Vampires contre humain
Pdv de Bella :
J'étais rentrée chez moi, heureuse, très heureuse après la matinée passé auprès d'Edward. J'avais tout oublié, tout. Je me sentais comme lorsque je passais du temps avec ma sœur. Ma sœur... Elle me manque tellement que je ne saurais pas quels mots utiliser pour décrire notre relation... Lorsque que nous étions enfants, nous nous entendions très bien, parfaitement bien. Il était rare que nous nous disputions. Les fois où cela arrivait, nous nous excusions le soir même ou le lendemain. Nos parents nous filmaient sans arrêt. C'était une lubie de ma mère, elle voulait que chaque instant de notre vie soit filmé. Il lui arrivait même de nous filmer alors que nous dormions.
Nous n'apprécions pas toujours cela. Mais maintenant, maintenant que je réfléchis, j'aimerais tellement avoir ces vidéos entre mes mains, j'aimerais revoir ma famille, mon père, ma mère, ma sœur. J'aimerais que tout ne soit qu'un rêve, un cauchemar.
J'aime mon père, au fond de lui c'est quelqu'un de très bien. Il juste «malade».
«Malade», quel mot ! Lorsque j'ai déménagé avec ma mère et qu'elle m'ignorait, lorsque les autres enfants me demandaient pourquoi ils ne venaient pas chez moi et pourquoi ma mère ne venait jamais me chercher à l'école, je leur répondais que ma mère était malade.
Qu'aurais-je pu dire d'autre ? Qu'à cause de moi mes parents ont divorcés ? Que ma mère déprime et se laisse mourir ?
J'avais dix ans, dix ans ! A dix ans, on devrait être chouchouté par ses parents, on ne devrait pas tout faire pour trouver du travail. Bizarrement j'ai l'impression de ne pas avoir eu d'enfance alors que je n'ai rien vécu de difficile, du moins pas d'après moi.
Il y a pire, c'est ce que je me dis à chaque fois: il y a pire.
Ma sœur par exemple. Maintenant j'imagine ce qu'elle a vécu. Elle est restée vivre chez mon père pendant 4 ans. Enfin, d'après ce qu'il a dit. Je l'imagine mal, avec le caractère qu'elle a, se faire battre par mon père.
Elle a toujours été un peu impulsive, rebelle et bagarreuse. Bien qu'elle ne se batte que pour me défendre ou pour de bonnes raisons, elle était tout de même très forte. Elle était toujours douce avec moi, toujours gentille. Elle faisait tout pour ne pas me faire de mal.
Mes parents étaient tous les deux très gentils, ils ne nous auraient jamais fait de mal de leur plein gré. Ils nous encourageaient toujours et quoi que nous fassions, ils étaient fiers de nous. Surtout de moi: j'avais un comportement exemplaire, des notes remarquables...
Ma vie était géniale, je ne pouvais rêver d'une vie meilleure.
Ça ne fait que quelques jours que je vis chez mon père. Pourtant j'ai l'impression d'y vivre depuis une éternité. Je ne sais pas si je pourrais tenir.
Tout à l'heure, lorsque je suis rentrée... il... il m'attendait. J'allais dans ma chambre lorsqu'il m'a abordé.
[Flash-back]
Je venais de recevoir un coup de poing dans le visage.
"Qu'est ce qui t'a pris de sortir ?
-Je...J'ai voulu me promener...
-Te promener ?!
-Oui, je...
-Je ne veux plus que tu sortes sans mon autorisation !
-Mais enfin ?
-Arrête de me répondre ! "
J'étais en haut des escaliers lorsqu'il m'avait abordé. Il était en colère, très en colère. Ses yeux... ses yeux me faisaient peur.
"Je suis désolé.
-Désolé ! A cause de toi j'ai dû rentrer en urgence !
-Je... je suis désolée."
Mon père me faisait encore très peur. Je voulais reculer mais j'étais au bord des escaliers. Si jamais mon père venait à me frapper, je tomberais. Je tentais de calmer le jeu.
"Je suis désolée papa, je ne recommencerais plus. Calme-toi s'il te plaît. "
Mon père rigolait.
"Tu crois vraiment que je vais oublier ce que tu as fait ?!
-Ce que j'ai fait ? Je suis juste allait me promener...
-Tu n'as pas fait seulement ça ! A cause de toi je suis seul ! A cause de toi ma femme et ma fille m'ont abandonnées !
-Je... je ne le voulais pas... Je suis désolée. "
Je pleurais, je pleurais mais mon père ne réagissait pas. Il me détestait, comme ma mère, comme ma sœur, comme tout le monde...
Je voyais son bras se levé dangereusement vers le haut. Je savais ce qu'il allait faire, il allait me frapper. Je fermais les yeux. Je me senti tombée, je laissais échapper un cri.
"Ah !"
Je tombais. J'avais mal à la cheville et au visage.
Toc Toc
"Arh !"
Mon père ne semblait pas heureux que l'on vienne le «déranger». Il se dirigea vers la porte et l'ouvrit.
"Bonjour Charlie.
-Edward, Emmett...
-Salut Charlie. Je me promenais avec Edward et on a entendu un cri, ça va ?
-Oui, ça va. Isabella est juste tombée des escaliers.
-Ça va ?"
Edward se dirigeait vers moi, il semblait inquiet.
"Putain Isabella tu saignes !
-Charlie, vient chez nous, Carlisle ne travaille pas aujourd'hui: il pourra la soigner.
-D'accord, on vient. Passez devant, nous vous suivons."
Mon père avait accepté d'aller chez les Cullen pour me soigner. Il n'était peut-être pas aussi méchant que je le pensais.
"Isabella !
-Euh... quoi ?
-Montes.
-D'accord."
Edward et Emmett était repartis chez eux.
"Tu es tombée des escaliers.
-... Oui...
-Tu ne racontes rien, RIEN !
-Oui...
-Une seule erreur et tu le regretteras.
-...
-Tu réponds !
-Oui, papa...
-Bien "
[fin flash-back]
Après cela, Charlie nous as amené chez les Cullen. Carlisle m'a soigné... Edward avait l'air très inquiet. Je ne voyais pas pourquoi. Je viens de le rencontrer, je ne suis rien pour lui. Ce n'est pas parce qu'il m'attire qu'il ressent la même chose.
Nous sommes restés une bonne partie de l'après-midi, ensuite nous sommes rentrés...