Le sorceleur spécial

Chapitre 2 : Le combat pour la survie

Par Blax

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(Attentions ce chapitre contient des propos choquants et des actions qui peuvent degouter certaines personnes et même moi ça m'a dégouter d'écrire cela)

POV Aiden

Où suis-je ?

Je cligne des yeux et essaie de me redresser, mais malgré mes efforts, je me sens extrêmement faible et je n'arrive qu'à m'asseoir contre un mur.

Mes sens reviennent peu à peu. D'abord l'ouïe : j'entends des pleurs, mais pas des pleurs de tristesse des pleurs de désespoir.

Puis vient l'odeur, un mélange d'urine, de sang et de sperme.

Puis, enfin, la vue. Ce que je trouve devant moi, c'est une cage, dans une sorte de pièce sombre éclairée par quelques torches seulement. En regardant à l'intérieur de la cage, je vois plusieurs personnes recroquevillées, le visage vide de vie, et surtout d'une maigreur extrême, comme rongées par la faim.

Mais ce qui manque de me faire vomir, c'est l'odeur cadavérique des corps empilés dans cette même cage où nous nous trouvons. Il y a tellement de corps, de personnes différentes femmes, enfants, hommes, vieux ou jeunes.

Je ressens aussi une fatigue immense et une faim intense : en touchant mon propre corps, je comprends que je suis moi-même dans un état de famine extrême. Je n'ai que la peau sur les os.

À ce moment-là, une porte s'ouvre. Je vois deux gardes traîner le cadavre d'une jeune femme nue, dont s'écoule un liquide mais c'est surtout son visage qui est le pire : un visage totalement vide de vie.

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POV General

Les hommes commencèrent à parler comme une conversation normale "Tu ne trouve vraiment pas que les plus jeunes sont pas mieux a utiliser lors du sexe ?"

L'autre homme rigola et dit "Pas du tout, imagines tu as envie de la battre ou de l'étrangler, un enfant ne serait pas capable de résister en plus leur chatte est trop courte j'en suis sûr. "

L'autre homme ouvrit la cage et jette comme on jette un déchet le corps de la femme a cote de la pile de cadavres malgré qu'elle est encore vivante et continua a parler "Tu n'as aucun goût, je préfère vraiment les petites filles, quand elle demande leur maman mmh j'adore forcer leur mère a regarder."

L'autre homme rigola en disant "T'es un monstre. "

L'un des hommes regarda la cage et aperçut une petite fille recroquevillée. Elle avait l'air jeune, mais c'était surtout ses cheveux cendrés et ses yeux féroces, pleins de haine, qui ressortaient. Il s'approcha d'elle, la gifla, et la tira par les cheveux avec dédain" Arrête de me regarder comme cela, connasse de royale ; si le chef n'avait pas dit que tu étais vendue à un riche marchand, je t'aurais déjà baisée dans mon lit. "

La jeune fille lui cracha au visage en disant : "Connard ! " En réponse, l'homme la projeta à côté de moi, lui faisant claquer le dos contre le mur et la faisant crier de douleur. Alors qu'il allait continuer, l'autre homme s'interposa :

"Arrête, si tu abîmes la marchandise, le chef ne sera pas content. "

Puis il regarda un jeune couple, sourit de ses dents jaunies, et tira la femme par les cheveux elle cria de désespoir vers son mari. Le mari tenta de s'interposer, mais l'autre homme le saisit et le battit à mort devant sa femme, avec une violence extrême, le fracassant contre les barreaux de la cage jusqu'à faire jaillir des morceaux de cervelle. Il jeta le cadavre sur la pile et rejoignit l'autre homme en refermant la cage.

« On la prend à deux, j'ai envie de me détendre » dit-il.

Puis ils quittèrent tous les deux la pièce, ne laissant derrière eux que les cris de désespoir de la femme, qui s'éloignaient peu à peu.

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POV Aiden

J'avais fermé les yeux et j'essayais de retenir mon vomi, malgré le fait que je n'avais rien dans l'estomac seul du suc gastrique serait ressorti.

Tout ce à quoi je viens d'assister… Suis-je en enfer ?

Suis-je un lâche d'avoir fait semblant de me faire tout petit ?

Alors que toutes ces questions de dévalorisation résonnaient dans ma tête, un gémissement de douleur de la jeune fille à côté de moi me sortit de mes pensées. D'une voix extrêmement difficile, je dis :

« Ça va ? »

La jeune fille me regarda, et la première chose qui attira mon regard, ce furent ses yeux verts brillants et ses cheveux cendrés qui tombaient sur son visage couvert de sueur et de sang à cause du choc. Elle essaya de sourire en disant :

« Ça va, j'ai connu pire. Je m'échappe toujours de mon château en faisant de l'escalade, alors je suis déjà tombée plus d'une fois. »

Elle s'assit à côté de moi et dit faiblement, mais avec une pointe de désespoir :

« Tu penses qu'on va s'en sortir ? »

Je ne pus répondre. Après tout, moi-même j'étais encore désorienté : dans mon esprit, j'étais passé de ma salle de classe, en plein examen, à l'hôpital, et maintenant ici, dans cet entrepôt qui sentait le cadavre et toutes sortes d'odeurs horribles. Ironie du sort, on commençait déjà à s'y habituer.

Voyant que je ne disais rien, elle eut un petit rire amer et dit faiblement :

« Je connais ta réponse… J'ai peur de mourir, tu sais. Mais j'ai surtout peur de ne plus jamais revoir les larmes de grand-mère, ou d'oncle Sac-à-Souris. »

Essayant peut-être de la rassurer après tout, elle devait avoir à peu près l'âge de ma petite sœur je dis, la voix toujours faible :

« Je suis sûr que ta grand-mère doit déjà te chercher. Après tout, comme l'a dit l'autre homme, tu es quelqu'un de royal, non ? »

Elle hocha faiblement la tête, le regard toujours posé sur un mur, la tête appuyée contre la paroi, et dit doucement :

« J'espère pouvoir le croire… Tu sais, parfois je me demande si elle ne préférerait pas que je disparaisse. »

Je secouai la tête et répondis doucement :

« Je suis sûr que non. Malgré tous les conflits de famille, pour la famille, n'importe qui serait prêt à aider. »

Elle sourit légèrement et dit en me regardant :

« Je m'appelle Cirilla Fiona Elen Riannon, mais appelle-moi Ciri. Je ne comprends toujours pas pourquoi j'ai un nom aussi long… » dit-elle en faisant une petite moue.

Je souris légèrement et dis :

« Je m'appelle Aiden, je suis… » c'est vrai, je suis quoi ? Suis-je vivant, au moins ? Suis-je en enfer ? Où suis-je ? En continuant à réfléchir, je terminai ma phrase par :

« Je suis… un voyageur ? »

Elle rit doucement :

« Pourquoi toi-même tu n'es pas sûr de ce que tu es ? T'es bizarre. »

Elle regarda la pile de cadavres et dit, dans un mélange de colère et de haine, mais faiblement :

« On est les derniers enfants. Les autres ont été soit vendus, soit violés, battus et tués devant les yeux de leurs parents. J'entends encore leurs voix, tu sais. »

Je n'arrivais pas à me souvenir si je les avais entendues moi-même à vrai dire, je ne savais même pas comment j'étais arrivé là. Je dis simplement :

« Mon cerveau a dû effacer cette partie-là pour me garder psychologiquement stable, enfin je crois. »

Puis, pendant un moment où le temps sembla suspendu, on discuta de tout et de rien. Ciri adorait galoper à cheval, ou manier l'épée en cachette sa grand-mère refusait qu'elle s'entraîne, car selon elle, une bonne princesse ne devait pas faire ce genre de choses.

Je riais un peu en la voyant faire la moue en racontant ça, et peu à peu, elle posa sa tête sur mon épaule. Malgré tout, je lui caressai doucement les cheveux pour la rassurer je la voyais un peu comme ma petite sœur. Elle dit doucement :

« Si on s'en sort, tu voudras faire quoi ? »

Je réfléchis, mais je n'en savais rien moi-même je ne savais même pas si j'étais encore dans mon monde ou non. Je secouai la tête et dis doucement :

« Je ne sais pas. »

Elle me regarda en souriant :

« Alors tu seras mon serviteur personnel ! »

Je ris légèrement et dis gentiment :

« Donc je suis passé au stade de serviteur ? Dois-je vous appeler "Votre Altesse" ? »

Elle secoua la tête en riant :

« Seulement quand grand-mère est là, sinon elle va me priver de dessert. Sinon, appelle-moi juste Ciri. »

Puis elle me raconta plein de choses, comme une petite fille qui rêvait tout haut des activités qu'on pourrait faire ensemble se balader dans la capitale, s'entraîner à l'épée, et ainsi de suite.

Du coin de l'œil, je voyais que nous étions les seuls à discuter ainsi. À en juger par les regards des quelques survivants, voir deux enfants parler semblait apaiser un peu leurs cœurs. Après tout, je crois qu'un peu de douceur suffit parfois, dans des moments pareils.

Après un moment, alors qu'on continuait de discuter de tout et de rien, on entendit des cris et un bruit de métal s'entrechoquant. Ciri regarda vers la porte et se leva d'un bond, comme une enfant, en disant :

« C'est grand-mère et la garde, j'en suis sûre ! »

Alors que j'allais dire quelque chose, les deux gardes précédents entrèrent en courant dans la pièce. L'un des deux reçut une flèche dans le genou, le faisant crier de douleur, et une femme en armure arriva avec deux gardes. Elle décapita l'homme sans la moindre hésitation, puis poursuivit l'autre garde, qui fuyait vers la cage.

J'essayais de retenir mon vomi voir des cadavres déjà morts et assister à une mort en direct, ce n'est pas la même chose. Mais je n'eus pas le temps de m'attarder sur cette pensée : le garde arriva précipitamment et prit Ciri en otage, un couteau sous la gorge. Il avait lâché son épée derrière lui, là où je me trouvais, car avec une épée il aurait été désavantagé pour prendre un otage.

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POV général

L'homme hurla : « Reculez, sinon je l'emmène avec moi ! »

Ciri se débattit comme une lionne : « Lâche-moi, connard, espèce de pourriture ! »

L'homme la frappa pour l'empêcher de bouger : « Ferme-la, sale gamine. » Puis il regarda la femme qui s'était arrêtée avec ses gardes et dit, désespéré :

« Promettez-moi de me laisser partir, et je la laisse partir ! »

Ciri secoua la tête et hurla : « Grand-mère ! Ne fais pas ça, il viole des enfants ! »

La grand-mère de Ciri regarda l'homme froidement :

« Lâchez Ciri, et je vous promets une mort rapide. Mais jamais je ne vous laisserai partir. »

L'un des hommes de la grand-mère commença à préparer un sort, mais le couteau de l'homme entailla légèrement le cou de Ciri.

« Sale enfoiré, je te vois, magicien, arrête ton incantation ! »

Ciri hurla : « Oncle Sac-à-Souris, fais-le ! Je le supporterai ! »

D'un signe de la main, la grand-mère fit signe à Sac-à-Souris d'arrêter. Alors qu'elle allait poursuivre les négociations, une silhouette ramassa l'épée que l'homme avait laissée tomber derrière lui.

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POV Aiden

Je voyais tout. Je voulais me lever et la défendre, mais je sentais mes forces extrêmement faibles. Que pouvais-je faire ?

Pourquoi devrais-je me lever ?

Pourquoi ?

Qu'est-ce que je pourrais bien faire ?

À vrai dire, je crois que je suis un lâche… La fille avec qui je discutais, je ne voulais même pas la défendre. J'avais peur, c'est normal, non ?

Mais…

Mais quand j'ai vu le sang couler du cou de Ciri, je ne sais pas…

Tout est devenu vide…

Je m'étais déjà relevé avec difficulté, sans même m'en rendre compte. J'avais ramassé l'épée sans y penser, et je courais déjà vers l'homme, la lame pointée sur son flanc. D'un coup, grâce à ma vitesse et à l'effet de surprise, je plantai l'épée dans son flanc. Il tomba à la renverse vers la pile de cadavres, m'entraînant avec lui, et lâcha le couteau à côté de moi, libérant Ciri.

Je ramassai le couteau, et avant même que l'homme puisse réagir, je le plantai encore…

Encore…

Encore…

Le sang giclait sur mon visage, sur mes mains, assis sur cette pile de cadavres. L'un des gardes de la reine me tira en arrière en m'arrachant le couteau des mains et dit précipitamment :

« Calme-toi ! Il est mort, c'est bon ! »

Peu à peu, je repris mes esprits. Mon corps se mit à trembler, et cette fois je ne pus me retenir : je vomis mon suc gastrique, faute d'avoir quoi que ce soit d'autre dans l'estomac.

J'avais tué quelqu'un.

Le bruit autour de moi s'éteignit doucement, comme au tout début, quand mes sens revenaient un à un dans cette cage. Je restai assis là, sur cette pile de cadavres, à fixer mes propres mains. Elles ne tremblaient même plus, à vrai dire elles étaient juste rouges, étrangères, comme si elles n'appartenaient plus vraiment à mon corps. Chaque fois que j'y repense, je…

Un pas s'approcha de moi. Je levai les yeux et vis Ciri, encore essoufflée, une fine ligne de sang séchant le long de son cou. Elle s'arrêta net à quelques mètres de moi.

Son regard glissa sur mon visage, mes mains, le sang qui n'était plus celui du garde mais bien réel sur ma peau, et pendant un instant un instant seulement quelque chose se figea dans ses yeux verts. Elle qui avait à peine tremblé devant le couteau sous sa gorge parut soudain aussi perdue que moi.

Puis elle se jeta contre moi, deux bras m'enlaçant, et je la sentis pleurer contre mon épaule en répétant des mercis entrecoupés de sanglots.

La grand-mère rengaina son épée et s'approcha de moi avec Sac-à-Souris :

« Merci d'avoir sauvé ma petite-fille. »

Je secouai la tête, voulant dire : « Je n'ai… »

La grand-mère m'interrompit :

« Pas besoin d'être modeste. Vous l'avez sauvée, et vu le vomi au sol, je suppose que c'est votre première fois. Que voulez-vous ? »

Je ne savais pas vraiment. Je voyais Sac-à-Souris diriger les gardes pour secourir les derniers survivants, et Ciri répondit à ma place, les bras croisés après s'être détachée de moi mais son sourire, cette fois, tremblait un peu trop pour être tout à fait joyeux :

« Il sera mon serviteur personnel, on se l'est promis ! »

La grand-mère se figea légèrement, soupira sans doute par habitude et dit :

« Ciri, tu ne choisis pas pour… »

Je l'interrompis. Je ne savais pas vraiment pourquoi j'avais dit ça peut-être juste pour avoir quelque chose, n'importe quoi, à quoi me raccrocher après ce que je venais de faire :

« Je voudrais être son serviteur. »




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