Malédiction.

Chapitre 6 : Prématurée.

Par Manue

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J'étais heureuse, certes. Mais seulement au lycée. Une fois rentré dans la voiture de Zac, ma bonne humeur partait en fumée. Ça faisait plus d'une semaine que l'on s'était disputé et il n'y avait aucune amélioration en vue. J'avais essayé de lui proposer d'aller me promener avec lui, samedi après midi mais il était parti sans moi durant des heures. La gêne s'étendait même jusqu'à Harry, avec qui je ne parlais que pour lui demander un outils ou un petit conseil sur ce que je devait faire. Même Sophie ne me critiquait plus. La seule à me parler normalement était Bridget. J'avais passer mon dimanche à corriger les premier chapitre de son nouveau roman.

Finalement, vendredi, j'explosai en plein repas.

« Mais merde, à la fin ! M'écriai je en repoussant mon assiette. Je ne pensais pas ce que j'ai dit à propos de préférer vivre avec ma mère ! Arrêter de faire cette tête !

Je me levai brusquement, renversant la chaise. Je les dévisageai un à un. Aucune réaction.

« Pour allez où ? Ricana Zac. »

La blessure qu'il m'avait affligé la semaine dernière s'agrandit devant cette trahison.

« Là où je suis la bienvenue, répliquais je. »

Je montai dans ma chambre et fourra de quoi pouvoir m'habiller dans la semaine. Mes affaires prêtent, j'appelai Dev. Il décrocha immédiatement.

« Yep ?

Je l'entendis fermer une porte.

« Qu'est ce qui a ?

Effectivement, je sanglotais.

« Ouais. J'arrive dans dix minutes.

On raccrocha. Je fourrai ma trousse de toillette dans le sac quand on toqua à ma porte. Mon père entra sans attendre la réponse.

« El ?

J'enfilai un blouson et pris mon sac. Je m'arrêtai devant lui.

« Tu sais que je ne pensais vraiment pas ce que j'ai dit quand je disais que j'aurais voulu vivre avec ma mère ?

Il m'embrassa sur le front.

En bas des escaliers, je croisais Zac. Il me détailla froidement.

« Finalement, tu as ce que tu voulais, fit il.

Et je le laissais planter là.

 

 

 

 

 

J'eus du mal à trouver la maison de Devdan. Elle était assez éloigner de la ville et la pluie ruisselait sur mon casque. Finalement, je la trouvais, proche de la forêt. Elle me semblait chaleureuse et accueillante.

Je garai ma MV à l'abri de la pluie puis alla toquer à la porte.

Une femme d'âge moyen vint m'ouvrir.

Elle était très jolie, avec ses yeux caramels et ses cheveux noir. Un sourire étira ses lèvres.

« Elspeth ? Demanda t elle.

J'essuyais mes converses en regardant autour de moi. La décoration me faisait penser à Dev : un rien rustique mais confortable et me mettant à l'aise. Mon ami passa la tête par une porte.

« Viens, reste pas planter là ! »

J'entrais timidement dans la cuisine. Un jeune homme, plus vieux que Dev prenait des verres dans un placard se tourna vers moi. Kyle était tout aussi séduisant que son frère, un rien plus petit et plus trapu. Ses yeux était d'un marron plus clair mais aussi plus dur. Cette dureté disparut lorsqu'il me sourit largement.

« Bienvenue ! Je m'appelle Kyle.

Ils s'affairèrent autour de moi dans un joyeux basard. Un rire m'échappa lorsque Dev se brûla en attrapant un plat, aussitôt suivit d'un flot de jurons et d'une tape derrière la tête par son frère.

Quand le repas commença, j'étais déjà moins gênée. Puis ma colère et ma détresse disparurent durant l'heure suivante.

Comme mon ami, sa famille était bavarde et ne se lassait jamais de me raconter des petites anecdote cocasses sur tel ou telle personne. J'aidai à ranger et nettoyer, puis Dev m'entraîna dans sa chambre.

Il jeta mon sac sur un fauteuil et s'assit sur le lit.

« Allez, maintenant, tu racontes. »

J'étais tellement à l'aise que je vint m'asseoir près de lui.

« Cette fois, c'est avec toute ma famille.

Je me mis à pleurer.

« J'en ai marre, Dev. Vraiment. Je ne comprends pas. Pourquoi Zac, après m'avoir dit qu'il ne supportait pas que je m'éloigne devient aussi froid ? Pourquoi les autres attachent ils autant d'importance à des paroles dites lors d'un excès de colère ? On est une famille. Je ne comprends rien...

Ses bras m'entourèrent, m'amenant à lui. Il était brûlant et sa chaleur se répandit en moi, bienfaisante et rassurante. Sa grande main me caressait la tête tandis qu'il murmurait doucement à mon oreille. J'attrapai son tee shirt à pleine main, serrant fort tant la colère me rendait impuissante. Ses lèvres frôlèrent mon front. Je relevais la tête.

Ses yeux rencontrèrent les miens. Il eut le même regard qu'Alex et Zac. Je me laissais plonger dans ces yeux caramels profond. Son pouce repoussa une mèche sur ma joue.

J'étais attirée par sa chaleur et sa beauté sauvage.

« Laisse leur le temps, murmura t il d'une voix grave et un peu rauque. Ne pleure plus, s'il te plait... »

Je fermai les yeux et enfouit mon visage dans son cou. Un frisson me parcourut quand son souffle chatouilla ma gorge. Son étreinte n'était plus seulement réconfortante. Je le sentais.

N'ayant jamais eu de vie sociale digne de ce nom, j'étais complètement ignorante quand au fait de ce que l'on pouvais ressentir lorsqu'on se trouvait en présence d'un type qui était attiré par vous. Mais je savais que Dev ne ferait rien.

On s'écarta un peu. Il toussota avec gêne sans pour autant me lâcher.

« Tu vas dormir dans mon lit. J'ai un BZ en bas.

Il se cala contre le mur et m'attira contre son torse. Mis à part Zac, aucun homme ne m'avait pris dans ses bras.

Le torse musclé de Dev avait quelque chose de rassurant. Troublant aussi. Je devinai sa force mais aussi sa douceur. Je pris une de ses mains et la regarda. Elle était un peu rude mais, comme tout à l'heure, elle savait être délicate. Je m'amusais avec ses doigts.

Sa voix chaude et grave murmura à mon oreille.

« Tu veux faire quoi, demain ?

Je me tus. Il me trouvait belle ?

« Et tu es aussi très... comment dire... Je comprends pourquoi ton oncle craignait que l'on ne veuille que coucher avec toi. Il y a des filles belle mais qui ne sont pas forcément désirable dans leurs comportement, dans leurs mimiques et autres. Toi... enfin, tu m'as compris.

Je rougis.

« Et toi ? Demandai je timidement.

Je posais sa main.

« Donc tout à l'heure, quand j'ai relevé la tête, ton regard disait que tu étais attiré par moi ?

Il rit doucement, faisant vibrer son torse.

« La conversation devient bizarre...

Je haussais les épaules. Ses doigts caressait mon bras. Je me laissais aller contre lui en soupirant.

« Tu devrais quand même apprendre deux trois trucs, finit il par dire.

Je me tournais vers lui. Son regard dont à présent je connaissais la signification, m'accrocha. Sa voix se fit basse.

« D'abord, si tu ne veux pas qu'il t'arrive quoique ce soit, évite de te coller avec autant de... facilité sur un mec. (J'hochais doucement la tête.) Ensuite... »

Il sourit d'un air prédateur.

« N'approche pas autant ton visage. »

Je me mordis la lèvres en reculant.

« Désolée. »

Il me retint. Ses yeux allaient des miens à mes lèvres.

« Et puis, ne joue jamais avec tes lèvres. »

Mon coeur s'accéléra. Doucement, je le vis s'approcher de moi. Sa bouche à quelques centimètres de la mienne, il souffla une dernière phrase.

« Et surtout, repousse si jamais tu ne veux pas. »

Je n'en fis rien et fermais les yeux.

Je n'avais encore jamais embrassé personne.

Le mordillement sur mes lèvres, la caresse des siennes, ses mains plaqué en bas de mon dos, le souffle court... Les battements accélérés de nos cœurs... Lorsqu'il recula, je luttais pour rouvrir les yeux.

« Dernier conseil, sourit il. Reste pas la bouche entre ouverte, sinon, je vais recommencer. »

Je souris puis vit la lueur amusé dans ses yeux. Je me repositionnai dos contre lui et regarda le plafond.

« C'était... bien, fit je.

 

 

 

Le lendemain fut si remplie que je n'eus pas l'occasion de réfléchir sur ma famille. Les révélations de Dev m'avait pourtant intrigué sur un point : pourquoi Zac me regardait il ainsi ? Et surtout, pourquoi seulement maintenant ?

M'enfin, Devdan était parvenu à me changer les idées. J'avais dormi jusqu'à tard le matin, puis mangé avec lui et son frère, sa mère étant aller travailler avant de filer sur le terrain avec les motos. S'en était suivit un après midi de fou rire intense et de chutes mémorables.

Le soir venu, j'étais si épuisée que je ne refusai pas de passer une autre nuit chez Dev.

Après mangé, on parla plusieurs heures, affalé sur le lit, devant une émission de seconde zone. Quand la fatigue eut raison de moi, il partit dormir dans le salon.

Et ce fut le début de mon cauchemar...

 

Je me trouvais dans une forêt. La lumière était étrange, bleuté, et chaque objet m'entourant semblé illuminé de l'intérieur. Aucun son n'était audible, sauf celui d'un animal. Un énorme. Je me tournais vers lui. C'était un fauve haut comme un cheval, à la morphologie possédant des caractéristiques de félins et d'ours. Sa gueule était à la hauteur de mon front, ses lèvres découvrait des crocs aiguisés et d'une longueur à faire pâlir le plus courageux des hommes. Le plus effrayant était ses yeux bleus d'une intelligence presque humaine.

La créature me dévisagea avant de se tourner vers un intrus. Zac. Je regardai mon oncle avec terreur

« NON! »

Je savais que le fauve allait l'attaquer. Il se tassait déjà sur lui même pour bondir. Je voulus courir pour pousser Zac mais mes jambes refusait de bouger.

Un grognement sourd vibra dans la gorge du fauve.

Non.

De ma gorge.

Les lèvres de Zac esquissèrent un sourire en regardant le fauve. Puis se mouvèrent en une phrase.

J'allais le perdre.

Le monstre allait le tuer.

Je luttais de toute mes forces pour sortir de mon immobilité.

Je parvins enfin à hurler.

« Zac !! Cours ! »

Ma voix était étrange, comme sortie d'une gorge mal adapter.

Comme au ralentis, je vis le fauve sauter sur mon Zac.

L'être que j'aimais le plus au monde. Avec lequel j'étais fâchée et à qui je ne pourrais plus faire d'excuse.

Mon hurlement déchira la nuit bleuté, tandis que Zac me souriait toujours.

 

 

« Zaaaac ! »

Je me redressais, en pleurs. Dev me retenait par les épaules, paniqué. Je voyais sa mère et son frère à la porte, encore ensommeillé.

Je regardai autour de moi, effrayée.

« El ! El ? Ça va, je suis là.

Je pris une grande inspiration. Puis remarqua la douleur dans ma gorge, mes joues humide, la couette jeté sur le sol. Je clignai des yeux.

« Il faut que je rentre chez moi.

Il me relâcha mais ne semblait pas faché.

« D'accord. Apelle moi demain matin, ok ?

Je me levais, enfila mon jean, mes chassures, mon blouson, fourra le reste de mes affaires dans mon sac et descendit à toute vitesse. Dev m'attendait devant la porte. Je l'embrassai rapidement sur la joue.

« Merci pour vendredi et aujourd'hui. On se voit lundi.

J'acquiesçais avant de filer vers ma MV, sous l'averse.

 

 

 

 

 

Conduisant trop vite, je regagnai la maison en quelques minutes.

J'entrai silencieusement, pour ne réveiller personne. Il devait être trois heures du matin. Rapidement, je me dirigeai vers la chambre de Zac, laissant des traces humide sur mon passage. J'entrai.

Zac se releva brusquement, surpris. Quand il me reconnut, ses yeux s'ouvrirent encore plus.

« El... mais qu'est ce que...

Je me laissai enfin tomber au sol, en pleurs.

« Dieu, que j'ai eu peur, sanglotai je. »

Je sentis ses bras m'entourer, son menton se poser sur mon crâne.

« Il t'a fait du mal ?

Je mis un moment à me calmer.

« Raconte moi, qu'est ce que tu as...

Je m'accrochais désespérément à lui.

« El... tu te rappelles vraiment de tout ?

Son cri me fit sursauter. Pourquoi appeler ma grand mère ? Sophie arriva en quelques seconde, suivit de Jacob. Elle me jeta un regard puis se tourna Zac.

« Qu'y a t il ? Tu ne m'as pas réveillé parce qu'elle est rentré, j'espère...

L'expression de Sophie fut si paniquée que je ressentis aussitôt de la peur. Jamais Sophie n'était paniquée.

« Quoi ? Demandai je, presque en colère. Ce n'est qu'un cauchemar. Horrible, d'accord mais...

Elle m'arracha de Zac avec une force que je ne lui soupçonnais pas.

Son regard était vif et inquiet.

« Raconte moi. En détail. »

Bredouillant, je lui racontai. Le rêve était si clair dans mon esprit que je n'eus aucun mal.

Au fur et à mesure de mon récit, ses traits se plissèrent, de plus en plus inquiet. Quand j'eus finit, elle soupira.

« Bon sang... La dispute a du accélérer le processus...

Etant donné qu'il était le plus calme de nous, je le suivis s'en broncher. Zac alla réveiller le reste de la famille.

 

 

 

Devant mon bol, je les regardai tous s'installer. Mon père était complètement défait. Sophie alla s'asseoir au bout de la table, tandis que Zac prenait place à côté de moi, ne me quittant pas un seul instant des yeux. Le silence se fit au bout de quelques seconde.

Claire parla la première.

« Ainsi donc, c'est une prématurée...

Je reposais le bol bruyamment puis regarda fixement Sophie.

« Explique, grondais je. J'en ai marre. Ça me concerne. »

Le silence se fit. Zac se prit la tête entre les mains.

« J'aurais du le deviner. Le premier symptôme...

Tous les regards se tournèrent vers moi. Ce fut Sophie qui prit la parole.

« D'accord. »




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