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Side Story / Romance / Humour

24 Toc du supermarché. Bella ivre à la soirée des Cullen.

Catégorie: G , 4667 mots
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Alice m’avait forcé, c’était bien le mot, à venir avec eux faire des courses ce vendredi après les cours, pour la soirée. Il y aurait beaucoup de monde apparemment à cette soirée, des connaissances des Cullen, certains du lycée et ceux de la Push.

 

Tout le monde s’était rejoint sur le parking du supermarché. 2 voitures et ma moto. Et je ne voulais pas y aller ! C’était de trop pour moi ! Je ne pourrais pas gérer ! J’inspirais profondément, me préparant mentalement à ce grand espace remplit de rayons et d’articles.

 

Je savais déjà que les filles allaient prendre leur temps et que les garçons partiraient de leur coté. Je me retrouverais seule au milieu de ces vastes allées, de ces rayons emplis de trop de choses sans avoir une liste de courses en main. Ca allait être une boucherie !

 

Bonjour les TOCS, que puis je faire pour vous !

 

Tout le monde entra et je traînais lentement derrière eux sans dire un mot.

C’est sur, j’allais me ridiculiser, m’afficher ! je le savais pour l’avoir déjà vécue en Floride..

Alice aurait du me donner sa liste de courses, ca m’aurait occupée au moins.

Dieu du supermarché, aide-moi ! Pitié !

 

J’essayais de penser à la chorée, mes écouteurs aux oreilles, capuche sur la tète.

Je marchais doucement dans le premier rayon, puis le deuxième rayon. Je grimaçais déjà.

Je craquais au troisième rayon, le pire des rayons avec toutes ses boites de conserves.

Et là, en voyant le bazar sur toutes ses étagères, je commençais mon rituel !

J’étais foutue !

 

J’avais fait la même chose dans la cuisine de Charlie et il avait râlé.

Quoique c’était urgent chez lui, vu le bazar dans ses meubles de cuisine !

 

J’attaquais en début de rayon, rangée du bas, boites d’haricots verts.

Je virais toutes les boites au sol, les alignant devant l’étagère, devant moi et je commençais par vérifier les dates de péremption. Je jetais violemment les boites périmées et abîmées derrière moi, par dessus mon épaule sans même faire attention si quelqu’un passait par là. Pas le temps.

 

Et je réorganisais le rangement, j’alignais les boites au millimètre prêt, étiquette devant, date de péremption la plus éloignée au fond de l’étagère, en revenant avec les dates les plus proches de péremption devant. Je recommençais avec les petits pois de l’étagère au dessus. Puis les flageolets et ainsi de suite.

 

Au bout de 30 minutes, je n’étais même pas à la moitié du rayon que le sol avait déjà un monticule de boites périmées et abîmées. Ca allait être un vrai bazar, un carnage et j’allais me faire virer du supermarché à vie. C’était plus fort que moi !

 

Je sentie une présence prés de moi et me retournais en sursautant faisant un petit bruit aigu.

Edward, les sourcils froncés me fixait. Ca allait être compliqué et que pouvais-je prétexter avec une dizaine de boites dans les bras et une soixantaine au sol.

 

Je fermais les yeux et inspirais à fond, j’arborais une moue en lui disant « Ce n’était pas rangé du tout ! Tu te rends compte que tout ça est périmé ? » Me tournant vers le tas au sol.

Edward écarquilla de grands yeux et au bout de deux secondes, se retint de rire.

Essayant de retrouver un air grave et sérieux en se pinçant l’arête du nez en soufflant   « Ca fait une demie heure que je te cherche Bella ! Les autres nous attendent dehors ! »

 

A cette annonce, je me figeais. Je laissais tomber les boites pour agripper mes mains sur l’étagère devant mes yeux, je ne pouvais pas partir en pleine gestion du rayon. Pas possible !

 

J’entendis Edward souffler violemment et je le vis passer une main dans ses cheveux hochant la tète.

Je m’agrippais plus fortement en mettant un pied sur l’étagère du bas, fermant les yeux très fort comme si ca pouvait me rendre invisible ou faire disparaitre Edward.

 

Et d’un coup, je fus soulevée par un bras serrant ma taille comme si je n’étais qu’une plume.

Je me retrouvais debout dans un caddy. « Assis ! » me fit Edward d’un ton sec.

Je m’accroupis d’un coup sans broncher, mettant mes bras autour de mes genoux.

Bon sang ce qu’il était flippant et peut-être était –il en colère.

 

Et il n’aurait pas du prendre le quatrième rayon, juste faire demie tour et aller en caisse directement.

Je me levais brusquement. Rayon des petits pots de bébé, dommage !

« STOP » lui fis-je presqu’en pleurant, je tendais la main vers l’une des étagères.

Il accéléra d’un coup et je fus propulser contre lui me retenant à ses épaules.

Il attrapa fermement ma taille. Je sursautais.

« Ne bouge plus qu’on sorte de ce fichu magasin ! » Il accéléra le pas et je ne bronchais plus.

 

Une fois dehors, je reprenais peu à peu mes esprits. Mes joues étaient en feu, trop honteuse de m’être donnée en spectacle de cette façon. Pouvait ‘il comprendre que c’était plus fort que moi, que je ne pouvais rien contrôler.

« Mais qu’est ce qu’il t’a prit ? » Ben non, il ne comprenait pas. Je soufflais lourdement.

 

Il m’aida à descendre du caddy devant le rire de tous les Cullen ainsi qu’Angéla et Ben.

J’avais juste envie de pleurer et d’être loin d’ici, très loin. J’avais dit que ce serait compliqué.

« J’ai dit que j’avais des TOCS et des phobies ! » crachais-je, repartant vers ma moto furieuse.

J’attendis que tout le monde démarre scrutant le parking. Ils démarrèrent, je les suivis en retrait.

 

Sur qu’ils seraient tous au courant avant d’arriver à la villa avec leur portable et qu’on se moquerait de moi. En faite je n’en savais rien. J’aimais à croire qu’ils fussent compréhensifs.

Je ne pouvais même pas rentrer chez moi pour être seule puisqu’on répétait la chorée.

J’en voulais à la terre entière mais encore plus à moi-même d’être comme ca.

Énervée, je finie pas doubler les deux voitures et partie en trombe en accélérant à fond.

 

J’attendais devant la villa, essayant de me calmer. Je remis mes écouteurs dans les oreilles restant sur ma moto, assise en indien.

Je les avais pourtant prévenus que j’avais ce genre de problème. Aurais-je dus leur faire la liste ou les énumérer ?

 

Je perçue le bruit des voitures prenant le chemin de la villa. Je ne bougeais pas de ma moto gardant les écouteurs. Ils descendirent des voitures et entrèrent dans la villa chargé de courses. Apparemment Edward ne leur avait rien dit.

 

Edward se mit devant la moto me faisant signe. J’enlevais mes écouteurs en le regardant.

« Ca va ? » me dit ‘il doucement avec un léger sourire.

Je lui fis signe de la tête. « Je suis désolée, je ne contrôle pas ! » dans un long souffle.

« Ce n’est pas grave Bella mais tu devrais nous prévenir qu’on ne soit pas pris au dépourvu ? » expliquât ‘il.

« Je n’ai pas eut le temps avec Alice, ni le courage, j’avoue ! » soufflais-je.

« C’est tellement compliqué que ce soit pour moi comme pour vous ! » Je baissais la tète.

« Ce n’est pas compliqué quand les autres sont au courant ! » Il souriait, il n’était pas fâché.

« Allons ‘y, on à un barbecue à préparer et toi une chorée à faire réviser ! » un léger sourire.

 

Nous montâmes rejoindre tout le monde, les garçons étaient dans la préparation du barbecue.

Je me mettais assise en indien devant la grande baie vitrée, posant mon front sur celle-ci, scrutant la forêt que je trouvais si apaisante.

 

La musique retentit et je sortais de mes songes en une seconde, cette musique que j’adorais tant. Mon sourire revint et je me levais. Les filles tiraient les canapés contre les murs, quoique vu la surface du salon ouvert, l’espace libre était suffisant ! C’était surement pour les invités qui arrivaient dans moins de deux heures.

 

J’allais au milieu de la salle devant les filles qui étaient déjà alignées et nous reprîmes les mouvements de la nouvelle chorée.

 

Les garçons étaient dans la cuisine préparant le repas en jetant des coups d’œil !

Je souriais ! Personne n’avait sut pour le supermarché, je remerciais mentalement Edward.

Tout le monde était joyeux de vivre et ca me faisait du bien. Je me détendais.

Les garçons arrivèrent avec l’apéro et des amuse-gueules !

On finit notre danse.

« Les filles, c’est bon ! On est au point ! » En souriant.

« Cool ! » me fit Alice.

« Mettez tous les trucs apéro sur la terrasse ! » rappela Rosalie aux garçons.

Les filles allèrent se changer, moi je restais en leggins et sweat fin à manches.

Elles redescendirent avec des robes somptueuses. Et j’avais juste envie de partir !

 

Les invités arrivèrent et je vis Jacob, mon sauveur suivi des jeunes Quilleutes ! Je souriais !

Tout le monde était arrivé ! Je fis une grimace en voyant Lauren et Jessica.

Pourquoi les avoir invités ?

 

Soirée musique et jeux étaient à l’ordre de ce vendredi soir !

Les garçons avaient installé des tapis de glisse en haut de la colline qui atterrissait dans l’herbe prés de la terrasse. Et plus loin, il y avait une table avec des verres remplis surement d’alcool. Je me doutais du principe mais j’adorais trop cette sensation de glisse, de liberté, de vitesse, de légèreté.

 

La soirée commença bien. Je fus propulsée sur le tapis par Emmett sauf qu’il y avait des bosses et je volais littéralement à un mètre au dessus du tapis avant d’écraser mes seins et les os de mes hanches en retombant sur celui ci. J’allais encore avoir des bleus. Sur !

Je gagnais tout de même la partie en buvant cul sec le verre le retournant sans le faire tomber de biais, bien droit à l’envers.

 

Au bout de 4 passages j’allais voir l’autre stand à l’intérieur de la villa ou tout le monde devait rester perché sur des chaises, des tables ou des canapés en buvant un verre. Je ne comprenais pas trop le principe mais essayais de suivre. Sauf qu’au bout d’un moment un des Quilleutes tira violemment la chaise ou j’appuyais mon pied. Je finis en grand écart entre la chaise et le canapé. Angy qui n’était pas loin se mit à rire. Je croisais les bras sur ma poitrine.

 

« Qu’est ce qu’il y a Angy ? » lui fit Ben juste à coté de moi sur le canapé.

« les Quilleutes pense tricher comme ca ? il ne connaisse pas si bien Bella ! »

« Pourquoi ? » répondis Seath, qui avait tiré la chaise..

« Bella, c’est quoi déjà ton record en grand écart? » Angy avait un petit sourire, elle savait très bien. Tous les ans, on se défiait. Exprès pour se perfectionner !

« Je ne sais plus ! Tu m’as dit quoi la dernière fois, 3 ou 4H00 ? » Je souriais aux Quilleutes.

Ils descendirent tous de leur perchoir en rallant. Ben quoi, je voulais jouer moi !

 

Mes joues commençaient à chauffer. J’étais bien avec un sourire niais.

4 ou 5 verres et j’étais déjà pompette. Je n’avais pas l’habitude de boire, à part des bières chez Nicolas les dimanches. J’allais voir Jacob prés de la piscine. Nous discutions quand, j’entendis crier « GERONIMOOOO !!! » qui venait du deuxième étage.

Je levais ma tète et vis Jasper sauter de la fenêtre de sa chambre. Je sursautais violemment.

Voulait ‘il se suicider ? Et la, il atterrit dans la piscine, suivit d’Emmett qui fit une bombe en atterrissant dans l’eau. Sans réaliser, je pris toute l’eau sur moi. Jacob s’était éloigné juste à temps.

 

Je finis par aller à l’intérieur m’essuyant avec une serviette et là, les groupies m’attirèrent vers elles. J’avais réussis à les éviter jusqu’à ce moment. Bon sang, que me voulaient ‘elles ?

Elles commencèrent par me bombarder de questions sur Edward toute en même temps.

Je ne comprenais pas grand-chose les écoutant vaguement.

 

Lauren et Jessica se mirent devant moi en me demandant quelle fille Edward allait inviter au bal d’hiver. Je ne savais même pas qu’il y avait un bal !

Qu’est ce que j’en savais. Je fis un petit sourire et fis « Surprise ! »

« Évite d’être dans la même pièce qu’Edward, Bella ! Il vaut mieux ! » Me suggéra Jessica.

Étais-ce une menace ?

« Je ne peux pas toujours l’éviter et vous le savez ! Alors ne me menacez pas ! » fis je doucement

 

Je réussi à partir loin d’elles allant à l’extérieur et la musique que j’adorais raisonna.

J’étais euphorique, je posais mon verre et montais sur la grande table de la terrasse et me mis à danser. Cette soirée était géniale. Je vis Jacob se rapprocher et je lui levais mes pouces.

Par contre, j’avais vraiment trop chaud. Je finis par enlever mon sweat, le tournant et le jetant.

J’entendais siffler et me mis à rire. J’étais bourrée ! Pourquoi je riais ? Je ne savais plus !

Je repris mon verre et en me relevant je le vis bouger trop vite. J’essayais de le fixer en louchant. « Ne bouge pas toi ! » en soupirant longuement.

 

En levant mes yeux, je trouvais un Edward planté devant moi, bras croisés. Que me voulait-il ! Je rassemblais ma concentration et réussis à mettre mon index sur le bout du nez d’Edward

« Test d’alcoolémie réussit, chef ! » J’éclatais de rire !

 

Au bout d’un moment, on me souleva ! Je ne sais comment, tout c’était embrumé !

Je me retrouvais comme un sac à patates sur quelqu’un, je pense ! Je ne savais plus !

Je finis par détendre mes bras et les allongeaient jusqu’à des…joues !

Et je commençais à parler à ce nounours joufflu que je caressais en soupirant !

« T’es un nounours fille ou garçon ? » Je soupirais de bien être en caressant ses joues.

 

On pouffa à coté de moi. C’était quoi ce délire, je parlais sérieusement.

« Oh, ca va nounours, j’ai jamais eut de nounours ! Alors je ne connais pas le mode d’emploi ! J’aurais aimé un nounours pour dire toutes mes peines, mes peurs, mes angoisses, mes cauchemars qui ne partent pas ! Ca fait trois mois pourtant que c’est passé ! Attend que ze calcule ! » J’essayais de compter sur mes doigts et abandonnais très vite. « Un mois que ze suis la ! Un mois cez ma mère à me prendre la tète en convalescence ! Un mois à l’hôpital ! 3 mois d’enfer en plus ! Donc 6 mois que Nicolas a disparu ! Za correspond, hein nunuche ? Nan, nounours ! » Je caressais et pinçais ses joues! Je sentis comme un arrêt dans une progression. Et je continuais mon délire.

 

« ze sais que tu ne me feras pas de mal toi ! Et qui voudrait de moi ? Hein ? Pas possible !

Ce ne sera zamais possible !! Ne zamais faire de mal aux zens !! Tu m’entends ? »

Je soufflais violemment vidant l’air de mes poumons à force d’être penché.

« Qui est la ? » Je finis par sombrer au bout d’un moment.

 

 

 

J’ouvris les yeux douloureusement. C’était quoi ce putain de problème ! J’étais emmêlée !

Un mal de crane pas possible, barbouillé comme jamais, mal à l’estomac !

Mon nounours avait disparut et j’étais sur un des paliers de l’escalier centrale, devant un des aquariums ! Quelle nuit ! J’avais mal partout ! Je me relevais difficilement me dépatouillant d’une couette.

 

Je vis une ombre immense se courber sur moi. Je criais en plaquant mon dos contre l’aquarium. Rosalie, bon sang !

Elle me sourie « Ce n’est que moi, Bella ! Le café est prêt ! Tu… vas bien ? » Me demanda t’elle doucement.

« Euh, oui ! Juste mal au crâne ! » Essayant de reprendre un rythme cardiaque normal.

 

Je la suivis dans la cuisine m’asseyant sur un des tabourets haut devant l’ilot central.

La tète dans le c.. !! Pas bien du tout ! Je buvais le café les yeux fermés.

« Pourquoi dormais-tu sur le palier ? » Elle leva un sourcil.

« Je ne me souviens pas, surement trop bu hier ! » Je baissais la tête.

Alice arriva dans la cuisine en trottant, je fermais les yeux à son étreinte.

« Salut, qu’est-ce que tu nous as fait cette nuit Bella? » Un sourire en coin.

« Euh, je ne sais pas ! Je ne me souviens pas de m’être couchée ! » En me frottant la tète.

« On t’as couché avec l’aide d’Edward dans le lit du rée de chaussée mais tu es partie à 4 pattes dans le dressing ! Tu dors tout le temps dans le dressing ? » M’interrogea Alice.

Je me figeais, bon sang ! « C’est que…vos chambres sont trop grandes…pour mon bien être mental ! » J’inspirais en reprenant avec une grimace.

« Vous vous rendez compte qu’une seule de vos chambres fait pratiquement la surface de l’étage de chez Charlie ? Je n’ai pas l’habitude des grands espaces pour dormir !»

« Oh !! » firent ‘elles ensemble en se regardant.

« Et…te souviens-tu d’un nounours ? » me fit doucement Alice avec un petit sourire.

« Oui, tu l’as récupéré ? » Sans trop savoir ce qu’il s’était passé.

« Euh, en faite, je n’ais pas de nounours ! » HEIN ? Je ne comprenais plus rien. Je l’a dévisageais, puis Rosalie. Elles éclatèrent de rire. Mais qu’est ce que j’avais fait !

Elles me montrèrent une vidéo sur le téléphone portable d’Alice. Non de Dieu de merde !

Je rougis violemment en mettant ma main devant la bouche, écarquillant de grands yeux.

J’avais pris les fesses d’Edward pour les joues d’un nounours. Faut vraiment être taré !

Je ne savais plus ou me mettre et je voulais m’enfuir très loin sans jamais recroiser les Cullen.

Alice du voir mon anxiété « C’est rien Bella, ne t’embête pas pour ça ! Nous avons fait pires que toi, surtout Emmett a courir nu comme un vers autour de la maison ! En tous cas, tu as bien fait rire Edward ! » Essayant de me mettre à l’aise.

 

Bien sur Edward arriva dans la cuisine à cet instant précis. « Salut Bella ! Besoin d’aspirine ? » fit’il en souriant, comme pour prolonger mon agonie. Je baissais la tête en marmonnant.

« Je suis désolée Edward ! » me faisant toute petite.

« Ne t’excuse pas ! Tu m’as fait trop rire ! » Il n’était pas fâché pour une fois. Je finissais mon café sans broncher pour ne pas plus attirer l’attention. C’était déjà asses humiliant comme çà !

 

Nous partîmes les trois filles à la Push réceptionnant Angy au passage. Répétition générale.

Arrivée à la Push-Musicall, nous nous changeâmes. Alice nous avait ramené des petits hauts

plutôt flachies, pas que ca me dérangeais mais j’avais pour habitude de mettre des habits sombre, histoire de passer inaperçue. Là, je devais faire un effort pour le spectacle, n’étant pas seule !

Comme bas, nous avions toutes opté pour un leggins noir, plus simple. Angy et moi avec nos rollers et nos Tantos. Les répétitions s’étaient bien passées et personne ne se trompait. Nous étions hyper synchro. Je soupirais satisfaite à la fin des répétitions. Il était 18H00 quand nous arrêtâmes. Les garçons arrivèrent et je baissais la tête en voyant Edward repensant à ce que j’avais fait. La honte que j’éprouvais n’allait pas passer comme ca en un claquement de doigts.

Nous partîmes au bar de la Push pour aller manger. Je ne pouvais plus aller sur mon rocher, l’eau étant trop froide à présent et je commençais à stresser. Jacob le vit et m’entraina sur la plage.

 

« Petiote ! Tout va bien ? » Me fit-il inquiet.

« Oui Jacob ! C’est juste que j’ai un mauvais pressentiment ! Tu sais, sur les agresseurs dont je vous ais parlé ! » Répondis-je doucement.

« Tu penses vraiment qu’ils font partis de la bande de James ? » me demanda t’il.

« Je ne suis pas sur ! Je ne les ais jamais vu, mais James à put les embaucher, c’est son boulot après tout ! Une chose est sur vu leur tatouage, ils font partis d’un sous groupe d’une triade. C’est certain ! » Je frissonnais.

« Peut-être, est-ce une coïncidence, une autre triade ? » Jacob me serra fort contre lui.

« Je ne sais pas et je l’espère ! Je n’aurais peut-être pas dut venir à Forks mais partir sur une banquise ou un truc comme ça ! »

« Arrête tes conneries Bella ! On veillera sur toi ! »

« NON ! » Fis-je violemment. Il était hors de question que qui conque ce mette en danger pour moi !

« Moi, ca ira ! J’ai peur pour vous ! C’est finalement de ma faute si je vous mets en danger ! il faudra que j’éloigne ce danger ! » En réfléchissant à plusieurs options.

« Ne raconte pas n’importe quoi Bella, on sait se défendre ! » cracha t’il.

Je finis par arrêter cette conversation, ca ne mènerait nulle part avec un Jacob surprotecteur.

Nous rentrâmes à la Push-Musicall, c’était bientôt à nous.

 

J’essayais de mettre tout ca dans un coin de mon cerveau en vain, ne pouvant pas distribuer les informations comme je le voulais dans ma tête et fut prise de nausée. Dieu !!

 

Je finis par aller me changer et m’échauffer avec les filles et nous partîmes nous installer sur la scène. Je savais que je ne pourrais me vider la tête que quand la musique retentirait.

Rosalie et Alice se placèrent derrière les panneaux et Angy et moi en retrait au niveau des accès en coulisse de chaque coté de la scène. On alluma les tantos.

 

La musique de ‘Bittersweet Anthem’ Remix genre Electro House de Wiley Webb qui durait 6 minutes retentie. Je n’avais pas trouvé plus court étant un remix de la batterie dont j’avais besoin. Les filles commencèrent leur danse rythmée, la musique montant en intensité. A 30 seconde Angy et moi rentrant sur scène en poussant nos rollers, levant les tantos en feu sur un rythme soutenu. Et j’oubliais tout ! Finalement, je souriais, accélérant mes pas ! J’entendis des Ouah ! Je riais.

 

La passion refit surface et je ne pensais plus qu’a la danse, la batterie et la mélodie. Enivrante !

On accélérait au son de la batterie en faisant tourner les tantos au dessus de nos têtes.

On repartait en arrière croisant nos rollers pour donner un effet de rapidité. On faisait demi-tour jetant les tantos en feu en l’air, les réceptionnant comme il faut. On continuait notre course, accélérant et bougeant nos corps en rythme passant derrière les panneaux

 

On continuait sur notre lancée et à 2 minutes, la musique changea. On s’arrêtait pour tourner sur nous même de chaque coté des panneaux, les tantos en l’air. J’entendis finalement les spectateurs hurler ! Je souriais de nouveau.

A chaque nouvelle piste de synthé, on tournait sur nous même, faisant tourner les tantos. Puis quand le son s’arrêtait juste une seconde, on stoppait nos mouvements, reprenant de nouveau au son du synthé. A 2.36 minutes, la musique accéléra et on repartait en accélérant sur nos rollers, au rythme de la chanson faisant le tour de la scène, passant derrière les panneaux en bois.

 

 On s’arrêtait de chaque coté des panneaux, tournant sur nous même, de plus en plus vite, levant les tantos, accélérant encore plus. Quand la musique changea, on reprit une danse moderne en glissant sur nos rollers, en tournant les tantos vers le bas. On repartait dans l’autre sens, toujours un genre de danse moderne. A 4.07, la musique changea, on s’arrêtait et on se mit à tourner sur nous même, comme avant. On fit un pas avant façon militaire, une jambe tendue, droite, légèrement levée puis on accélérait le mouvement sur nos rollers, on tournait, on croisait nos rollers, c’était top ! On finit par se remettre sur les cotés, des mouvements de danse similaire à Rosalie et Alice, le temps de la fin de la musique. Je fis un « top » puisque j’étais seule à pouvoir décompter la fin de la musique, l’ayant dans ma tête. Toutes les filles à mon signal se mirent un genou à terre, tête baissée. Le rideau se ferma sur un tonnerre d’applaudissements..

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