Ma vision tressautait. Je gisais parmi les autres ruines de son jardin, presque aussi disloqué que le petit kiosque qu’elle aimait tant, celui près de sa chambre. Je percevais au loin les larmes de Zelda: les Larmes de la Déesse... Pour moi, elles étaient de l’énergie pure… Un carburant si puissant. Je sentais dans mes rouages qu'elle comptait se sceller elle-même avec la Bête comme elle l'avait fait sur l'Autre Voie: c’était son seul moyen de protéger tout le monde. C’était inacceptable!
Tant bien que mal, je me dressai sur mes trois pattes; puisant dans mes toutes dernières forces. Porté par ses larmes, je courus la rejoindre. C’était à peine si mes circuits se connectaient encore, mais tous mes engrenages hurlaient que chaque nano-seconde pouvait faire la différence. Je me jetai sur l'Avatar du Mal: je devais annuler le bouclier spatio-temporel que je pouvais déceler autour de lui, comme une aura. C’est mon autre moi corrompu qui lui avait offert ça... C'était la seule chose que je pouvais faire. J'étais le seul à pouvoir le faire. Et seulement en payant le prix fort.
Zelda… Puisses-tu vivre le reste de ta vie dans la joie.
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N'en déplaise à ses détracteurs, cette nouvelle voie temporelle ouverte par Terrako dans Hyrule Warriors: l'Ère du Fléau est le plus beau cadeau que pouvait me faire Nintendo. Peut-être suis-je un peu trop sensible, mais je crois pouvoir affirmer que, tout autant que la Princesse Zelda, j’avais moi aussi envie de pouvoir « Protéger tout le monde ».
Les cinq premiers chapitres du jeu abondent, tout comme Breath of the Wild, de moments « mignons » entre la Princesse et son Chevalier, laissant présager d'un amour naissant... Mais le développement de leur relation a été subitement laissé de côté après l'Éveil de Zelda. Et c'est là que mon imagination s'est enflammée…
Différents personnages se relaient pour raconter l’histoire à tour de rôle selon leur point de vue, reflétant le Gameplay du jeu.
Bonne lecture!