Le vampire ou le loup ?

Chapitre 6 : Une ombre qui me suit

2288 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 28/10/2023 07:04

Je ne vais pas le cacher, Charlie est un peu soucieux de ma décision de prendre un travail, ça lui paraît un peu soudain, nous en reparlons pendant qu’un match de sport commence à la télé. Je le rassure une fois de plus en lui disant que tout ira bien. En revanche, pour le rassurer, il faudra que je concilie mes études à mon travail, sinon, il y aura des conséquences qui me déplairont à coup sûr.


Durant la journée au lycée le lendemain, le regard d’Edward me suit comme mon ombre, non pas au point de me mettre mal à l’aise, en fait, c’est de manière subtile. Lorsque nous sommes à distance, il me lance des petits coups d’œil de temps à autre, par exemple, lorsque nous partageons le cours de littérature, dans les couloirs, ou à la cafétéria au moment du déjeuner. Je ne comprends pas très bien ce qui peut l’intéresser en moi, lui qui est une beauté au-delà de l’humain, c’est surréaliste. Les deux gars qui lui tiennent compagnie pendant les pauses déjeuner m’impressionnent énormément, cela n’enlève en rien le fait qu’ils soient superbes eux aussi. Quant à leurs deux compagnes, Rosalie et Alice, leurs beautés si inimaginables peuvent donner des complexes à miss univers.


Mike est super content que je vienne travailler dans la boutique de ses parents, il s’en vante devant tous ses potes, ce qui ne m’enchante pas forcément. Néanmoins, mon père a posé une condition, je ne peux y bosser qu’en fin de semaine, le vendredi soir, pendant deux heures et le samedi, pendant une matinée complète. Je songe à bosser du lundi au jeudi, j’en parle à Charlie, mais il refuse, de peur que je n’ai pas de temps pour mes devoirs de classe, je n’ai pas d’autre choix que d’accepter, sinon pas de travail. En revanche, durant les vacances, il me sera possible d’y bosser pendant une semaine complète, c’est toujours ça de gagné.


Je ne serai pas payée des masses, mais suffisamment pour m’acheter des petits plaisirs, cependant, en ce qui concerne de m’offrir une robe pour le bal du printemps au mois prochain, il faudra que je m’en passe, même si j’aime bien danser, de toute façon, je n’ai pas de cavalier avec qui y aller, donc ça règle le problème. Je sors de mes cogitations lorsque Mike me parle à la fin du cours d’anglais, il s’approche de moi tandis que je rassemble mes affaires.


« Madeline, est-ce que tu es toujours intéressée par la sortie à la plage de la Push ? »


« Oui, avec plaisir. Rappelle-moi quand est-ce que cette sortie aura lieu ? »


Vu sa mine, il me donne l'impression d'un conquérant ayant colonisé un pays.


« Ce sera pour Samedi prochain, nous ferons des covoiturages, tu viendras mon van ? »


« Volontiers, merci de l’invitation, Mike. »


« Je t’en prie, ça me fait plaisir. Ah! Tant que j’y pense, est-ce que tu seras présente pour le bal du printemps ? »


Oups ! Ça va se corser, on ne peut pas tout avoir dans la vie, il faut s'y faire.


« Je ne suis pas certaine d’être présente pour ce bal, navrée. »


« Qu’est-ce qui t’en empêche ? Tu n’aimes pas danser, peut-être ? »


Il est d'une grande curiosité décidément, cependant sa question est tout à fait banale, inutile d'être paranoïaque, je lui réponds.


« Je n’aurais peut-être pas les moyens de m’acheter une robe de bal, ce n’est pas donné après tout. »


« Il est exigé simplement une tenue correcte, pas besoin d’une robe de princesse. Tu pourras toujours t’en acheter une lorsque tu recevras ton premier salaire, à moins que ton père ne puisse t’aider. »


« Mike, il est hors de question que je supplie mon père de me donner de l’argent pour un vêtement, je ne suis pas comme ça. Et puis, ce bal n’est pas obligatoire que je sache, je ne vais pas me prendre la tête pour ça. »


« Je suis désolé, je ne voulais pas te vexer. »


« Non, ne t’inquiète pas, je ne suis pas vexée. » Je le rassure avec un petit sourire, puis je vérifie l’heure et lui dit encore. « Bien, je dois te laisser, j’ai mon cours de civilisation, à plus tard. » Je ne lui laisse pas le temps de me répondre et pars en direction de la salle où mon prof d’histoire m’attend.


Sur le parking, au moment où je marche en direction de ma Chevrolet, je surprends à nouveau le regard d'Edward Cullen sur moi, que me veut-il à la fin ? Sympathiser avec moi ? À y réfléchir, pourquoi pas ? Hier, il m'a donné l'impression d'être une personne cordiale et polie lors de notre cours de biologie, s'il est d'accord, je tenterai une approche avec lui demain, nous pourrons peut-être devenir amis comme je le suis avec Angela et Mike.


PDV Alice Cullen


Pendant le cours de sport, je m’aperçois qu’Edward semble perdu dans ses pensées, je me concentre si je peux voir quelque chose qui pourrait m’interpeller et effectivement, le visage de la petite Swan m’apparait, elle est en train de parler à mon frère pour lui demander s’il voulait bien qu’ils soient amis, en revanche, je ne perçois pas encore sa réponse. Il faut avouer qu’elle est ravissante pour une humaine, pourtant, je n’ai encore rien vu ces derniers jours à ce sujet.


Le match de volley-ball est vraiment ennuyant, comme toujours quand nous devons faire semblant de nous comporter comme des humains, Edward et moi faisons toujours équipe ensemble, personne d’autre n’ose s’approcher de nous pour jouer avec l’un ou l’autre. Malheureusement, nous n’avons pas le choix, Carlisle veille au grain dans ce sens. Dès que nous sortons du gymnase, je lui dis.


« Edward, je dois te prévenir sur un détail important, je me suis dit que tu avais le droit de savoir. »


J’en profite pour me confier à mon frère avant que les autres ne rappliquent et pour assurer la sécurité, je parle à voix basse de sorte que personne ne puisse nous écouter, élèves comme professeurs, car nous marchons en direction des casiers pour récupérer nos affaires, il me répond sur le même ton.


« Savoir quoi ? Que se passe t’il Alice ? Tu as vu quelque chose de grave ? »


« Je ne sais pas à quel degrés on peut situer le mot grave, ce que je peux te dire, c’est que dans le futur, je n’ai pas de date précise bien sûr, une jeune fille tentera de s’approcher de toi pour te demander d’être amie avec toi. »


Lorsque nous nous retrouvons tous les deux dans notre chambre, je repense encore à la vision que j’ai eu, à la conversation avec Edward. Je me laisse tout d’un coup surprendre lorsque je sens des bras enlacer ma taille, mon amoureux me dit d’un air câlin et un peu perplexe.


« Des amis ? J’espère qu’il ne s’agit pas de Jessica Stanley ou de Lauren Mallory, depuis le temps qu’elles lorgnent sur moi. Si j’étais humain, je dirais qu’elles me donnent de l’urticaire, sérieusement. »


Je ris, puis lui réponds.


« Non, je te rassure tout de suite, il ne s’agit pas de ces filles là, mais plutôt de Madeline Swan »


Ses yeux sont écarquillés, il est bouche bée.


« On dirait que j’ai attiré ton attention, dis-moi. »


« Madeline ? Tu dis qu’elle veut tenter une approche pour être amie avec moi ? Non... Elle ne doit pas faire ça, c’est de la folie, je lui en parlerai, merci de m’avoir averti, Alice. »


La conversation s'achève ici, car mon amoureux et Emmett nous rejoignent, quant à Rosalie, elle nous attend à la sortie du lycée. Nous montons tous les cinq dans la Volvo grise, avec Edward comme chauffeur, pendant le trajet, c'est le silence complet, c'est assez rare, surtout de la part d'Emmett. Au cours de la journée, ce dernier n'a pas cessé d'harceler Jasper pour qu'il accepte un duel. Ce grand costaud ne se remet pas d'avoir perdu un combat contre mon chéri, qui remonte à quelques jours, je sais que ça lui tient à la gorge. Rose a dû lui passer un savon comme elle sait si bien le faire, car son compagnon n'a quasiment pas ouvert la bouche de toute la soirée, à moins que ce ne soit Jasper qui lui ait mis les points sur les i, je sais qu'il peut devenir impressionnant quand on le pousse à bout.


Lorsque nous nous retrouvons tous les deux dans notre chambre, je repense encore à la vision que j'ai eu, à la conversation avec Edward. Je me laisse tout d'un coup surprendre lorsque je sens des bras enlacer ma taille, mon amoureux me dit d'un air câlin et un peu perplexe.


« Que t’arrive t’il ma toute belle ? D’habitude, tu parviens toujours à prévoir les actions des gens, surtout quand ils sont aussi près de toi, comme moi. »


« Oui, c’est vrai, pour la première fois, tu m’as surprise. »


« Est-ce que tu accepterais de me dire à quoi tu pensais pour être aussi distraite ? C’est vrai que ça ne te ressemble pas. »


« Il s’agit d’Edward et d’une humaine, je ne peux pas t’en dire plus pour l’instant, c’est trop flou. »


« Pardon ? Je n’aime pas beaucoup ça, ça va créer des ennuis. »


« Promets-moi de garder ça pour toi, s’il te plaît. »


« Oui c’est promis, cependant, j’espère qu’il n’y aura pas de conséquences trop graves, on ne peut pas se permettre de nous créer d’ennuis à cause d’une humaine. »


« Je sais... » Dis-je dans un soupir.


Retour PDV Maddie


De retour à la maison, je vais directement à ma chambre, vérifie si ma mère m’a envoyé un mail, ce qui est bien sûr le cas. Elle est contente d’avoir de mes nouvelles et ravie que tout se passe bien au lycée, bien évidemment, elle en vient sur mon initiative de prendre un travail, est-ce que Charlie est au courant ? Est-ce qu’il est d’accord ? Ai-je bien réfléchi avant de prendre une telle décision ? Je lui réponds aussitôt que tout est en règle, mon père est d’accord à ce sujet et que j’ai trouvé ce boulot par l’intermédiaire d’un de mes camarades de classe et que ça n’empiètera pas sur mon travail scolaire, j’espère que ça la rassurera.


Une fois mon mail expédié, je m'occupe de mes devoirs, une activité qui me prend un peu plus d'une heure. Dès que cette charge est terminée, je songe à appeler Jacob, malheureusement, je ne connais pas le numéro de téléphone de sa maison, mon père pourra certainement me renseigner. À peine cette idée effleure t'elle mon esprit que la sonnerie du téléphone retentit, je décroche et dis.


« Allo ? Maison Swan ! Qui est à l’appareil ? »


« Allo ? Maddie? C’est toi ? C’est Billy Black, tu te souviens de moi ? Je te dérange pas j’espère ? »


« Bonjour Billy, non, vous ne me dérangez pas, je me souviens de vous, pas de soucis. Mon père n’est pas encore rentré, j’allais commencer à lui préparer le dîner. Comment allez-vous, ainsi que Jacob ? »


« Nous allons bien tous les deux, c’est gentil à toi de demander. J’ai appelé ton père à son lieu de travail à l’instant pour vous inviter tous les deux à dîner chez moi, il a accepté, si ça te dit de venir toi aussi, ça ferait plaisir à Jacob, je pense. »


« Merci pour l’invitation, Billy. Par contre, il faudrait que vous me disiez comment je dois faire pour me rendre à votre maison, je ne connais pas le trajet. »


« Ne t’en fais pas pour ça, ton père et toi irez ensemble, car il m’a dit qu’il sortirait un peu plus tôt de son travail, il te préviendra de toute façon. »


« D’accord, merci de m’avoir prévenu à temps, je n’avais pas encore commencé à cuisiner. »


« Pour ce soir, tu te détendras et te reposeras. À tout à l’heure, Maddie.


« À tout à l’heure, Billy. »


Cinq secondes après avoir raccroché le combiné, la sonnerie retentit à nouveau, il s'agit de Charlie qui me confirme bien l'invitation de Billy à la Push et que je n'ai pas besoin de faire la cuisine pour ce soir. Il me dit également qu'il sera de retour à la maison sous peu de temps pour se changer, se mettre en vêtements de civil et que nous partirons tous les deux dans sa voiture de patrouille.



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