Le sorceleur spécial
POV Aiden
Rouvrant les yeux, je sentis que j'étais encore allongé au sol. En me relevant, d'énormes courbatures me traversèrent le corps, et je remarquai facilement le changement : j'étais déjà plus grand, mon centre de gravité avait complètement changé. Et pourtant, en soulevant mon haut, je n'avais pas l'air de quelqu'un qui serait mort de faim depuis trois ans la magie ancienne était vraiment incroyable.
Puis j'entendis des pas et vis Lycaon marcher vers moi, disant :
« Donc tu es finalement réveillé. »
Hochant la tête en me relevant, je parlai d'une voix plus grave, toussant un peu, n'ayant pas parlé depuis longtemps :
« Oui. »
Puis j'entendis, derrière moi, des pas que je reconnaissais facilement après tout, les pas d'un sorceleur sont bien identifiables. Me retournant, je souris et enlaçai Vesemir dans mes bras en disant :
« Vesemir. »
Vesemir rit, me serrant lui aussi contre lui, et dit calmement :
« On t'autorise à sortir, et tu te retrouves dans des situations impossibles, mon garçon t'es vraiment comme Geralt. » Puis il tapota mon épaule, souriant, soulagé : « Mais ça me fait plaisir de te revoir en pleine santé, malgré tout. »
Je souris et dis :
« T'as eu toutes les informations ? »
Vesemir regarda Lycaon, qui attendait en retrait avec un sourire, entouré des autres loups-garous, et dit :
« Oui. Je dois dire que j'étais surpris, sur le moment et t'as loupé pas mal de choses. Je te raconterai tout sur la route. »
Hochant la tête, Vesemir marcha vers la sortie en disant : « Allons-y, mon garçon. » Mais je l'interrompis :
« Désolé, Vesemir, mais j'ai encore besoin de faire quelque chose. »
Il fronça les sourcils, mais j'étais déjà retourné vers Lycaon, et je dis :
« Hisié m'a tout raconté. T'es sûr de ton choix ? »
Lycaon resta silencieux, puis dit après quelques instants :
« Aiden, as-tu déjà aimé ? »
Je le regardai, surpris, mais réfléchis il n'y avait rien de tel dans mes souvenirs et dis :
« Pas dans mes souvenirs. »
Il sourit, puis, regardant Vesemir, demanda :
« Et vous, sorceleur, avez-vous déjà aimé une femme ? »
Vesemir, croisant les bras, n'était pas hostile malgré tout, pendant ces trois ans, Lycaon avait accueilli lui, Lambert et Eskel, donc je voyais bien dans son regard qu'il n'était pas hostile, juste toujours méfiant. Il dit :
« Oui, j'ai aimé une femme. »
Lycaon hocha la tête, me regarda à nouveau, et dit :
« Le vieux sorceleur pourra te le confirmer : quand on aime quelqu'un, Aiden, c'est quelque chose de si magnifique qu'il est impossible de s'en soustraire. Parfois, on a juste envie d'être toujours près d'elle. »
Il regarda son peuple et dit :
« Malheureusement, je ne pouvais pas la rejoindre tout de suite. J'avais une dette envers Hisié. Tu as sûrement vu la guerre où je me battais contre lui, malgré tout lorsqu'il était encore assez fort pour me vaincre, il ne l'a pas fait. Il a simplement demandé un contrat, en me disant qu'un jour, je comprendrais ce que ça fait d'aimer. »
Il soupira, mélancolique :
« J'avais accepté d'aider la déesse parce qu'elle promettait un avenir à mon peuple. Les loups-garous sont forcément vus comme des monstres attention, je ne dis pas que tous les loups-garous sont des saints, mais on n'a jamais eu la chance de prouver le contraire au monde. »
J'étais curieux d'une chose, et demandai :
« Si tu as survécu, Thúrlas aussi ? » Il secoua la tête et dit : « Il a survécu au sort de Caladwen, c'est vrai mais il a été tué plus tard, à Toussaint, par un autre porteur d'Aerondight. »
Peut-être que... je demandai :
« Tu peux m'en dire plus ? » Il secoua la tête avec un sourire :
« Non, parce que c'est quelque chose que j'ai promis à Hisié. Le seul rôle que j'avais, c'était de te conduire vers lui, et de te demander de me réunir avec celle que j'aime. Mais tout ce que je peux te dire, c'est que celui qui a tué Thúrlas était un roi parmi les rois, l'un des meilleurs guerriers que ce monde ait connus même si, comme toujours, les meilleurs tombent sous les mains de leurs proches, parce qu'ils sont souvent les plus faibles face à eux. »
Je voulais en savoir plus, bien sûr, mais à voir son visage, je savais que je n'en saurais pas davantage. Je demandai alors :
« Hisié m'a expliqué mais est-ce que tu le veux vraiment ? Tu vas laisser ton peuple... »
Il rit et dit :
« Mon peuple est fort. Et puis, qui te dit que je mourrai ? Ne pense pas que je vais te laisser me décapiter sans me battre malgré tout, je reste un guerrier. » Puis il me regarda, souriant : « Mais promets-moi une chose, Aiden : si je meurs, prends soin de mon peuple, et dirige-le pour moi. »
Je le regardai, complètement surpris, et dis :
« Attends, quoi ? J'ai rien d'un dirigeant, et ils voudront jamais de quelqu'un comme moi j'ai aucune expérience, et... » Il m'interrompit :
« C'est vrai. Mais l'expérience s'acquiert avec l'âge, et... » Il sourit, mystérieux : « Pour ce qui est de tes qualités de dirigeant, crois-moi, je suis sûr que tu les as. »
Puis, sans attendre ma réponse, il regarda son peuple et dit à haute voix :
« Écoutez-moi tous ! » Tous les loups-garous se tournèrent vers leur chef, et Lycaon continua : « Aujourd'hui, un duel sacré aura lieu ! Mes chers frères, si je meurs sous l'épée de ce brillant sorceleur, je vous demande, en tant que dernier ordre, de le suivre. »
Bien sûr, des voix s'élevèrent, indignées rien n'était prévu mais Lycaon haussa la voix : « ÇA SUFFIT ! » Puis il se calma et dit doucement : « Je sais que pour beaucoup d'entre vous, il n'y a pas d'avenir sans moi, parce que j'ai toujours été votre protecteur, votre chef. Mais je suis fatigué. Je pense que n'importe qui ici peut comprendre que je désire la retrouver. »
Puis il rit, voyant les visages tristes et silencieux de son peuple, et dit :
« Pourquoi ces têtes ? Si je me fais battre par ce sorceleur, ça veut dire que vous serez entre de bonnes mains. Et si je gagne, ça veut juste dire que je resterai encore avec vous, tant que je n'aurai pas trouvé un successeur pour vous protéger. »
Puis il frappa dans ses mains, faisant trembler la grotte, et les loups-garous commencèrent à taper le sol comme une mélodie de combat. Vesemir, derrière moi, s'apprêtait à m'aider, mais je dis en souriant :
« Je te remercie, Vesemir. Mais comme il l'a dit, c'est mon combat et je l'ai promis à quelqu'un, au fond de moi. »
Vesemir allait dire quelque chose, mais se tut, puis dit en souriant :
« Toi et Ciri, vous m'épuisez vraiment mais soit. Montre-moi, Aiden. » Vesemir partit rejoindre les loups-garous, bras croisés, toujours inquiet malgré tout.
Puis mon regard se fixa sur Lycaon, qui gardait le sourire, ses muscles grandissant, faisant apparaître une épée de glace bien plus puissante et arrachant mon t-shirt, devenu bien trop petit, me retrouvant torse nu, assez musclé, quelques cicatrices visibles, je dis en souriant, car pour un guerrier, mieux vaut répondre par les lames :
« Lycaon. Prêt pour ta dernière danse ? »
Il rit et fonça sur moi.
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POV général
Aiden ne s'attendait pas à une telle vitesse de la part de Lycaon, que ses yeux eurent à peine le temps de suivre après tout, ça remontait à énormément de temps, et vu les blessures de Lycaon, il aurait normalement dû être affaibli.
Mais si ça avait été quelques années plus tôt, il n'aurait jamais pu esquiver ainsi. Cette fois-ci, son corps s'inclina parfaitement, esquivant la griffe qui aurait pu lui arracher la gorge, et en une fraction de seconde, le poing d'Aiden atterrit sur les côtes de Lycaon.
Son poing était recouvert d'une couche de glace hérissée d'épines, et Aiden réussit à placer au moins huit coups en une fraction de seconde dans les côtes de Lycaon, qui grogna de douleur avant de saisir le bras d'Aiden, de le tordre, et de le projeter au loin.
Puis, malgré son bras tordu, Aiden répondit à la vitesse de Lycaon, à niveau égal.
L'épée de glace s'entrechoquait avec les griffes de Lycaon, des étincelles jaillissant à chaque impact, mais on pouvait voir aisément que l'endroit devenait de plus en plus dense, comme un brouillard.
Les minutes passèrent dans cet échange de coups, l'épée de glace frappant les griffes de Lycaon. Bien sûr, pour Lycaon, ça ne servait pas à grand-chose ses yeux arrivaient toujours à suivre Aiden, à tel point qu'il mordit, lors d'une ouverture, le bras d'Aiden, le faisant grogner de douleur. Mais celui-ci répliqua en saisissant la tête de Lycaon et en fracassant son genou en plein dans son menton, laissant des cristaux de glace dans la blessure, le faisant saigner au cou.
Les deux combattants reculèrent. Aiden avait le bras en sang à cause de la morsure, mais Lycaon n'était pas mieux loti son cou saignait légèrement, et son corps était parsemé de blessures dues à la glace d'Aiden.
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POV Aiden
Je respirais assez facilement malgré la blessure ouverte. Je pouvais sentir Vesemir, derrière moi, inquiet mais en appliquant une épaisse couche de magie de glace pour bloquer le saignement, je souriais. Malgré le fait que Lycaon avait été dans le camp de la déesse, uniquement pour l'avenir de son peuple, je pouvais difficilement lui en vouloir.
Après tout, un chef doit faire des choix difficiles pour l'avenir de son peuple. Mais quelque chose me faisait hésiter avant cette conclusion, et je demandai à Lycaon :
« Pourquoi t'as dit que je ferais un bon chef, Lycaon ? J'ai aucun rapport avec le fait de diriger, et je me connais je suis égoïste. Si je devais choisir entre le peuple de Cintra, par exemple, et mes proches, je... »
Je me tus à ce moment-là. C'était vrai j'avais accepté d'aider Hisié pour sauver ce monde, et ça, je ne le regrettais pas. Mais pourquoi, depuis que Lycaon m'avait parlé d'être un dirigeant, mon cœur battait-il aussi fort ? D'habitude, j'aurais dit sans hésiter que je sauverais toujours mes proches en priorité. Et là, je...
Lycaon, voyant mon incertitude, sourit et dit :
« Tu hésites, pourquoi ? »
Bizarrement, dans ce brouillard de glace où seules nos silhouettes ressortaient, j'avais l'impression de vraiment me questionner moi-même, plus que de répondre à lui. Je dis, sincère :
« J'hésite parce que... parce que j'aurais dit sans hésiter que je protégerais toujours mes proches en premier. Mais là... quand je pense au peuple de Cintra, qui doit être perdu, confus je dis pas que je veux protéger tout le monde, être le héros du peuple, seulement... »
Lycaon finit ma phrase à ma place :
« T'as l'impression de sentir ce qui te manquait ? » Je hochai la tête, et il continua, se redressant : « Il y a deux types de dirigeants : celui qui est un tyran, et celui qui est trop bon. Mais il existe un troisième type celui qu'on ne va jamais hésiter à suivre, celui à qui, même si on lui demandait d'aller combattre jusqu'à la mort, personne n'hésiterait, parce que ce dirigeant-là n'hésite jamais à être le premier au combat, même s'il est seul. Un dirigeant n'est rien sans son peuple, et c'est réciproque. »
Il rit, sa fourrure devenant plus dense, son aura se concentrant davantage, et dit :
« Aiden. Montre-moi qui tu es vraiment. Enlève ton titre de sorceleur, d'héritier d'Hisié juste toi. »
Puis, d'une vitesse encore plus rapide, il me projeta au sol, me faisant cracher du sang, et saisissant ma tête, il la poussa contre les roches du mur de la grotte, m'étourdissant légèrement.
Mais serrant les dents, je bloquai avec mes jambes le bras qui me retenait et, sans hésiter, le brisai, le faisant hurler de douleur. Il me repoussa avec ses jambes, me faisant chanceler au sol, la tête sonnée, du sang coulant de ma blessure.
Moi ? Un leader ? Je ris de ma propre incrédulité face à cette idée. Regardant mes mains, je soupirai doucement, repensant à tout ça. C'est vrai qui suis-je vraiment ?
J'ai été le serviteur de Ciri, mais est-ce vraiment moi ? Même si j'ai adoré ce rôle, au fond de moi, je savais que c'était avant tout pour ma survie même si j'apprécie énormément Ciri.
Je suis devenu sorceleur, et même si j'adore ça, même si je ferai tout pour mes proches, est-ce vraiment mon propre choix ? Maintenant que j'y réfléchis, je n'ai jamais vraiment choisi ce que je souhaitais moi-même. Chaque fois la promesse avec Ciri, c'était un choix qu'on a fait à deux ; mais toutes les épreuves passées ont toujours été le choix de quelqu'un d'autre.
Puis je souris, libéré. Et l'espace d'une fraction de seconde, dans mon esprit, je vis un homme aux cheveux blonds sourire doucement, d'une façon paternelle, et j'entendis ces mots :
« Sois toi-même, mon fils. N'hésite plus. Ne laisse personne douter de tes choix, et accepte pleinement ta vie. »
Puis je rouvris les yeux en souriant, mes yeux brillant comme une lumière dans la nuit. Et sans même m'en rendre compte, j'avais fait apparaître Aerondight, en glace. Marchant tranquillement vers Lycaon, je le vis surpris, sourire, et foncer sur moi à une vitesse encore plus rapide mais cette fois-ci, j'esquivai simplement d'un mouvement de tête et me téléportai derrière lui. Son bras gauche resta suspendu en l'air ; se retournant, serrant les dents sur son bras perdu, il tordit mon cou.
Mais ce qu'il tenait dans sa main n'était qu'un mirage, créé par le brouillard depuis le début. Lycaon remarqua enfin que la grotte s'était transformée en forêt enneigée, et me regarda :
« Comment ? »
Je souris simplement, réapparus derrière lui, et lui infligeai une énorme blessure au torse, le faisant saigner abondamment et tomber à genoux. Il tenta de me faucher avec ses pieds mais c'était encore un mirage et alors qu'il cherchait à nouveau ma trace...
C'était déjà trop tard. Mon épée était sous sa gorge. Il me fixa en silence, puis sourit sincèrement et dit :
« Tu t'es trouvé, Aiden ? »
Je restai silencieux quelques secondes, puis dis :
« Oui. Je retrouverai ma véritable naissance, le nom de mes parents. Mais je garderai toujours ma première famille dans mon cœur que ce soit les valeurs, les amitiés que je me suis faites tout ça m'a forgé, et je resterai toujours moi-même. »
Puis je souris naturellement et dis :
« Je sais pas si je serai un bon leader, mais t'as raison : je n'hésiterai jamais à être sur le front en premier, même seul. Je ne sacrifierai jamais mon peuple, ni mes proches. Si je dois choisir, alors ce sera l'arme à la main et même si je dois être seul contre le monde, je le ferai. Voilà l'homme que je serai. Et c'est uniquement moi qui choisis. »
Lycaon rit et dit :
« Ton père serait fier de toi... » Puis, sincère : « Prends soin de mon peuple. C'est ma dernière demande, en tant que leur chef mais aussi en tant que simple loup-garou : protège-les. »
Je hochai la tête et dis calmement, tandis que le brouillard se dissipait, laissant tous ceux qui ne voyaient plus rien reprendre pied avec la scène les loups-garous restant silencieux :
« Je te le jure, en mon nom, Aiden de Cintra : à partir de maintenant, ton peuple sera sous ma protection. Et si je dois partir en guerre pour les protéger, je le ferai. »
Lycaon rit et dit :
« Alors je te les confie. »
Puis j'enfonçai mon épée dans son cœur, ma glace le figeant, le tuant sans douleur. Les loups-garous s'agenouillèrent tous en silence, et je dis simplement :
« Puisses-tu rejoindre ta bien-aimée. Repose en paix, Lycaon. »
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POV Lycaon
Alors que je sentais la douce couverture de la mort m'envelopper, je fermai tranquillement les yeux, sachant qu'Aiden serait celui qu'il fallait à mon peuple pour l'avenir et que j'allais enfin pouvoir te rejoindre.
Ouvrant les yeux, je vis une plaine de glace, et je vis Hisié, toujours le visage impassible. Je dis :
« Tu continues de t'occuper des morts ? »
Il hocha la tête et dit :
« Oui. Même si je dois m'occuper de l'Observateur, je reste le dieu de la mort. »
Je souris, amusé, mais dis sincèrement :
« Est-ce que je peux la... »
Il hocha la tête et désigna, derrière lui, un portail où je pouvais la voir elle, mais aussi d'autres loups-garous et amis que j'avais connus au fil des années, et aussi...
Je regardai Hisié et dis :
« Ça doit être dur. »
Hisié regarda le portail, où seules les âmes des défunts reposaient. Il pouvait y voir Augusta et Yávië jouer aux échecs, et surtout Tuilë, qui regardait Hisié avec tendresse mais il détourna les yeux et dit simplement :
« Je les rejoindrai quand l'heure sera venue. Pour l'instant, Aiden et ce monde ont besoin que je résiste encore, même si ça doit me faire souffrir. »
Je restai silencieux, puis dis :
« Il y arrivera. J'en suis sûr. Et on pourra boire un coup ensemble, ça te dit ? »
Il rit légèrement et dit :
« Avec plaisir, Lycaon. Maintenant, va la rejoindre. »
Hochant la tête, j'allais partir, mais je regardai Hisié, qui ne quittait pas le portail des yeux, et dis sincèrement :
« Merci, Hisié. Malgré tout ce qu'on a fait, tu nous donnes la possibilité de revoir nos proches. » Et pour la première fois, je m'inclinai respectueusement et dis sincèrement : « Merci, Hisié. Nous t'attendrons tous, et nous dînerons ensemble pendant que les autres apporteront la paix dans ce monde, là où nous avons échoué. »
Puis je partis sans me retourner. Arrivant dans le portail, je serrai précieusement Lily dans mes bras, en pleurant, et elle rit tendrement en essuyant mes yeux, disant :
« Tu m'as manqué. »
Lily sourit et m'embrassa et pour la première fois, je me sentis léger, sans plus aucun poids.