une voix suave. Je pense qu'il serait temps d'aller te détendre un peu dans ta chambre, non ?

           J'avais oublié ce détail. Tony qui dormait, moitié nu, dans ma chambre. Devais-je aller le rejoindre ? Mais alors que je m'apprêtais encore une fois à me torturer l'esprit, Natasha coupa court à toutes les questions que j'allais me poser.

–     Et si on faisait un petit pari, Steve ?

–     Un pari ? Répondis-je étonné.

–     Oui, un pari Steve. Cela devait se faire même à ton époque lointaine. Si tu vas retrouver Tony pour t'endormir auprès de lui, je vais discuter avec Banner dans son laboratoire de tous ces non-dits qu'il y a entre nous.

           Cette proposition était assez alléchante. Elle ne m'engageait pas à grand-chose, alors que Natasha allait enfin avoir la discutions pour laquelle je la poussais depuis plusieurs mois. Car, si elle a soi-disant remarqué mon attirance pour Tony, j'ai quant à moi remarqué la façon dont le timide docteur Banner, et la sexy Natasha se tournaient autours. Seulement, le tempérament des deux les empêchait de faire le premier pas l'un envers l'autre.

–     Bien d'accord Natasha, mais pas question pour toi de te défiler, n'est-ce pas ?

–     Tu sais très bien que ce n'est pas mon genre Steve.

–     Je sais, mais tu as bien compris que je vais juste dormir moi, n'est-ce pas ? Pas de sous-entendus graveleux sur lequel tu pourrais jouer pour ne pas accomplir ton devoir, on est d'accord ? Demandais-je connaissant le tempérament manipulateur de la rouquine en face de moi.

–     Aucun sous-entendu Cap', dit-elle sur un ton solennel. Après, ce qui se passe dans ton lit, ne regarde que toi…et ton amant.

–     Ce n'est PAS mon amant, dis-je un peu agacé.

–     Pas encore, dit-elle avec un sourire narquois, bien si tu veux bien m'excuser, j'ai une discutions à laquelle je n'ai pas le droit d'échapper.

           La belle rousse se leva sensuellement de sa chaise, et parti en direction du laboratoire du brave docteur Banner. Le pauvre, il sera sûrement surpris de la voir débarquer à une heure du matin afin d'avoir une discutions toute à fait sérieuse quant à leur relation.

Quant à moi, je me décidais aussi à me lever afin d’honorer ma part du contrat. Je me dirigeais aussi lentement que possible vers ma chambre, quand je rentrais, celle-ci était plongée dans une obscurité quasiment totalement. Seul le réacteur ARK plantée dans la poitrine de l'ingénieur éclairait d'une faible lueur bleuté la pièce plongée dans le noir le plus total. Je me rendis jusque dans ma salle de bain personnelle afin de me changer et d’enfiler mon pyjama. Une fois mes dents brossées, et mon visage rincé, je ne pouvais plus reculer l'échéance et je rejoignis Stark dans mon lit. Celui-ci semblait dormir à poing fermé, puisqu'il ne bougea même pas lorsque je me glissais à ses côtés. Je me posais face à face avec Stark qui n'avait toujours pas bougé suite à mon intrusion. Je n'aurais pas songé qu'il puisse avoir un sommeil aussi lourd, mais cela devait en partie être dû à l'alcool. D'ailleurs, le brun sentait l'alcool à plein nez ce qui était assez gênant pour s'endormir. Du coup, je me contentais de le regarder en attendant que Morphée ne vienne m'emporter à mon tour. L'expression sur son visage semblait pour une fois apaisée. Je glissais mes doigts sur son visage afin de replacer une mèche qui était descendus sur ses yeux. Je ne pus m'empêcher de caresser sa joue à ce moment-là. Ce qui était le plus étrange était ce sentiment d'apaisement que je ressentais à le voir à mes côtés ainsi. Le voir dormir, l'air serein, était un moment rare et privilégié. J'avais envie que ce moment ne s'arrête pas, et j'appréhendais le réveil du capricieux Tony Stark. Et c'est en songeant à lui, que je m'endormais à ses côtés.


           Cependant mon sommeil fut de courte durée puisqu'une main vient s'écraser sur mon visage. Ce qui me tira péniblement de mon assoupissement. J’ouvris fastidieusement les yeux et je tournais la tête vers le coupable qui avait l'air d'avoir un sommeil plus agité que toute à l'heure. Grâce à la lueur qui émanait de son réacteur ARK, je pouvais apercevoir le génie qui grimaçait et qui était couvert de sueur. Un peu inquiet, je passais une main sur son front afin de savoir s'il avait de la fièvre. Le contact de ma main froide sur le visage de l'ingénieur sembla l'avoir tiré de sa torpeur. Je retirais ma main en entendant un grognement provenir de l'ingénieur à moitié endormi. Rassuré par le fait qu'il n'ait probablement pas de fièvre, je pense que mon camarade souffre juste de l'abus d'alcool. Tony ouvrit alors les yeux à son tour et regarda en ma direction. C'est avec une petite voix éteinte qu'il me dit :

–     Tiens, vous êtes là Captain ? J’pensais pas que vous oseriez me rejoindre au lit...

–     Et bien, vous êtes dans ma chambre, murmurais-je, et j'ai tout de même besoin de dormir.

           Il acquiesça mollement, et passa ses bras au-dessus de son visage afin de se couvrir les yeux. Il semblait avoir très chaud puisqu'il se découvrit laissant apparaître son corps avec pour seul bout de tissu son caleçon. Je ne pus m'empêcher de détailler son corps musclé recouvert de sueur. S'il ne se sentait pas aussi mal, je crois bien que j'aurais pu avoir des idées mal placées en le voyant ainsi. Mais, je préférais m'assurer que tout allait bien, bien que les apparences me suggéraient l'inverse :

–     Stark, vous vous sentez bien ? Demandais-je dans un murmure.

–     Oui Cap', merci. Répondit-il sèchement.

           Il me tourna le dos tout en étant toujours vêtu uniquement de son sous-vêtement.

–     Vous n'avez pas trop froid ainsi ?

–     J'ai l'air d'avoir froid ? Me dit-il toujours aussi froidement.

–     Non, vous avez même l'air en sueur...

–     Bien et si vous me laissiez me reposer maintenant ? Ce n'était pas le but de l'opération à la base ? Me demanda-t-il sur un ton toujours aussi agressif.

           Mais avant que j’aie eu le temps de pouvoir répondre quoique ce soit, Tony se leva précipitamment et couru dans la salle de bain. Je m'adossais contre le mur, et je l'entendis vomir dans la pièce d’à côté. Je soupirais avant de me décider à me lever à mon tour. Je regardais dans mon armoire avant d'en saisir un plaid et de rejoindre l'Iron Man dans la salle de bain. Celui-ci était accroupi au-dessus des toilettes et avait la tête prostrée entre ses mains. Je viens m'installer près de lui et lui passait le plaid sur les épaules.

–     Ça va aller Stark ?

–     Lâche-moi, cracha-t-il visiblement contrarié par ma présence.

–     Vous avez l'air de mourir de froid, dis-je constatant qu'il tremblait. Voulez-vous que je vous fasse couler un bain ? Cela vous ferait le plus grand bien.

           Je n'eus qu'un grommellement en guise de réponse que je décidais d’interpréter comme un oui. J’emmitouflais Tony dans le plaid afin qu'il se réchauffe un peu avant de mettre le bain à couler. Alors que le bain commençait à se remplir, Tony se redressa toujours aussi pâle et avança doucement vers moi. Il regardait, comme hypnotisé, le bain se remplir avant de me dire :

–     Je vais me recoucher, tu m'appelle quand il est prêt.

–     Bien, allez-vous mettre au chaud, je vous préviendrais. Approuvais-je.

           Tony s'éclipsa alors de la salle de bain tandis que je surveillais le bain. Je m'assurais que l'eau soit à la température idéale, j'y glissais un peu de sel de bain et je retournais chercher le génie qui s'était blottit dans la couverture. Je m'avançais jusqu'à lui, et je lui caressais doucement les cheveux pour le tirer de sa somnolence.

–     Stark, j'ai préparé votre bain. Allez-y, ça vous fera du bien.

           Il me lança un mauvais regard, mais fini tout de même par se lever et parti s'enfermer dans la salle de bain. Une fois l'ingénieur bien installé, je me recouchais dans le lit. Je tournais la tête vers mon réveil qui affichait trois heures du matin. Décidément, je ne crois pas que je passerais une bonne nuit de sommeil. Au bout de quelques minutes, je décidais de me rendre dans la chambre du milliardaire afin d'aller y chercher sa brosse à dent, ainsi que quelques vêtements propres pour qu'il puisse se changer. Je récupérais tout ce dont j'avais besoin, et je retournais dans ma chambre. Je me rapprochais de la porte pour signifier au mécanicien que j'avais récupéré certaines de ces affaires. Je lui dis alors que je les lui porterais quand il le souhaiterait, mais celui-ci me dit d'une petite voix que je pouvais les poser sur le lavabo. J'ouvris donc doucement la porte, et je vis que l'ingénieur était toujours dans son bain. Je détournais la tête, gêné de le voir ainsi.

–     Je....je vous...pose ça ici, dis-je en essayant de repartir aussi vite que j'étais venu.

–     Merci Steve, dit-il doucement.

           Ce qui eut pour effet de me stopper, car non seulement il ne m'appelle quasiment jamais par mon prénom (préférant Captain ou grand père comme surnom), mais en plus, le grand Stark venait de me dire merci. Je n'en revenais pas, il devait vraiment se sentir mal pour en arriver là.

–     Mais de rien, dis-je d'un air bête.

           Je ressorti de la salle de bain, et retournais me glisser dans mon lit sans pouvoir me sortir de l'esprit l'image de Stark dans son bain. L'eau avait beau être couverte de mousse, j'avais pu apercevoir le corps nu de Stark. D'ailleurs, je m'étais même surpris à le regarder ce qui était pour le moins gênant. Enfin, gênant pour moi, puisque lui n'avait pas l'air d'avoir été dérangé par ma présence. Il était resté la tête penchée en arrière pendant toute mon intrusion avec un bras sur le visage, afin sans doute de cacher la lumière qui devait le gêner. D'ailleurs, je ne pouvais m'empêcher de constater à quel point il était sexy dans cette position.


           Les minutes s'étaient écoulées et Tony était toujours dans la salle de bain. Au bout d'une heure, j'allais toquer à la porte, m'inquiétant un peu du sort du petit génie. En effet, on m'avait toujours dit qu'il était dangereux de s'endormir dans son bain, mais ce danger était accentué lorsqu'on était ivre car les capacités cognitives des individus sont diminuées (parait-il puisqu'à cause du sérum de Super Soldat, je ne peux devenir ivre, et je ne pourrais donc jamais l’expérimenter moi-même). Lorsque j'avais frappé à la porte, je n'avais pas eu de réponse tout de suite, c'est lorsque je frappais une deuxième fois en demandant au génie si tout allait bien de façon assez audible qu'il me répondit qu'il allait sortir de l'eau. Après cela, il mit encore une bonne vingtaine de minute à me rejoindre. Rassuré sur le fait qu'il semblait aller suffisamment bien pour me répondre, je retournais me coucher. Il était désormais plus de quatre heure trente du matin et je commençais à être épuisé. Mais alors que je m'endormais, l'ingénieur ouvrit enfin la porte. Il avançait doucement jusqu'à moi dans ce qui semblait être un de mes t-shirts. En tout cas, pour sûr, il ne s'agissait pas des vêtements que je lui avais apporté. De plus, le haut était bien trop large pour lui et retombait jusqu'à ses hanches. Je devais le dévisager bêtement puisqu'il me dit d'une voix amusée :

–     Vous pouvez ramassez votre langue Captain, j'ai juste pris un de vos t-shirts parce que ce que vous m'avez rapporté n'est pas confortable, et j'ai bien compris que me voir en caleçon vous mettait dans tous vos états.

–     Hein ? Heu non pas du tout, bafouillais-je toujours aussi bêtement.

           Le milliardaire vient alors se blottir dans le lit, et semblait avoir un peu meilleure mine que toute à l'heure bien que ses traits étaient toujours tirés, et qu'il semblait lui aussi fatigué. Alors qu'il s'installait à mes côtés, il éteignit la lumière du plafonnier ce qui nous plongeas dans la pénombre à nouveau. Mais cette fois, la lumière de son réacteur ARK était largement dissimulée sous son haut bien que l'on puisse encore deviner sa présence.

–     La lumière du réacteur ARK ne vous dérange pas ? Demandais-je pensivement.

–     Pourquoi ? Ça vous empêche de dormir ? Me demanda-t-il immédiatement.

–     Ah non pas du tout, dis-je en souriant, juste que vous sembliez gêné tout à l'heure.

–     Hum pas vraiment, je m'y suis habitué, au début ça nous gênait, Pepper et moi. Maintenant, on s'y est habitué. Dit-il avant de marquer une courte pause et de reprendre avec l'un de ses faux sourires, bien que maintenant, elle au moins, elle ne risque plus d'être dérangée.

–     Stark, si Pepper vous manque à ce point, pourquoi vous n'allez pas la voir ?

–     Je ne peux pas, me dit-il simplement.

–     Et pourquoi pas ? Rien n'a jamais empêché Iron Man de faire ce qu'il avait envie de faire, non ?

–     Qui vous dit que j'en ai envie pour commencer ?

–     Votre comportement

–     Vous ne comprenez décidément rien à rien. Mais comment vous en vouloir ? Vous êtes un soldat, et vous avez cent ans, vous devez être un peu gâteux à force.

–     Très drôle Stark, mais sérieusement, vous devriez aller la voir, cela vous ferait du bien et puis vous vous disputez souvent avec Pepper, non ?

–     Mais justement Captain, ce n'était pas une dispute cette fois. Mais une rupture...Vous saisissez la différence ?

–     Pas vraiment, avouai-je car connaissant le milliardaire, il avait tendance à tout amplifier.

–     Bien....Dit-il d'un ton las. J'ai été odieux avec Pepper et je lui en ai fait voir de toutes les couleurs pendant de nombreuses années. J'ai pris ce qu'elle me donnait, sans lui donner grand-chose en retour. Vous voyez le genre ? J'ai simplement épuisé l'amour qu'elle ressentait pour moi, et je ne peux pas lui demander de continuer encore si elle n'en peut plus. Je l'aime, mais je ne pourrais jamais lui apporter une relation saine. Elle mérite quelqu'un d'attentionné qui prend soin d'elle et qui la chérisse. Qui connait sa date de naissance, les fruits auxquelles elle est allergique, et pas quelqu'un qui a perpétuellement besoin d'elle. Je ne peux donc pas retourner la voir pour la simple et bonne raison qu'elle mérite mieux que moi.

–     Vous lui avez donné de l'amour Stark, et je suis sûr qu'elle ne pense pas que vous ne lui avez rien donné, vous savez.

–     Non, vous ne savez pas, parce que vous n'avez jamais été dans nos vies à Pepper et moi. Est-ce que vous imaginez combien de soir identique à celui-ci je lui ai fait endurer ? Sans qu'elle ne puisse rien faire ? Les sautes d'humeur, les colères, la jalousie, les cachotteries ? Et ça, sans compter toutes les fois où je me suis mis en danger. Malheureusement pour elle, je suis un terrible partenaire, dit-il le regard perdu au loin.

–     Je ne pense pas que vous soyez aussi terrible que ce que vous dites, Tony. Dis-je en marquant une pause après avoir prononcé son prénom. Vous savez vous montrer attentionné, mais à votre manière. Il faut juste savoir lire entre les lignes avec vous.

–     Entre quelles lignes ? Parce qu'elle avait l'habitude de me dire que parfois mes sous-entendus cachaient d'autres sous-entendus vous savez. Je parle au moins au troisième degré.

–     Et bien cela ne me pose aucun problème, tant que je parviens à vous comprendre. Mais, vous savez, ce soir vous parlez uniquement au premier degré ce qui ne vous ressemble pas.

–     C'est que je dois être sacrément ivre alors ! Dit-il avec un air faussement étonné.

–     Je vous l'avais bien dit, répondis-je en riant.

–     Touché ! Dit-il en souriant avant de se tourner vers moi, mais vous savez Captain, je suis largement capable de prendre soin de moi tout seul.

–     Apparemment pas, c'est pourquoi je veillerais toujours sur vous.

           À ces paroles, et ce pour la première fois, je vis Tony Stark mal à l'aise, et malgré la pénombre, je cru le voir rougir. Il me bégaya un merci et avant qu'il ait eu le temps d'ajouter quoique ce soit, je passais ma main sur son visage :

–     Mais est-il possible que j'ai réussi à vous faire rougir ?

–     Seulement dans vos rêves les plus fous Cap', dit-il en ayant bien trop vite repris sa répartie à mon goût.

–     Non, dans mes rêves les plus fous, je ne fais pas que vous faire rougir, osais-je.

–     Vraiment ? Me dit-il visiblement soufflé. Et que fait-on de plus fou dans ce cas ? Se dit-il en se rapprochant de moi.

–     Heu, ce fut à mon tours de perdre ma répartie, des choses...

–     Des choses pas assez catholiques pour les dires tout haut ? Dit-il avec un petit sourire narquois.

–     Sans doute, dis-je. Bref, je vous ai amené pour vous reposer, alors reposez-vous.

–     Hum....Si c'est ça qu'on fait dans vos rêves les plus fous, je suis bien contant de ne pas être endormi alors. Dit-il avec une voix espiègle.

–     Stark, c'était une blague. Et puis je suis fatigué, alors bonne nuit.

           Cette fois, ce fut à mon tour de me retourner et de lui tourner le dos. S'il est vrai que j'étais fatigué, j'avais maintenant le cœur qui battait la chamade et le souffle court. Il m'était impossible de m'endormir dans de telles circonstances. Mais je ne pouvais pas continuer la conversation qu'on menait l'Iron Man et moi. Non seulement cette conversation était très gênante. Mais, qui plus est, l'avoir dans mon lit après l'avoir vue nu dans son bain et le savoir dans un grand t-shirt bien trop large pour lui ne me donnait, en effet, pas que des idées catholiques. Des idées que j'avais encore du mal à réaliser pleinement. Comment pouvais-je avoir envie de ça alors que je l'avais vue plus bas que terre il y a à peine deux heures ? Alors que je me torturais l'esprit avec toutes ces questions, je sentis un baiser sur ma joue et Tony me susurra à l'oreille :

–     Bonne nuit, Steve

–     Bonne....bonne nuit, bafouillai-je

           L'allure de mon cœur s'était soudain emballée lorsqu'il s'était approché ainsi, et je comprenais à présent pourquoi j'avais envie de lui. Simplement parce que Stark s'amusait à me donner envie. Même si pour lui, il ne s'agit sûrement que d'un jeu ou des provocations, cela faisait tout de même son effet. Ce qui est regrettable. Je soupirais et tenta de faire le vide dans mon esprit pour m'endormir enfin. Je ne trouvais le sommeil qu'une heure plus tard, vers six heures du matin. L'heure à laquelle, je me lève d'habitude.


A Suivre


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